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Dim 31 Mai - 18:53
M • Critique littéraire
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HnM
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Yume Namida

"La vérité n'est pas forcément la réalité et la réalité n'est pas forcément la seule vérité"




■ Fiche d'identité

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Âge & date de naissance : 23 ans, 1er mai 1992
Nationalité : Japonaise
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle

État civil : (marié, veuf, célibataire ...) Bientôt mariée /SBAFF/ En couple
Profession : Critique littéraire, écrivain pour enfants


■ Physique


Yume possède un physique typiquement japonnais. Une silhouette fine sans réelles formes qui pourraient la mettre en valeur. Ni belle, ni moche, rien ne la démarque des autres. Si, peut être sa petite taille qui pourrait la faire ressembler à une enfant du haut de son 1,57m. Bien heureusement, elle n'en complexe pas, préférant même s'en amuser ce qui peut parfois la rendre exaspérante. Et son poids, son merveilleux poids, où elle n'arrête pas de faire le yoyo comme pratiquement toutes les filles, tapent entre 45 et 48kg. Oui parce que la demoiselle pourrait se faire une semaine de restaurant fast food jusqu'à ce qu'elle ait envie de manger plus équilibrer. Et en plus, elle a arrêté de pratiquer le sport, comme la boxe, se contentant de faire un jogging quand elle a envie... c'est à dire pratiquement jamais. Heureusement, elle a toujours cette manie d'aller et venir dans tous les sens comme une petite pile parce qu'elle a oublié quelque chose.

Et l'ensemble de cette morphologie lui donne un petit air frêle et fragile, sans pour autant attirer une envie de protection. Non juste qu'on a l'impression que si on la tape trop fort, elle risque de facilement se briser comme une poupée en porcelaine. D'ailleurs, il n'y a pas seulement ça qui fait penser qu'elle est cette poupée, il y a aussi son teint blanc, et doux, dont les traits se sont affinés avec l'âge la faisant ressembler à une jeune femme, un peu plus narquoise qu'avant mais toujours autant malicieuse.

Des cheveux noirs de geais qui encadre parfaitement son visage. Elle a arrêté de porté très long au profit d'une coupe qui lui arrive à l'omoplate, ils sont raide soyeux et doux. Normal, elle en prend toujours autant soin. Et il faut toujours éviter de toucher à son système capillaire. Pas qu'elle se mettrait en colère comme avant, mais elle râlerait bien. Même si elle les coiffe vraiment vite fait, ou pas du tout. Ca ne la dérangerait absolument pas de sortir alors qu'elle n'est pas peignée.
Ses yeux sont tout aussi noirs, et en amande. Elle les maquille légèrement avec du mascara et un léger far à paupière qui est plus que discret. Souvent pétillants de vie, ils en deviennent presque invisible lorsqu'elle rit aux éclats, ce qui n'est pas rare. Néanmoins, c'est sans doute la partie la plus expressive chez elle, puisqu'elle n'hésite pas à faire passer ses émotions par eux. Bien qu'ils soient plus profond qu'avant, dévoilant plus de maturité.
Des lèvres fines et légèrement rosées, souvent étirées en un grand sourire amusé ou malicieux. On peut souvent remarquer une dentition parfaitement alignée et blanche, et on peut dire merci à l'orthodontie.

En bref, elle n'a pas vraiment changé depuis son départ d'Hoshi. En même temps de 18 à 20 ans... Elle semble avoir simplement plus de maturité.

******

La rebelle possède un tatouage au creux des reins. C'est un Kanji qui signifie l'espoir. Un mot dont la demoiselle ne veut pas oublier pour la seule et unique raison que ce dernier lui permettent d'aller de l'avant. De plus, elle s'est fait un piercing au tragus l'année dernière, cadeau qu'elle s'est généreusement offert.

Il lui arrive de porter de la couleur, mais c'est très rare. Elle opte plutôt pour les couleurs sobre, tel que le noir, le gris, le beige et le blanc. Et elle met de tout, du moment qu'elle se sent à l'aise. Les tenues sexy en dehors des soirées où elle veut draguer, c'est pas son truc. Yume préfère largement le naturel. Et elle ne se gêne pas pour s'habiller comme un sac à patate, lorsqu'elle sait qu'elle ne va pas voir de monde. Et même si des inconnus ou des amis passent la voir, elle n'ira pas se sentir gênée. Et pourtant, son style vestimentaire en dehors de ça, reste très féminin. Jupes ou jean's dans les deux cas, elle se sent à l'aise. Chaussure à talons ou non, c'est pareil. Bien qu'elle ait une préférence avec un petit talons qui ne dépasse pas les deux centimètres. Le reste c'est sans réfléchir, bien qu'elle fait en sorte que le tout aille ensemble.


■ Caractère


Ce qu'on peut dire de Yume c'est qu'elle est souriante. Mais souriante douce. Il n'y pas cette enthousiasme propre à la fougue de la jeunesse, ni cette envie de dépassement de soi et d'ambition. Elle veut simplement vivre tranquillement, acceptant les obstacles de la vie comme ses gourmandises avec une sérénité qui ne correspond absolument pas à son jeune âge. Douce, presque mystérieuse, elle ne laisse pas entrer n'importe qui dans son monde. Pas par manque de confiance, mais elle aime prendre le temps. Envelopper ses proches dans une petite bulle de douceur, les laisser s'approcher d'elle comme s'ils étaient des animaux sauvages devant se familiariser avec elle.
Elle donne l'impression d'être très fragile, par sa taille, mais aussi ses expressions. Elle sait qu'elle l'est mais ne le cache pas, puisqu'elle est bien décidée à vivre le dos bien droit. Yume ne réclame aucune protection, mais ce n'est pas pour autant qu'elle repousse la moindre aide. Si elle voit qu'un sentiment protecteur nait de la personne, elle laissera les choses se faire.

Loin du stéréotype de la japonaise froide qui n'exprime pas ses émotions, la demoiselle laisse au contraire ses sentiments aller ça et là comme bon leur semblent ne cherchant jamais à les réprimer. Elle se sait sensible, parfois à fleur de peau, mais la passion n'enserre jamais son coeur, c'est plus une force tranquille qui fait son bonhomme de chemin, ne cherchant pas à foncer dans les obstacles mais plus à les contourner naturellement, sans jamais forcer le passage.

Elle ne cherche pas plus qu'elle n'a déjà, puisqu'elle estime qu'elle a déjà tout ce qu'il lui faut. Une maison, quelqu'un avec qui partager sa vie, un travail qui lui plaît. Elle ne cherche rien d'autre, estimant qu'elle a déjà réussi sa vie malgré son jeune âge.
La jeune femme se sent heureuse, loin des remouds de l'adolescence qu'elle a connu. Ses anciennes péripéties ont sans doute eu le mérite de la rendre mature plus rapidement.  

Néanmoins, elle n'est pas pour autant un petit animal inoffensif. D'une franche dureté, elle arrive néanmoins à dire ce qu'elle pense avec son habituel sourire doux, capable de faire plier la personne la plus intransigeante sans faire trop d'efforts. Ce qui la rend… relativement vicieuse. Patiente, elle attendra le bon moment pour sortir une petite pique l'air de rien, pouvant faire penser à de la maladresse. Ce qui peut la rendre difficile à cerner. Mais il n'en est rien. Si elle n'est pas contente, elle vous le fera sentir, quand bien même elle garde son sourire.
Elle n'apprécie pas trop être contrariée ou mise de côté au profit de personnes ayant plus de charisme qu'elle, ce qui fait tout de même pas mal de monde. Yume n'aime pas s'imposer. Elle préfère être d'une douce discrétion. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle s'effacera, sauf si elle estime la situation nécessaire.
Elle a tout de même une notion de jalousie et de territoire. Elle n'aime pas qu'une personne inconnue commence à trop monopoliser ses proches, et particulièrement Dorian. Même si la demoiselle veut qu'il s'ouvre plus et qu'il compte un peu plus sur les autres, elle garde tout de même l'envie de le garder pour elle, sans basculer dans la possessivité. Elle ne va pas criser parce qu'une femme lui parle ou parce qu'il se fait draguer. Bien au contraire, elle sera vite amusée, certaine que l'intruse n'arrivera pas à mettre la main dessus. Pas parce qu'elle croit réellement en son charme, mais parce qu'elle a mit des années à l'avoir, et qu'elle était loin d'être la plus belle des prétendantes.

Ces faits là, lui ont tout de même donnés une certaine confiance en elle, puisqu'elle ne fait jamais dans le superflu. Bien digne d'une japonaise, elle aime les choses simples et épurées, sans trop de fioritures, estimant que la beauté se trouve dans la pureté des choses. Donc, elle est plutôt loin des mondanités dans lesquelles elle a été bercée dans son enfance et adolescence.
Loin d'être une redoutable travailleuse lorsque ça ne lui plaît pas, il se trouve que son comportement change radicalement lorsqu'elle trouve quelque chose à son goût, puisqu'elle est capable de fournir un travail dantesque pour faire une critique d'un bouquin ou faire un livre pour enfant. Malgré son jeune âge, la demoiselle s'est découverte une plume légère pour les écrits. Enfin, on lui a fait comprendre qu'elle avait ce petit don. Aujourd'hui, elle gagne sa vie avec son travail de critique et des droits d'auteurs, lui donnant un salaire plus que raisonnable.
Un travail qui lui laisse exprimer son imagination sans la moindre barrière et loin de l'échelle sociale qu'elle ne cherche pas à grimper. Il n'y a que ses propres limites et elle se plaît à se perdre dans les méandres de son esprit. Oui, elle peut se révéler totalement rêveuse, s'imaginant parfois différentes vies par simple plaisir, et non parce qu'elle le souhaite.
Néanmoins, elle reste pragmatique dans la vie quotidienne. Elle n'est jamais en retard pour les rendez-vous, plus souvent pile à l'heure, elle a passé son permis et acheté une voiture, elle a appris à faire la cuisine et le café, donc elle garde tout de même les pieds sur terre et n'est pas déconnectée du monde réel. Cependant, la japonaise laisse volontiers Dorian s'occuper de tout ce qui est paperasses. Avec son emploi de médecin, il a l'habitude.


■ Histoire


Une petite fleur comme les autres, est née le 1er Mai 1992 à Tokyo sous le nom de Yume Namida. Elle était unique aux yeux de ses parents, puisqu'ils avaient eu beaucoup de mal à avoir un enfant. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils décidèrent de l'appeler ainsi. Leurs rêves devenaient enfin réels. Ses deux parents étaient nés de parents d'une classe moyenne. Tous deux avaient réussi à gravir les échelons. Ils voulaient offrir la meilleure vie à leur fille. Bien malheureusement, ils avaient oublié l'importance que pourrait avoir leur présence. Néanmoins, Yume loin d'être seule, fut gardée par une nourrice qu'elle adorait particulièrement, ses premiers pas, elle les a faits devant cette dernière, Asayo. Bien que ses parents étaient loin d'être des étrangers à ses yeux. Ils passaient du temps avec elle. Et à un âge où on ne comprend pas beaucoup les choses, la petite ne réclamait rien lorsqu'il s'agissait de voir ses parents. Couverte de cadeaux et d'amour, elle a vécu une enfance épanouie, bien qu'elle est été capricieuse. Un tempérament hyperactif et malicieux, c'est sous les rires et les reproches des adultes qu'elle commença à se construire. 

C'est un peu plus tard, qu'elle voulut la présence de ses géniteurs. Lorsqu'elle compris ce qu'était réellement le sens d'un père et d'une mère. Bien qu'elle adorait toujours autant Asayo, ce n'était pas la même chose. A l'école, les enfants passaient du temps avec eux, ce qui développa une certaine jalousie envers ces derniers, sans qu'elle ne se rende réellement compte. Néanmoins, elle était aimée de ses camarades, vive, curieuse et intelligente, les professeurs l'appréciaient tout autant. C'est dans ces années-là, qu'elle acquit une forte indépendance vis-à-vis des autres. Parlant peu d'elle, Yume était aussi connu pour son imagination débordante. Des journées qui pouvaient paraître monotones se transformaient en véritable parcourt du combattant pour Asayo. Et pour cause, la maison pouvait autant se métamorphoser en jungle qu'en château. Et les partis de cache-cache qu'elle improvisait lorsqu'elle devait prendre un bain par exemple n'arrangeait rien pour la nourrice. Bref, son esprit insouciant et sans problème ne lui appris pas à considérer les autres comme étant important. 

Lors de ses 8 ans, ses parents devint des clients importants d'une banque réputée au Japon. Et c'est durant un repas entre ces deux familles qu'elle rencontra un petit garçon avec lequel elle échangea son premier petit baiser. Il était timide et tout aussi adorable. Légèrement tombée sous ce charme, Yume n'eut déjà d'autre choix que de lui voler un baiser. Le petit garçon ? A Chise, tout le monde le connaissait. Takana Tsumi, l'une des racailles les plus impopulaires du lycée. Mais, il ne fut jamais un ami. En fait, elle ne le vit qu'une ou deux fois à ce moment-là. Quelques années plus tard, Yume partis pour Londres pour y voir plus souvent ses parents. Son père étant ambassadeur en Angleterre. D'ailleurs, ces derniers cédèrent seulement parce qu'elle réclamait à maintes reprises de les suivre. Bien que réticent à cette idée, puisque leur petite fille ne parlait pas un mot anglais, et que les coutumes étaient bien différentes, ils avaient peur qu'elle soit dépaysée et que ses excellentes notes fassent ressentir ce malaise. Quand bien même, si Yume voulait, elle faisait tout pour l'avoir. 
Ses parents l'obligèrent à prendre des cours particuliers, et eux même s'efforçaient de lui parler en anglais, pour qu'elle apprenne plus vite. Et leurs efforts payèrent, puisque la demoiselle apprit très rapidement. En fait, elle avait toujours eu des prédispositions pour les langues. Et bien que ses notes étaient au début assez médiocres, ces dernières remontèrent en flèche dès le moment où l'on pouvait la considérer comme bilingue. 
Malgré qu'ils soient fiers d'elle, pour la demoiselle s'était bien autre chose. Elle trouvait ses parents ingrats. Fournissant des efforts dans les études pour leur faire plaisir, ces derniers ne passaient toujours pas assez de temps avec elle. Peut être que si elle leur aurait dit clairement, cela aurait changé, sauf que ce ne fut jamais le cas. La petite, avait déjà trop de fierté mal placée à cet âge. 
Se renfermant peu à peu lorsqu'elle était chez elle, ce fut complètement le contraire lorsqu'elle rejoignait l'école. Yume était une populaire en ce temps là. Aimée, détestée, peste, et adorable. Si on était bien vu avec elle, on pouvait être à peu près sûre d'être aimé de beaucoup de monde. Cependant, ce fonctionnement la lassa bien vite. Le feu des projecteurs ne l'intéressait pas du tout. Les faux amis, les lèchent bottes, elle finit par voir seulement les mauvais côtés, bien qu'elle ne montrait rien. 
C'est à partir de là, que ses pensées devinrent plus sombres. Se disant que le monde était faux, et qu'elle était pareil. Victime d'une société qui ne l'intéressait même pas. Dans les opinions de ses amis, dont on devinait la pensée des parents derrière. Le collège était simplement là pour nous préparer à rentrer dans le moule. Avoir un bon travail, une bonne situation familiale.
Et les remarques désobligeantes de ses parents et de sa nourrice ne faisaient aller que dans son sens de son point de vue. Les premiers ne la connaissaient pas, la deuxième n'était pas sa mère. De toute façon, ils ne voyaient que par ses résultats, qui avaient légèrement baissés. Et simplement pour attirer l'attention de ces derniers pour qu'ils la voient comme un être humain, la demoiselle arrêta définitivement de travailler. Et ses relations sociales changèrent complètement. Plaquant tout, d'une manière assez méprisante, plus personne ne la reconnaissait. Évidemment, ça ne sait pas fait du jour au lendemain. Ça s'est peu à peu détérioré. 
Mais, elle se fit de nouveaux amis qui partageaient un peu plus son état d'esprit. Et pour tout dire, c'était les mauvaises fréquentations. Et c'est avec eux, qu'elle apprit à dépasser ses limites. Petite enfant qui n'avait pensé à toucher à l'alcool qu'à ses environs de 18 ans, et jamais à la drogue, la voilà qui goûtait à ce genre de chose à 14 ans. Voyant une autre facette de la vie qui lui convenait parfaitement à ce moment là. C'était elle qui mettait de l'ambiance dans ce petit groupe de rebelle. Rentrant tard le soir chez elle, parfois même pas du tout, Yume trouvait toujours une excuse à fournir pour ses parents. Restant plus que discrète sur son nouveau comportement. La jeune fille prenait un soin minutieux à tout cacher pour ne pas qu'ils s'en mêlent. Se refermant sur elle-même, l'adolescente évita le plus possible sa famille y compris Asayo toujours présente et dont Yume la considérait comme faisant partie intégrante de sa vie. La demoiselle devenait irascible et susceptible avec ces derniers et il était devenu impossible de l'approcher. 

A 15 ans, cette dernière perdit ses ailes avec une personne qu'elle n'aimait même pas. A vrai dire, elle ne se souvient même pas de la personne, tellement elle avait bu et fumé. Quant à savoir si elle était consentante à ce moment là, elle ne pourrait pas répondre non plus. Alors qu'on disait que sa première fois était inoubliable, pour Yume cela reste un souvenir très flou. A partir de là, elle aurait pu se faire passer pour une fille facile. Néanmoins, après cet acte, cette petite japonaise choisissait soigneusement ses petits amis. Enfin, soigneusement, tout est relatif... Se sachant désirable par la plupart des garçons, la demoiselle n'avait qu'un seul critère... La beauté physique. Qu'il soit idiot, n'avait pas d'importance tant qu'elle passait un bon moment. Ses relations amoureuses devinrent donc très instables et très chaotiques, recherchant simplement le plaisir charnel. 
Cependant, elle ne s'arrêta pas là, se retrouvant souvent dans des histoires pas possible à se bagarrer avec des filles qui selon elle, empiétait sur son territoire, elle revint plusieurs fois chez elle avec une couche de maquillage sous ses bleus, même si elle ne pouvait pas tout cacher, elle prétextait sa maladresse légendaire à ce moment-là. 

Et avec tout ça, autant dire qu'elle s'était complètement perdue. Sa réputation de petite demoiselle douce, vive et innocente prenait un coup dans son établissement. Elle avait la réputation d'être une jeune fille sulfureuse et qui aimait faire la fête. Sa déchéance, elle la voyait. Mais pourquoi changer ? Yume ne s'était jamais sentie aussi vivante à jouer ainsi avec le feu. Quant à ses résultats, cette dernière passa du statut d'excellente élève à celle de médiocre, frisant insolemment le redoublement. On ne pouvait pas tout réussir dans la vie et encore moins lorsqu'on n'y mettait pas du coeur. Une chute qui alarma ses parents, en plus de son état qui devenait de plus en plus pathétique, puisqu'elle avait du mal à cacher ce qu'elle faisait. Alors qu'auparavant, elle évitait de revenir chez elle avec des yeux rouges et un sourire béat, désormais Yume s'en fichait complètement. Ses parents décidèrent de la placer dans une autre école, bien plus stricte. Mais rien à faire, la japonaise retrouvait ses fréquentations d'autrefois en sortant en douce de chez elle. Bien heureusement, la jeune fille n'était pas dans une école huppée où les enfants des autres politiciens y étaient. Cela aurait ternit le nom de famille des Namida. 

Toutefois, ses parents n'abandonnèrent pas aussi facilement. Devant désormais aller voir un psychologue, Yume piqua une véritable crise de colère contre eux. Et elle allait prendre un plaisir sadique à ne pas suivre leur autorité. La demoiselle considérait qu'ils n'avaient aucun droit de lui donner des ordres, leur travail avait toujours été leur préocupation numéro 1 et de son point de vue, ils avaient trop négligé leur fille. Il était donc hors de question qu'elle obéisse un tant soit peu. Enfin, c'était ce qu'elle avait prévu, c'était sans compter ce que ses parents avaient bien l'intention de faire. Asayo devait l'accompagner à ses rendez-vous et bien veiller à ce qu'elle y aille. La demoiselle ne voulait pas causer d'ennuis à son ancienne nourrice (puisque maintenant, elle n'était plus une enfant) et se plia donc. Cependant, à chaque fois qu'elle s'allongeait sur le divan, Yume ne décrochait jamais un mot, même lorsqu'on lui posait des questions. Imperméable à toute thérapie. Et lorsqu'elle sortait, elle prenait un plaisir malsain à aller encore plus loin pour faire enrager ses géniteurs. Une vengeance dont ils ne voyaient pourtant que les vestiges. Et la troisième école stricte avec le pensionnat ne put rien y changer. Si elle ne pouvait pas sortir, soit. Elle s'arrangerait. Alors, c'était les bouteilles et les cigarettes qui viendront à elle, et les heures de colles à répétition ne changeaient rien à son comportement. L'adolescente fut proprement et simplement renvoyée au bout du trimestre durant une semaine, les professeurs estimant qu'elle n'avait pas sa place ici et ce n'était pas Yume qui allait les contredire. Cependant, grâce à son père, elle ne fut pas renvoyée définitivement. Cette dernière n'avait pas l'intention de terminer sa descente aux enfers aussi rapidement, même si elle approchait de ses 17 ans. 

Et, ce petit bout de femme était très bien partie, néanmoins Asayo en avait décidé autrement. Elle, qui suivait les moindres pas de cette demoiselle depuis son plus jeune âge, son ancienne baby-sitter qui la connaissait pratiquement par coeur. Une conversation longue et douloureuse pour la jeune Yume. Douloureuse et lourde de sens. Cette dernière avait toujours considéré Asayo comme une grand-mère, la gâtant lorsqu'elle était petite et toujours là aux moindres bobos de cette époque. Désormais, celle-ci lui révélait ce qu'avait été sa vie durant sa jeunesse. Une longue série d'évènements qu'elle n'avait pas pu contrôler. Lui disant aussi ce qu'elle pensait de cette jeune fille perdue qui se trouvait en face d'elle et qu'elle ne pouvait continuer ainsi, si elle voulait faire quelque chose de sa vie. Tout aurait pu s'arrêter là, que l'adolescente aurait réfléchie à son comportement pour éviter de causer davantage de soucis à ses proches. Cependant, on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie. En effet, la demoiselle apprit que celle qu'elle considérait comme sa grand-mère était atteinte d'un cancer du poumons, même les plus grands médecins ne pouvaient y remédier. Cette dernière ne mentionna pas que cela c'était détérioré à cause du stresse que Yume lui avait causé. Il était inutile qu'elle s'en veuille. A peine, avait-elle annoncé la nouvelle, qu'Asayo y déposa son dernier souffle sur terre quelques mois après. Yume insista pour que cette dernière soit enterrée dans son pays natal comme elle l'aurait sûrement voulu, c'est-à-dire le Japon. Touchée par cette perte, l'adolescente se mit sérieusement à réfléchir à ce qu'elle était et celle-ci songea qu'elle n'avait pas vraiment de quoi être fière. Après l'enterrement, elle alla voir ses parents un regard sérieux et rougi par les larmes, l'adolescente émit le souhait de rester au Japon pour essayer de se retrouver et couper les ponts définitivement avec ses fréquentations plus que douteuses. Un regard plein d'humilité que Hitoshi et Natsumi ne pouvait douter de leur véracité. Yume se rappelle toujours de cet instant. Sa mère l'avait prise dans ses bras pour la réconforter, alors que sa fille avait toujours repoussé la moindre affection qu'ils pouvaient lui témoigner lors de sa crise, ce jour-là, elle s'y raccrocha désespérément. 
Cependant, elle retourna en Angleterre pour y finir son année scolaire et attendre que sa mère soit mutée au Japon durant quelques temps et aider Yume a retrouvé des repères plus stables. De plus, ses parents y ajoutèrent des conditions, ils choisissaient l'école qu'elle devait intégrer, serait en pensionnat en semaine et ils ne devraient pas entendre parler d'elle. Ce qu'elle accepta d'un air indifférent, comme ci cela ne l'intéressait guère. A vrai dire, c'était bien ce qu'elle voulait, qu'on l'oublie quelques temps et qu'on ne fasse pas attention à elle. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait décidé de quitter Londres. Certes, elle aurait pu aller moins loin, néanmoins, elle voulait aussi revenir à ses racines, pensant que cela l'aiderait peut-être. Ou peut être pas. De toute évidence elle n'avait rien à perdre. L'étudiante supprimait toute tentation de retomber dans son enfer, puisqu'au Japon, Yume ne connaissait plus personne. 
Voyant des médecins pour l'aider à décrocher de la drogue, elle devait régulièrement leur rendre visite pour vérifier qu'elle ne faisait pas d'écart. L'effet de manque au début, fut atroce, et l'idée d'abandonner lui avait constamment traversé l'esprit. Les nutritionnistes faisaient aussi parti de son programme à cause de son poids trop maigre, cependant ceci fut moins difficiles. En effet, elle avait retrouvé goût à l'appétit, et manger ne lui posait aucun problème, au contraire, elle prit du poids plus vite que prévu. 
La dernière chose marquante qu'elle ait fait, c'est sans doute d'aller voir ses anciens amis, leur expliquant la situation qu'elle vivait en précisant qu'elle voulait arrêter la drogue, et de partir à dérive comme elle l'avait toujours fait. La nipponne ne voulait pas les renier. Ils étaient une partie de sa vie, et ils avaient toujours été là pour elle. Loin de les détester, cette dernière avait juste l'impression de les trahir. Et aucun d'eux ne lui en voulait, à son plus grand étonnement. Au contraire, ils désiraient le meilleur pour elle, et ils étaient heureux qu'elle arrête. C'est sous les pleurs de tristesse qu'elle les abandonna. 

Son retour au pays du soleil levant se passa dans un calme plat sous l'oeil attentif et inquiet de sa mère durant les grandes vacances. Ce qui agaça Yume au plus haut point. Cependant, ce ne fut sans doute pas le pire. En effet, après avoir eu une adolescence où elle avait pu profiter des soirées à répétitions, le retour à une vie paisible la pesait bien plus qu'elle l'aurait cru. Ce fut même laborieux de ne pas pouvoir s'amuser dans des soirées, lui mettant le moral au plus bas. C'est pourquoi, elle passa la plupart de son temps dans sa chambre à écrire et dessiner alors que Natsumi essayait de l'en sortir. Lors de ces moments libres, sa mère la traîna de force à faire les magasins et voir un peu le soleil Nippon. Quant à son père, il passa plusieurs fois les voir et constater l'évolution de sa fille. Bien qu'elle affichait dorénavant toujours un sourire, dès qu'elle croyait qu'ils ne la voyaient pas, ces derniers pouvaient observer un regard mélancolique et triste. 

La demoiselle apprit peu après, elle allait être dans l'une des académies les plus réputées du Japon, Chise. Yume se demanda comment elle avait pu y entrer avec le dossier scolaire qu'elle avait. Sans doute qu'avoir un père ambassadeur aidait. L'adolescente n'a jamais vraiment cherché à savoir... 
Et son entrée fut plus que discrète. Sans faire de vague, jusqu'à ce qu'elle rencontre Tsumi sur le toit un soir d'hiver. Une bouteille à la main, ils ont refait le monde à leur façon, avant de se lancer un défis. On avait proposé aux élèves de passer un séjour à Hawaï. Et ces deux alcooliques se sont retrouvés par amusement. Ce n'est que à ce moment là, qu'elle le reconnut. Le petit et frêle petit garçon, était devenu une racaille de Chise. Et son côté « bad boy » l'attira bien qu'elle lui résistait. Continuant à traîner ensemble de temps en temps, la rebelle finit par lui avouer ses sentiments. Quelques temps après, ils étaient ensemble. Faisant parler d'elle, puisqu'elle avait réussit à avoir l'un des garçons les plus salauds de l'académie. En effet, alors que la plupart des jeunes filles ne tenait qu'une semaine. Yume fut différente en ce sens. Un mois après, elle était toujours avec, et rien ne laissait présager une rupture. Et ce phénomène attira un populaire à elle, Len. Se fichant complètement des rumeurs à son sujet, ils ont eu du mal à se cerner en premier lieu. Avant d'y installer une profonde amitié, quoiqu'un peu chaotique. Yume était devenue la baby-sitter de ses enfants durant un temps. Une parcelle de bonheur qui se créait sous ses yeux. Et pourtant... Le bonheur ne reste pas éternellement. Sa relation avec Tsumi se détériora, se retrouvant avec de plus en plus de bleu sur le corps à cause de lui, ce qui entraîna une relation tendue avec Len.
Cela dura plusieurs longs mois, elle était au bord du craquage, surtout à cause de Tsumi qui l'avait plus que malmenée, au point qu'il avait tué cette bonne humeur et sa vitalité avant qu'il ne parte de l'académie pour l'armée, laissant une petite chose perdue derrière lui. Bien heureusement, Dorian Fatalys, le médecin scolaire l'aida à remonter la pente, et inconsciemment, il l'aida à prendre la décision de repartir en Angleterre, le temps qu'elle oublie les mauvais souvenirs qu'elle avait vécu. Et elle en profita pour revoir ses anciens amis sans qu'elle ne retombe dans la drogue. Alors que son père avait réussi une nouvelle fois à bidouiller son entrée dans une université d'Oxford, où elle choisit de faire du droit complètement au hasard. Et le hasard ne fait pas forcément bien les choses. Malgré qu'elle ait été réellement motivée et intéressée, cela changea vite en voyant que les avocats se nourrissaient du malheur d'autrui. Bien sûr, elle savait qu'ils n'avait pas de mauvaises intentions et que dans le pire des cas c'était pour se faire un maximum d'argent, d'autres voulant sincèrement aider. Mais Yume… Elle savait qu'elle n'avait pas les épaules pour. Mais ne sachant absolument pas quoi faire, elle continua dans cette voie.
Et c'est seulement un an après qu'elle décida de revenir à Chise, simplement pour savoir si elle avait véritablement réussit à vaincre ses démons. Après tout, elle ne pouvait pas simplement fuir dès que ça sentait le roussit pour elle. Elle y retrouva Len avec ses deux enfants. Une odeur de nostalgie la prenant, mais alors qu'elle semblait aller mieux, ça ne semblait pas être réciproque.
Elle y retrouva aussi Dorian. Une relation un peu tendu naquit à cause de son départ, et elle découvrit que le médecin était de nature rancunière. Néanmoins, elle persévéra remarquant que ses sentiments pour lui était toujours présent. Il lui fallut un an et un séisme pour l'avoir.
Elle dû perdre des amis et avoir une cicatrice dans le dos pour l'avoir. Autant dire que cet épisode l'a profondément marqué bien qu'elle ne laisse pas ses propres démons prendre le dessus. Elle veut vivre sa vie avec douceur désormais. Maintenant qu'elle arrive à garder le médecin près d'elle. Yume construit son propre avenir lentement mais sûrement.


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