Viens semer la
DISCORD(E)



■ Que vous soyez un étudiant ou bien un habitant, votre place est ici ! Bienvenue à Hoshi ! ■
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Héritage ? Chantage ? Naufrage ? A toi de voir !

 :: Ville d'Hoshi :: Quartier Sanjuu :: Parc Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Dim 7 Juin - 23:22
avatar
Messages : 22

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
J'ai fait pas mal de conneries dans ma vie. Certaines faciles à régler, sans aucune conséquences particulières et dont l'issue m'importaient peu et d'autres vraiment plus graves, dont je ne suis pas fière et qui mettront sûrement beaucoup de temps à être réparées, si elles le sont un jour...
Mais celle-là... Merde, je me suis fourrée dans une galère sans nom. Je ne sais pas comment je vais faire... J'ai l'impression d'avoir la tête qui va exploser, et j'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n'arrive pas à trouver une issue qui m'apporte entière satisfaction  à la fin.

Pfff fais chier, sérieux...

Bon, si j'étais chez un putain de psy à la con là tout de suite, il me sortirait quoi comme thérapie à deux balles ? J'ai une phrase dans la tête qui me revient sans cesse "Et qu'est-ce que vous avez ressenti à ce moment là ?", et puis là c'est une scène plutôt gore qui arrive. Je pète un câble monumental et je lui arrache les yeux avec des épingles  à nourrice avant de l'égorger avec le coupe papier et de laisser un mot sur le mur en lettres de sang : MAAAAAAL. Oui putain, je me sens grave mal. Pas besoin de 15 ans d'études et d'être coincé dans son slip kangourou pour comprendre ça non ? N'importe quel crétin de bas étage pourrait le voir, j'ai des cernes de la taille de prothèses mammaires sous les yeux, tu parles d'un bilan psychologique !

Enfin bref, allez détends-toi Taylor, c'est pas bon de s'énerver pour le... baaah laisse-tomber, j'ai même pas envie de le prononcer ! Va te faire foutre putain de foetus à la con...
Oué... j'ai un polichinelle dans le tiroir et je suis incapable de me faire trucider pour éviter qu'il vienne dans ce monde de merde. Je-ne-sais-pas-pour-quoi ! Me demande pas, j'en sais rien, j'arrive même pas à me comprendre, mais je suis incapable de le faire voilà, et c'est pour ça que je suis si mal. Je vais devoir le garder, je vais grossir comme une vache, et rien que ça, ça me fout la gerbe mais... merde... c'est mon sang...

Je lâche prise, et m'assoie sur le fauteuil derrière moi. Je suis chez Ashley bien qu'elle soit partie depuis des mois et des mois dans un autre pays dont j'ignore le nom. J'aurais pu prendre un autre appart, ou aller ailleurs tout simplement, mais je me sens bien ici, et j'espère presque qu'elle va revenir. J'aurais bien besoin de conseils ou simplement d'en parler. Si Cameron était là...
Mon dieu, j'ai vraiment fait n'importe quoi. Ce connard de Sei a été trop loin, je revois encore l'image de mon frère en sang sur le bitume... quelle horreur, merde... Je me serre la tête entre les mains, j'ai du mal à imaginer que j'ai pu faire une chose pareille, en plus le môme creusait déjà son terrier en plein dans mon bide à ce moment là mais j'en savais rien. Et lui ? Qu'est-ce qu'il va dire quand il va l'apprendre ? Est-ce que je vais le lui dire d'ailleurs ? Pff je suis absolument pommée. Ca m'angoisse à un point que je ne me connais même pas.

D'après le test de grossesse, je suis enceinte de 4 mois.
Ce virus a 4 mois.
Sérieux, je trouvais bien que je prenais du poids mais voilà, j'ai arrêté le sport ces temps-ci parce que cette histoire avec Cam m'a mit un coup et j'ai pas mal crever l'abcès de la solitude en bouffant n'importe quoi mais quand même ! J'ai po fais gaffe à mes cycles, c'est pas le genre de choses dont je me soucie et en plus voilà quoi, j'ai jamais eu de rapports sexuels non protégés, y'a trop de craignos en ce bas monde et j'ai trop peur de crever du sida. Je suis trop jeune et trop canon pour crever, malade.

Ce qui me rend malade, c'est que ce mec là, E... Eden ? Erwann ? Enfin peu importe, voilà c'était un coup comme ça, rien de plus, merde, mais c'est forcément lui, j'ai pas eu d'autres mecs dans mon lit en Janvier alors... comment elles font toutes ces gamines immatures qui tombent enceinte à 14 ans ? Comment elles gèrent le problème ? J'ai besoin d'aide, oué, j'aime pas l'admettre mais là j'ai pas le choix.
Ca bousille mes plans, ça bousille ma vie, j'ai des projets, j'ai d'autres projets que ceux de rester à cuver mon gros bide alitée dans une piaule sans vie, et d'élever un enfant dont je ne veux pas, et dont le père connait même pas l'existence. Qui voudrait de cette vie ? Même lui n'en veut pas, forcément.

Et puis y'a Ryo. Merde, il n'est pas au courant. Bon on ne se voit pas assez régulièrement pour qu'il se rende compte de quelque chose mais 6 mois sans le voir, je pense qu'il va se douter de quelque chose.

- Putaaaaiiinnn !

Je me relève et balance le premier objet que je trouve contre le miroir de la chambre. C'était une tasse à café, j'y étais pas spécialement attachée mais ce miroir me renvoyait une image qui me faisait horreur. Je ne suis pas cette fille-là, je ne le serais jamais !
Là d'un coup, je me rends compte que j'aimerais vraiment revenir en arrière, c'est une sensation que je ne connais pas beaucoup et dont je me serais bien passée...



Quelques mois plus tard...


- Non arrête Ryo, tu vois ce gros bide, t'en es pas le géniteur alors arrête avec tes morales à deux balles, je ne suis pas ta femme, ni ta petite amie, t'as été très clair sur ce point alors t'es qui pour me dire ce que je dois faire ou ne pas faire ?

Bah oué mec, t'aimes coucher avec moi mais tu veux pas le reste, alors que pour une fois, je pense que j'étais prête à faire l'effort d'y penser. Mais y'a toujours une âme à sauver dans ton fucking entourage de cas sociaux, et moi ça me gonfle. Je deviens trop gentille quand je suis près de toi, et ça me ronge. J'ai pas envie de trainer avec des pauvres filles comme ces deux japonaises que tu amènes tout le temps avec toi. Je ne suis pas cette Tay', non !
Arrête de dire que je suis quelqu'un de bien, que j'ai fait le bon choix, je le regrette figure-toi, je suis énorme, je roule presque et toi tu oses me dire des mots doux alors que j'ai les nerfs en pelote, que mon frère me parle plus et que je vais devoir me coltiner un microbe sur les bras tout le reste de ma vie ? T'as tort, je ne suis pas quelqu'un de bien, et tu sais, je vais te prouver que tu as tort, parce que je suis comme ça, je veux toujours avoir raison. Ce jour là, tu le regretteras.

Je ne l'ai pas revu pendant des mois. Il n'était même pas là pour l'accouchement et putain que j'aurais aimé avoir une main à serrer pendant cet enfer sans nom. J'ai hurlé à la mort pendant des heures et des heures, je croyais ne jamais arriver à la fin de cette torture. Si j'ai souffert une fois dans ma vie, c'est bien celle-là, ce petit merdeux m'a déchiré le vagin et je te parle pas des dommages collatéraux dans mon ventre. Laisse tomber les efforts que je vais devoir faire pour retrouver mon magnifique corps de déesse qui me manque tant. Quelle vie gâchée.

- Mademoiselle, c'est un petit garçon.
- Je le savais déjà ça.

Elle me prend pour qui cette grognasse ? Elle sait pas que j'ai fais des tas et des tas d'échographies avant qu'elle plonge sa face dans mon intimité ? C'est la première fois qu'elle le fait ou quoi ? J'vais lui faire bouffer le cor...

- Tenez, prenez-le dans vos bras.
- Non c'est bon.

J'ai pas envie. Si elle croit m'attendrir en me foutant ce tas de placenta qui chiale sous le nez, elle se trompe furieusement.

- J'insiste.
- Je...

Merde, je l'ai regardé. Il dégouline sérieusement de mes entrailles mais merde... c'est mon fils.
Je dirais pas que j'ai eu la larme à l'œil, je ne suis pas assez féminine pour ça mais... les hormones ça t'avale ta personnalité de racaille sauvage et indépendante et bah... j'ai pleuré comme une gamine qui serre son bébé dans ses bras. 14 ans quoi.

- Vous lui avez donné un prénom ?

Je mets un temps à répondre parce que je le sais mais le fait de le dire tout haut, de lui accorder ce prénom, d'un coup, ça ne fait plus de lui un simple enfant, mais carrément MON enfant, mon fils, mon successeur. Je souris tendrement envers cet être qui m'a accompagnée dans cette galère, ou plutôt provoqué cette galère dont il n'est pas du tout responsable, et puis je murmure son prénom, comme pour libérer une magie qui ne durera pas assez longtemps :

- Nathan.



Quelques mois plus tard...


Et oui effectivement, la magie n'a pas duré longtemps. C'est un calvaire ce mioche, j'en veux pas, je le supporte pas. Il chiale tout le temps, je sais même pas pourquoi ! Quand je le prends pas, il gueule et quand je le prends, il me gerbe dessus. L'appart d'Ashley est en charpie, là d'un coup, je veux plus qu'elle rentre sauf si elle souhaite s'en occuper, voire même l'adopter, je n'en veux pas !
Du coup, j'ai fais appel à une nourrice, je sais pas qui c'est, je l'ai à peine vue et direct engager, j'ai pas de temps à perdre avec ces conneries. C'est trop dur pour moi, c'est pas la vie que je veux. J'ai autre chose à foutre de mon temps libre que de traîner avec une couche culotte et de réchauffer des biberons toutes les deux heures. Je dors mal depuis trop longtemps et je vois plus personne, j'ai besoin d'air, j'ai besoin de respirer.

Je me suis barrée dès que la nounou est arrivée, je ne supporte plus ces crises et j'ai un grand besoin de retrouver la Taylor d'avant, de retourner à la source et de reprendre le cours de ma vie parfaite.
J'ai eu vent d'un coup à venir par mes anciennes fréquentations alors je m'y joins. Ils savent que j'ai mis un truc au monde mais ils savent aussi ce que je vaux et ils ne remettent jamais mon implication en cause. Et puis qu'ils se rassurent, je ne vais pas être dérangée par un coup de téléphone parce que mon bébé chiale ou une montée de lait, je n'ai pas cet instinct et je ne lui ai pas laissé le bon numéro, comme ça elle se démmerde et elle m'attend.

Le coup est prévu pour Janvier. Juste après les fêtes pour bien pourrir l'année de tout le monde. Impeccable.
Du coup, je n'ai pas fêté le nouvel an, je suis restée à tout préparer, à tout penser, à tout envisager. J'aime pas les imprévus. J'ai pas vu mon môme depuis quelques jours, je suppose que la nourrice est encore avec lui, je l'espère quand même au fond, quitte à ce qu'elle l'embarque chez elle, parce que si je le retrouve tout bleu et sans vie, je vais quand même très mal le prendre et elle sera ma future victime. Faut pas abuser, c'est mon gamin quand même... je l'ai mis au monde au bout de plusieurs heures de souffrance alors il va vivre et il sera fort et beau.

Bref, on est prêts, je suis en tenue. J'ai mon masque sur la tête, personne ne peut me reconnaître. Allez c'est parti.

- Tout le monde les mains en l'air et que personne ne bouge !

Un braquage, c'est putain d'excitant, mais pourtant, je ne le sens pas. Y'a comme quelque chose qui cloche. Ah oui voilà, je me souviens, je fais ça uniquement parce que je ne veux pas accepter que ma vie a changé, que ma personnalité a changé, j'étais bien avec Ryo, je crois que j'étais amoureuse de lui et ça faisait longtemps que j'avais pas ressenti ça. Mais il m'a provoqué avec ces belles paroles et son sourire trop triste pour être sincère. Il croyait en moi, il croyait en une reconversion... Crétin !

- Toi mets-toi là, et tu ne bouges pas, sinon je te descends !

Il est nerveux de la gâchette le gars là-bas, il va se calmer sinon c'est moi qui vais lui tirer dessus.
C'est juste à ce moment là alors que je suis simplement censée garder les otages au sol sans bouger que j'en vois un se lever et me faire face. Sans réfléchir, je pointe mon arme sur lui en hurlant :

- A terre ! Reste à terre ou je te jure que je...

J'y crois pas...

- Ryo ?

Mais putain mais qu'est-ce qu'il fait là ? C'est une blague ? C'est quoi cette putain de farce ? Un maudit doigt d'honneur de la part du connard tout là-haut qui s'amuse à me voir marcher dans ma propre merde ? Oué je suis vulgaire quand j'arrive pas à réfléchir.

- Taylor, c'est toi ? Ecoute, range ça. Tu n'as pas à faire ça. Tu n'as pas besoin de ça pour me prouver que tu es indomptable, je l'ai bien compris.

Je ne l'écoute pas, je panique, je stresse, je ne contrôle plus rien. Tire-toi, putain Ryo, tire-toi de là, c'est trop dangereux, je ne les maitrise pas ces imbéciles. Merde, mais qu'est-ce que je fais là ?

Je revois encore la scène qui suit dans ma tête. Tragique, dramatique. J'étais enfermée dans ma bulle pendant qu'ils pillaient le coffre et qu'ils sortaient en courant. L'un deux s'est approché de moi pour me taper sur l'épaule, signe que tout était ok et qu'il fallait s'en aller. Sauf que j'avais oublié, à cause de toi, grâce à toi je sais pas... quoiqu'il en soit, j'ai oublié et j'ai ... sursauté.
Très déconseillé de sursauter quand t'as le doigt sur la gâchette.

Je lui ai tiré dessus.

La suite est très floue je crois. Les autres se sont sauvés sans moi. Je me rappelle avoir hurlé quand je me suis rendue compte qu'il était blessé. J'ai tout lâché, abandonné ma carapace de fille forte et rebelle. J'ai enlevé mon masque et couru vers lui alors qu'il s'effondrait sur le sol de la banque.
Je ne savais pas qu'il était de nouveau avec quelqu'un, et qu'il allait être père. Ca n'aurait rien changé, je n'avais pas l'intention de lui tirer dessus de toute façon.
Je crois lui avoir murmuré que je l'aimais, que j'étais vraiment désolée. Lui, il est resté le même, il m'a encore fait la morale mais cette fois l'impact était différent. J'inondais son visage de mes larmes de regret et de peur. Il a raison, tout ça, ça va trop loin. J'ai fais trop de torts, j'étais prête pour cette vie normale et j'ai tout perdu, j'ai tout gâché, encore.

Il me dit de partir mais de prendre mes responsabilités. Je le lâche à regret alors que les sirènes retentissent au coin de la rue. Je sors, angoissée, ne sachant pas par où aller. Je flippe, j'ai vraiment peur. Je cours, droit devant moi en pleurant toutes les larmes de mon corps, j'ai peur, j'ai vraiment peur. Nathan, attends-moi, j'arrive...

Quelques semaines plus tard, alors que les braqueurs sont recherchés par la ville entière, j'apprends que c'est l'enterrement de Saitô. Je ne sais pas qu'il a survécu à ma balle, je ne sais pas qu'il a eu espoir de s'en sortir, et qu'il est mort d'une simple maladie causée tout de même par cette blessure.
Je m'y rends, mais reste sur la colline tout là-haut, je ne vois rien mais il doit sentir que je suis là.

Quelques jours plus tard, j'aperçois Cameron dans la rue. Je me cache aussitôt, consciente qu'il ne veut plus me parler et qu'il a même sûrement des tas de raisons de me coller une plainte au cul. j'ai pas besoin de ça, au contraire... J'ai tellement envie de courir vers lui et de chercher du réconfort dans ses bras, j'en ai besoin, je me sens plus seule que jamais, même si j'ai pris d'énormes résolutions depuis cette tragédie. Je suis simplement en train de tout mettre en place, je voulais juste lui dire au revoir, mais je suis incapable d'aller lui parler...

Juste au moment où je regarde à nouveau dans la rue, voilà que j'aperçois aussi Ethan. Tiens, il salue Cam. Ils se connaissent tous les deux ? Quel cercle vicieux, l'ex de la petite-amie de Cam qui couche avec sa sœur. Quelle galère. Je serais presque amusée si j'étais pas en deuil.
Ca m'arrange de savoir qu'ils se connaissent, je vais pouvoir profiter de ça avec un peu de chance.
Ce jour là, j'ai filé Cam sans qu'il le sache, parce qu'Ethan était accompagné et que je manquais de courage pour attendre qu'il soit seul. Cameron est retourné chez lui, sûrement rejoindre l'autre conne là qui a volé ma vie... peu importe. J'attends que tout le monde s'endort et je rentre par effraction dans mon ancienne vie. La vague de nostalgie qui s'empare de moi me fend la cœur et j'ai beaucoup de mal à ne pas aller le réveiller pour pleurer à son chevet. Je me dépêche de fouiller dans ses affaires et de prendre son téléphone portable à la rechercher du numéro d'Ethan. Je le trouve et je m'enfuis aussitôt, plus lâche que jamais mais comprends-moi, c'est trop compliqué Cam'... Et tu ne sais plus rien de ma vie aujourd'hui...

Dès le lendemain matin, j'appelle Ethan. J'ai envie de tout abandonner mais je ne peux pas, je ne peux pas continuer ma vie comme si de rien était, je dois faire face à mes erreurs, même si je dois perdre Nathan et Cameron pour ça.
Ethan n'a pas bronché, je ne l'appelle jamais, alors il doit savoir qu'il y'a quelque chose d'important. Je ne sais rien de sa vie aujourd'hui, mais j'espère simplement que tout va bien se passer.

Je regarde Nathan et me penche vers lui, il grandit si vite. Je le prends dans mes bras alors qu'il pleure encore. Mais ça n'a plus d'importance, je ne le ressens plus pareil parce que je sais que bientôt je ne les entendrais plus.


Je suis en train d'attendre à une terrasse. Ethan ne va pas tarder à arriver, ni à tout comprendre puisque Nathan est avec moi de toute façon. Mais il ne va peut-être pas tilter tout  de suite, espoir quand tu nous tiens.
Je le vois arriver, nonchalant. Il a fière allure, il impose vraiment beaucoup de prestance avec son physique de basketteur. Je comprends mieux pourquoi j'ai pu craquer pour lui. Il est terriblement attirant. Si j'avais su qu'il était devenu gay, j'aurais peut-être réfléchi deux fois à mon choix... non, je ne peux pas revenir en arrière, c'est trop tard.

Il me rejoint, l'air sérieux et sourcils froncés. Il doit se demander ce que je lui veux. Alors inutile de passer par quatre chemins, autant lui annoncer la couleur tout de suite, pendant qu'il prend place après m'avoir salué brièvement.

- Ethan, je te présente Nathan. C'est... c'est ton fils.

Voilà, on partage les emmerdes maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas
Dim 7 Juin - 23:25
S • Inspecteur
avatar
Messages : 656

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
S • Inspecteur
Depuis l'accident, Ethan avait vécu des hauts et des bas. Les bas donnaient une impression d'avoir enlevé un sparadrap d'un coup sec. Ses parents avaient découvert pour Jun, s'en était suivit une dispute et ils lui avaient clairement fait comprendre que ça ne servait plus à rien de compter sur eux. Quant à savoir si c'était définitif ou non... Seul le temps le dirait. Il espérait tout de même que son père, qui était d'un tempérament plus calme et plus ouvert, calmerait sa mère beaucoup trop ancré dans la religion.
S'en était suivit de la découverte de... Dorian. Adorable grand frère -tousse- au tempérament implacable, mais très calme mine de rien. Ethan ne savait absolument pas comment gérer cette information, alors il avait décidé de laisser le temps au temps. Il valait mieux qu'ils s'apprivoisent au fur et à mesure. Il n'était pas venu à l'idée de l'américain de le rejeter, mais une partie de lui, n'avait pas pu s'empêcher de lui en vouloir. Sans aucune raison valable. Mais cette partie de lui le prenait responsable de sa solitude et de son éducation. C'était bête, il en avait parfaitement conscience, ce n'était absolument pas sa faute. Dorian pouvait lui rejeter les mêmes fautes. Il aurait dû avoir sa place, et connaître sa mère, au lieu de ça, il n'avait eu aucune chaleur maternelle pour lui donner un peu de douceur. Quoique sa mère n'était pas vraiment douce, mais passons. Néanmoins la partie raisonnable, et bien heureusement celle qui primait, voulait le connaître. Si bien qu'Ethan avait la méchante impression d'être un petit chat et sonde les alentours pour savoir s'il y avait un quelconque danger. Alors que Kaena, fidèle à elle-même avait déjà utilisé la technique uhu. Elle le collait quoi. Là aussi, il éprouvait une certaine jalousie d'être mit de côté par sa sœur. Bah oui, elle avait passé les 18 ans de sa vie à l'admirer, c'est dur de s'en passer du jour au lendemain... Même si au fond, il était content, et qu'il savait que c'était normal. C'était pas tous les jours qu'ils découvraient qu'ils avaient un frère. Heureusement, sinon sa mère serait une p...

Bref, avec tous ça, il y avait aussi Jun. Sa relation avec lui s'était sacrément améliorée. Ils avaient batifolé comme des lapins depuis janvier, le jeune homme n'en pouvait décidément plus de faire abstinence (au moins, on était sûr que l'américain n'était pas fait pour être moine). Bon, y avait pas que ça, ils s'étaient pas engueulés une seule fois depuis et ça faisait un bien fou. Au menu c'était guimauve rose dégoulinantes d'amour, avec un ciel en barbapapa. Sauf dans l'assiette, ça avait été diet durant un moment, mais c'était une autre histoire. Quand on prend 10kg, fallait bien faire quelques sacrifices et abandonné les tablettes de chocolat pour qu'elles reviennent sur son corps. Le pot de nutella c'est cool seulement quand on le mange.

Mais ça c'était trop beau pour que ça dure. Il l'avait vu venir sa journée de merde quand Taylor l'avait appelé. Un, cette fille n'était pas du genre à appeler, deux, ni faire le moindre efforts sauf quand elle le voulait. Alors, qu'elle arrive à avoir son numéro il ne savait comment et l'appeler... C'était pas du tout bon signe. Ils n'avaient jamais rien partager à part des chambres dans un Love Hotel. Alors, il n'y avait aucune raison qu'elle le contacte un an plus tard, mise à part pour... Il savait pas. Mais il savait que ça serait une mauvaise nouvelle. Il prévint Jun, qu'il devait retrouver un ami... Autant ne pas l'alarmer pour une rien... L'espoir fait vivre, ok ?

Il arriva à son point de rendez-vous en s'étant garé un peu plus loin et entra dans le parc en rangeant ses clés dans sa poche. Il n'eut aucun mal à la reconnaître Taylor. Avec ses yeux bleus de chat et sa posture... prête à sauter à la gorge des gens. Ouais, il avait toujours trouvé attirant les filles sauvages. Bon elle, elle l'était un peu trop sans doute. Ceci dit... Elle avait un gosse. Pauvre gosse. Même si elle faisait la baby-sitter ce gamin devait morfler. Naaan, c'était pas le genre de cette gonzesse. Elle préférait vendre son corps que de faire ça... Donc ça devait être le sien. Haha, le père était dans la panade avec elle. Mais, il voyait pas le rapport avec lui.

Il s'installa en face d'elle, les sourcils froncé priant pour qu'elle fasse vite parce qu'il n'avait pas toute la journée. Pas de « bonjour, ca va ? », un simple hochement de tête et un sourire bref et froid, les véritables salutations ça existaient pas entre eux. Les deux n'aimaient pas s’embarrasser de ce genre de futilités, préférant aller dans le vif du sujet...
Quoique là, c'était un peu trop direct. Il haussa les sourcils, regardant le gosse et elle, successivement. Euh... Nan.

-Impossible. J'ai mit des capotes. Tu essayes de le refourguer à tous les mecs que t'as baisé ? Je suis quel numéro sur ta liste ?

Elle le prenait pour une bonne pâte à ce point ? Il était pas con, s'il mettait des capotes c'était pour éviter les maladies et les plaies.

-Comment t'as eu mon numéro ?

Ca c'était un véritable problème. Non parce que si elle arrivait à l'avoir, ça voulait dire que tout le monde en était capable. Et il ne lui semblait pas qu'il le distribuait à tout le monde.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

The time will come, when you'll have to rise
above the best, improve yourself,
your spirit never dies!
Farewell, I've gone, to take my throne
I.D - Warriors
Revenir en haut Aller en bas
Mer 15 Juil - 13:36
avatar
Messages : 22

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur

La réaction d'Ethan me donna presque envie d'éclater de rire. La tête déconfite pendant 1s puis victorieuse l'instant d'après mais avec toujours ce regard éteint comme s'il avait un voile de brouillard devant les yeux. Il est beau gosse mais qu'est-ce qu'il peut avoir un caractère de connard. Je suis pareille, je le sais ça va, mais je veux dire que voilà quoi, c'est parce que je suis une conne que j'ai envie de supporter un gros con à l’ego démesuré comme lui. J'ai presque pas envie de lui confier Nathan en fait quand je vois qu'il deviendra comme lui.
Mais ce sera pas pire que de devenir comme moi.

Il me prend pour qui ce fils de pute ? Une salope ? C'est pas parce que j'ai un boule de rêve et que je m'habille sexy que je me fait sauter tous les deux mètres.

- Pauvre con va !

Je ne cache pas les oreilles de Nathan, d'un parce qu'il est trop petit pour capter ma joute, et de deux parce que j'aimerais vraiment que le premier mot qu'il sorte dans quelques mois face à ce pauvre type, ce soit 'connard' comme ça les choses seront claires dès de début. "Kassdédi de maman" et hop tu te barres en couches culottes et tu viens jouer les Bonnie&Clyde with me, fils !
Allez, arrête de rêver Taylor, reprend le fil de la conversation.

- Fais pas comme si tu me connaissais. Tu vaux tellement moins que moi, je suis sûre que tu t'es enfilé plus de personnes que moi ces derniers mois alors arrête de jouer au plus malin. Et t'es bien naïf si tu crois que la capote c'est le moyen universel pour éviter les rejetons.

C'est ça le problème avec les gosses de riche, ils sont tellement bercés dans des berceaux dorés, remplis de billets qu'ils oublient les bases de la vie et qu'ils sont incapables de douter de la technologie qui les entoure. Je ne sais pas comment est arrivé Ethan mais je parie qu'il a acheté un bolide étincelant, genre une décapotable qui fait un bruit de lion castré quand il la démarre. Tout est dans l'image. Bah ton image elle en prendrait un sérieux coup si y'avait un putain de journaliste à scandale ici, et qu'il prenait une photo d'une Taylor qui tend un microbe à l'Ethan un peu décontenancé.

- C'est vraiment ton fils. Je suis bien placée pour le savoir mais si tu veux un test de paternité, on peut le faire.

Là honnêtement, je pense qu'Ethan devait prendre conscience de ce qui lui arrivait. J'imagine bien le petit chemin qui devait se faufiler dans sa tête :
' Quoi j'ai un bébé ? Mais comment je vais faire ? Ouin, je suis trop jeune, j'ai un petit copain ! Il va pas aimer ! Et mon papa qu'est-ce qu'il va dire ? Et mes études ! Zut, je peux pas le vendre ? '
Les jérémiades d'un gosse de riche. A gerber.
Il veut savoir comment j'ai eu son numéro. Yeah, je déchire à trouver une ressource à n'importe quel coin de rue.

- On s'en fout de ça. J'ai pas l'intention d'en abuser, c'est bon détends-toi. Je pense que t'auras un autre problème plus gros à gérer.

Et je tends Nathan vers lui.

- Prends-le, va falloir t'y habituer.

J'aimerais qu'il m'en débarrasse tout de suite, mais s'il le faisait vraiment, je serais malheureuse comme les pierres. Merde, je le verrais pas grandir.
Je sais qu'Ethan doit avoir des tas de questions et qu'il pourra pas le prendre tout de suite de toute façon. J'ai le temps pour y répondre, lui peut-être pas. Faut pas que je sois trop agressive sinon il va me jeter, Nathan avec et je n'aurais plus qu'à le donner à Cameron pour qu'il l'élève avec cette salope de française à qui j'ai bien envie de trucider la gueule.
Je repose Nathan dans son couffin, à côté de moi vu que le bellâtre ne semble pas enchanté à l'idée de le tenir dans ses bras. Bah oué il a sûrement une chemise hors de prix, t'imagines, faudrait pas que Nathan gerbe dessus. Je fais un clin d’œil à mon bébé pour lui dire de préparer une belle crotte bien corsée pour le jour où il changera sa couche la première fois.
Je jugerais que Nathan m'a sourit. C'est bien mon fils, ça.

Je prends une clope dans mon sac que je fume aussitôt, relâchant un peu de pression.

- Des questions ?

Je le fixe, imperturbable. Ce n'est pas un mec dans son genre qui va me faire la morale ou tenter de me faire prendre conscience de quelque chose. N'essaye même pas, j'ai tué quelqu'un putain. Viens pas me faire chier.
Je jette un regard autour de moi, nerveuse de croiser des poulets qui peuvent avoir un auto-portait de moi.

- Vas-y envoie, je suis prête pour l'interrogatoire en règle.
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 24 Sep - 16:23
S • Inspecteur
avatar
Messages : 656

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
S • Inspecteur
Il afficha un sourire froid et amusé… Il valait moins qu'elle. Difficile à croire en voyant sa gueule et ses fringues plus proche de sa touffe que de ses genoux.

-Sur le trottoir, je ne doute pas que tu sois mieux que moi… Et si, la capote est un bon moyen pour éviter les plaies de ce genre…

Pas sûr qu'elle sache lire, elle. Ethan fit une petite mine agacée… C'était bien joli de se lancer des piques… Ca l'amusait beaucoup, ceci dit, mais ce n'était pas le moment et il y avait un problème de 10kg à côté.

-Sinon, y a un autre bon moyen… L'avortement… Tu connais ou t'as pas ouvert ton livre de bio jusque là ?

S'il avait su qu'elle allait empoisonner sa vie de cette façon, Ethan ne lui aurait jamais payé le premier verre. Et il le regretta encore plus lorsqu'il l'entendit dire qu'elle était d'accord pour un test de paternité… C'était que soit elle était absolument sûre d'elle, soit… Elle faisait du bluff… Les deux étaient possibles.

-On va le faire…

Et il se mit à réfléchir à toute vitesse. Jun n'allait pas apprécier. Jun allait le tuer. Il pouvait l'abandonner et la laisser au bon soin de cette idiote qui n'avait pas avorter. Mais quelque chose lui disait qu'il allait le regretter et finirait par se poser des questions, incapable de reprendre le cours de sa vie normalement. Mais s'il acceptait, il devrait tout changer dans sa vie… Déménager, trouver un pédiatre, faire signer des papiers à cette grognasse pour dire qu'elle abandonnait tous les droits sur… ce truc, acheter des jouets, trouver une nourrice, un lit, une nouvelle voiture… Trop de choses à faire pour l'avoir tout de suite. Elle avait eu 9 mois pour lui annoncer, mais il avait fallut qu'elle lui dise maintenant ?! Quand il était né ?! Et il avait quel âge, là ? Au vu de ses connaissances en médecine il n'avait que quelques mois. Il n'était pas encore capable de se mettre assis, apparemment.

Son visage devint soudainement plus froid, l'amusement ayant disparu. Ethan avait réellement envie de l'étriper sur place.

-Va te faire foutre…

Hors de question qu'il le prenne dans ses bras. Il allait le faire tomber, ou l'écraser dans ses bras. Autant éviter tous risques pour le moment. Et aussi éviter de s'attacher à lui si ce n'était pas le sien. Y avait toujours une chance, non ?
Et voilà qu'elle se mettait à fumer… Cette fille méritait des claques. Il prit la cigarettes d'un air menaçant, mais calme et lent, pour l'écraser.

-Fume pas devant lui. T'as déjà dû tuer ses poumons pendant que t'étais enceinte. T'as décidé d'être toxique pour tout le monde ?

Il devait se faire violence pour ne pas s'énerver, son corps était tendu donnant l'impression d'être les derniers tic tac avant que la bombe explose. Ethan avait réellement envie de tout détruire à propos de Taylor. La massacrer, la torturer, l'entendre le supplier d'arrêter, avant d'entendre son cou craquer d'une façon sinistre avant qu'il s'amuse à démembrer son corps. Il était là son niveau de colère.

-Pourquoi t'as pas avorté, hein ?

Il tenait à avoir la réponse et de toute façon, c'était la seule qu'il voulait entendre. Nathan… bien qu'il appréciait le nom, n'avait pas son intérêt pour le moment. L'américain ne lui lança pas un seul regard. Putain… Il était au Japon, il y avait par conséquent rempli de japonais… Et si c'était bien son fils… Il serait purement américain. Chapeau.

-On va aller faire le test.

Il se leva finalement, incitant la douce demoiselle à le suivre. A pieds. Hors de question qu'elle pose son cul dégueulasse dans sa voiture.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

The time will come, when you'll have to rise
above the best, improve yourself,
your spirit never dies!
Farewell, I've gone, to take my throne
I.D - Warriors
Revenir en haut Aller en bas
Lun 18 Jan - 13:37
avatar
Messages : 22

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
Pendant qu'Ethan tente de me déséquilibrer à coups de vannes un peu pourries, du genre maternelle éducative pour être précise, je m'entraîne à faire des cercles avec la fumée de ma clope. Faut pas croire, c'est super dur mais c'est moins galère d'essayer de faire ça que d'écouter l'autre bouffon tenter de réaliser à son rythme le malheur interplanétaire qui vient de lui tomber sur la gueule. Je me délecte de la panique qui prend forme sur son visage, il a deux ou trois rides de plus depuis que je suis arrivée, c'est jouissif.
C'est vrai que moi j'ai eu du temps pour m'y faire, mais bordel il a pas eu à devenir une grosse vache pendant plusieurs mois, encore moins à expulser un éléphanteau de son petit organe ridicule, alors de quoi il parle là ? En plus, je viens le lui refiler quand il est carrément éduqué alors faut pas abuser. Là, il fait ces nuits le rejeton alors hein c'est tout bénèf' !

Il m'arrache ma clope des mains.

- Ooooh !

Il a le mérite de me faire revenir dans la conversation, assurément.

- Bah tu vois, tu t'inquiètes déjà pour lui, c'est bon signe !

Je ne lui ferais pas ce plaisir, mais je n'ai PAS fumé, ni BU pendant toute ma grossesse, je te laisse imaginer dans quel état de nerfs je pouvais être. J'étais toute seule dans l'appart' d'Ashley à me goinfrer de glace à la vanille devant des émissions de télé qui ont sûrement dû abrutir ma progéniture autant que moi.
J'étais pressée d'accoucher mais quand le moment est venu, que j'ai cru perdre tous mes boyaux sur la table, et qu'après, les nuits n'ont plus jamais été les mêmes, je peux te dire que j'ai regretté la grosse boule avachie sur le canapé qui se faisait chier en regardant voler les mouches.

Je soupire et je croise les bras. J'ai pas envie de lui parler, il ne m'intéresse pas. Moi je veux qu'il me tende un contrat là, fais ton businessman Ethan, ne me joue pas la carte du mec sensible qui veut tout comprendre, ou pire du mec énervé qui veut tout gérer sans prendre de gants, fais juste ton boulot.
Aaarghh, c'est pas gagné, il a l'air d'avoir encore des questions à poser ! Pourquoi j'ai pas avorté... Bonne question ducon ! Je sais très bien pourquoi mais j'ai pas envie d'en parler. Oué oué, j'admets que de lui répondre "ça te regarde pas", ce serait pas très juste pour lui parce que si, vu que c'est son père, et que c'est SA vie qui va être gâchée, il a un peu le droit de grogner et d'être au courant, mais il ne sait pas ce que c'est -et il le saura jamais- de porter un petit être dans son ventre.
Merde j'ai déjà ôté la vie de quelqu'un, j'allais pas en plus refuser l'autorisation de vivre à ce petit bonhomme qui ne demande qu'à grandir lui.

Je tends mon doigt vers Nathan, qui l'attrape aussitôt pour tenter de le serrer de toutes ses forces comme si sa vie en dépendant. Mon regard s'adoucit dès que je pose les yeux sur lui. Je l'aime, c'est mon fils et en plus il est beau comme un Dieu dans sa petite salopette de marque. J'aurais vraiment aimé pouvoir être capable de l'élever, et je n'aurais même pas été voir Ethan, je ne m'en serais même pas sentie coupable jusqu'au jour où Nathan aurait demandé.

- A quoi ça va servir que je te réponde, il est là non ? Alors oublie ça.

Mon ton est beaucoup moins agressif que j'aurais voulu mais tant pis, il est tellement pressé d'aller faire le test de paternité qu'il n'a rien dû entendre.
Je me lève aussi et je prends le couffin de Nathan sur mon bras, j'aurais pu lui dire de le prendre histoire de soulager un peu mon fardeau mais je sais déjà qu'il va m'envoyer chier et moi de mon côté, j'ai envie de le regarder encore un peu, toujours un peu plus longtemps...

On y va à pieds, ben voyons.

- Putain, c'est bien à un kilomètre, t'aurais au moins pu nous emmener dans ta bagnole de sale riche. Si tu le fais pas pour moi, fais le pour ton fils, sale radin égoïste.

Heureusement que j'ai pas mis des talons aiguilles, j'aurais eu l'air fin. Hé non, depuis que je suis maman, vive les compensées !
J'oublie la décapotable rouge d'Ethan -je l'ai jamais vu, mais j'en reste persuadée- et je me borne à marcher comme je peux avec ce couffin qui pèse une tonne et qui a déjà offert un joli bleu sur mon avant-bras. J'ai le regard mauvais et je croise des individus tous plus curieusement malsains les uns que les autres qui nous regardent, Ethan moi et le bébé. Ils nous prennent pour un couple. C'est ça l'image qu'on donne ?
Je tourne la tête vers Ethan. Il est tellement grand c'est inhumain. Ses épaules carrées, son visage régulier aux traits fins et son regard encore plus mauvais que le mien. Il fait carrément peur ...
Je retourne mon visage vers Nathan.

- Il faut absolument que tu gardes la beauté de maman quand tu vas grandir Nathan parce que ton père il fait putain de peur à voir, alors c'est pas comme ça que tu vas serrer de la gonzesse, t'entends ? Et ne t'avise pas d'être gay, je te jure que je reviendrais pour te botter le cul.

Je fais un sourire ironique et carnassier à mon partenaire de marche qui semble être à deux doigts de m'étrangler sur la place publique.
Après au moins 8 ans de marche déséquilibrée, nous arrivons enfin au laboratoire qui s'occupe de ça.
On rentre, on se prend une putain de bouffée de chaleur sur la gueule. Vive le choc thermique, tu veux tuer mon bébé ou quoi ?!
Je jette un regard meurtrier à la meuf de l'accueil qui doit rien capter, pauvre tâche de secrétaire à deux balles et je pose Nathan devant moi, comme un sac à patates.

- Ah ben putain, c'est pas trop tôt ! Il pèse une tonne ce couffin. Ils me font bien rire les mecs qui inventent ça, ça se voit que c'est pas eux qui les utilise !

Je laisse le soin à Ethan d'aller faire le reste, moi j'en ai plein le cul. Je sais que c'est lui le père alors si lui il a envie de ne pas me croire et de vérifier, c'est son problème, pas le mien. Je croise les bras et je le fixe en attendant. Je hausse les sourcils pour témoigner de mon impatience. S'il croit que je vais lui mâcher le boulot, il s'est mit un doigt dans l’œil, mais bien profond...
Revenir en haut Aller en bas
Sam 30 Jan - 18:30
S • Inspecteur
avatar
Messages : 656

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
S • Inspecteur
L'ironie de Taylor commençait à lui casser les couilles. C'était une situation de merde, c'était pas le moment. Elle avait eu plus de 9 mois pour se faire à l'idée qu'elle avait mioche. Lui, il avait plutôt intérêt à l'encaisser rapidement pour pouvoir réagir dans la semaine. S'il avait su que la baiser allait lui apporter cette emmerde, il se serait abstenu de la lever pour elle. Il devait déjà se faire à l'idée qu'il avait un demi-frère et maintenant ça… Putain, il avait pourtant pas crucifié le Christ, il avait fait quoi pour se prendre deux magistrales tuiles sur le coin de la gueule ?!
Il pouvait réfléchir autant qu'il voulait à ça, ça ne changeait strictement rien. Néanmoins, il vint s'adoucir voyant Taylor être aussi douce avec son fils. Ca répondait à la question de l'avortement. Elle n'avait pas eu le courage. Alors pourquoi ne pas le faire adopter au lieu de venir l'emmerder ?! Question rhétorique, rien que cette idée l'énervait si c'était vraiment son gosse.

Il avait besoin de savoir. Cet entre-deux ne le rassurait pas. En fait, l'inconnu lui avait toujours foutu la frousse, et là il était dans le noir complet. Taylor n'avait peut-être pas envie de s'emmerder avec des papiers d'adoption, et toquait à la porte de toutes ses aventures en espérant qu'il y ait un pigeon dans le lot.

-Je le fais pour lui, il prend l'air comme ça. Et puis pour toi aussi, tu perdras tes kilos de grossesse.


Ethan voyait bien qu'elle galérait un peu. Rien à foutre. Il était énervé, et même les passants semblaient le ressentir. Ils devaient former un bien beau couple, tiens. Ethan ne put s'empêcher de penser que si Taylor était moins tête brûlée, autodestructrice, vulgaire et plus douce, il l'aurait sans doute aimé. Mine de rien, il aimait son fort caractère, son ironie, et elle faisait partie de ses personnes qui ne baissaient jamais les bras avec une avidité d'indépendance. Et puis, elle était canon, fallait pas se voiler la face. Elle avait eu un gosse, elle était certes moins fine, et la demoiselle semblait fatiguée, mais aucun doute qu'elle aura encore du succès auprès des hommes. Et puis son regard ne s'était absolument pas éteint. Il était toujours aussi assoiffé de liberté. Cependant, il se garda bien de le dire.

Quoiqu'en fait son ironie… Il l'appréciait pas tant que ça. Il roula des yeux, mi-amusé mi-agacé.

-Je te rappelle que j'ai réussi à te serrer. Alors soit t'as la cuisse légère, soit je suis doué pour me serrer des gonzesses.

Au choix. Soit elle s'insultait, soit elle lui faisait un compliment. Restait à savoir si elle tenait plus à son ego qu'à la pique. Mais au moins, ça a eu le don de le calmer. Taylor était adorable de parler à son fils, même si son langage laissait à désirer. Elle lui faisait penser à une lionne. Sauvage, mais protégeant ses petits. Elle ne se doutait sans doute pas à quel point elle avait mine de rien la fibre maternelle.

Il sortit de ses pensées en arrivant au laboratoire, laissant Taylor passer devant, et Ethan la laissa aller s'asseoir, sans la moindre délicatesse autant pour elle que pour son fils.

-Tu sais, y a un truc pas mal qui existe. Ca s'appelle une poussette. Tu devrais essayer. Parait qu'il y a des roulettes, et ça t'évite de porter 5 kg pendant 1 heure. Et le pose pas comme ça, les enfants de bas âge, c'est comme les poupées de chiffon, ils peuvent vite avoir un traumatisme crânien ou avoir des séquelles permanentes au cerveau.

Il soupira allant à l'accueil en demandant si son professeur en pédiatrie était là. On lui répondit à l'affirmative et il demanda s'il était possible de le voir. Ethan aurait préféré éviter d'impliquer un de ses enseignants, mais il était hors de question qu'il attende trois jours pour un test qui demandait 3 heures. Il lui demanda un test de paternité tout en discutant un peu avec lui, avant de revenir vers Taylor et Nathan. Il vint s'accroupir près de ce dernier, sortant du sachant stériliser un écouvillon et lui ouvrit doucement la bouche et tout en délicatesse, venant prélever la salive sur la joue avant de le mettre dans un tube d'échantillon. Il vint ensuite pincer la cuisse de Taylor pour la faire grogner et/ou râler, mettant un autre coton tige dans sa bouche et refit la même procédure qu'avec Nathan.

C'était certes gratuit ce qu'il venait de faire, et sans doute qu'elle aurait acceptée d'ouvrir la bouche puisqu'elle était déjà venue jusqu'ici, mais franchement, c'était trop tentant de la faire chier. Et puis, elle l'avait mérité avec toutes ses piques. Il fit exactement la même chose pour lui avant de retourner vers son professeur et les lui remettre. Ce dernier vint lui dire de revenir dans 3h, et Ethan le remercia chaleureusement.

Et nouveau retour vers Taylor où il vint prendre son bras qui portait le couffin. Il soupira profondément.

-T'es vraiment un boulet dans ton genre.


Ceci dit, il aurait aussi pu le prendre avant. Mais mieux vaut tard que jamais, puisque cette fois ce fut lui qui s'y collait. Taylor avait beau avoir une forte personnalité, elle restait une femme avec la force d'une crevette apparemment.

-On a 3 heures pour trouver une poussette. C'est étonnant que t'es pas mal au dos.


Il sorti de la salle en adressant un sourire poli à la secrétaire, prenant la direction de centre ville, qui n'était déjà pas très loin. Savoir qu'il saurait définitivement la réponse dans ce laps de temps mettait ses nerfs en pelote malgré son air calme. Il avait besoin de bouger, et il allait traîner Taylor avec lui. Non pas qu'il appréciait particulièrement sa compagnie, mais elle était capable de se barrer sans Nathan.

D'ailleurs, il le regarda un peu plus attentivement. Impossible de savoir si c'était vraiment son gosse. Même les yeux ne l'aidait pas. Ceci dit, Taylor et lui avait tous les deux un regard bleu. Mise à part que celui de la demoiselle avait un bleu plus foncé et plus vif, alors que l'américain tendait plus vers le gris. D'ailleurs, il était tellement absorbé par sa contemplation qu'il vint naturellement serrer tendrement la main de Taylor avec la sienne, habitué à prendre celle de Jun. Ceci dit, il comprit bien vite sa connerie lorsqu'il remarqua que ce n'était absolument pas la même main que celle de son petit ami. Il la lâcha aussitôt, lui-même assez surpris.

-Excuse-moi.

Il n'était pas spécialement gêné, en tout cas pas en apparence. Il semblait juste très surpris. Mais quand même. Il était un peu gêné.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

The time will come, when you'll have to rise
above the best, improve yourself,
your spirit never dies!
Farewell, I've gone, to take my throne
I.D - Warriors
Revenir en haut Aller en bas
Mar 29 Mar - 0:06
avatar
Messages : 22

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
Y'a plein de sujets sur lesquels on peut me vanner sans que ça me vexe, parce que très honnêtement je ne me prive pas pour faire de même alors j'admets que quand les gens se prennent au jeu de la répartie, je trouve ça légitime et même assez sympathique parce que j'arrive souvent à bien les démonter derrière. Eux ils donnent toute leur énergie pour en faire une alors que moi je pratique ce sport verbal depuis que je sais parler. Donc essaie toujours mon mignon mais ne vient pas pleurer sur mon épaule si jamais je t'enfonce plus bas que terre, t'as voulu jouer, t'as perdu alors va voir ta mère maintenant.

MAIS ! Y'en a un que je tolère pas. Mon physique. Comment dire... Voilà, je fais attention à mon corps depuis que je sais qu'il est mon arme fatale. Je prends soin de lui, ma peau est lisse, splendide, j'ai pas le moindre petit défaut de cellulite ou de graisse sur chaque parcelle de ma peau, je suis épilée au millimètre près, mes cheveux sont lisses et hyper entretenus. Bref, j'ai un corps de déesse alors même si tu aimerais me vanner, tu peux pas. Sauf... en ce moment.
Mais putain après une grossesse, comment tu peux retrouver ton corps dans l'état que tu l'avais laissé. Ce diablotin immonde de plusieurs kilos m'a littéralement déchiré les entrailles et m'a laissé tellement de gras sur les hanches et sur le bide, que j'ai l'impression d'avoir lâché prise sur la vie depuis 20 ans. J'ai envie de retrouver mon corps d'avant mais j'ai pas le temps !! Nathan est sans arrêt en train de me réclamer !
Alors là du coup quand Ethan m'attaque sur mes restes de grossesse, je le prends vraiment mais vraiment super mal. Si mal que je ne réponds rien, je suis vexée. K.O pour être exacte.

Je n'en laisse rien paraître, je ne lui donnerais pas cette joie mais putain Ethan t'as pas le droit de m'attaquer sur ça, c'est exactement comme si tu avais un sexe ridicule et que j'arrêtais pas de te rire au nez, merde c'est génétique. Alors fais pas chier.
Du coup, je reporte mon attention sur ma petite boule de gras là qui se contente de me sourire pour se faire pardonner. T'as de la chance d'être si beau sinon je te jure que t'aurais fini en rôti de boeuf mon pote. Je relève la tête quand Ethan répond à ma petite pique bien gentille.

- Oh oh on se détend ! Tu peux pas parler mieux que ça devant ton gosse ?

Oué je sais, je suis pire quand je parle mais je fais ce que je veux.

- J'avais la dalle ce soir là et t'avais plutôt l'air disposé à t'amuser. En temps normal, je me serais jamais intéressée à un mec aussi nombriliste que toi.

Y'avait une part de vrai et une part de faux. Enfin non tout était plutôt faux. J'avais la dalle ce soir là, clairement, et j'étais surtout fâchée de voir cette salope de Miya dans les bras de mon frère alors j'avais été chercher son ex à cette petite fleur bleue aux abonnées absente aujourd'hui en espérant qu'elle était encore love de son ex, ce dont je doutais pas. Le truc c'est que je voulais qu'Ethan devienne mon petit ami pour que je puisse le présenter à Cameron et à Miya, et rire de leurs gueules de déterrés mais bon après avoir couché avec lui, j'avais changé d'avis. Il est bon au pieu, il est beau comme un Dieu et il a un putain de caractère de merde, presque pire que le mien alors je risquais fort de tomber accroc de ce psychopathe alors il valait mieux tout arrêter d'un coup. Et puis lui de toute façon ne semblait pas partie dans cette optique non plus.
Hélas, il avait fallu que j'oublie ma pilule, là par contre, oué j'ai chié dans la colle.

Et Ethan n'est pas du tout nombriliste. Enfin, ça je le savais pas avant que je passe ce moment là avec lui. Il me laisse entrer devant lui dans le laboratoire, il se soucie de la façon dont je pose le couffin par terre et je peux même pas l'envoyer bouler parce que c'est vrai qu'il a raison et que j'ai pas fais attention, j'avais putain de trop mal au bras.
Il vient tout juste d'apprendre qu'il a un rejeton et il est là déjà tout prêt à faire un test. Je crois qu'il veut pas le reconnaître mais il a l'air presque prêt à entamer la vie de père finalement.

- Oué je sais que la poussette ça existe. Merci. J'ai pas le temps d'en acheter une, bordel. Il aime bien pleurer en public et moi je m'énerve donc bon...

Je fais un clin d’œil à Nathan qui gazouille dans le couffin, comme pour lui dire "t'inquiètes tu m'emmerdes mais t'as raison de forger ton caractère". J'ai du mal à comprendre comment je peux pardonner son éternel affrontement avec moi, mon manque de sommeil, ses cacas qui sentent plus fort qu'un pet de chat en train de crever... enfin toutes ces jolies choses. Je ne lui en veux jamais. Il me fait un sourire et tout est oublié. Jusqu'à quand ça dure cette blague ?
Ethan me pince la cuisse et ça me sort de mes pensées pendant que je pousse un juron sortit de nulle part et qu'un coton tige vient s'enfourner dans ma bouche pour me faire taire. Ah ben oué tout ça pour ça. Laisse pas de fibre de coton, où je crache partout.

- Fais-moi un sourire et je te pète la gueule.

Oué bordel Ethan, à ton âge, ça marche plus. Enfin bon bref, en attendant il s'est occupé de tout et ça me va très bien. Je sais pas combien de temps ça met ces machins là avant de dire "Tiliit t'es dans la merde !", c'est pas aussi rapide qu'un test de grossesse ces trucs ?! Ethan revient vers moi et prend le couffin. Ah ben quand même ! Une petite insulte gentille, oui ça m'aurait étonnée aussi !
Bref, je me lève sur mes jambes endolories et je sors du laboratoire, il va faire quoi ? Me raccompagner jusqu'au parc là-bas ? Je peux y aller toute seule, je suis pas débile.

- Je ...

Quoi 3h ?! Une poussette ?! Oh excellent ! Je me retrouve à aller faire les boutiques avec ma coucherie d'un soir pour trouver une poussette à notre fils, comme si c'était normal de faire ça ensemble ! Y'a pas un truc qui te gêne Ethan ? Pour être honnête, ça m'arrange bien, et ça va l'arranger aussi quand je lui donnerais toutes les affaires, il aura pas besoin de tout acheter d'un coup mais je sais pas, je crois que je suis un peu mal à l'aise là, de partager un bébé avec lui. C'est comme si on avait un projet ensemble, c'est trop étrange.

- Ça fait partie des sacrifices à accepter, je suppose.

S'il savait à quel point j'ai mal au dos et partout ailleurs, il me croirait pas. Je suis cassée de partout mais je ne me pardonnerais jamais d'avoir abandonné Nathan à cette nourrice débile le jour où j'ai tué Saitô involontairement. Ce bébé aurait très pu être le sien à quelques semaines près, et ma vie aurait été totalement différente. On aurait pu avoir une relation saine et construite avec stabilité mais non encore une fois, j'ai tout gâché. Nathan est comme un équilibre entre la vie que j'ai pris et la vie que j'ai donné. Je ne pouvais pas encore tuer quelqu'un d'autre...

Soudain, alors que mon esprit se perd dans ses souvenirs douloureux, je sens une main dans la mienne. Contact chaleureux. Je sais que c'est pas celle de Saitô, mais celle d'Ethan. Je ne sais pas pourquoi il me prend la main mais là tout de suite, elle me fait un bien fou. Je me sens terriblement seule dans cette épreuve depuis que Nathan est né. Je n'ai parlé à personne depuis des mois. Mon fils est tout ce qu'il me reste et je vais bientôt m'en séparer, ça me déchire le cœur et j'ai tellement envie de m'enfermer dans la douceur de bras aussi puissants et sécurisants que ceux d'Ethan que rien que le fait de sentir sa main dans la mienne me donne envie de pleurer.
Je ne bouge pas et il a tôt fait de la retirer rapidement en s'excusant. Je ne réponds rien, je crois que j'ai un visage triste mais je ne suis pas sûre qu'il l'a vu. Je préfère ne pas parler là tout de suite, j'ai mal à la gorge et je crois que je vais craquer. Je me contente de regarder ailleurs pendant qu'on marche. J'ai plus du tout envie de faire les magasins.

On arrive devant à ce moment là. Je fais signe à Ethan d'entrer avec Nathan pendant que je fume une clope dehors. J'ai besoin de retrouver mon calme et ma force. Je ne peux pas le laisser voir cet état de faiblesse qui me ronge depuis que j'ai pris cette décision.
Je les laisse entrer dans le magasin et je me force à les regarder, me rendant compte de ce que va être mon avenir après que Nathan ne sera plus avec moi. Ethan est là, à flâner parmi les rayons et moi je suis derrière la porte qui se ferme. Mon fils ne se rappellera même pas de moi, il ne me connaîtra pas et Ethan ne lui parlera sûrement pas en bien de moi.

- Bordel mais qu'est-ce que je fais ?

D'un seul coup, j'ai envie de lui arracher Nathan des bras et de m'enfuir avec lui, aussi loin que possible pour que jamais il puisse ne me le prendre, mais c'est trop tard. Le test est fait, le mal est fait.
Je sens les larmes couler le long de ma joue. Pourquoi Ethan ne pouvait-il pas simplement me dire "ok élevons le ensemble, on va y arriver" comme dans les films à l'eau de rose de merde que j'ai regardé pendant toute ma grossesse ?

Je crois que j'ai fais une grosse connerie, et je ne peux même plus revenir en arrière.
Mon menton tremble et rapidement, la cigarette brûlante me tombe de la bouche avant de s'écraser parterre et je ne tarde pas à la rejoindre, complètement sous pression. Je n'ai pas mangé depuis des jours tellement j'étais préoccupée par la décision que je devais prendre. Mon corps et mon esprit me lâche, je sombre dans un noir total.
Laisse-moi mourir Ethan, ça fera peut-être moins mal...
Revenir en haut Aller en bas
Sam 18 Juin - 12:18
S • Inspecteur
avatar
Messages : 656

HnM
Un mot:
Voir le profil de l'utilisateur
S • Inspecteur
A parce qu'il parlait mal devant le morpion ?! Il haussa les sourcils affichant un air désabusé. Avec elle, ses premiers mots seraient plus proche « putain » que de « maman ». C'était une jolie blague qu'elle lui faisait, et elle se dirait une balle dans le pied.

-Tu t'es entendu ? T'es pas capable de parler sans ajouter « fuck » à la fin de tes phrases.

D'ailleurs en y pensant, Taylor était aussi américaine, et ils s'obstinaient à parler japonais. Ils devaient avoir tellement l'habitude de parler avec des citrons jaunes qu'ils ne pensaient plus que leurs langues à tous les deux était l'anglais. D'ailleurs Ethan passa directement à cette langue. Parce que mine de rien, ça lui manquait. Il pouvait toujours le faire avec sa sœur, mais c'était relativement rare qu'ils soient seuls, et histoire de ne pas mettre de côté leurs proches il conversaient en japonais.
Et puis là, il n'avait pas trop envie que les passants les comprennent.

-J'étais pas le seul à être disposé à m'amuser avec toi.


Ils se souvenaient encore les regards relativement noirs des autres mecs, ou pour les plus courageux, ce qui avait essayé de lui parler. Ethan n'était jamais intervenu devinant parfaitement que Taylor était capable de les remettre en place toute seule. Ce qui avait assez drôle d'ailleurs, parce qu'elle n'était jamais passé par quatre chemins avec des « t'es trop moches » ou « t'es chiant, mais tu peux me payer un verre ». Elle avait écrasé tous leurs espoirs par de simples phrases tout en profitant des verres gratuits. Peu avait été capable de lui dire non. Ethan ne savait pas comment il avait pu garder leur fierté. Si c'était arrivé à lui, il lui aurait rit à la gueule en lui disant qu'elle croyait au bon Dieu en string, avant de se barrer. Fallait pas déconner, évidemment ça lui était arrivé de se prendre des râteaux (ok, ça avait été très, très rares), mais jamais en se sentant émasculé comme elle avait pu le faire avec certains.

Ah et puis, l'excuse de la poussette. Il pouvait parfaitement comprendre que Taylor soit gêné de l'entendre pleurer en public, après tout, ça renvoyait assez facilement l'image de la mauvaise mère qui ne sait pas gérer son gosse.

-S'il pleure sans raison, c'est qu'il en a besoin.


Les avantages de la médecine, c'est qu'on apprenait assez rapidement qu'un bébé ça pleure pour n'importe quoi. Il devait s'habituer à la lumière du jour, que ça ne voyait pas bien avant un moment et qu'il se fiait aux sons, alors dès qu'un bruit lui était peu familier ça lui faisait peur, et qu'il fallait le rassurer. Rien de bien méchant, mais complètement incompréhensible lorsqu'on était jeté comme jeune maman. Jeune maman seule. Il y avait de quoi se sentir débordé.

Il poussa un profond soupire au mot sacrifice. Non décidément cette gonzesse ne réfléchissait pas. Si elle devait choisir entre deux chemins avec écrit « facilité » et « difficulté », elle mettrait un bandeau sur ses yeux, et choisirait au petit bonheur la chance. Il pensa vaguement à ses parents. Ils avaient dû morfler comme des malades, hésitant à la noyer, mais se retenant en se souvenant qu'elle était trop mignonne quand elle dormait. Ethan pouvait d'ailleurs le confirmer. Elle semblait toute douce et fragile dans ces moments là. Et puis… elle se réveillait.

-Les sacrifices c'est comme les batailles. Faut savoir les choisir.


Ouais, Ethan était un combattant, il savait de quoi il parlait. Pas de vrai batailles, mais il savait quand laisser tomber un terrain pour en gagner un autre plus important. La compétition de la médecine était rude.

Ils étaient finalement arrivés devant le magasin, sans qu'Ethan n'ait vu le visage triste de la demoiselle. Et s'il l'avait vu, sans doute qu'il n'aurait pas su quoi faire. Il ne la connaissait pas assez pour lui demander ce qu'il n'allait pas, ni même pour la prendre dans ses bras pour… la rassurer, sans doute.
Il entra dans le magasin sans Taylor qui voulait fumer. Ethan n'y voyait pas d'inconvénient et entra sans poser de questions ou sans lui faire la morale. Il demanda des poussettes hautes de gamme, parce qu'il n'avait pas envie de perdre du temps et resta les comparer, tout en lançant des coups d'oeil à l'américaine histoire d'être sûr qu'elle allait pas se barrer en lui laissant le mioche. Mais il ne s'attendait absolument pas à la voir s'écrouler sans signe avant-coureur. Il demanda au vendeur de garder Nathan sans attendre sa réponse, avant de se précipiter dehors.

Il vint s'accroupir, essayant de l'appeler, juste pour savoir si elle était dans les vapes ou complètement inconsciente, avant de prendre son pouls qui était assez rapide. Bon, elle semblait aller bien malgré ça, et il n'avait pas besoin d'appeler une ambulance. Il la porta dans le magasin demandant s'il pouvait l'allonger quelque part. Et le vendeur lui montra la salle de repos, en se proposant d'appeler les urgences, le gosse toujours avec lui. Ethan lui adressa un sourire rassurant en lui disant que ce n'était pas nécessaire, mais lui demanda s'il avait du coca ou quelque chose de sucré.
Il ne lui fallut pas longtemps avant d'avoir la bouteille de soda, alors que l'américain regardait les pupilles de la belle au bois dormant. Il poussa un profond soupire de soulagement.

-L'idiote.

Une hypoglycémie. Rien de plus bête, et de plus chiant. Il récupéra Nathan en remerciant le vendeur qui s'inclina avant de s’éclipser, maintenant qu'il savait qu'il ne pouvait rien faire de plus. Heureusement, Ethan avait été assez rapide pour éviter un attroupement autour de la demoiselle.

-Ta mère aime bien se donner en spectacle, on dirait.


Nathan semblait s'en foutre complètement plus occupé à jouer avec sa peluche, alors que son père restait surveiller sa mère. Équipe de choc. Il attendit qu'elle revienne à elle, avant de lui tendre un verre de coca l'air de dire « Si tu dis non, je te l'enfonce directement dans la gorge, et ça va pas te plaire ».

-C'est pas parce que t'as pris des kilos, que tu dois arrêter de manger.


Il était un peu de mauvais poils.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

The time will come, when you'll have to rise
above the best, improve yourself,
your spirit never dies!
Farewell, I've gone, to take my throne
I.D - Warriors
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Académie Chisê :: Ville d'Hoshi :: Quartier Sanjuu :: Parc-