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Lun 1 Juin - 10:57
S • Médecin scolaire
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S • Médecin scolaire

Dorian Fatalys
alias Dayen El Mussaïm

Il n'y a pas de chance dans la réussite, il n'y a que du talent.




■ Fiche d'identité

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Âge & date de naissance : 31 ans, né le 11 mars 1984
Nationalité : Egyptien
Orientation sexuelle : Hétéro
État civil : En couple

Profession : Médecin scolaire (ex-infirmier)
Groupe : Membre du personnel
Club(s) : /


■ Physique


Il mesure 1m85, et pèse pas loin des 80kgs. Dorian n'est pas ce qu'on appelle un poids plume mais il se retrouve dans une moyenne mondiale. Il ne représente pas une masse musculaire au premier coup d’œil, il est juste grand et costaud. Il est brun naturellement, cheveux courts et sa peau est plutôt bronzée au vu de ses origines bien que pâle comparée à certaines personnes de là-bas. Pourtant, il risque d'avoir des difficultés à se fondre dans la masse avec de pareilles caractéristiques. Ses yeux sont de couleur marron foncé et il a un visage à l'allure généralement froide. Il semble avoir du mal à arborer une autre facette que celle qu'il propose quasiment tout le temps : le Dorian ronchon. Sourcils souvent froncés, lèvres pincées, il semble tout le temps en colère ou anxieux, mais ce n'est pas tout le temps vrai. Ça lui arrive quand même de sourire et en toute honnêteté, ce n'est plus le même homme que vous avez en face de vous quand ça se produit, vous pourrez alors admirer une jolie petite fossette sur sa joue gauche, mais détrompez-vous, il ne vous sera pas sympathique pour autant.

Démarche nonchalante, posée, il a une allure respectable et un physique loin d'être repoussant (c'est le caractère qui pose souvent problème)...
Si vous avez l'occasion de le voir torse nu, vous vous rendrez compte vous-même que son visage froid tient peut-être des nombreuses cicatrices qu'il a dans le dos. Son père, légèrement trop strict n'a pas rechigné à abuser des coups de martinets quand Dorian était enfant.
Il a de grandes et fines mains et de longs doigts, mais ses poignets sont larges. Il est légèrement cambré, tant mieux, ça fait un peu ressortir ses fesses plates.

Il ne rougit jamais, et a rarement le comportement d'un type mal à l'aise, il semble toujours bien dans sa peau et bon vivant malgré sa froideur. Depuis le séisme à Hoshi, il boîte légèrement mais n'a plus besoin d'une canne pour marcher. Il aime avoir une brindille ou un crayon dans la bouche, il ne saurait vous dire si c'est pour mieux faire semblant d'être occupé ou pour simuler son incapacité à vous adresser la parole sous peine de le faire tomber... A vous de le déchiffrer.

Tenues vestimentaires :

Lors de son arrivée au Japon, Dorian a été tenté de s'inspirer des coutumes vestimentaires locales, il a essayé les kimonos et même s'il les a apprécié à leur juste valeur, il n'a pas pu résister au confort de retrouver ces jeans. Idéalement accompagné d'un t-shirt uni avec un motif simple sur le devant, il n'essaye pas de prouver quelque chose. Il porte généralement des chaussures confortables comme des caterpillar ou des baskets avec un revêtement en tissu de couleur neutre.
Il lui arrive également de porter des affaires plus classes, d'une nature proche du costard. Il ne le porte jamais en entier et essaye de l'adapter au contexte. Par exemple, il va porter le pantalon taillé noir, avec des chaussures cirées mais pas la veste, juste une chemise blanche un peu trop déboutonnée volontairement en haut, pas de cravate. Il n'est pas non plus obligé d'en faire trop.

Ce qu'il porte rarement par contre, ce sont des jogging, il n'aime pas trop la texture, et même si c'est agréable de ne pas se sentir plus ou moins serré dans un pantalon, il préférera alors mettre un bermuda.
Il porte une chaîne à son cou, argentée aux mailles fines, il ne la quitte jamais. Il se sépare également rarement de sa montre.



■ Caractère


Auparavant très froid, hautain et détesté par ses collègues et ses fréquentations, Dorian est aujourd'hui un peu plus accessible. Il est ressorti changé de cette catastrophe naturelle et peut donner une chance à ses interlocuteurs de justifier de leur présence à ses côtés. Il comprend que chacun peut avoir des soucis plus ou moins grave et qu'il ne peut pas se permettre de juger tout un chacun comme s'il avait toujours le dessus ou le plus mauvais karma. Il a toujours des remarques acerbes bien placées en réserve et une assurance à toute épreuve par moments mais elle n'est plus aussi solide qu'elle a été. Il n'est qu'un homme après tout.

Il y'a quelques années, il était violemment macho, à cause de l'abandon de sa mère, mais conscient que toutes les femmes ne sont pas comme elle, il apprend à les apprécier à leur juste valeur. Il n'est pas non plus rendu au point de les considérer comme intellectuellement identiques mais c'est déjà un bon début.
Même s’il a copié le modèle de son père à tout point de vue, (surtout par manque d’autre éducation), Dorian est quelqu’un de blessé au fond de lui-même. Il a quelque chose qui ne s’est pas créé quand il était enfant puisque sa mère n'a jamais été là ; la tendresse. Il a cruellement manqué d'amour maternel et ne sait pas franchement exprimer tous ces sentiments plutôt fleur bleue, telle que l'empathie, le regret, l'amour, la sympathie et la sollicitude. Il a autant de cicatrices intérieures qu'extérieures.

Maladroit dans sa façon de parler à des êtres qu'il apprécie, il aura plutôt tendance à se taire ou à être distant pour ne pas dire quelque chose qu'il pourrait regretter par la suite.
Il n'est pas du genre tactile quand il est avec sa petite amie, il n'est pas pudique mais préfère réserver ces moments-là en privé.
Il est quasiment certain de ne pas avoir d'humour. Il rit rarement et n'est pas bon public.
Appliqué dans son travail, il est consciencieux et méthodique, il se considère comme quelqu'un de très professionnel et sait que son avis compte. Il a fait des études compliquées et a obtenu des résultats qui l'ont rendu prétentieux mais il se rend compte aujourd'hui qu'il n'a pas été au bout de ses rêves et qu'il devrait peut-être arrêter de se prendre pour le grand Patron.

• Signes particuliers, manies, obsessions, phobies (etc.) :

Il est un obsessionnel des dossiers et du rangement. Il classe tout méthodiquement et ne supporterait pas qu'on vienne toucher à ses affaires. Il n'apprécie pas non plus les gens qui ne savent pas faire leur travail. Il aime être entouré des meilleurs mais seulement s'ils ne viennent pas empiéter sur son terrain.
Il considère la bêtise comme la pire des maladies humaines, il ne supporte pas d'être entourés d'êtres malveillants ou débiles ; il a du mal à se contrôler en leur présence et perdrait facilement ses moyens.
Dorian a très peur de la mort en général. Il ne souhaite à personne de vivre cette expérience. Il ne veut plus perdre personne.



■ Histoire


Je ne saurais pas dire à partir de quel âge je commence à me souvenir de ce qui s'est passé dans ma vie. 3 ans ? 5 ans ? Difficile d'être plus précis. J'ai des flash, je crois voir une femme sourire, je ne sais pas si c'est ma mère, je ne l'ai pas ou très peu connue. Je vois également mon père, bizarrement j'y associe le rire d'un enfant dans la rue mais aussi mes pleurs. Je sais pas trop ce que ça veut dire, il faudrait peut-être demander à un professionnel pour décortiquer mes souvenirs et les traumatismes qui vont avec.

En tout cas, il n'y a pas grand chose qui me reviennent au jour d'aujourd'hui de ma vie d'enfant qui me semble important de narrer. J'ai eu une enfance normale, enfin je pense. Je n'en ai jamais parlé avec quelqu'un d'autre. Je n'ai pas eu la chance d'avoir un frère ou une sœur, ça aurait peut-être tout changé. Peut-être mon père aurait-il été moins dur avec moi ? Ma mère ne serait peut-être pas partie, ou alors aurait-elle fui encore plus vite, plus loin ?
Je ne vois pas l'intérêt de grandir dans un cercle familial restreint et construit. Quand j'ai été en âge de comprendre le sens des mots 'avenir' et 'responsabilités', mon père s'est senti obligé de m'annoncer que mon destin ne m'appartenait plus. J'allais apprendre dur, mais faire des études courtes, juste nécessaire à obtenir les diplômes et les connaissances assez basiques pour ne pas paraître demeuré, et ne pas faire passer la famille El Mussaïm pour des idiots, mais quoiqu'il en soit, je reprendrais le travail de mon père. Joie et bonheur.

Mon père travaillait dans une bibliothèque, je crois que c'est assez proche du métier de conservateur de musée, mais juste avec des bouquins. C'était sa bibliothèque, sa 'deuxième maison' comme il l'appelait. Je n'ai pas honte d'avouer que j'aimais bien y aller, j'appréciais le calme que je pouvais ressentir la-bas, l'odeur des bouquins, le silence religieux qui s'imposait. Mais je n'étais qu'un enfant, je rêvais d'aventures, d'aller jouer dehors avec mes camarades ou encore d'aller faire des bêtises dans la rue. Mais c'était pas pour moi ces choses-là, et mon père savait très bien me le faire comprendre quand je désobéissais et qu'il était déçu de moi. Le martinet n'a jamais autant servi que pendant sa colocation avec moi, je crois que même lui a rendu l'âme. Tant mieux, mon dos n'en aurait peut-être pas supporté davantage.

Là où j'ai du mal à me comprendre moi-même, c'est pourquoi j'ai eu autant d'admiration que de haine à l'égard de mon père à cette époque. Je l'ai haï pour le mal qu'il m'a fait, haï de ne pas avoir retenu ma mère pour que je puisse la connaître - je savais juste d'elle qu'elle était archéologue -, haï de m'avoir forcé à suivre une route que je ne voulais pas emprunter, mais je l'ai aussi aimé, admiré, soutenu. Sûrement parce qu'il était ma seule famille. Il m'a porté à bout de bras pendant des années, il a bossé dur pour être là où il en était à ce moment là, c'est peut-être ça qui a suscité mon admiration et c'est là que j'ai compris que je devais cesser de l'écouter. Oui il allait être fâché, déçu mais il allait aussi être très fier de moi quand je lui dirais ce que je veux devenir et que je réussirais.
[...]
Les coups de martinet ne furent pas nombreux ce soir là, parce que je lui ai fait face, j'avais 15 ans, c'était plus le moment de me taper dessus, j'avais la force de lui répondre, et même de le surpasser, de prendre le dessus sur lui et de lui imposer ma façon de penser. Je n'en ai jamais voulu à mon père d'avoir pensé bien faire, et quand il a compris que j'étais sérieux, les choses ont été différentes. Il m'a foutu la paix, et comme il me fallait quand même un coupable pour toutes les souffrances que j'ai enduré, j'ai reporté la faute sur l'absente, la lâche... ma mère.
Ma vie fut alors bien différente. Alors que j'avais la possibilité d'enfin pouvoir m'intégrer et "m'amuser", je n'en ai pas profité. Les autres m'ignoraient, et ils ne m'appréciaient pas parce que je ne prenais pas le temps de parler avec eux. J'étais lancé dans mon projet de réussite et je voulais prouver à mon père que j'en étais capable. Qu'est-ce qui allait rester dans le temps ? Ces gamins avec qui j'aurais gâché des heures à refaire le monde, ou les connaissances que j’engrangeais au fil des heures ? ... Le choix a été vite fait.

J'ai obtenu mon diplôme facilement et je suis entré à l'Université, c'était pas non plus si méritant que ça puisque l'université la-bas n'était pas des plus prestigieuses mais peu importe, le travail que je fournirais lui le sera. Et il le fut. J'avais feuilleté la plupart des livres que possédait mon père, et c'était parfois des ouvrages vraiment précis ; le jour où j'ai ouvert un bouquin sur des techniques médicales et chirurgicales d'aujourd'hui, le progrès en terme de soins palliatifs ou encore la recrudescence de maladies encore inconnues et incurables, j'ai senti mon cœur s'emporter et mon esprit s'ouvrir à un nouveau monde de connaissances. J'avais envie de consacrer ma vie à ce thème.

Je continuais d'aller voir mon père chaque jour après les cours pour lui filer un coup de main. La vieillesse qui lui tombait dessus ne lui rendait pas les choses faciles et je voyais bien que par moments, il se remettait en question, comme s'il se demandait si ça avait valu le coup tout ça puisque je ne reprendrais pas sa bibliothèque. Plusieurs fois j'ai tenté de le rassurer en lui promettant qu'elle ne partirait pas en morceaux une fois qu'il ne serait plus là mais en toute franchise, je n'en avais aucune idée.
Mes études à la fac de médecine se passèrent vraiment bien, et bien que j'aurais sincèrement apprécié de faire ce genre d'études à l'étranger (aux Etats-Unis), je ne regrettais pas mes efforts. Un internat dans l'hôpital flambant neuf de la ville me conforta dans mon envie de prendre ce chemin. Pour être précis, je voulais devenir Chirurgien Orthopédique, "Maître des Os".

C'est dans cet hôpital que j'ai rencontré Kallys, ma future ex-femme. Belle comme un coeur, intelligente et mordante à la fois, elle était elle aussi en internat mais pour devenir Chirurgien Général. Elle avait cette soif débordante de savoir et voulait également tout contrôler. Elle n'avait pas froid aux yeux et n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait. J'ai évidemment craqué pour elle comme la plupart de mes 'concurrents', j'étais jeune, naïf et plutôt novice en la matière. Mon approche fut différente de celle des autres, je la snobais. Mi-volontairement, mi-involontairement, elle m'intéressait certes mais pas autant que la chirurgie et je n'hésitais pas à l'ignorer au profit de mon savoir et c'est cette froideur, cette aisance intellectuelle qui l'attira chez moi.
Notre idylle fut rapide, elle ne dura que 2 ans, mais on eut le temps de se marier. Bêtise de jeunesse sûrement mais c'était pas important. Nos chemins se séparèrent parce que mon père... mourut. La douleur que j'ai ressenti à ce moment là, elle était inexplicable. Je ne savais pas comment la décrire, comment y faire face, comment la surpasser. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus, je ne faisais plus rien. Je me sentais abandonné par mon seul modèle dans la vie, ma seule source d'inspiration. Ses heurts passés m'avaient poussé plus loin que j'aurais pu aller tout seul, c'était grâce à lui que j'étais l'homme que je suis aujourd'hui. Et ça, Kallys ne sut pas le comprendre, elle me jugea, me força à ouvrir les yeux et à me reprendre, mais ça fit l'effet inverse, je la rendit responsable de cette situation et ce fut la fin de notre histoire.

Ce fut également la fin de mon internat. Je n'ai pas été au bout de ce que j'aurais pu faire parce que je n'ai pas réussi à gérer cette étape de ma vie, je ne m'y étais pas assez préparé. La douleur était trop présente, trop récente.
Quand l'enterrement fut passé, vint le moment des papiers, le testament. Ce jour là est gravé dans mon esprit. J'ai découvert un autre homme qui a encore plus accentué les sentiments que j'avais à son égard, admiration et colère. Il me donnait la totale responsabilité de la bibliothèque, jusque là rien d'inattendu mais quand j'ai entendu le montant de l'héritage qu'il me laissa, j'ai cru faire un malaise. La somme était considérable, je ne me serais jamais douté qu'il possédait autant d'argent. Il aurait largement pu m'accorder mes études à l'étranger, j'aurais pu changer de vie. Ce jour là, j'ai tapé du poing sur la table parce que je lui en voulais terriblement de m'avoir manipulé jusqu'au bout. Mais j'ai vite déchanté quand le notaire m'a tendu une lettre écrite de la main de mon père.


Citation :

Fils,

Je suis presque sûr que je t'abandonne trop tôt. Malgré cette aisance que tu mets en avant et cette force que tu as le regard, je sais que tu avais encore besoin de ton vieux père, mais il était temps pour moi de partir. J'ai vécu une vie qui me convient, ne t'en fais pas pour moi. Vis la tienne. Je ne te forcerais pas à reprendre la bibliothèque si ta passion à toi c'est la médecine, je ne serais pas jusqu'au bout ce père strict et exigent. Aujourd'hui, tu as le droit de vivre la vie que tu as choisis.
Tu dois être surpris de savoir que je possédais autant d'argent... Ma bibliothèque a toujours été florissante, donc je n'y ai jamais touché, mais toi tu peux en profiter aujourd'hui. Je ne t'en ai pas parlé plus tôt parce que je ne voulais pas te voir partir loin de moi. Tu as toujours été ma seule faiblesse, Dayen, mais aussi ma seule fierté. Je n'ai jamais été déçu de toi.

Prends soin de toi, fils. Je veillerais sur toi de là-haut.

Ton père, qui t'aime.


A ce moment là, j'ai pleuré, j'ai pas honte de le dire. Les larmes furent bénéfiques, je me suis senti mieux après mais aussi tellement seul, tellement vide. J'avais l'impression de me retrouver à la tête d'un empire alors que je ne savais même pas comment gérer ma propre vie.
Il m'a fallu quelques semaines pour m'organiser, surpasser cette défaite dans mon coeur et enfin prendre les choses en main. Je n'ai pas revu Kallys. J'ai fais les démarches pour le divorce dans la foulée après l'enterrement de mon père, on avait pas grand chose en commun, on n'avait même pas décidé d'emménager ensemble. Pour être honnête, on s'était mariés uniquement pour satisfaire une exigence de son père, mais j'aurais dû la quitter à ce moment-là. Peu importe, elle faisait désormais partie de ma vie passée.
Les semaines qui suivirent furent décisives pour mes choix futurs. J'avais en main la bibliothèque de mon père mais je ne pouvais me résoudre à la vendre alors elle fut fermée pour un temps, je prendrais une décision plus tard. Quant au reste... tout était délicat, chaque rue, chaque endroit, chaque parole me remémorait mon père partit et je ne pouvais plus vivre ici, reprendre mon internat, trop de choses avaient changés. J'avais besoin de partir.

Je me doutais bien que ma mère allait se repointer - si encore vivante, elle était - en apprenant la mort de son mari, parce que oui, ils étaient encore mariés, alors je me devais de partir, je ne souhaitais pas la rencontrer et encore moins devoir subir son joug maternel. Elle n'aura jamais d'influence sur moi, jamais son mot à dire sur ma vie ou sur mes choix. Je fis changer toutes les serrures de la maison de mon père et après avoir rassemblé toutes mes affaires, je décida de partir d'ici, de changer de vie, changer de pays.
En toute objectivité, j'ai choisi le Japon, parce que c'était à l'opposé de l'endroit où j'aurais aimé aller, les Etats-Unis. Je ne souhaitais pas rattraper ma vie passé, mais juste oublier. J'avais besoin d'une période de retour sur moi-même, de remise en question et de nouveau départ, là où personne ne me connaissait. J'avais quelques connaissance de la langue, par simple passion d'apprendre quand j'étais enfant mais je m'améliorerais directement sur le terrain. J'avais entendu parlé d'une Académie au Japon, ouverte à l'international qui avait besoin d'un infirmier. C'était sûrement un poste qui ne me méritait pas au vu de mes capacités, mais je ne souhaitais pas me mettre en avant.

Avant de partir, je me suis rendu à la municipalité égyptienne pour changer de prénom et de nom de famille et ainsi tirer un trait sur ce qu'il restait de ma "famille" et surtout de pas pouvoir laisser une possibilité à ma mère de tenter une dernière approche. Désormais, je m'appelle Dorian Fatalys.

Mes premières semaines au Japon furent plus ou moins mouvementées, l'intégration dans l'Académie japonaise ne me posa pas spécialement de problèmes, j'arborais fièrement un masque de prétention et de supériorité pour éviter toute question personnelle et toute attache inutile. Je ne resterais pas 10 ans ici alors autant ne pas lier de contacts trop personnels. Pourtant malgré ça, je me suis fait piéger par ce pays. Entre des patients complètement loufoques ou casse-cou, il y'avait aussi de petites perles, des âmes perdues, des âmes torturées. Je me surprenais moi-même à me sentir un peu super héros en tentant de les sauver de leur malheur. Je ne peux pas sauver tout le monde comme mon Dieu pourrait le faire s'il s'en donnait les moyens, mais au moins j'essaye.
C'est ainsi que je me suis frotté à la simplicité et la jeunesse de Yoite Unden et la douleur ressentie en voyant un gamin sur le toit de l'Académie, tabassé violemment par une certaine Taylor Donovan.

Certaines rencontrent marquent plus que d'autres, et parmi elles, j'en retiendrais bien plus que j'aurais pensé. Ces rencontres sont au nombre de 2.

1 ♦️ Cameron Donovan ~ Une rencontre au détour d'un couloir, dans un onsen. J'y étais pour accompagner une sortie scolaire mais finalement c'était pas si mal. J'ai rencontré là un homme qui a une vie totalement différente de la mienne et qui n'est pas d'ici non plus. Deux destins différents pour une même destination. Je suis sûr qu'on va être amenés à se revoir, je le sens.

En Août 2013, il y'a eut un énorme tremblement de terre au Japon. Je l'ai vécu et j'y ai survécu mais c'était une expérience dont je me serais vraiment passé. C'était douloureux dans tous les sens du terme. J'ai été gravement blessé physiquement mais moralement, j'ai eu l'impression de revivre la mort de mon père, cette sensation qui te comprime l'estomac et qui t'empêche de respirer. Je ne savais plus par où aller, ou comment me comporter. J'ai laissé tombé mon masque après cette période. Je me suis rendu compte que je me plaisais quand même ici et que bien malgré moi, je m'étais attaché à plusieurs personnes et que j'en détestais d'autres aussi alors arrêtons de se faire passer pour quelqu'un d'autre, et vivons le jour présent. Je me dois d'être franc avec elle :

♦️ Yume Namida ~ Une perle rare. Enfantine, naïve, insouciante et pourtant elle a vécu de telles horreurs que j'ai du mal à imaginer qu'elle puisse encore sourire. Elle est venue à l'infirmerie, blessée, meurtrie au plus profond d'elle-même, souillé par un connard aujourd'hui manquant à l'appel, et tant mieux. Elle avait autant besoin d'affection et de tendresse que peur d'en avoir. Elle m'a touché, sensiblement. Et si au début, notre relation était simplement professionnelle, elle a vite débordé vers l'amitié et plus encore. Je ne saurais pas dire aujourd'hui si je suis amoureux d'elle, mais je tiens à elle, énormément. La différence d'âge m'a longtemps bloqué mais après ce qu'on a vécu pendant le séisme, je serais bien con de ne pas tenter de vivre cette expérience à sa juste valeur, alors je lui ai donné les clefs de ma maison comme de notre avenir. A elle d'en prendre soin... et à moi de prendre soin d'elle.



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