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Quand la chance tourne [Pv Tougo Okazaki]

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Dim 14 Jan - 15:10
M • Lycée - 4ième année
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Nous étions en hiver. Une période froide que je détestais parce que la neige qui apparaissait souvent à cette période n’était pas faite pour la discrétion dont je devais faire preuve. Malheureusement, je ne pouvais pas choisir le moment des meurtres et, quelques jours après Noël, je reçus justement un message plus que redouté. Deux jours avant nouvel an, j’allais devoir, encore une fois, faire l’irréparable sur un total inconnu. Pour que je ne me trompe pas de cible, on m’avait envoyé une photo de l’homme qui était désormais la cible du Faucheur. Mais, étrangement, je n’eus pas plus de précisions comme à l’accoutumée. Quoi qu’avec un peu de recul, je compris que le message n’avait pas été écrit par mon supérieur direct, mais une autre personne. Je n’allais certainement pas chercher plus loin : ils se débrouillaient bien comme ils le voulaient, personnellement j’avais d’autres chats à fouetter. Désolé Berlioz…

Pendant le peu de temps qu’il me restait avant que je sois obligé d’aller travailler, je me mis à m’entraîner rudement pendant la nuit et je vérifiai que j’avais bel et bien des vêtements chaud et noirs pour me protéger du froid. Nous étions en vacances, donc la question des cours et autres ne se posaient pas et je n’avais aucune obligation envers ceux qui se proclamaient mes amis. Je n’avais rien contre eux, leur sollicitude me touchait beaucoup… mais comment concilier leur bonheur avec un semblant du mien ? Impossible. Cela me tracassait énormément et je ne me sentais pas d’en parler à qui que ce soit. Un membre de la mafia ? Impossible : on me prendrait pour un faible et je me verrais encore devoir subir une “punition”. Autant éviter de me plonger plus encore dans les abysses. Un de mes amis ? Oui, si je ne tenais pas à eux, ce qui n’était pas le cas. Donc ce n’était pas un option. Non, vraiment je ne voyais pas quoi faire pour améliorer ma situation qui me pesait de plus en plus.

Le jour J, je m’habillais d’un jean noir, un tee-shirt grisâtre surmonté d’un pull à col roulé noir qui, malgré sa finesse, me protégeait assez bien du froid en général. En plus, comme je stressais pas mal, j’avais déjà chaud de base, ce qui allait me servir. Des rangers simples aux pieds avec de grosses chaussettes, j’enfilai une veste noire avant de chercher sous mon lit le sac contenant ce qui allait encore une fois devenir l’arme du crime. Et, une fois prêt, je partis pour le lieu de rendez-vous. J’allais certainement être en avance, mais c’était le prix à payer pour que l’école ne se doute de rien, tout comme mes camarades, fussent-il internes ou externes. Sur la route, je marchais lentement dans la neige qui recommençait à tomber lentement en faisant encore et encore la liste de ce que j’avais pris. J’avais un mauvais pressentiment et pensais qu’il pouvait s’agir de quelque chose qui pourrait me manquer. Mais je ne parvins pas à savoir quoi, ôtant de ma liste le portable d’office puisque je craignais de le casser ou de le perdre pendant la mission. Mieux valait être sûr de ne pas laisser de preuve derrière soit…
Juste avant d’arriver sur place, je montai sur les toits pour rester discret en attendant le reste de l’équipe. Mon état d’esprit était en train de changer sans que je puisse y faire quoi que ce soit. “L’autre moi” prenait ma place… Enfin, c’est comme cela que je le voyais, étant donné que je n’avais aucun contrôle sur mon corps quand “il” était là. Mais ce n’était pas le plus important pour le moment puisqu’il semblait que je ne sois pas tant en avance que cela. Arrivant face à moi, ils échangèrent quelques mots avec moi, dont des ordres donnés par les supérieurs, avant de me donner ma cape en échange de mon manteau. Je la mis avant de préparer mon arme. Je n’aimais pas trop que quelqu’un d’autre la touche, mais je n’allais pas avoir le choix que leur la laisser après ma besogne…

Prêt à l’action, je m’assis sur le bord du toit quand je fus certain que mon ombre ne me trahirait pas. Heureusement, le soleil couchant me faisait face alors que je surveillais la ruelle en compagnie des deux hommes derrière moi. Ils ressemblaient, à mes yeux, plus à des surveillants ou des gardes du corps qu’autre chose. Nous attendions le dernier de l’équipe qui s’était infiltré dans l’entourage de notre victime pour nous l’amener là.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin, je pus distinguer dans le noir grandissant que la cible était sur ses gardes, craintive. Souvent, ce genre de personne était facile à éliminer. Alors pourquoi ce mauvais pressentiment ? Cela ne pouvait pas être à cause de lui tout de même… Le manque d’informations ? Peut-être… Je n’aimais pas ça. Pourtant, mon corps se leva, faux en main, prête à être utilisée, et sauta entre mon coéquipier et ma cible. Ce dernier eut un sursaut qui le fit partir en arrière, ce qui ne fut pas un problème à mes yeux puisque j’avais une assez grande allonge. Je ne tardai donc pas à lui donner un coup fatal d’un coup direct et net de mon arme. Pour éviter les mauvaises surprises, et pour attendre mes collègues, je m’approchai du corps de ma victime allongée dans la neige qui n’allait pas tarder à être recouvert. J’allais vérifier s’il était bien mort, accroupi près de lui, quand je sentis une douleur aigüe au niveau de mon abdomen, non loin de mon bassin. Le souffle coupé, je regardai ce qu’il se passait et constatai que ma victime venait de me planter un couteau là où j’avais mal avant de le lâcher en rendant son dernier souffle. Discrètement, je retirai l’arme de mon corps et l’essuyai avant de la jeter dans une grille d’égout sous le corps sans vie. Certainement aurais-je dû en parler, mais je ne voulais pas paraître faible et subir leurs moqueries. Je leur donnai donc mon arme et ma cape en échange de mon manteau avant de partir sans un mot pour les laisser terminer le travail.

Au fur et à mesure que je marchais, m’approchant de Suwan, je redevins totalement moi-même, trouvant la douleur plus insupportable que quand “il” prenait le contrôle. En plus de cela, je me sentais perdre mes forces, certainement à cause du sang que je perdais. Une main sur ma blessure me permit de me rendre compte que je n’allais pas réussir à rejoindre l’académie, mais je n’avais pas d’autres choix que continuer. J’avançai donc en essayant de faire pression sur la plaie avant de tomber dans la neige, parmi les habitations du quartier. Sans doute allais-je être recouvert par la neige tombant bien plus fortement que quand j’étais sortit. C’était beau… Si cela était mon dernier souvenir avant de mourir, pourquoi ne pas l’accepter ? C’est sur cette pensée que je m’évanouie.

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Dim 14 Jan - 22:04
M • Université - 1ière année
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Tougo avait du mal. Partout. Enfin, partout où il s'attendait à avoir de la difficulté. Premièrement, en terme de temps. Entre les études, les clubs et ses nouvelles relations sociales, c'était compliqué. Si on ajoutait à cela son travail, son enquête... C'était encore pire. Pour ce qui était du côté le plus illicite de sa vie, ça n'avançait pas du tout. Même pas une fausse piste. Faut dire qu'il ne débutait avec aucun réel indice et qu'on ne devait pas savoir qu'il enquêtait sur quoi que ce soit. C'était donc compliqué.

Quant à ses études... Ça allait. Il avait rattrapé plusieurs mois d'étude lors de ses premières semaines et maintenant qu'il était en "vacance" ça allait encore plus vite. Par rapport aux clubs, il n'avait été un minimum présent, justifiant son absence principalement par le nombre de mois de retard qu'il avait au niveau de ses études. Pour finir, les relations allaient plus ou moins bien. Il manquait de temps pour s'investir, il ne s'était donc fait aucun ami. Pas qu'il cherchait à être très social, mais ça ne lui aurait pas fait de tort.

Évidemment, il ne pouvait pas compter sur son autre milieu pour se faire des relations amicales. Déjà, parce qu'il n'était pas sensé interagir avec eux- sinon avec le chef et encore là, le moins possible. C'est donc ainsi qu'il vécut ses premiers mois au Japon. Presque seul, le nez plongé dans ses livres. Évidemment, cela aidait qu'il avait déjà fait ces études aux États-Unis... Il y a 8 ans. Il était honnête avec lui-même: entre le fait que c’était il y a longtemps et que depuis il avait été terriblement déstabilisé, il ne se souvenait de presque rien. Parfois, un concept lui parlait vaguement, mais pas assez pour qu'il devienne la suite.

Ses journées consistaient donc par un réveil très matinal, d'un petit déjeuner léger, une séance d'entrainement physique d'environ une heure et demie, environ une heure d'étude, ses cours, des clubs lorsqu'il devait absolument faire acte de présence- et il partait dès que l'on y autorisait- puis quatre heures de révisions, puis une heure de détente, puis une dernière heure de révision avant d'aller dormir et de recommencer le lendemain. Les weekends on remplaçait les cours par de la révision, mais on ajoutait deux nouvelles heures non consécutives de distraction dans la journée. Parfois, lorsqu'il en avait l'occasion, il annulait cet horaire pour laisser place à son aventure. Ou il prenait le temps de savoir où son homme de main en était quant à ce qu'il lui demandait de trouver comme information. Rien. Jamais rien. C'était frustrant.

Mais là, il était en "congé". Pourquoi entre guillemets? Parce qu'il passait tout son fucking temps libre à étudier. Il y était presque. Il avait presque rattrapé la classe. Enfin, il pourrait consacrer ses soirées à autre chose à ses fucking livres. Ce n’est pas qu'il n'aimait pas la matière, c'est qu'il était complètement saturé. Il lui arrivait de rêver qu'il lisait ses livres! Et le pire, c'est qu'il rêvait de passage qu'il avait déjà lu et compris, en boucle. Ce n’était pas très reposant, mais il y arrivait. Bientôt, il pourrait consacrer son temps libre à sa mission. Ou à son aventure. Ou tout simplement à développer des relations sociales un peu plus saines que celles qu'il avait connues lors des dernières années.

Il fermi son livre d'un coup sec, créant un grand bruit à travers le silence de son grand appartement vide. Avec ces pensées, il n'arrivait tout simplement pas à se concentrer! Il avait besoin de se détendre. Et de manger un truc, sucré si possible... Un coup d'oeil à son cellulaire et... Oui, le magasin général le plus près de chez lui était toujours ouvert. De plus, c'était bientôt l'heure de se distraire, aussi bien l'avancer et annulé l'heure d'étude qui était sensée suivre. De toute façon, il n'y arrivait plus, pas ce soir.

Un manteau de plus sur le dos que son habituel habillement propre sur lui et il sortait dehors, au froid, au vent, exposé à la neige. Ça lui rappelait presque le pays. Il inspira fortement, se détendant par le fait même de ses longues séances assises à fixer des mots. Heureusement, il avait toujours été capable d'une auto discipline redoutable. La route jusqu'au magasin fut sans embuche. Il acheta des bonbons- que des trucs qu'il ne connaissait pas- ainsi qu'une bouteille de saké un peu cheap. Il n'avait rien à célébrer- si ce n'est Noël et le Nouvel An- et il n'avait fêté ses fêtes, à ses souvenirs, que cinq ans dans sa vie- mais il souhaitait se détendre, réellement. Être un peu dans les vapes lorsqu'il irait dormir.

Les embûches arrivèrent lorsqu'il rentrait chez lui. Un homme au loin, la neige l'entourant entièrement rouge. Soit sa blessure était très grave, voire mortelle, soit il était là depuis longtemps. Non, il ne pouvait pas être là depuis longtemps, il était passé là quelques minutes plus tôt. Shit! Shit! Shit! Fucking Shit! Pourquoi fallait-il qu'il ait neigé? Si la route était dégagée, il aurait simplement passé son chemin. S'il faisait ça maintenant, on pourrait le retracé par ses empreinte de pieds dans la neige. Pareil s'il rebroussait chemin maintenant. Fuck! Il était sensé se faire discret, ne pas se faire remarquer! D'un autre côté, il ne pouvait rien faire d'autre qu'appeler la police, déclarer la réalité et espérer qu'il ne serait pas considérer comme un suspect, qu'il ne serait pas espionné au point de se faire prendre pour autre chose qu'il aurait commis- ou allait réellement commettre.

Il sortit son cellulaire et passa en mode photo, en prenant une de loin, puis une autre à mi-chemin. On voyait clairement qu'il n'y avait pas d'autre empreinte de pas que celle de l'homme effondré au sol. Bien, maintenant, les soins d'urgence avant d'appeler les urgences! Il retourna lentement l'homme. Peut-être la neige et le froid avaient ralenti la perte de sang? Peut-être que cela lui avait sauvé la vie. Si c'était le cas, il était très chanceux. Il releva le chandail et analysa la plaie. Il s'était clairement fait poignardé sur le côté du ventre, à une seule reprise. C'était assez profond, mais pas tant que ça, comme si l'agresseur avait manqué de force ou que son coup avait été arrêté. Par contre, le vêtement était très imbibé, surtout pour ce genre de blessure... Il avait clairement eu le temps d'appeler une ambulance donc... Soit il s'était fait poignarder une fois inconsciente, auquel cas l'agresseur était le dernier des salauds. Soit il n’avait fait semblant de rien, ce qui voudrait dire qu'il était un idiot ou...

Il jeta un coup d'oeil au visage de l'homme pour la première fois alors qu'il s'activait. Oui, c'était ça. Il le reconnaissait. C'était Ryuunosuke Yuri Gumi alias le faucheur. Il l'avait croisé un peu plus d'un mois plus tôt, en allant voir Mao pour demander certaines ressources. Celui-ci sortait du bureau et comme il semblait particulièrement jeune, Tougo avait demandé des renseignements sur celui-ci. Il allait avoir 18 ans le mois prochain, ou quelque chose comme ça. Son rôle était de faire des meurtres commandités et... Bah il était à l'agonie devant lui, il était temps qu'il s'active! Il n'était plus question d'ambulance! Il devait déplacer le jeune homme, il n'était donc pas question de compression pour ralentir le saignement. Il retira sa ceinture, la passa derrière le dos de l'adolescent en faisant bien attention à ne pas mettre trop de pression. Le déposant sur celle-ci, il la serra juste au-dessus de la plaie jusqu'à ce que le saignement s'arrête. Il sortit ensuite son portefeuille, ouvrit un compartiment fermé grâce à une couture et en sorti une carte sim. C'était celle qu'il se servait pour tout ses contacts illégaux. Certains avaient son vrai numéro, bien sûr, mais il savait que celui-ci était codé et qu'on ne pourrait pas le retracer si on tombait dessus. Ce n'était que pour les très grosses urgences. Il contacta donc son homme de main, lui donnant le lieu, lui précisant d'amener une pelle ainsi que de la neige propre. Il devrait effacer toutes les traces de sang sur le chemin de là jusqu'à chez lui et les remplacer. Il lui précisa aussi d'ensuite faire disparaitre cette neige et ce sang dans un lieu privé qui n'était lié ni à l'un d'eux ni à la mafia. Il y avait plein d'adresse avec de vrais noms et de vraies personnes que l'on payait- sans le déclarer- pour ce genre d'occasion. C'était un travail fastidieux, certes, mais important. Juste transporter ce corps jusqu'à chez lui était dangereux. Parce qu'il l'amenait chez lui, oui.

Il le transportait dans ses bras, un bras sous le cou et l'autre sous les genoux. Ce n'était pas l'idéal, mais ils étaient relativement près de chez lui. Tougo savait qu'il ne s'épuiserait pas et c'était ce qui était le mieux pour éviter d'encourager le saignement de ce garçon. Heureusement, il était tombé rapidement dessus. C'était le genre de blessure qui pouvait conduire à une amputation si ce n'était pas rapidement traité. Ce garçon n'était pas très lourd, ou peut-être était-ce seulement parce que ces derniers temps il s'entrainer d'une façon réellement régulière? Ou peut-être était-ce simplement l'adrénaline. Ça faisait un certain temps qu'il n'avait pas été mis dans ce genre de condition.

Arrivé chez lui, il n'hésita pas à le poser sur le plancher de la douche. Il alla ensuite chercher sa trousse de premiers soins. Enfila les gants, coupa entièrement le haut des vêtements du jeune homme. Ce n'était pas le genre de chose dont on hésitait, si ça se trouvait, il y avait une autre blessure, mais... Non. Rien d'autre. Tant mieux, il n'était pas le meilleur médecin du monde, en réalité. Il retira lentement la ceinture, le sang se remit à couler lentement. Il lava grossièrement la plaie à l'aide d'un linge qui était gardé sous vide, puis ça commença. Aucun besoin d'anesthésiant, après tout, il avait perdu connaissance. Il inspira longuement, puis expira rapidement.

Son fil était passé dans l'aiguille et voilà. Il commença par la passé de la gauche vers la droite, en plein centre, puis revint passé le fil jusqu'à l'autre côté à nouveau. Il se souvenait les premières fois qu'il avait fait ça, sur lui-même, il trouvait cela tellement dégoûtant d'avoir à forcer l'aiguille à travers la peau avec des pinces. Pour éviter d'ouvrir encore plus la plaie, il devait aussi retenir le côté inverse à la pénétration avec une autre paire de pince. Combien de fois avait-il fait ça ces dernières années? Parce qu'il n'avait pas que lui. Il y avait eu d'autres hommes de main, son patron et même un enfant, une fois. Le noeud, c'était toujours ce qu'il trouvait le plus amusant. On tournait simplement le surplus de fils autour de la pince, avec laquelle on allait chercher l'autre bout de fil et on tirait les deux bouts. Le premier noeud était le plus important, alors il serra fort. Malgré le fait que Ryuunoke était inconscient, il l'étendit gémir. Il fit un double noeud, puis recommença. Au dessus, en dessous, en nettoyant la plaie entre chaque couture. Évidemment, ses coutures étaient grossières. Mais elles allaient arrêter le sang de couler, elle allait permettre à la blessure de guérir malgré une grosse cicatrice. Pas que ce soit la première au jeune homme, de toute façon. Et il ne ressemblait toujours pas à Purificatión... Il coupa quelques surplus de peau ainsi que la majorité des fils. Puis il pinça la couture et encore il la couvrit avec un bandage. Pas que ce soit nécessaire ou recommander, seulement que comme ça il éviterait de mettre plus de sang chez lui et surtout qu'il éviterait de défaire ses coutures accidentellement.

Il soupira en regardant son travail. Ça allait, il allait s'en sortir, c'était évident. Oh, dernière vérification, il prit le pouls. C'était bas, mais ça passait. Il aurait pu prendre la température, pour voir s'il tombait malade, mais il n'avait aucun thermomètre adapté à un coma. Il retira ses gants, rangea sa trousse de soins, se déshabilla entièrement dans la salle de bain avant de se laver avec un linge qu'il mit aussitôt avec ses gants, ses anciens vêtements et ceux qu'il avait enlevés à Ryuunosuke- c'est à dire à la poubelle. Le pantalon et les sous-vêtements suivraient, mais il le laisserait les enlever lui-même lorsqu'il se réveillerait. En attendant, il alla se rhabiller dans sa chambre. Fuck! C'était mieux de lui apporter quelque chose tout ça! Au moins l'immunité à sa faux...

Il faudrait faire brûler ces vêtements avant que sa femme de ménage... Non, mieux. Il l'appela et lui donna congé pour le lendemain, il prétexta qu'il souhaitait se reposer et ne voir personne. Puis quoi maintenant? Il déposa des couvertures sur l'un de ses divans, puis transporta le corps de l'inconscient jusqu'à celui-ci. Il lui mit une autre couverture par dessus ensuite et voilà. Évidemment, il aurait pu le mettre dans une des chambres d'amis, mais... Non, c'était trop près de la sortie. Il souhaitait pouvoir l'entendre partir, l'intercepter si jamais il se réveillait et essayait de sortir.

Mais ce ne fut pas nécessaire. Effectivement, Tougo était allé se coucher après avoir nettoyé la salle de bain- à l'exception de la poubelle- et Ryuu était toujours là, dans son salon. Il mangea un fruit et commença sa journée comme n'importe laquelle: en s'entrainant dans le salon.


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Lun 15 Jan - 15:38
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J’avais totalement perdu mes repères à cause de ma perte de connaissance. Cela fut donc certainement plus facile pour mes rêves de me faire croire qu’ils étaient plus réels qu’à l’accoutumée. S’ils avaient été agréables, cela passerait encore, mais ce ne fut pas du tout le cas, bien au contraire. Les meurtres que j’avais sur les bras me pesant lourdement sur la conscience, même le premier qui n’était autre que mon père, je ne cessai de me rappeler le visage et le nom de mes victimes dont la liste était bien trop longue pour que je puisse l’ignorer.

A ce moment-là, comme depuis quelques temps, ces cibles désormais mortes et enterrées, m’entourèrent en une foule compacte dont j’étais le centre. Tous me montraient du doigt avec un air accusateur auquel je ne pouvais pas échapper et me rappelaient mes méfais avec force. Au début, ils attendaient que le précédent ait terminé, mais, de plus en plus, ils finirent par prendre la parole tous en même temps, comme s’ils ne supportaient plus d’attendre de devoir patienter pour me jeter leur rancune à la figure. Je la méritais, je le savais plus que quiconque, mais c’était justement ce qui me fit le plus de mal dans cette situation. Puis, d’un coup, ils disparurent avec leurs cris de rage, me laissant seul dans le noir. Quoique pas si seul que cela puisque j’entendis la voix de mon père déclarer ma peine de mort avant de me faucher la tête.

Sur cette dernière image, je me réveillais d’un coup en me relevant, poussant un cri aussi bref que rauque. Le fait d’être assis appuyant sur ma blessure, je ressentis la douleur qui me fit porter la main opposée dessus en fermant les yeux alors que l’autre tenait le dossier du canapé sur lequel j’étais installé.

*Hein ? Quoi ? Un canapé ? J’suis où là ?*

Oubliant doucement ma douleur en me rappelant que j’avais connu bien pire tout au long de ma jeunesse, je rouvris les yeux pour regarder autour de moi. Il semblait que je sois installé dans un salon qui m’était jusque là totalement inconnu. J’en compris que quelqu’un m’avait sans doute trouvé et amené chez lui. Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir appelé une ambulance ou, pire dans ma situation, la police ? Je ne m’en plaignais nullement, mais la question des raisons continuaient à me tarauder. La mettant de côté en entendant des essoufflements certainement dû à de l’effort non loin de moi, je tournai la tête. Un homme plutôt bien bâti, surtout par rapport à moi qui restait assez mince malgré l’exercice que je pouvais faire, avec un visage plutôt fin et aux cheveux noirs. Etait-ce lui qui m’avait récupéré ? Ou un colocataire que je n’avais pas encore vu ? Qui était-il ? Que savait-il de moi ? Je ne me sentais pas en sécurité tant j’avais d’incertitudes, mais je ne pouvais pas partir non plus. En restant ainsi assis, je m’étais rendu compte que j’étais torse nu et je n’avais aucune idée de ce qu’étaient devenus mes vêtements. A bien y réfléchir, ils étaient sans doute inutilisables de toute façon ! Je ne pouvais donc pas sortir comme ça, et encore moins sous les yeux de mon potentiel sauveur. J’attendis donc de voir ce qu’allait donner la suite des évènements en restant sur mes gardes.

Ma position était inconfortable, mais je refusais de me recoucher au cas où je devais fuir. De ce fait, et à cause de mon cauchemar, ma peau était couverte de transpiration, comme si elle agissait en fine couverture. J’allais devoir me laver en rentrant, sans doute. J’allais  de toute façon avoir besoin de me détendre après tout ça...

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Lun 15 Jan - 22:07
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Alors que Tougo s'était mis aux poids et haltères sur un banc d'entrainement, complètement allongé sur celui-ci, Ryuunosuke se mit de plus en plus à s'agiter alors qu'il dormait. Ça le déconcentrait légèrement, mais ce n'était pas très grave. Ce qui était agréable lorsqu'il s'entrainait, c'est qu'il ne réfléchissait pas à autre chose, à autre chose par rapport à lui. Être déconcentré et penser à ce garçon ne le dérangeait pas.

Puis il hurla et se redressa rapidement. Non mais! Il allait se rouvrir s'il continuait! Il ne lui avait pas fait des points pour rien. Il déposa lentement ses haltères. Il n'avait pas fini ses séries, mais tant pis. Il y avait plus urgent. Cet idiot allait se blesser et il allait avoir plus de boulot que prévu.


Arrête de t'agiter! Tu vas ouvrir ta suture. Suis-moi, amène les couvertures.

Il n'y avait pas place à l'hésitation ou à l'erreur dans ce milieu, c'était pour cela que Tougo avait dû apprendre à diriger rapidement. Il lui était même arrivé de diriger son patron dans les situations les plus déstabilisantes. Tougo pouvait sembler autoritaire, mais c'est ainsi qu'il était au travail ou lorsqu'on était un risque ou un poids pour lui. Ici, Ryuunosuke était un peu des trois. Il était du travail puisqu'il avait dû le coudre- et devrait peut-être plus s'en occuper. Que ce soit pour le découdre ou encore pour le recoudre à nouveau s'il s'ouvrait. C'était un risque parce qu'il mélangeait un peu sa vie publique et privée avec sa vie professionnelle. Et enfin, c'était un boulet puisqu'il mettait du désordre dans sa vie à un moment où il n'en avait pas forcément le temps.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle de bain de Tougo, il prit les couvertures et les mis à la poubelle, par dessus le reste de la veille. Ajoute-y tes autres vêtements. Tous. Tu pourras mettre ceux-là. Il pointa des vêtements qui étaient sur le comptoir. Il y avait de tout, des sous-vêtements jusqu'au manteau en passant par de nouveaux souliers. Il ne pointait pas la même pointure, donc il avait dû faire venir cette paire par son homme de main. Il n'était pas question de se faire poser des questions par sa femme de ménage ou de sortir de l'appartement en le laissant seul après tout. Lave-toi, habille-toi et rejoins moi dans la salle à manger, je te préparerais un truc. Tu as perdu beaucoup de sang hier... Il lui aurait bien demandé de laver la douche ensuite, mais c'était bien trop risqué quant au point de sutures.Qu'aimerais-tu manger? J'ai un peu de tout ici... Maintenant que les ordres étaient clairs, il était bien plus sympathique.

Il repéra soudainement l'hésitation dans les yeux du garçon. Oh, oui, évidemment. Comment n'y avait-il pas pensé? Ce garçon ne s'était absolument pas renseigné sur lui la seule fois qu'ils s'étaient croisés. Il tendit donc sa main, prêt à être tout aussi ferme que précédemment. Tougo Okazaki, enchanté. Je sais déjà qui tu es, Ryuunosuke Yuri Gumi alias le faucheur. Aucun besoin de prendre des pincettes ou de douter de moi, nous sommes dans le même camp. De plus, je t'ai sauvé soit de la mort, soit de la police hier soir n'est-ce pas? Je t'offre une douche et un repas chaud, profites-en. Mais s'il te plaît, fais attention à tes points. C'est le genre de truc que je préfère éviter de les refaire pour rien. Il se demanda un instant s'il y avait quoique ce soit à tirer de ce jeune homme. Il ne semblait pas jouer de prudence comme lui. Il se laissait tomber dans les pommes n'importe où, déjà. D'une "petite" blessure, de plus. Il aurait très bien pu demander à un médecin lié au Yakuza de l'aider, mais non. Il ne s'était pas renseigné sur qui il était lorsqu'ils s'étaient croisé. Ou il ne s'en souvenait pas. Et il n'avait apparemment pas été mis au courant que quelqu'un s'était posé des questions sur lui. Pourtant, il était à un niveau bien plus risqué, il aurait dû faire plus attention.






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Mar 16 Jan - 10:07
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Mon hôte ne tarda pas à réagir face à mon réveil, me demandant expressément d’arrêter de m’agiter pour éviter de rouvrir mes points. Son ton était alors froid, autoritaire, peu avenant, ce qui ne m’aida pas du tout à me détendre. Je n’aimais pas du tout la situation dans laquelle je m’étais mis, mais il fallait que je l’assume puisque cela résultait d’un choix de ma part. Rien de plus. Je me levai donc avec difficultés, cachant ma grimace de douleur, avant de prendre les deux couvertures qui m’avaient vraisemblablement tenu chaud pendant que j’étais inconscient.

En suivant l’homme brun, j’arrivai dans une salle de bain totalement nettoyée. Là mes bras furent libérés de leur poids qui fut… jeté à la poubelle. Malgré la surprise qui me prit, je ne dis rien et restai stoïque jusqu’à ce que vienne les prochaines instructions de mon sauveur. Je n’aimais pas le fait que je doive jeter toutes mes affaires, mais je ne fis pas part de mon ressentit. Cela ne valait pas la peine, surtout étant donné qu’il m’en offrait d’autres et me proposait ce que je m’étais prévu de faire en rentrant : me laver. Sincèrement, je n’avais jamais autant eu envie d’une douche de ma vie ! Je fis donc un signe de tête pour montrer à mon interlocuteur que j’avais compris. Mais quand vint sa proposition de manger, je ne pus m’empêcher de me sentir confus, émotion qui s’enfuit très rapidement avec son explication. Oui, si j’avais perdu tant de sang, cela était normal, surtout qu’il ne voulait certainement pas que ses soins soient faits pour rien. Je ne sus malheureusement quoi demander. Qu’il ait un peu de tout ne m’aidait pas du tout, surtout que je n’étais pas une personne difficile sur ce point-là. Je lui répondis donc en restant confus :

- Merci pour la proposition. Je prendrais des oeufs, si vous avez. Sinon… je vous laisse décider.

En fait, allais-je réellement pouvoir manger ? Et s’il droguait ou empoisonnait la nourriture ? J’allais peut-être un peu loin, surtout qu’il m’avait sauvé la vie, mais je ne pouvais m’empêcher de me méfier grandement, surtout avec mon rôle dans la mafia comme après ma rencontre avec cet Andrew Moran. Ce dernier s’était montré aussi étrange que dangereux. A ce jour, je ne savais toujours pas si sa menace allait être mise à exécution ou non. Et certainement que c’était également cette rencontre qui me tendit quand le dénommé Tougo Okazaki me montra qu’il savait qui j’étais et mon rôle au sein de la mafia. Et même le fait qu’il tenta de me rassurer parce qu’il ferait partie du milieu ne m’aida pas à me détendre. Qu’il n’appelle pas la police et m’ait sauvé de la mort étaient de “bons points” sans doute, mais pas assez pour que je ne reste pas sur mes gardes. Qui me disait qu’il ne me mentait pas pour éviter que je prenne la poudre d’escampette avant qu’il ait fait quelque chose pour me nuire ? Je n’étais pas préparé pour ce genre de situations, ou pas assez. Je ne savais pas quoi faire. Après tout, la seule chose qu’on m’ait appris c’était tuer et rester discret. Pour le reste…

Lorsque je fus enfin seul, je me déshabillai et mis mes vêtement dans la poubelle avec le pansement qui recouvrait mes points. J’allais devoir me racheter des vêtements noirs et pratiques pour mes prochains… En fait, si je pouvais être libre pendant encore un moment, cela m’aurait sans doute été plus profitable. J’entrai dans la douche et tentai de reprendre mes esprits sous l’eau brûlante. Les détails de ma dernière besogne me tourmentaient alors que je cherchais un moyen de me détendre un peu face à cet homme. Un sauveur qui cherchait un peu ma confiance. Je ne savais pas quoi en penser… Après tout, du peu de personnes que je connaissais au sein de la mafia, Mao était celui que je connaissais le mieux, mais aussi celui que je craignais le plus. Cela ne m’avait pas encouragé à essayer de connaître les autres et encore moins à continuer dans le milieu de mon propre chef et je ne savais pas comment en sortir. Certainement était-ce impossible, tout simplement…

Lorsque je fus lavé et rincé, malgré que mes idées ne soient toujours pas claires, j’éteignis la douche et me séchai en sortant pour faire face à “mes” nouveaux vêtements. En voyant le manteau, je me dis que j’aurais presque pu partir en catimini, tenter de m’enfuir, mais je doutais que ce soit une bonne idée : ma faible force physique actuelle ne me garantissait ni d’arriver en un seul morceau, ni de me cacher éternellement de mon hôte s’il venait à vouloir me rattraper. Je m’habillai donc, prenant le manteau à bras pour le mener dans la pièce où j’allais être amené à rester le plus longtemps. Un regard vers la glace me permit de constater que j’avais toujours mon bandeau sur mon oeil à jamais blessé. J’avais tellement l’habitude de le porter que je ne le sentais même plus.

Avec prudence pour ne pas créer d’impair, ce qui m’aurait mis dans une situation plus délicate encore que celle dans laquelle je me trouvais, je cherchai la pièce dans laquelle mon hôte était, certainement la cuisine. Et quand je l’eus trouvé, j’attendis son autorisation pour m’installer avec prudence. Rien n’arrivait de bon quand j’étais avec un mafieux… Cela avait toujours été comme ça, malheureusement.

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Mer 17 Jan - 3:19
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Son "invité" lui répondit qu'il se contenterait d'oeuf. Un déjeuner classique en somme. Comme quelques mois plus tôt avec Purification, il ferait du bacon et des tranches de pain en plus. Ce jeune homme se rendrait bien rapidement compte qu'après autant d'heures dans l'inconscience, il avait faim. Manger réveillerait son appétit, Tougo le savait. Enfin... Suite à ses explications, le faucheur semblait légèrement moins méfiant, mais surtout prêt à se doucher. Peut-être se disait-il qu'il valait mieux profiter de la situation pour gagner un maximum de force? Si c'était le cas, il avait pleinement raison. Sortir dehors là, tout de suite, après avoir perdu autant de sang, en étant en sueur et le ventre vide semblait une très mauvaise idée. Déjà parce qu'il pourrait être malade, ensuite parce que ce serait briser le lien potentiel qu'ils pourraient avoir entre eux. Ainsi était la vie de criminel. Aucune faiblesse, aucune trahison. Si la confiance ne devait jamais régner entièrement, il était important d'en simuler un maximum et d'arriver à se reposer sur les autres aux bons moments.

Il sortit donc de la salle de bain, se rendant dans la cuisine. Un message texte plus tard à son homme de main et il commença à préparer tout ça. Quant à ce qu'ils boiraient... Tougo se contenta de mettre deux tasses sur la table, avec du café instantané et un thé vert- à la menthe- à disposition. Un pichet d'eau froide prit place à côté d'une théière qui contenait l'eau bouillante. Peu de temps après, il mit tout ce qu'il avait préparé au centre de la table de la salle à manger. Il avait disposé les assiettes de manière à ce qu'ils soient face à face. Ce serait mieux pour converser. Tougo était sensé enquêter sur ce qui se passait à l'interne de la mafia après tout. Et ce n'était pas sensé se savoir. Alors ici était son premier vrai contact avec un membre des Yakuzas qui ne serait pas suspect... Enfin, pas entièrement.

Ryuunosuke fini par le rejoindre en cuisine. Instale-toi à la table dans la salle à manger. J'arrive avec les toasts dès qu'elles sont prêtes. N'hésite pas à te servir. Comme toujours, Tougo n'aimait pas trop être plusieurs dans la cuisine. Oh, il n'avait rien contre manger quelque chose de préparer par quelqu'un d'autre. Mais préparer à deux... Il avait beaucoup de difficulté. De même pour ce qui était de se faire observer en cuisinant. Il ne savait pas d'où venait cette attitude, mais c'était ainsi. Il aimait être en contrôle, même lorsqu'il s'agissait de mets aussi simple que des oeufs, du bacon et des toasts. Peu de temps après qu'il y ait été, Tougo le rejoint avec les toasts et quelques éléments tartinables- différentes confitures ainsi que du beurre. S'assoyant face à lui, il remarqua que le dernier de la famille Gumi ne s'était pas servi. Il soupira, fit tourner le plat de service dans lequel se trouvaient les oeufs et le bacon et l'arrêta d'une manière aléatoire. Alors qu'il se servait, il commença à parler...

Ne pense pas que je te prends de haut, mais... J'ai l'impression que tu as beaucoup de choses à apprendre. Déjà, si tu doutes de quelqu'un, arrange-toi pour qu'il ne s'en rende pas compte. S'il s'en rend compte, ça ne le poussera qu'à être suspicieux. Que ce soit justifié ou non. De plus, c'est le genre de chose qui a tendance à effriter la confiance que l'autre pourrait t'apporter... Ensuite, j'ai quelques suppositions que ce qui s'est passé hier et... L'arme qui t'a blessé. Déjà, il ne fallait pas l'enlever pour perdre un minimum de sang. Puis, il aurait au moins fallu l'amener avec toi pour éviter que l'on puisse te retracer avec ton sang... Il aurait aussi fallu consulter un médecin, je suis certain que les Yakuzas ont les contacts qu'il te faudrait.

En fait, il en était sûr. Son cellulaire vibra. Un coup d'oeil et il appuya sur l'écran. Quelques secondes plus tard, un homme aussi bien plus baraqué que Tougo, bien que plus petit, entra dans la salle à manger. Il était couvert de neige et semblait très fatigué. Il avait probablement passé la nuit réveillé, à travailler dehors à couvrir les traces de Tougo et de Ryuunosuke. Plus tôt dans la journée Tougo avait été mis au courant qu'il avait tout nettoyé jusqu'à l'endroit où avait été tuée la victime du faucheur. L'homme regarda Ryuunosuke, puis Tougo d'un regard interrogateur. Alors qu'il ramassait une pomme dans le panier de fruits, Tougo lui dit: Code S2. Silence total, sauf entre eux deux. Tougo fouilla dans sa poche et en sorti un papier plié en quatre. Dans la salle de bain tu trouveras un tas de vêtements et de couvertures ensanglantés. Rends-toi à cette adresse et fais-les brûler. Tu peux utiliser l'argent du compte P-E pour le payer. Je te donne ensuite congé pour deux jours sur le projet E-B, sauf en cas d'urgence, de toute façon ça n'avance à rien pour le moment. Écris-moi dès que c'est bon que je puisse changer de carte SIM. Évidemment, tu n'oublieras pas de brûler ce papier avec le reste. Compte personnel. Projet enquête au bar. Il ne se méfiait pas forcément de Ryuunosuke, mais c'était le genre d'information qui ne devait pas être rendu public. Ce serait trop risqué, il serait trop retraçable. Il valait mieux ne pas laisser fuir ces informations d'aucune façon. L'homme se regarda le panier de fruits puis à nouveau Tougo avec le même regard que précédemment. Tougo se contenta de hocher la tête et l'homme mit quelques fruits dans son manteau. Il n'allait jamais empêcher un homme de manger ou de se reposer lorsque c'était mérité ou nécessaire. Ce serait complètement idiot.

Alors que l'homme de main sortait de la cuisine Tougo se retourna vers Ryuunosuke. Désolé pour tout ça. Le travail avait tout, tu dois comprendre. Tougo s'appliquait maintenant à tartiner deux des toasts de confiture. Je vais être complètement honnête avec toi. Si je ne t'ai pas sauvé par intérêt, mais simplement par solidarité du milieu, j'ai malgré tout quelques intérêts qui te concerne- ou pas, pour être franc, je ne suis sûr de rien. Je vais donc exposer quelques éléments très personnels et je te demanderais de faire de même, dans les limites de ton vouloir. Il te sera possible d'ajouter des détails dès que tu le souhaiteras par la suite et je ne t'en voudrais pas de les avoir cachés à l'instant. J'ai peut-être l'air Japonais, mais en réalité j'ai été élevé en Amérique. Je ne suis dans ce pays depuis moins de trois mois. J'ai commencé cette carrière il y a environ cinq ans. Il... Je vivais une vie normale, vois-tu. Ensuite un Yakuza là-bas à tuer ma petite amie de l'époque. J'ai buté cet enfoiré et pour sauver ma vie, j'ai dû me mettre à travailler pour eux. Si au début c'était affreux... J'ai appris à faire avec. J'ai monté les échelons et me voici ici suite à une sorte de promotion dont je ne peux divulguer les détails. J'aimerais donc savoir, Ryuunosuke Yuri Gumi, qu'est-ce qui t'as amené ici, dans cette situation malgré ton jeune âge? Je sais que tu es collégiens, alors pourquoi? Et surtout, qu'y cherches-tu. Et il mordit dans son pain chaud, savourant le fait d'être toujours vivant après tout ce qu'il avait pu vivre dans sa vie...




Qui deviendras-tu?
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Jeu 18 Jan - 5:30
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quand la chance tourne


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Lorsque j’eus trouvé mon hôte, ce dernier me demanda assez rapidement de m’installer dans la salle à manger. Du coin de l’oeil, je repérai une table préparée pour le petit déjeuner. Pensant, à juste raison, qu’il s’agissait de cela, je m’y dirigeai et posai le manteau sur le dossier de la chaise avant de m’asseoir en retenant une grimace. Cette blessure était vraiment mal placée, mais j’allais devoir m’y accoutumer. Je n’avais pas le choix et c’était ma faute si j’étais dans cet état, ce qui me donnait double raison de ne pas me plaindre. Je pris donc une tasse et l’eau chaude dans la théière, je me servit en eau avant prendre un sachet de thé. La menthe n’’était pas ce que je préférais, mais c’était toujours mieux que le café. Ainsi, en attendant l’homme qui cuisinait, je me préparai ma boisson pensivement.

Lorsqu’il arriva, Tougo-san soupira et fit tourner le plateau au centre de la table, comme pour me montrer qu’il avait préparé les oeufs demandés. Etait-il si désespéré de me voir ainsi ? Je ne comprenais pas trop à quoi il pensait et je ne voulais pas trop le vexer, de peur que cela lui donne l’idée de me nuire. J’attendis donc qu’il ait terminé de se servir avant de prendre mes oeufs et quelques toasts pour les manger ensemble. Tout en faisant cela et en mangeant lentement, j’écoutai ce que l’homme face à moi avait à me dire. Ce ne fut pas agréable, surtout qu’il s’agissait de conseils, comme pour que je me sente mieux en ce milieu que je haïssais plus que tout au monde. Enfin, pour la première partie. Pour ce qui était de la seconde… Je voyais bien qu’il ne connaissait de moi que mon rôle et mon nom. Sans doute n’avait-on rien dit sur les raisons de ma venue dans la mafia. De toute façon, ce n’était sans doute pas très intéressants pour ceux qui avaient déjà d’autres problèmes à gérer. Et… pourquoi mes supérieurs chercheraient à dire aux autres que je ne voulais pas être le Faucheur ? Cela reviendrait sans doute à annoncer que les Yakuzas allaient perdre leur seule carte maîtresse dans les éliminations majeures. Je détestais ça ! C’est pour cela que j’écoutai tout en mangeant et sans chercher à répondre réellement.

Quelques instants après que mon hôte ait terminé ses conseils, comme pour me sauver de devoir répondre, un homme entra dans la pièce. Il avait l’air super fatigué mais vachement costaud. Puis, comme ils parlèrent plus ou moins en “langage codé”, je me désintéressai rapidement de la situation et me remis à satisfaire mon estomac en mangeant calmement. Puis, quand ils eurent terminés, le nouvel arrivant prit quelques fruit et s’en alla. Sans doute allait-il profiter de ses deux jours de congé avec joie. Là, Tougo-san s’excusa en me faisant part que normalement on disait “le travail avant tout”. Cela n’eut pas vraiment pour effet de m’aider à le comprendre, mais plus pour détester plus encore mon monde. Mais ce n’était pas grave, au fond. Ce n’était pas comme si je pouvais dire quoi que ce soit de toute façon. J’écoutai donc mon interlocuteur en essayant de réprimer la boule de stresse qui se faisait de plus en plus présente dans mon estomac, m’empêchant de manger. Là, il était la seconde personne à prétendre certainement vouloir mes services, et ce ne devait pas être en tant que lycéen qu’on me les demandait ! Mais c’est pour cela qu’il m’apprit qu’il était américain de base, qu’il vivait au Japon depuis moins de trois mois, et qu’il était venu dans la mafia quelques années plus tôt pour sauver sa vie. Pour lui, ce devait être simple… Puis vinrent des questions sur ma situation chez les Yakuzas. Je m’arrêtai donc totalement de manger et posai mes couverts pour lui répondre en tentant de cacher mes sentiments négatifs et paraître calme, un exercice extrêmement compliqué sans “lui”.

- Je ne suis pas là par choix : mon père étant le dernier Faucheur avant moi et qu’il m’a apprit à manier la faux avant de mourir, la mafia n’a pas voulu se passer d’un pion utile.

Mieux valait éviter de lui révéler que j’avais moi-même tuer mon père sur le coup de la rage. Et encore, c’était très flou… En tous les cas, je ne voulais pas qu’il voit en moi ce que je n’étais pas, en soit un tueur au sang froid. Je ne l’étais pas !

- Vous comprendrez donc que même si ça fait quelques années que j’y suis, que je sois lycéen ou autre, je n’ai pas forcément une attache envers le milieu et que ma situation n’est pas celle que tout le monde semble croire. Je ne cherche rien, je ne veux rien des Yakuzas si ce n’est ma liberté complète, qu’on me laisse enfin choisir ma vie.

C’était pour ça que j’avais demandé à aller à l’école. Pour me détacher d’eux, trouver une solution pour m’en aller. Mais comme je ne connaissais personne qui soit comme moi, les choses étaient rapidement devenues compliquées.

Après quelques secondes, je me rendis compte que mes paroles pouvaient être retournées contre moi en étant dites à mauvais escient. Paniqué, je me levai et me mis à tourner en rond pour tenter de trouver une solution. Je ne savais pas quelles étaient ses intentions, et encore moins s’il était du genre à cafter. Comment faire pour m’en sortir désormais ? Je n’étais pas capable de le défier et encore moins de le menacer. De toute façon, qu’est-ce que cela aurait changé ? Vu ma crédibilité, il était fort peu probable qu’il m’écoute...

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Hier à 10:20
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Il n'était pas là par choix? Son père était le dernier faucheur? ...C'était une tradition familiale à la con? Sérieusement? Et il a appris à manier la faux. La faux? L'outil agricole? Non mais... Il déconnait. Se passant la main dans les cheveux pour "aéré" son crâne, il continua de l'écouter. Il souhaite sa liberté et... On ne lui donnait pas? Sérieusement? Non mais vraiment? Cette histoire allait mal se terminer. Il voyait déjà le gamin mort. Ou arrêter. On lui ferait comprendre que de dénoncer tout ce dont il savait serait une porte de sortie et il livrerait tout. Pourquoi était-il donc encore là? Pourquoi le gardait-il? Parce que c'était un "pion"? N'importe quel idiot pouvait devenir un tueur à gages. Un bon ne se faisait pas prendre et ce garçon n'était clairement pas de la deuxième catégorie.

Il s'était maintenant levé et faisait les cent pas. Non mais, il c'était quoi cette histoire? Il n’était même pas devant un débutant à ce niveau-là. Il était devant quelqu'un qui le ferait tuer ou arrêter si ça continuait sur cette voie. Il passa un l'instant le tuer. Après la nuit qu'il avait vécu, ce serait qu'une tâche de plus de faire disparaître son corps. Mais son garde du corps l'avait vu et même s'il lui faisait confiance pour ne pas parler du fait qu'il les avait vus ensemble, il n'était plus certain dans un cas où cet idiot disparaissait la même journée. Non, ce qu'il fallait, c'était faire rallier son camp à ce gamin. Peut-être le former? Ce serait beaucoup de boulot, il ne partait de rien... Il pensa un instant taper la table, lui ordonner de s'asseoir et de l'écouter. Non, tout ça, ça n'allait pas. Son côté professionnel n'arrivait à rien... Parce que le garçon devant lui n'avait rien de la profession. C'était aussi simple que cela.

Veux-tu bien t'asseoir s'il te plaît? Arrête de t'en faire. Je crois que nous avons tous les deux mécompris qui l'autre était. Oui, vas-y. Assieds-toi. Mange si tu veux... Écoute, moi non plus j'ai pas réellement envie d'être là. Si j'y suis, c'est un mélange de circonstance et d'ambition. Ça et le fait que j'avais des émotions à faire passer, maintenant que c'est fait... Je réfléchis à la retraite. Pour être franc, je suis sur ce que j'aimerais être un dernier coup. Tout ce que t'as dit... J'ai beaucoup de difficulté à saisir certains éléments. J'aimerais des précisions. Cela pourrait grandement m'aider. Déjà... Cette histoire de faucheur. C'est une histoire que tu subis, si je comprends bien? Et... Tu tues des gens avec une faux, sérieusement? Sinon... As-tu fait remarquer que tu ne souhaitais plus travailler pour les Yakuzas? Si tu veux mon avis, te garder est une erreur.

Parce que toute cette histoire, c'était dangereux. Ce gamin allait tomber et en faire tomber d'autres avec lui, c'était certain. Tuer avec une faux. Sérieusement? Tougo était prêt à papier qu'il ne se souciât même pas de ses moyens de communications ou encore peut-être même de ses empreintes. Dès qu'on remonterait la trace du meurtrier à la faux, on tomberait sur ce gamin. Quelque menace de le priver encore plus de sa liberté et les noms tomberaient. Tous. Peut-être même le sien, s'il se faisait prendre d'ici peu...

J'aimerais aussi te préciser que je m'attends- et je m'engage- à tout ce qui soit dit ici reste entre nous. Je te prierais de me croire et de t'y engager toi aussi. Quant à mon homme de main de tout à l'heure, je peux te garantir qu'il ne dira rien nous concernant. Cette histoire est très importante pour moi, elle m'aiderait à cerner certains aspects dont je ne suis pas apte à comprendre comme je suis étranger.

Il était plutôt sympa et calme Tougo maintenant. Il n'était pas face à un Yakuza, alors il n'en serait pas un. Ça, c'était l'idée. Bien sûr derrière il restait calculateur et sur ses gardes. Ce garçon pouvait être une très bonne source d'information. C'était la priorité. Par contre, il n'avait pas trop envie de le voir se balader dans la nature avec des informations telles que son nom, son adresse ou encore le fait qu'il appartienne à la mafia locale. Bien sûr Tougo n'avait commis encore aucun crime ici. Mais ça viendrait, c'était évident.

Il se servit de l'eau bouillante pour faire infuser du thé. Et alors que ce processus était en cours, il découpait ses oeufs. Cette histoire n'avait ni queue ni tête, il n'avait aucune idée de comment gérer réellement la situation. Un enfant meurtrier se servait d'un outil agricole pour commettre des meurtres pour la mafia. Celui-ci n'était pas un tueur de sangs froid, mais bien quelqu'un de normal, avec des regrets, des désirs, un trauma. Ça prendrait des années amadouer un garçon comme ça. Comment pouvait-il se permettre un tel laxisme? Ne comprenait-il pas que cette situation était terriblement dangereuse? Entre le fait qu'il pète les plombs et tue les membres ou encore l'idée qu'il se fasse prendre et les dénonce tous. La solution la plus simple serait de le tuer, de le jeter dans un broyeur industriel et de le donner à manger à des cochons. L'autre solution... Lui payer un billet d'avion vers la Russie ainsi qu'un psychologue pendant de nombreuses années. Bien sûr tout le monde qu'il connaissait devrait aussi quitter le Japon. Cela ne faisait même pas trois mois qu'il était là que ça devenait risquer de reste ici. La cellule Yakuza qu'il avait connue était définitivement gérée d'une façon plus sécuritaire pour ses membres. Et si... Et s'il avait fait une connerie en lui sauvant la vie? Peut-être était-ce là la raison qu'il l'avait trouvé poignardé? D'un autre côté, un mafieux aurait pris la peine de voir le garçon mourir... Quoique, peut-être pas ici...




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