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[WARNING] Just wanted to drink peacefully |PV Tougo|

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Lun 23 Oct - 14:12
M • Université - 5ième année
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Just wanted to drink peacefully
feat. Tougo Okazaki
Le week-end ne signifiait pas toujours deux jours de repos, surtout pas pour Purificación. Elle qui jonglait entre ses études pour devenir psychologue pour enfants et son boulot de mannequin, inutile de dire qu’elle avait très peu de temps libre pour souffler et décompresser un peu. Mais là, aujourd’hui, elle n’avait pas envie de passer sa soirée à étudier après son après-midi au studio à poser avec différentes tenues pour des magazines. Elle adorait vraiment énormément tout ce qu’elle faisait, mais elle avait besoin de lâcher un peu prise alors que la soirée commençait. L’Espagnole quitta le studio où elle avait passé la journée pour rentrer chez elle et se préparer un truc rapide à manger. C’était une excellente cuisinière et pourtant, dès qu’elle était seule à manger, elle n’arrivait pas à faire d’efforts pour se cuisiner de bons petits plats. De toute façon, avec son physique, elle ne mangeait pas énormément, pas qu’elle ne voulait pas grossir, c’était surtout qu’elle avait toujours eu un très petit appétit. Déjà petite, elle se contentait du minimum syndical et les habitudes étaient des choses bien difficiles à changer.

Mangeant rapidement les restes de la veille, un plat chinois qu’elle avait commandé pour se faire livrer, Purificación se dirigea vers son grand dressing. Elle avait de l’argent, mais étrangement, elle ne le dépensait pas. Ses géniteurs ne roulaient pas sur l’or et sa tante qui l’avait accueillie avait elle aussi des revenus plus que modestes alors elle avait toujours été habituée à ne dépenser que le strict nécessaire. Bon, face à son dressing plus que rempli, elle avouait quand même craquer bien souvent pour de jolies tenues et surtout pour de jolies chaussures. Elle avait près d’une vingtaine de paires différentes de toutes formes, couleurs et hauteurs de talons. Après avoir hésité de longues minutes, Purificación attrapa une robe noire qui ne collait pas trop à son corps, assez légère, qui dévoilait ses jambes interminables en ne les couvrant que jusqu’à mi-cuisses, mais avec des manches trois-quarts. Et bien sûr, pour parfaire sa tenue, elle fut obligée de mettre des collants noirs.

L’Espagnole avait un très joli corps, mais simplement de loin. Quand on s’approchait trop, on voyait très bien les nombreuses cicatrices qui couvraient presque chaque centimètre carré de son corps. Pour les shootings, la magie du maquillage et des retouches aidaient beaucoup, mais pour la vie de tous les jours, Purificación préférait se couvrir pour éviter d’exposer tout ça aux regards de parfaits inconnus. C’était difficile de devoir toujours tout cacher et à chaque fois qu’elle finissait dans les bras d’un homme, celui-ci finissait toujours dégoûté par cette vision et cet aspect loin d’être uniforme au toucher s’il n’était pas assez ivre pour coucher avec elle. Les seules parcelles épargnées étaient son visage, ses mains et son cou, autant dire vraiment pas grand-chose. Prenant une bonne douche avant de s’habiller, l’Espagnole attrapa son fond de teint pour couvrir au maximum les marques sur ses avant-bras, agrémentant son poignet droit d’un bracelet doré, attrapant un collier de la même couleur pour parfaire sa tenue. Elle passa ensuite au maquillage de son visage, faisant légèrement ressortir ses yeux et ses lèvres. Elle était déjà jolie et n’avait pas besoin d’en faire des tonnes de toute façon.

La jeune femme attrapa ensuite des boots noires elles aussi, avec de petits talons, suffisants pour que sa silhouette n’en soit que plus agréable à regarder. Pour parfaire sa tenue, elle enfila une longue veste grise qui descendait un poil plus bas que sa robe. Voilà, elle était prête ! Laissant ses cheveux légèrement ondulés retomber en cascade sur son dos, elle prit de l’argent et sortit de chez elle. Elle avait envie de se vider la tête et de boire un coup. Purificación prit donc la direction d’un bar dans le quartier Sanjuu. Elle n’avait prévenu personne, elle n’avait pas forcément envie d’être accompagnée. Après de longues minutes de marche, profitant de l’air frais du soir sur son visage, l’Espagnole arriva à destination, se commandant un bon verre de whisky au bar, y prenant place sur un tabouret pour le siroter tranquillement, profitant de la musique et de l’ambiance animée.

Il ne fallut pas longtemps pour que des hommes viennent tenter leur chance, mais Purificación avait une prestance et un charisme assez impressionnants, même pour des mecs déjà un peu bourrés qui repartaient la queue entre les jambes quand elle leur disait qu’elle n’avait pas besoin de leur compagnie pour passer une bonne soirée, le tout avec un ton froid et tranchant. Elle voulait juste se vider la tête, pas parler avec qui que ce soit à part son verre d’alcool. Elle ne buvait pas souvent et ne tenait pas hyper bien l’alcool donc ce verre serait probablement l’unique de sa soirée si elle voulait rentrer chez elle sans se perdre ou se faire embarquer par un mec louche. L’Espagnole sentait parfaitement les nombreux regards tournés vers elle, mais elle s’en moquait bien. Après avoir rembarré 3 mecs, elle savait qu’elle allait pouvoir boire son verre tranquillement. Du moins, elle l’espérait.

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Lun 23 Oct - 20:18
M • Université - 1ière année
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Just Wanted to drink peacefully
Lorsque Tougo débarqua par train à Hoshi, il commença par inspecter les lieux autour de lui. C'était ça, son nouveau chez lui? Enfin, non, ce n'était qu'une partie de son nouvel environnement. L'air avait la même odeur, les gens semblaient tout aussi affairé et... qu'est-ce qu’il s'imaginait? Que parce qu'il prendrait l'avion pendant plus d'une demi-journée et le train pendant quelques heures supplémentaires que l'être humain serait entièrement différent? Non, évidemment. Tout était similaire... Il réussit même à trouver un de ces taxis qui attendent constamment près des points importants. Direction le casino du quartier Suwan. Ressemblait-il à un touriste? Après tout, il n'était pas... Si, il était japonais. Peu importe, il fallait qu'il arrête de se poser toutes ces questions. C'était bientôt le début de la soirée et il était fatigué. La veille il avait à peine dormi à cause de sa nervosité et il n'arrivait pas à dormir en transport, du coup cela faisait presque vingt heures qu'il n'avait pas dormi. Quoique non, il devait avoir dormi par à-coup dans le train, il ne se souvenait pas de tout le trajet.

Il paya le taxi et regarda la tour devant laquelle il se trouvait. Il vivrait dans une tour de ce type. Il regarda à sa droite. Oui, celle-là. La sienne était bien plus petite... Enfin, il n'était pas là pour dilapider son compte en banque de toute façon et il était certain d'avoir tout le confort nécessaire- et plus encore- là où il serait logé. Il entra dans l'immeuble, prit l'ascenseur, appuyant sur le bouton de l'étage du casino. Le 22e. Lorsqu'il sortit, on l'accueillit avec un sourire. Il demanda où se trouvaient les bureaux et le sourire faillit disparaitre, mais revint, plus forcé cette fois. On lui montra et il en prit la direction. Non, mais quel luxe ils se payaient, ici! Un casino entier! Dire que la cellule yakuza d'où il venait se contentait d'extorsion, de protection forcée et d'import/export. Ce n'était définitivement pas le même monde, pas étonnant qu'on le paie autant pour un travail qui était certes complexe, mais pas très dangereux. À première vue, en tout cas... Lorsqu'il arriva devant le bureau qu'on lui avait indiqué, il fut d'abord surpris... Aucun garde à la porte. Une coutume? Étaient-ils si à l'aise qu'il ne craignait même pas les imprévus? Peut-être y avait-il un système de sécurité à toute épreuve, mais invisible aux clients- et à lui? Ou peut-être s'était-il trompé? Non, le chemin lui avait été très bien indiqué. De plus, il était sûr d'avoir pris les bonnes informations. Il allait cogner à la porte, mais celle-ci s'ouvrit...

C'était bien là. Après un court entretien, Tougo ressortit du bureau. Il avait grossièrement obtenu ce qu'il voulait: Une certaine liberté d'action, un homme de main disponible sur appel en cas de besoin ainsi qu'une légère avance sur le montant de son salaire -il devait payer son nouveau logement, de nouveau vêtement, etc. Il n'avait pas pris la peine de déménager quoique ce soit si ce n'était une partie de son compte en banque, son porte-feuille ainsi que son cellulaire. Il n'y avait aucun intérêt à s'embarrasser de futilité, surtout sur une si grande distance... Bon! Il avait envie de se détendre avant d'aller dormir. Après tout, il était toujours nerveux par rapport à sa nouvelle vie, à ses nouvelles tâches, à ses nouveaux objectifs... Aussi bien aller boire du saké, puisqu'il était au Japon. Il y avait justement un bar dans cet hôtel...

Cela faisait un peu plus d'une heure et demie qu'il était là, choko après choko, il avait vidé son katakuchi. Et un deuxième, d'ailleurs, puisqu'il était effectivement meilleur que ceux qu'il avait bus aux États-Unis. C'était la première fois qu'il se sentait aussi... éméché? C'était ça? Ou peut-être qu'il était saoul? Non, il avait vu beaucoup de gens saouls, il n'en était pas à ce point là... Il lui jeta un coup d'oeil. Ce n'était pas le premier, évidemment. Il l'avait remarqué dès qu'elle était entrée dans le bar. Cette femme était... Magnifique. Vraiment. Il s'était même demandé un instant s'il n'allait pas se lever pour aller la courtiser, mais il avait laissé tomber. Pas qu'il ait été intimidé par sa prestance, non. Seulement, ce n'était pas son style, ça n'allait pas avec celui qu'il était. Déjà, il n'était pas certain d'avoir entièrement fait son deuil... Y penser était-serait?- toujours douloureux. Ensuite, il n'avait aucun talent de séduction. La seule femme qu'il n'ait jamais courtisée, il l'avait fait avec du temps, en étant lui-même et le tout s'était fait tout seul. Parce qu'il l'aimait et parce qu'elle l'aimait. Doit-on réellement préciser que- malgré sa beauté indéniable- elle tombait pile dans ses goûts avec sa taille très fine et la pâleur de sa peau- les aventures d'une nuit ne l'intéressaient pas vraiment? Pas après avoir connu l'amour, le vrai, en tout cas... Il aurait pu aller la voir, tenter une discussion à peu près normale et si ça cliquait, peut-être aurait-il pu avoir son numéro, avoir un deuxième rendez-vous, puis un troisième, puis on ne sait pas. Devenir ami, voir plus? Ça semblait franchement impersonnel. Et puis... Il souhaitait qu'elle ait la paix. Elle devait se faire constamment aborder vu comment elle semblait- elle lui semblait- agréable à l'oeil. Déjà trois hommes l'avaient approché et trois étaient repartis. Malgré tout cela, il se leva avec son dernier choko et alla s'asseoir juste à ses côtés. Pourquoi? Pourquoi devait-il toujours être celui qui aide les gens? Tous les autres se contentaient de la regarder et, clairement pour quelqu'un provenant du milieu comme lui, certains conspiraient. Peut-être ne passeraient-ils jamais à l'acte? Ou peut-être aurait-elle à peine le temps de sortir de ce bar qu'elle se ferait frapper à la tête, jeter à l'arrière d'une voiture et que cette beauté ne serait plus. Jamais.

-Bonjour, mon nom est Tougo Okazaki. J'aimerais préciser que je ne fais pas partie de ces infects connards qui s'adressent à toi seulement parce qu'ils ont remarqué ta beauté- bien que ce fut le cas. Non, moi ce que j'ai remarqué... Il jeta un regard à la dérober au reste du bar. C'est que tu intéresses beaucoup d'hommes. Des hommes qui n'ont pas le courage de t'aborder... Mais qui pourrait bien avoir le courage de te suivre... Et plus encore, probablement. L'endroit n'est pas forcément bien fréquenté, vois-tu... Il se retourna vers elle et lui sourit. Du coup, je me disais que tu pourrais finir ton verre et qu'après, je t'accompagnerais jusqu'à ce que je sois certain qu'on ne soit plus suivi. Ou j'attendrais simplement qu'un taxi vienne te chercher à la porte avec toi.

Peut-être aussi que sa présence allait les décourager? Peut-être croirait-il que lui, il avait réussi? Peut-être la jugerait-elle parce qu'elle n'avait accepté de repartir qu'avec le plus grand? Peut-être devrait-il se battre... Dans ce cas, il devrait faire très attention. De ce qu'on l'avait prévenu, il valait mieux qu'il ne se fasse pas prendre- le système disciplinaire de l'Université n'appréciait pas ce genre de chose. Apparemment, ça allait même jusqu'à interroger ceux qui étaient marqués... Ce qui, heureusement, n'arrivait plus très souvent avec lui...

L'innocence trouve souvent moins de protecteurs que le crime.
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Mer 25 Oct - 10:59
M • Université - 5ième année
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Just wanted to drink peacefully
feat. Tougo Okazaki
L’espoir était une belle chose, mais il était aussi très facile de le réduire à néant. Purificación savait en venant dans ce bar qu’elle aurait du mal à passer inaperçue et donc à profiter d’une soirée seule avec son verre et plusieurs hommes déjà bien imbibés par l’alcool lui avaient prouvé qu’il ne servait à rien d’espérer. En même temps, quelle idée de venir seule dans un tel endroit quand on avait un physique aussi agréable que le sien ? La prochaine fois, elle se jurait de demander à un mec de son équipe de l’accompagner. Elle aurait peut-être un peu plus la paix comme ça. Rembarrant tous ceux qui avaient essayé de l’aborder, l’Espagnole songea que plus aucun autre n’essaierait de l’importuner alors qu’elle portait son verre de whisky à ses lèvres. Elle ferma les yeux un instant, inspirant profondément pour se vider la tête alors qu’elle sentait l’alcool couler le long de sa gorge. Purificación avait toujours préféré les alcools forts, sans doute parce qu’ils étaient un reflet de sa personnalité.

Ses yeux se rouvrirent bien vite quand elle sentit une présence sur le tabouret à côté d’elle. Fronçant un peu les sourcils en se préparant à envoyer à nouveau bouler cet inconnu, Purificación prit quand même le temps de le détailler un peu. Il semblait grand et malgré elle, ses cheveux sombres et ses yeux clairs lui firent penser à Ethan. Soupirant intérieurement, manquant de rouler des yeux, elle prit une nouvelle gorgée de whisky. Qu’est-ce qu’il lui voulait au juste ? Elle entrouvrit la bouche pour lui déverser ses habituelles paroles « Merci, mais je ne souhaite pas de compagnie. Mon verre me suffit. », mais elle se prit à écouter de bout en bout le discours qu’il lui déclamait, un sourire venant finalement étirer ses lèvres. Purificación croisa ses jambes interminables et planta son regard dans celui de son voisin, son coude posé sur le bar et sa tête sur son poing fermé, toujours avec ce petit sourire. Ce mec pensait vraiment que son discours allait la convaincre ?

« Eh bien, bonsoir Okazaki-san. Et qu’est-ce qui me prouve que tu ne fais pas partie de ces « infects connards » comme tu les appelles ? Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de m’aborder avec un tel discours tu sais. »

Purificación ne mentait pas et elle avait volontairement omis de se présenter. Déjà parce que son nom et son prénom étaient compliqués, mais aussi parce qu’elle n’avait pas changé de nom pour ses photos. Bon, il était certain qu’une mannequin n’était très certainement pas aussi connue qu’une star de la télévision ou de la chanson, mais elle préférait rester prudente.

« Tu peux m’appeler Dolores. Ton inquiétude à mon égard me touche beaucoup en tout cas, mais crois-tu sincèrement que je viendrais seule ici si je ne savais pas un minimum me défendre ? »

Elle lui avait donné son deuxième prénom, elle ne mentait donc pas vraiment. Et elle avait fini sa phrase en faisant glisser l’ongle de son index sur ses lèvres entrouvertes pour lui faire comprendre qu’elle avait des armes suffisamment puissantes pour écrabouiller les rêves de descendance des hommes qui se montreraient trop insistants.

« En tout cas, comme tu l’as remarqué, mon verre est loin d’être vide. Je te laisse donc jusqu’à la fin de celui-ci pour réussir à me convaincre que tu n’as pas le même genre d’idées derrière la tête que tous les autres. »

Purificación lui lança un regard plein de défi, son sourire ne se détachant plus de ses lèvres. Puisque la manière directe ne semblait pas fonctionner, elle allait s’amuser un peu. Finalement, peut-être que cet homme allait lui permettre de passer une meilleure soirée que si elle s’était contentée de discuter avec son verre ! En tout cas, même sans se retourner, elle sentait que les regards posés sur elle avaient changé et se faisaient plus insistants. Nul doute qu’ils étaient plusieurs à rager intérieurement de s’être fait voler la place. L’Espagnole n’avait pas froid aux yeux et elle savait se défendre un minimum, mais elle devait avouer qu’elle n’était plus aussi sereine qu’à son arrivée en pensant au trajet du retour jusqu’à son appartement. Elle espérait intérieurement que son voisin avait dit la vérité et qu’il n’avait aucune idée derrière la tête. Elle n’avait rien contre les relations d’un soir, mais elle savait bien comment ça allait se passer, ça se passait toujours comme ça : dès que ses vêtements ne cacheraient plus son corps, elle ne lirait que du dégoût sur son visage et il ne se passerait rien au final. Purificación y était habituée mais ça ne l’empêchait pas d’en souffrir. Qu’on ne vienne pas lui dire que la beauté intérieure prévaut sur la beauté physique.

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Jeu 26 Oct - 22:40
M • Université - 1ière année
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Just Wanted to drink peacefully


Tougo eut un petit rire. Okazaki-san? C'était la première fois... Même son patron qui était Japonais n'utilisait pas cette formule. Peut-être était-ce trop formel pour un étranger? Peu importe, ce qui le faisait réellement rire, c'était qu'on mettait sa parole en doute. Quand on le connaissait assez, on savait qu'il ne mentait- presque- jamais. Il n'avait pas vraiment envie d'argumenter, de convaincre, mais ce serait relativement facile... Un soupir et il se lança.

-Je suis désolé, c'est un défaut professionnel. C'est mon travail de protéger les gens, normalement, et j'ai repéré un risque. Tu m'as demandé de prouver, mais je n'en ai pas le désir. Je te l'ai dit: Si tu le souhaites, appelle-toi un taxi et je me contenterai d'attendre que tu y montes. Pour être franc, j'essaie d'être toujours un maximum honnête et repartir avec toi comme trophée ne m'intéresse pas. Je me répète: tu es très jolie, mais ce genre... d'aventure ne m'intéresse pas. Il demanda un verre d'eau au barman, puisqu'elle semblait prendre son temps pour finir son verre... Un verre de whisky, ça pouvait être bu en trois gorgées lorsqu'on était motivé. Et puis, il souhaitait éviter de s'émécher encore plus, voir même se désenivrer si possible. N'étant pas habituée à cette sensation, elle lui paraissait légèrement désagréable. Il ne buvait normalement qu'une bière de temps en temps et un choko de saké lorsqu'ils faisaient affaire... Peut-être était-ce pour cette raison qu'il était venu ici, parce qu'il venait de conclure une affaire? Il devrait perdre cette habitude, s'il était pour commencer à boire seul comme cela... J'ai eu une longue journée de voyage, je suis venu ici pour me détendre un peu avant d'aller dormir et je serais réellement reconnaissant si tu pouvais m'enlever l'inquiétude que je ressens d'abord. Puisque, pour être franc... Je ne crois pas au pouvoir de tes griffes.

Il avait été honnête, c'était une habitude de garde du corps de repérer les gens suspects, potentiellement conspirant ou violent. C'était aussi une habitude de tenter de protéger et de repérer les détails... Elle était très belle, bien que fermé et avait probablement un certain caractère- il l'avait repéré à ses gestes avant même qu'elle ne parle. Croiser les jambes, signe d'être fermé, regarder dans ses yeux, attitude de confrontation, coude et tête posée, signe de lassitude, poing fermé, signe d'irritation, de colère potentielle... Il fallait la calmer, l'ouvrir aux propositions et la motiver... Franchement, il n'en avait pas envie, mais pas du tout... Donc il s'était contenté de lui dire que c'était à elle de faire le travail. Il releva les yeux, vers elle et re-soupira avant de sourire à nouveau.
Il prit son verre d'eau, en but une longue gorgée avant de le reposer sur la paume de sa main, le fixant. Il se demanda un instant s'il aurait accepté des avances de cette femme...

Tu sais quoi? Attends, ne réponds pas. Puisqu'apparemment j'ai été assez intéressant pour ne pas me faire renvoyer avec la même formule de politesse que les autres, tu m'as même relancé, encourager à continuer notre discussion, aussi bien que j'en profite aussi. Après tout, tu m'as laissé jusqu'à la fin de ton verre pour te convaincre et en toute vérité, je n’ai aucune envie d'argumenter... Je vais donc me servir de toi pour me confier, puisque l'on ne risque pas de nous revoir. J'avais une copine, il y a quatre ans. Il détourna son regard vers son verre, c'était un peu trop personnel pour qu'il arrive et à en parler et à fixer quelqu'un comme cela. C'était il y a quatre ans et deux semaines, en fait. Elle s'est fait tuer par un malfrat, devant moi. J'étais en train d'essayer de la défendre, je savais me battre. Je maîtrisais déjà beaucoup d'art martial, mais voilà... Il avala sa salive avec difficulté et s'aida d'une gorgée de son verre, qu'il ne quittait plus des yeux. C'est la raison pour laquelle je souhaitais t'aider, j'imagine. Ça et le fait que ce soit mon travail, en quelque sorte... C'est aussi pour cela que non, je n'ai pas les mêmes idées que les autres. Je n'ai pas... Enfin, depuis ce jour je n'ai pas approché une seule femme et je n'en ai, pour l'instant, ni l'envie ou l'intention... Il jeta un court coup d'oeil au verre de Dolores, puis la regarda à nouveau dans les yeux. Il ne souriait plus, mais avait repris un peu de motivation. Inutile d'en parler plus, je n'en ai plus envie. Je te demanderais de ne pas revenir sur cette confession... Dolores, donc? Douleurs, en espagnol... Yo hablo un poco de español... Pardon pour mon accent, j'imagine qu'il est un peu trop américain, voire mexicain, quand j'y arrive un peu...

En vérité, il ne parlait pas qu'un peu espagnol. C'était surtout qu'il n'avait pas pratiqué depuis sept ans, sa dernière année d'étude secondaire. C'était la seconde langue de tous les Américains, évidemment, comme Tougo était doué à l'école, il l'avait plutôt bien appris. Il y avait même une période de sa vie où il parlait mieux espagnol que japonais. Mais, durant les dernières années, il avait appris et pratiqué beaucoup le japonais, sur une base régulière... Il n'y était évidemment pas aussi à l'aise et fluide qu'en anglais, mais il l'était maintenant bien plus qu'en espagnol, langue qu'il "oubliait" peu à peu.



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Lun 30 Oct - 18:17
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feat. Tougo Okazaki
Purificación avait vraiment été prête à envoyer bouler ce nouvel arrivant sur le tabouret à côté du sien, mais finalement, elle se félicitait presque de ne pas l’avoir fait. Elle qui avait simplement voulu se détendre avec un bon verre, elle allait peut-être passer une soirée plus intéressante que prévue ! Cet homme ne semblait pas être aussi dragueur et intrusif que ceux qui avaient tenté leur chance juste avant, raison pour laquelle elle n’avait pas pu le rejeter dès ses premiers mots. Et puis, mine de rien, il avait raison. Vu les regards à la fois noirs et pleins d’envie qu’on lui jetait, nul doute qu’elle n’arriverait pas à rentrer comme si de rien n’était chez elle. Il fallait vraiment qu’elle prenne des cours d’auto-défense, ça devenait vraiment important, surtout quand elle décidait de sortir seule. À chaque fois que ça arrivait, elle trouvait toujours le moyen de partir en étant accompagnée. Elle évitait soigneusement de ramener des inconnus chez elle, préférant plutôt aller chez eux pour ne pas qu’ils connaissent son adresse. Y’avait bien assez de psychopathes dans les environs, il ne fallait pas non plus les tenter plus que de raison ! L’Espagnole ne put empêcher son sourire de s’agrandir à ses mots.

« Oh ? Vraiment ? Mince, moi qui pensais que j’allais repartir avec le grand et beau ténébreux jusqu’à chez moi pour une nuit torride ! Alors comme ça tu protèges les gens ? T’es quoi ? Un genre de garde du corps ? C’est vrai qu’en te regardant, tu as tout à fait la carrure pour ce genre de boulot. »

Purificación le regarda prendre son verre d’eau, sirotant une nouvelle gorgée de son verre. Il n’allait pas lui falloir beaucoup plus de temps pour le finir et vu la boisson que venait de prendre son voisin, il n’avait pas l’air de vouloir s’enivrer davantage, ce qui était un bon point en sa faveur pour que l’Espagnole décide de le laisser la raccompagner.

« Tu viens d’arriver à Hoshi ? Ou alors tu étais en déplacement ? Désolée, je suis un peu curieuse… mais c’est normal après tout non ? Si je décide de te laisser me raccompagner, j’ai envie d’en apprendre un peu plus sur mon chevalier servant. Et tu serais étonné de savoir à quel point le pouvoir de mes griffes peut-être terrible quand je cible les meilleurs points faibles. »

La jeune femme gardait son sourire et elle approcha sa main de celle de son voisin pour la caresser du bout des ongles, lui laissant imaginer la douleur qu’il pourrait ressentir si elle décidait de s’attaquer à son entrejambe avec. La suite des paroles de son voisin l’intriguèrent vraiment. Il voulait l’utiliser pour se confier ? Bah ça, c’était plutôt particulier comme avance, surtout dans un bar. Mais en bonne future psychologue qu’elle était, elle pouvait bien l’écouter non ? Son sourire disparut à l’écoute de sa confession, son regard se faisant lui aussi plus sérieux, chassant la malice qu’ils affichaient quelques secondes avant. Elle n’avait pas besoin d’ajouter quoi que ce soit, il n’avait pas l’air de vouloir en parler davantage de toute façon. Et puis, il avait rebondi de très belle manière, réussissant à tirer un rire à Purificación.

« Ton accent est vraiment magnifique ! Et je vais faire comme si je n’avais pas entendu l’énorme faute que tu as faite en parlant, c’est rare de trouver des gens parlant ma langue dans ce pays, surtout quand on n’est pas dans l’enceinte de l’Académie. Mais c’est une bonne traduction pour mon prénom, tu n’es pas si mauvais que ça et j’apprécie l’effort que tu as fait en me lançant cette phrase. »

Purificación lui lança un nouveau sourire et attrapa son verre pour le finir d’une traite. Il ne lui restait plus grand-chose de toute façon, et elle commençait à être vraiment lasse de tous ces regards sur elle. Délaissant son verre vide, elle se pencha vers son voisin, passant sa main sur ses omoplates pour venir lui glisser la suite de ses mots à l’oreille.

« J’ai décidé de te laisser une chance si tu veux toujours bien me raccompagner. Je pense qu’il est effectivement plus sage de compter sur ta masse musculaire pour me protéger que sur mes griffes. Mais prends garde à toi, je ne démords pas du fait que je sais me défendre et que je n’hésiterai pas à répliquer si besoin. »

Purificación paya son verre en attrapant de la monnaie dans son sac à main et se leva de son tabouret avec toute la grâce dont elle savait faire preuve. Elle attendit que Tougo se lève à son tour avant de venir se saisir de son bras, se collant à lui pour faire comprendre aux autres hommes qui la dévisageaient que ce n’était pas la peine de revenir à la charge, qu’elle avait trouvé son compagnon pour la soirée. Enfin, ils n’avaient pas besoin de savoir qu’il allait se contenter de jouer les gardes du corps. Du moins, d’après ses dires.

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Lun 30 Oct - 23:26
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Just Wanted to drink peacefully

Le grand et beau ténébreux pour une nuit torride? Elle lui donnait presque envie, si le ton n'était pas légèrement sarcastique. Il se demanda une seconde si elle se moquait de lui, mais réalisa aussitôt qu'il s'en fichait bien. Il y avait des gens comme ça, qui se moquait des autres à la blague et le mieux était de ne pas s'offusquer. Peut-être riait-elle aussi de la situation, auquel cas il aurait été encore plus idiot de s'enorgueillir. Une autre raison d'éviter cela était simplement que ce n'était à nouveau pas son style de se soucier de ce que l'on pensait de lui. Il était grand, ça, il le savait. Beau et ténébreux? Possibles, tous les goûts étaient dans la nature. Il aurait eu tendance à dire qu'il était plutôt banal, dans la moyenne, surtout à côté de cette jeune femme qui se démarquait clairement de la moyenne féminine...

-Je... Il s'interrompit alors qu'elle passait ses ongles contre sa main. Un petit frisson passa dans son dos, pas de peur, évidemment, non. C'était ce petit frisson de plaisir que l'on ressent parfois, que ce soit en écoutant de la musique, en appréciant certaines émotions ou encore en goûtant quelque chose de particulièrement bon. Ici, ce n'était qu'une légère caresse. Leur peau ne s’était même pas touchée, c'était pathétique. Cela faisait définitivement trop longtemps qu'on n’avait pas été tendre avec lui... C'était quand même un peu pathétique d'être déstabilisé pour si peu de chose, que se passera lorsqu'il essaiera d'avoir à nouveau une vie amoureuse? Peu importe, il devrait y penser plus tard, seul, dans le calme.J'ai été garde du corps durant les quatre ou cinq dernières années, maintenant j'ai eu une promotion- si l'on veut- qui m'amène effectivement ici. Je te remercie évidemment de compliment, c'est toujours agréable quand on en reçoit pas à l'excès... Contrairement à elle, probablement. Il décida alors d'arrêter, il avait déjà dit deux fois qu'il la trouvait jolie, c'était certes vrai, mais elle le savait et devait en avoir marre de l'entendre. De plus, il n'était pas en train d'essayer de la charmer, il l'avait précisé que par pure honnêteté. Il jeta un court coup d'oeil à l'horloge, calcula le décalage horaire et...Je suis effectivement parti des États-Unis il y a vingt heures.

Se reposer. Il avait terriblement envie de se reposer. Son rire lui vint aux oreilles. On avait beau parler une autre langue, notre rire, lorsqu'il était honnête- et celui-là l'était- restait toujours le même. Son rire était agréable, il n'était pas gras. Il n'était surtout ni américain, ni japonais... Ni mexicain, d'ailleurs, pour le peu d'importance que cela avait. C'était relativement léger, presque distingué sans en être agaçant. Il aurait été fier de lui, s'il ne l'avait pas fait rire par son manque de talent. Enfin, pour l'ego on va plutôt dire qu'il était drôle grâce à l'audace qu'il a eue de parler une langue qu'il maîtrise bien moins qu'elle. Sinon... Une faute? Comment ça, une faute? Ah, oui... On n’était pas censé utiliser les pronoms dans la majorité des cas dans cette langue. Ça faisait longtemps quand même. Elle but son verre d'une traite. Ce qui aurait pu l'impressionner, s'il n'avait pas déjà vu des gens vider bien plus en autant de temps. Quoiqu'enfin, ça n'avait rien d'impressionnant, c'était en réalité plutôt désolant. Elle se pencha vers lui, posa sa main sur son dos et lui murmura quelques mots alors qu'il frissonnait à nouveau et que ses muscles se tendaient sous sa main.

Cela faisait combien de temps? Depuis combien de temps n'avait-il pas été touché par une femme? En délicatesse? Avait-il passé tout son temps à se battre depuis qu'elle était morte? En y réfléchissant, il n'avait pas beaucoup profité de la vie depuis bien trop longtemps, surtout pour son âge. Enfin, c'était temporaire. Il devrait justement profiter de cette forme pour avancer dans la vie, progresser, préparer sa retraite du crime comme du combat. Ensuite, il pourrait peut-être essayer de renouer avec tout ça... Quoique d'un autre côté, si cela lui faisait une faiblesse, il faudrait vite qu'il y remédie. Il n'avait pas la possibilité d'avoir ce genre de faiblesse avec son métier. D'un autre côté, maintenant qu'il en prenait conscience, il lui semblait évident qu'il pourrait repérer et combattre cette faiblesse si nécessaire...

Bon, il était temps de partir! Assez avec ces pensées ridicules qui n'avaient, pour l'instant, aucune importance. Elle "laissait une chance" à sa masse musculaire. Se battre n'avait pratiquement aucun rapport avec les muscles, mais bon. Il n'était d'ailleurs pas si musclé que ça, il avait connu de nombreux sportifs bien plus forts et musclés que lui. Mais bon, il ne la corrigea pas. Il n'avait pas vraiment envie d'expliquer que se battre était surtout une question de mouvement, de réflexe et d'expérience... Enfin, si, la force de frappe était aussi une qualité, bien que généralement contre des amateurs ça n'avait aucune importance.

-Tu n'auras pas à te défendre contre moi, ne t'inquiètes donc pas...

Dit-il en soupirant. Il avait vraiment la tête à ce genre de chose? Apparemment, pas tant que ça, puisqu'elle s'agrippa à son bras et colla sa tête contre son épaule. Tiens, les femmes qui arrivaient à cette hauteur étaient plutôt rares... Elle était bien plus grande qu'il l'avait d'abord imaginé lorsqu'elle était assise. Sentir l'odeur de la jeune femme près de lui, avec les petits chatouillis de ses cheveux contre sa nuque et la pression de ses mains et de sa tête contre son bras créa en lui cette petite flamme, cette fierté qu'un homme ressentait lorsqu'il avait l'impression d'être protecteur et plus fort que tout, sensation qui ne pouvait être créé que par une femme... Il comprit malgré cela d'où elle voulait en venait et glissa un Ven conmigo, mi Cariño.  alors qu'il passait la porte. Il s'était même forcé sur l'accent cette fois-ci. De toute façon, c'était plus pour jouer le jeu que pour quoi que ce soit. Il aurait pu dire n'importe quoi en espagnol que les gens n'auraient probablement rien compris. Au bout d'à peine cinq mètres en sortant du bar, elle se détacha de lui. Il la regarda, un léger sourire en coin.

-Oh? C'est déjà fini? Dommage, ce petit jeu commençait à me plaire. Du coup, je te raccompagne ou tu t'appelles une voiture?

Il fermi ses yeux. L'air froid de la nuit lui faisait du bien, il réalisa qu'il avait mal à la tête au moment exact où ça commençait justement à se calmer. C'était toujours comme ça, entre la fatigue et l'alcool. Enfin, le verre d'eau qu'il avait bu en vitesse avant de sortir du bar et la fraîcheur de l'air l'aideraient bien... N'empêche qu'il avait vu juste, il était inutile de se fatiguer à la convaincre, elle l'avait fait elle-même.



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Mar 7 Nov - 12:24
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feat. Tougo Okazaki
Purificación adorait jouer et elle ne s’en privait pas, surtout quand on venait piquer à ce point sa curiosité. Et cet homme assis à côté d’elle avait attisé son intérêt. Elle avait parlé de cette nuit torride d’un ton un peu sarcastique, mais physiquement, il lui plaisait. Il n’y avait pas besoin de plus de toute façon pour une aventure d’un soir non ? Mais l’Espagnole n’était pas du genre à insister. Il n’avait pas rebondi sur ses paroles, la remerciant simplement pour son compliment, et avait entrepris de répondre à ses autres questions. Quand Tougo parla de l’heure, Purificación jeta un coup d’œil à l’horloge à son tour, affichant une petite mine surprise. Il n’était vraiment pas ici depuis longtemps alors si on considérait la durée du vol pour arriver jusqu’au Japon. Est-ce qu’il avait seulement dormi depuis son départ des États-Unis ? 20 heures, ça faisait presque une nuit blanche ça. La jeune femme était habituée à en faire, elle dormait toujours très peu et souvent très mal, mais ce n’était pas le cas de tout le monde, certaines personnes avaient besoin de plus de sommeil que d’autres.

« Profites-en alors, je ne suis pas du genre à déverser des flots continus de compliments. En tout cas, tu as l’air d’être bien ancré dans le métier si tu fais ça depuis plusieurs années. Une promotion ? Du genre, devenir garde du corps de gens fortunés ? Si tu arrives à me ramener chez moi sans encombre, je t’embaucherai peut-être un jour alors ! Et ça va ? Tu n’es pas trop fatigué après ce voyage ? Tu habites dans le coin peut-être ? »

Purificación continuait de lui poser des questions afin de satisfaire sa curiosité, pas simplement pour faire la discussion le temps de finir son verre. Elle avait vraiment envie d’avoir des réponses. Bien sûr, rien ne lui assurait qu’il lui disait la vérité, mais elle avait décidé de lui faire un peu confiance en voyant qu’il ne prenait pas un autre verre d’alcool, mais un verre d’eau. Et puis, vu comment il s’était arrêté lors du contact de ses ongles sur la peau de sa main, l’Espagnole se disait qu’elle ne devait pas avoir grand-chose à craindre. Ce n’était pas la réaction d’un pervers sexuel. Du moins, elle l’espérait. Et puis, avec la confession qu’il venait de lui faire, nul doute qu’il ne lui sauterait pas dessus. Dommage, elle aurait vraiment pu lui faire passer une nuit torride ! Elle se mit à rire, d’un rire franc, quand il lui parla en espagnol et termina son verre d’une traite avant de s’approcher à nouveau de lui, optant pour un autre contact, cette fois avec sa main sur son dos. Purificación lui laissait sa chance, elle acceptait qu’il la raccompagne.

« Tu vois, tu as déjà peur ! Mais tu sais, mes ongles ne se plantent pas dans la chair simplement pour m’aider à me défendre. »

Nouvelle petite pique lancée avec son regard malicieux alors qu’elle s’agrippait à son bras pour sortir du bar, collant sa tête contre son épaule. Un nouveau rire franchit ses lèvres en entendant qu'il lui parlait à nouveau en espagnol, la demoiselle se contentant de lui faire un clin d’œil en hochant la tête, le suivant jusqu’à la sortie. Une fois dehors, Purificación se détacha de lui. Non pas qu’elle n’appréciait pas le contact, mais elle ne voulait rien forcer, ce n’était pas son genre. Elle arqua toutefois un sourcil en l’entendant, se mettant à nouveau à rire.

« Oh ? Vraiment ? Je pensais que t’étais du genre prude, je voulais pas te brusquer ! Mais puisque tu en redemandes… »

Nouveau sourire malicieux alors que Purificación se rapprochait à nouveau de lui, attrapant sa main pour la poser sur sa taille et ainsi se blottir un peu contre lui. L’Espagnole croisa ses bras sous sa poitrine pour essayer de se réchauffer un peu. Elle aurait très certainement dû prendre une veste un peu plus épaisse, mais elle avait une nouvelle source de chaleur à laquelle se raccrocher maintenant !

« J’habite par là-bas, mais si tu tiens vraiment à poursuivre ce petit jeu, tu peux peut-être me montrer où toi tu habites ? Ou il reste l’option d’une chambre d’hôtel. Ça m’embêterait que ma colocataire soit témoin de choses qui pourrait choquer son âme pure et sensible. »

Nouveau mensonge. Mais Tougo n’était pas censé savoir qu’elle vivait seule. De toute façon, même s’il lui disait non pour aller chez lui, non pour poursuivre ce petit jeu, elle ne le conduirait pas jusque chez elle. Elle ne voulait pas risquer de donner son adresse à de parfaits inconnus, même si le bâtiment où se trouvait son appartement était plutôt sécurisé. Quant à ce petit jeu auquel ils jouaient, c’était de la séduction à l’état pur, mais même si Purificación s’amusait, elle n’était pas non plus une prédatrice sexuelle. Nul doute que ça n’allait pas aller plus loin. Il n’avait pas beaucoup bu. Quand il allait découvrir l’état de son corps… Non, elle ne préférait pas y penser. La séduction était un jeu suffisamment intéressant. Il n’y avait pas besoin de plus. L’Espagnole avait déjà passé une soirée plus intéressante que prévue.

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Mar 7 Nov - 17:57
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Je travaille globalement pour le même employeur, mais le salaire est effectivement meilleur, seulement la tâche est différente. J'habite effectivement très proche...


Répondit-il, ne précisant pas exactement où il habitait puisqu'ils étaient encore dans le bar. Quant à sa fatigue, il essayait d'évaluer où elle se situait exactement... Il n'était pas trop fatigué pour marcher ou se battre, ça lui semblait évident. D'un autre côté, c'était deux choses qu'il arrivait à faire d'une manière automatique, sans réfléchir, en laissant son corps agir seul. Il fut distrait de ses réflexions par la hallebarde lancée par Dolores. Elle sonnait beaucoup plus sérieuse cette fois-ci, il se demanda si... Non, il fantasmait clairement dû à sa façon de s'accrocher à lui, à son manque de contact avec la gente féminine. Elle blaguait, comme tout à l'heure...

L'image s'était formée dans son esprit malgré lui. Un coup de bassin et ses ongles lacéraient sa chair, du bas de son dos jusqu'à son épaule, accompagné d'un cri fort en sensuel... Tout ça était bien pervers. Peut-être ne devrait-elle pas lui faire confiance, finalement... Non, malgré tous les fantasmes qui pourraient l'habiter, il ne ferait jamais de mal volontairement à quelqu'un qui ne le méritait pas un minimum. Malgré tout, ses références commençaient à faire germer des idées dans son esprit. Sans parler des contacts entre leurs corps qui produisaient un effet bien plus important que ce qu'il ne le devrait... Non, c'était pire que ça. L'idée du contact de leur corps lui faisait quelque chose. Lorsqu'il s'était imaginé cette petite scène, un frisson de plaisir avait parcouru son dos... Il fallait qu'il pense à autre chose, tout de suite.

Elle rit à nouveau à son accent. Bon... Il n'essaierait plus... Enfin, plus pour l'instant. Était-il si ridicule? Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas pratiqué, il venait d'un autre pays, c'était sa troisième langue... Il avait essayé d'être un peu romantique, sur ce coup. D'un autre côté, il n'y arrivait pas avec sa copine, comment pourrait-il y arriver avec une pure inconnue? Enfin, son clin d'oeil lui indiquait que ce n’était pas si mal... En tout cas, il était au moins drôle. Les femmes aimaient les hommes drôles, non? Mais qu'en était-il des hommes qui faisaient rire? Oh, ça revenait au même et ce n’était pas très important. Il s'en fichait! Pourquoi se cassait-il donc la tête avec tout ça?

Elle rit à nouveau, cette fois-ci de sa plainte. Il ne blaguait pas vraiment, mais d'un autre côté si elle le prenait comme ça, ça lui allait aussi... Mais finalement elle ne le prit pas si à la blague que ça. Il reluqua vraiment son corps pour la première fois depuis qu'il l'avait aperçu. Jusqu'à maintenant, il s'était contenté de regarder son visage, détaillant ses yeux, ses lèvres, sa peau et ses cheveux. Ça avait été largement suffisant pour le convaincre qu'elle était très belle. Maintenant, il remarquait des vêtements d'une certaine classe, un peu comme les siens- mais en féminin. Lui était toujours habillé avec ses vêtements de voyage, mais il s'était plutôt bien habillé. Ses chaussures de ville étaient noires- comme les siennes. Son pantalon "propre" était aussi complètement noir- comme ses collants opaques et sa jupe un peu courte. Au niveau du haut, cela changeait un peu. Chez elle on voyait surtout cette veste grise, alors que chez lui il portait une chemise bourgogne. Et... qu'est-ce qu’on s'en fichait de ce qu'il portait? Il ne s'intéressait pas à lui, mais à elle. Il ne comprit pas beaucoup le sens de ses mots, trop fatigué, trop occupé à détailler la jeune femme. Mais il avait compris que cette fois, le ton était séducteur. Le testait-elle? Il s'en fichait. Elle y était arrivée, il était séduit. Le contact répété de leur corps, les rires agréables, l'aspect exotique, sa beauté- pff, son corps terriblement séduisant- avait réussi à le convaincre. Il la voulait. Maintenant qu'il le réalisait... Que faire?

Elle était proche. Très proche. Ses yeux remontèrent jusqu'à son visage. Ses lèvres, son regard, sa teinte de peau. Que pouvait-il faire? Il n'avait jamais été dans cette situation. Ce n'était même pas son genre d'essayer ce genre de chose. Pourtant, il voulait. Il voulait leur corps l'un contre l'autre, leur lèvre s'embra... Il devait arrêter d'y penser. Tout de suite. Mais elle ne l'aidait pas... Elle se blottit contre lui, posant sa main légèrement sur sa taille, mais surtout un peu contre sa fesse. C'était ferme, rebondis, agréable. Il perdait le cours, le contrôle de ses pensées, de son corps. Tout ça n'était pas prévu, il était seulement censé la raccompagner chez elle pour être certain que rien de grave ne se passait et maintenant, le voilà qui devait régler un problème...

Oui, un problème. Elle venait clairement de lui dire qu'il pouvait la ramener chez lui s'il le désirait. En fait, elle lui disait que puisqu'il la désirait, il devait la ramener chez lui. Pas chez elle. Il en avait envie, pourtant... Il y avait toujours ce problème. Comment faire? Que... Stop. On arrête tout. Il ne fallait plus réfléchir, plus se torturer. Il était ridicule. Il suffisait de faire ce qu'il voulait, de l'exprimer, de prévenir, d'expliquer, bref, d'être honnête... Avec lui, comme avec elle. Il ne doutait même plus du test. En fait, s'il l'échouait, tant pis pour elle. Elle lui laissait assez d'options, insistait assez sur le fait de passer la nuit avec lui, qu'il y croyait. Si ce n'était pas un test et bien... Il se retourna doucement, lui faisant face et l'entoura de son autre bras avant de lui donner un bisou sur le crâne. Il en profita pour humer ses cheveux un peu, il faut l'avouer.

Tu me mets dans une position bien compliquée pour moi, tu le réalises, j'espère? Dit-il en posant les yeux directement dans les siens, leur nez se caressant doucement. Même leurs lèvres se frôlaient à chaque mot qu'il prononçait... D'un côté, j'ai terriblement, terriblement de passer la nuit avec toi... D'un autre côté... J'ai peur. De plein de choses. J'ai peur de ne pas être prêt à me partager avec une nouvelle femme, j'ai peur de m'attacher- je ne suis vraiment pas du genre à ces aventures, bien que tu vendes tout ça très bien... Et, ça peut paraître ridicule, mais... Je suis beaucoup trop fatigué pour offrir la performance que je voudrais t'offrir si jamais cela devrait arriver...  Il avala sa salive, qu'est-ce qu'il pouvait être ridicule, lamentable. Cette belle femme était en train de s'offrir à lui, elle allait même jusqu'à le séduire volontairement et il était presque en train de la repousser. Ses mains tremblaient dans son dos alors qu'il la serrait un peu contre lui. S'il n'avait pas été aussi concentré à forcer tous ces mots à traverser sa bouche, il aurait pu profiter de sa poitrine contre son torse... Ce que je vais te proposer n'est peut-être pas à la hauteur de tes attentes, si c'est le cas, j'en suis désolé et je me contenterai de te raccompagner... J'aimerais que l'on passe la nuit ensemble, mais qu'on se contente de... Hum... De tout, le sexe en moins. Je le ressens, je n'y suis pas prêt, pas tout de suite. Ça pourrait se passer chez toi, comme on ne risque pas de déranger ta coloc, ou chez moi, c'est comme tu veux... Et tu pourrais me donner ton numéro, je te rappellerais un jour, pour un souper et la nuit torride que tu mérites vraiment... Il passa son nez contre sa joue, la caressant doucement, humant sa douce odeur... Qu'est-ce qu'il pouvait être con. Ses lèvres se rapprochèrent encore plus de celles de Dolores, mais... Il bloqua. Il n'y arrivait pas. Son cerveau de voulait pas. Le mouvement ne se faisait pas...J'en ai tellement envie, s'il te plaît...


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Mer 15 Nov - 11:51
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Ce Tougo lui avait donné quelques petites informations supplémentaires, mais restait tout de même très évasif sur ce en quoi consistait vraiment son métier, qui était son employeur et où il vivait. Mais même si Purificación était de nature très curieuse, elle savait s’arrêter quand elle sentait qu’on évitait de répondre à ses questions. Ça serait se montrer grossier que d’insister pour lui demander son adresse exacte ou même le vrai intitulé de son boulot. C’était un parfait étranger après tout, ils ne discutaient que depuis quelques instants et en y repensant, si lui-même lui posait ces questions, nul doute qu’elle les aurait tout aussi savamment éludées. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle était un mannequin assez connu dans le milieu et elle ne pouvait pas non plus lui dire qu’elle habitait dans les environs. Les meilleurs pervers et/ou psychopathes sont ceux qui savent se dissimuler pour n’éveiller aucun soupçon chez leur victime après tout ! Et l’Espagnole, qui avait prévu de rentrer seule après ce petit verre, commençait à se dire que la soirée serait bien plus divertissante si elle restait au bras de cet homme. Si c’était vraiment un pervers, il était doué, parce qu’elle était tombée dans son piège.

Purificación avait ri en l’entendant à nouveau parler dans sa langue natale, pas parce qu’elle se moquait, mais parce qu’elle trouvait cette attention vraiment adorable et que ça lui faisait tellement plaisir d’entendre cette sonorité à nouveau… Elle parlait presque toujours espagnol quand elle était avec son équipe au studio ou lors de leurs sorties, mais entendre une nouvelle personne rouler ses « r » pour elle, elle adorait ça ! Et sa remarque la fit rire également. Elle qui pensait rentrer tranquillement chez elle, voilà qu’il redemandait du contact ? L’Espagnole n’avait pas voulu se montrer trop séductrice ou entreprenante, surtout après la longue tirade qu’il lui avait déclamée dans le bar au sujet de sa regrettée petite-amie. Mais s’il en redemandait, elle n’allait pas se faire prier. Il avait titillé son intérêt et elle le trouvait plutôt à son goût ce grand ténébreux. Purificación était joueuse et aimait prendre des risques. A sa remarque, elle revint donc contre lui, se blottissant avant d’attraper sa main pour la poser sur sa taille, lui proposant de poursuivre ce petit jeu du chat et de la souris chez lui ou même dans une chambre d’hôtel.

Elle avait menti en disant qu’elle avait une colocataire qui pourrait être choquée par ce qu’elle pourrait voir, mais elle ne voulait pas l’emmener chez elle. C’était trop risqué pour elle et elle ne voulait pas subir les foudres de son équipe et de son manager si jamais ils apprenaient qu’elle avait transgressé les règles et amené un parfait inconnu dans son appartement. C’était parfois contraignant d’être un peu reconnue. Purificación fut un peu surprise de le voir lui faire face et l’enserrer de son autre bras, déposant ensuite un baiser sur sa tête. C’était tellement doux qu’elle en avait frissonné, peu habituée à ce genre de gestes. L’Espagnole leva les yeux vers lui, souriant malicieusement alors que leurs nez se touchaient et leurs lèvres se frôlaient à chacun de leurs mots. Le mannequin ne put s’empêcher de pouffer en l’entendant parler de performance, c’était trop chou !

« Je suis vraiment désolée de te mettre dans une position aussi inconfortable, mais je suis de nature joueuse et tu as renchéri… Tu ne peux en vouloir qu’à toi-même. Et puis, tu sais, les hommes font parfois preuve d’une vigueur insoupçonnée quand les circonstances le nécessitent. »

Ses paumes se plaquèrent sur le haut de son torse pour le caresser un peu par-dessus ses vêtements alors qu’il continuait à parler. Est-ce qu’elle avait trop bu ? Elle avait l’impression de carrément se laisser attendrir. Passer une nuit avec lui sans aller jusqu’au bout ? C’était bien la première fois qu’on lui proposait ça. Ça ne la dérangeait pas plus que ça. Elle n’avait pas envie de se jeter sur lui sauvagement pour lui arracher ses vêtements et ne plus faire qu’un avec lui. Elle voulait jouer et elle jouerait aussi loin que Tougo le voudrait. Ce serait bien plus divertissant qu’une soirée à réviser ses cours, même si ça n’allait pas très loin. Déjà qu’il n’arrivait pas à l’embrasser de lui-même, il était certain qu’il ne se passerait rien. Et puis, si elle restait vêtue, elle aurait peut-être plus de chances de rester dans la chaleur de ses bras. Purificación ne demandait que ça : du jeu et de la chaleur. Plantant son regard dans le sien, toujours avec son petit sourire, elle entreprit de lui répondre.

« C’est bien la première fois qu’un homme me propose ce genre de choses. Ça me surprend vraiment beaucoup, mais ça m’amuse d’autant plus. C’est d’accord pour la nuit platonique si tu acceptes de me montrer où tu vis. »

Oui, même s’il lui disait qu’il ne voulait rien faire, elle n’avait pas plus confiance en lui. Il avait beau l’avoir attendrie, la méfiance dont elle faisait preuve envers les autres, et surtout les hommes, était plus forte que tout. Les mains de Purificación qui étaient restées sur son torse remontèrent sur ses épaules, passant sur son cou, avant de finalement se poser délicatement sur les joues de Tougo. Elle le fixa de son regard intense avant de se hisser un peu sur la pointe des pieds pour presser ses lèvres contre les siennes. C’était un baiser on ne peut plus chaste, mais elle ne voulait pas le forcer. Jusqu’à quel point avait-il envie de l’embrasser ? Qu’est-ce qu’il voulait dire exactement par « tout sauf le sexe » ? L’Espagnole était vraiment intriguée et finalement, ce doux contact entre leurs lèvres, simplement posées les unes contre les autres, ne lui suffit plus. Il n’aurait qu’à la repousser si ça ne lui plaisait pas.

Ses mains passèrent sur sa nuque et se perdirent dans ses cheveux alors qu’elle accentuait le baiser, le rendant un peu plus passionné, ses lèvres goûtant presque avidement aux siennes sans pour autant que sa langue n’entre dans la danse. C’était un simple avant-goût. Après quelques secondes, Purificación recula son visage du sien, ce sourire malicieux ne quittant plus ses lèvres. Elle avait hâte de voir ce que la suite de la soirée allait bien pouvoir lui réserver.

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Jeu 16 Nov - 4:30
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Une position inconfortable? Se moquait-elle de lui? Il n'avait pas ressenti autant de confort depuis si longtemps... D'un autre côté, c'est vrai qu'il était mal à l'aise. Quant à sa vigueur et les circonstances, il était bien au courant... N'empêche que rien ne valait un homme en forme ET motivé. Ça valait autant pour "l'amour" que pour le combat. Les émotions, le stress, l'adrénaline et les autres hormones étaient certes capables de compenser certaines faiblesses, mais jamais autant que la santé et le repos...

Lorsque ses mains touchèrent son torse, il frissonna. Il adorait qu'on le touche, il adorait se sentir apprécier. Il adorait surtout se faire caresser cette partie de son corps, c'était un des endroits où il était le plus sensible. Il fermi même les yeux, un instant, pour profiter. C'était agréable. C'était doux. C'était chaleureux. Il en voulait définitivement plus. Plus longtemps, plus directement. Qu'est-ce qu'il lui était donc arrivé? N'avait-il jamais pris de pause? Vu le salaire qu'il faisait, il aurait pu se payer ce genre de moment... Non, ce n'aurait pas été pareil. Il les avait observé, les hommes qui faisaient de genre de chose. Ils étaient différents, ça lui prenait un contexte, un prétexte, une intention, une ambiance. Celle qui s'installait doucement entre elle et lui était parfaite.

Elle accepta finalement sa nuit "platonique"... Il regrettait presque maintenant. D'un autre côté, ce n'était pas réellement ce qu'il demandait. Platonique aurait voulu dire qu'ils n'allaient que discuter, ne pas se toucher, qu'il n'y aurait aucune sensualité, aucun érotisme... Or, pour lui, c'était déjà trop tard. Il n'était pas chaste, ni réellement prude. Il avait seulement besoin de se remettre à niveau. De se revalorisé, peut-être? Qu'est-ce que ça pouvait être compliqué... Ne pouvait-il pas tout simplement profiter du moment présent?

Elle glissa doucement ses mains sur lui, le tirant de ses réflexions. Oui, le moment présent. Elle toucha ses épaules alors qu'il sentait ses muscles de son torse se tendre à son contact, puis il fut caressé au cou, encore ce frisson... D'un certain sens, c'était terriblement bon de redécouvrir les plaisirs charnels après si longtemps. Elle passa ses mains sur son visage. Elles étaient très douces, très agréables. Il se sentait presque brûlé par elles, mais ce n'était pas douloureux, c'était plutôt suave. Ses mains à lui s'étaient glissées naturellement jusqu'à sa hanche, il l'aida un peu à se redresser vers sa hauteur. Une petite pensée lui vint: elle n'avait pas dû se redresser comme cela souvent. Leurs lèvres se touchèrent. C'était maintenant. Il devait arrêter de penser à quoi que ce soit d'autre. Tout de suite.

Au début, le baiser fut... Agréable. Doux. Comme un premier baiser d'une relation d'enfant, si on veut... Bien que les deux avaient plus d'expérience, ce fut donc aimable. Mais comme lui, elle en désirait plus. Ce baiser n'avait été au final que l'entrée à ce qui allait suivre. Ce fut lorsque ses doigts s'enfoncèrent dans ses cheveux qu'il comprit, qu'il se souvint à quel point un baiser pouvait être intense. Il fermi les yeux. Maintenant, il était prêt. Il allait profiter. Ses propres mains agirent d'elles-mêmes: Il l'attira un peu plus contre lui, une main se glissa jusqu'à son fessier qu'il "souleva" alors que l'autre imitait les gestes de Dolores: Elle se glissa tout le long du dos, puis sur la nuque et enfin dans ses cheveux. C'était doux, chaud et confortable. Quelques petites chatouilles sur son bras auraient pu le déranger, mais son attention était ailleurs. Un peu sur ses fesses, oui, mais surtout sur ce baiser.
Celui-ci n'eut rien de chaste, bien qu'il n'était pas complètement dévergondé non plus. Cette fois-ci, il fermi les yeux. Il était question de profiter, entièrement. Le goût, l'odeur, la sensation et surtout, l'émotion que cela provoquait en lui. Ce ne fut pas un goût sucré, comme on pourrait le lire dans une histoire à l'eau de rose. Ni amer ou acide. En fait, cela avait un léger goût... Fumé. Le whisky était en cause, à n'en pas douter. Ça n'avait rien de désagréable, bien au contraire. Il appréciait ce goût, il lui réchauffait les lèvres comme le coeur. Quant à l'odeur... Ce n'était pas celle d'un parfum. Du maquillage, peut-être un peu? Ça restait très léger... Une légère odeur de fruit, peut-être? Ça restait à la limite du perceptible... Il essaya de se concentrer sur les deux derniers sens. Il se rendit vite compte que l'ouïe n'avait que très peu d'intérêt pour lui lors d'un baiser: le bruit que faisait leur bouche n'avait rien de spécialement intéressant. Par contre, le toucher... Hum, le toucher. Disons-le tout de suite: Le contact de leurs lèvres était très agréable, c'était à la limite du sensuel. Auraient-ils ouvert un peu plus la bouche pour se caresser leur langue de celle de l'autre que cela aurait été peut-être trop pour un second baiser. Non, c'était juste parfait... Mais c'est en se concentrant sur ce sens dont il se rendit compte d'où ses mains étaient.
Le baiser était fini et il la regardait à nouveau dans les yeux alors qu'il prenait conscience de ses sensations. Pour ce qui était de la main dans les cheveux, la douceur lui faisait sentir toutes sortes d'émotion qui se résumait simplement: Si ce soir elle dormait avec lui, en s'endormirait en se faisant caresser les cheveux. Quant à son autre main... Ah! Que faisait-elle là? Malgré tout... Il se mordilla la lèvre inférieure, c'était si... Appétisant? Sa main s'était en quelque sorte accrochée à sa fesse pour la soulever, comme il l'aurait fait avec son ex et... Et il se devait d'en profiter. Il plongea son visage contre sa nuque, glissant doucement son nez de son épaule jusqu'à ses cheveux. Il l'humait. Il avait toujours adoré l'odeur des femmes. Même lorsque ce n'était pas sa petite amie. Ça avait quelque chose d'envoutant, de séduisant. Il aimait cela. Ses mains restèrent à la même position: l'une la serrait un peu contre lui et l'autre... Miam! Mais franchement... Maintenant, il avait envie de plus. Pas forcément tout, comme pouvait peut-être l'espérer Dolores, mais plus. Plus dans son lit. Nu, ou presque...

C'est le nez caressant sa peau juste derrière l'oreille qu'il lui dit simplement Si j'accepte de te montrer où je vis? Bien sûr... J'ai tellement envie de dormir avec toi dans mes bras... Et dans mes draps. Il posa un dernier baiser sur sa nuque avant de se décoller légèrement d'elle. Il se lécha les lèvres, essayant de goûter un peu plus la jeune femme. Hum... Cette première nuit au Japon allait être très agréable si elle continuait sur cette lancée...

La glissant un peu à ses côtés, il remit naturellement sa main à sa taille. En fait, il aurait bien voulu un autre baiser, tout de suite, mais... Il se sentait observé. Peut-être était-ce une mauvaise idée de rester devant cette tour trop longtemps. Du bar, il savait qu'on pouvait voir la rue. Peut-être était-ce cela? Ou alors c'était du casino? Peu importe, il valait mieux progresser. De toute façon, il était terriblement excité par la suite. Le bras autour de la hanche, il l'amenait... Juste à côté. La tour où il habitait était effectivement voisine de celle qui logeait le bar et le casino. Sur le trajet, il resta silencieux, ce pouvait être gênant, mais il avait besoin de réfléchir vite.

Qu'est-ce qu'il attendait réellement de cette soirée? Jusqu'à maintenant, il se laissait porter par les événements, mais il avait déjà dépassé ses limites normales... Il avait bloqué pour un simple baiser. Et maintenant, il l'amenait chez lui? Pour faire quoi, dormir? Non, il voulait bien plus. Il avait envie de recouvrir ce corps entier de baiser. Il avait envie d'explorer cette femme. Du coup... Pourquoi avait-il bloqué? Par peur de déplaire? Par peur d'aller trop loin? Par peur de s'attacher? C'était un peu idiot, mais c'était sûrement tout ça et plus encore... Déplaire? Et bien, il devait faire comme tout "couple"; être attentif au langage corporel, parler s'il n'était pas certain. Aller trop loin? Très franchement, s'il analysait la situation deux secondes, il se rendrait compte qu'elle était, ou semblait bien plus consentante que lui. S'attacher? Il ne la connaissait à peine. Oh, bien sûr, tout ça était très agréable. Ça lui manquait beaucoup. Elle était clairement au dessus du minimum qu'il désirait, peut-être même au-dessus du maximum qu'il espérait, physiquement du moins. Mais au point de s'attacher? Était-il si superficiel que ça? Non, c'était exactement pour cette raison qu'il n'avait jamais amené d'inconnue chez lui... Mais maintenant, il le faisait. Du coup, que devait-il faire? Que souhaitait-il de cette expérience? Qu'elle soit agréable, qu'il découvre le corps de cette femme et... Peut-être sa personnalité, si elle y laissait place. Au final, tout ce qu'il faisait mal, c'était de se soucier. De se soucier de ses valeurs? Qui ne changerait de toute façon pas à la première exception. De se soucier ce qu'elle pourrait penser de lui? Il la connaissait à peine. Voir pas du tout. De se soucier de ce qu'ils pourraient développer? Ça n'avait aucun intérêt pour l'instant. Bref,qu'est-ce qu'il devait faire? S'investir dans cette aventure qu'elle lui proposait...

Ça pourrait sembler beaucoup de réflexion, mais en réalité, cela lui avait pris le temps d'aller de devant le bar à l'ascenseur de sa tour. Bon, c'était un court moment de silence, mais ce n’était même pas deux minutes en réalité... Était-ce une source de malaise? Peu importe, il se rattraperait bien assez vite maintenant qu'il savait comment il souhaitait agir et ce qu'il désirait atteindre. Plus aucune barrière. Que de l'action. C'est ainsi qu'après avoir appuyé sur "10" avec sa main libre, il se retourna vers elle. Il fixait ses yeux, un sourire aux lèvres. Il ne savait pas si cela paraissait dans son visage, mais ses émotions à l'instant étaient le désir et la détermination. Il approcha son visage du sien, agrippa sa hanche, se colla à elle- qui s'était trouvé malgré lui contre le mur et approcha son visage. Leurs lèvres se frôlaient et... Il l'embrassa. Ce fut d'abord un doux baiser, presque romantique, mais long. Lorsqu'il reprit un peu son souffle, il se rendit compte qu'il souhaitait plus. Largement plus. Son souffle reprit, il l'embrassa à nouveau. Plus fougueusement, encore et encore alors que ses mains se dirigeaient vers son dos et qu'il découvrait le dos de sa robe en ouvrant sa fermeture éclair.

Yo te quiero mi bella.

Dit-il entre deux baisers. Aussi bien assumer son accent, après tout. Elle s'offrait à lui, c'était clairement qu'il avait un certain charme. Donc mieux valait continuer sur cette lancée. Enfin, pas totalement. Il voulait toujours plus. C'est sur cette réflexion rapide qu'il caressa la langue de Dolores avec la sienne, prolongeant un baiser à la place de reprendre leur respiration. La porte de l'ascenseur s'ouvrit derrière lui et, bécotant sa nuque, il reculait doucement en sortant de celui-ci. Il se retourna dos à un mur. On l'avait prévenu, la sortie de l'ascenseur serait petite. Il avait demandé pas mal de rénovation pour avoir cet étage. Il s'était même payé un architecte et un designeur. Normalement, il n'était pas si "fan" de la beauté. Il avait longtemps vécu en chambre, après tout. Mais ici... Il avait souhaité vivre dans le luxe. Il s'était privé trop longtemps... Mais il préférait largement la luxure au luxe, alors passons rapidement les détails:

Sur la droite de la porte d'entrée se trouvaient plusieurs chambres d'ami. Quatre, si ses souvenirs étaient bons. Elles étaient toutes très simples: Grand lit, un ou deux cadres montrant la nature, deux petites commodes chaque côté des lits. À travers ces chambres se trouvent normalement deux salles de bains "basiques", c'est-à-dire un bain/douche et une toilette classique. Un évier, aussi. Quant à la droite, là se trouvait la cuisine- qui était un peu mélangé à l'entrée. Celle-ci était d'un style américain moderne, ensuite se trouvait une salle à manger pouvant contenir environ une vingtaine de personnes, puis enfin se trouvait sa chambre. L'unique but pour le moment. Oh, bien sûr, derrière sa chambre- accessible depuis celle-ci comme d'un couloir commençant à la cuisine- se trouvait une immense salle de bain, puis encore derrière un grand salon, mais tout ça n'a que très peu d'importance.

L'important, pour le moment, c'est qu'il voulait quelque chose. Et ça se passait dans la chambre. Aussi ne donna-t-il pas une seule seconde de répits à Dolores, fermant la porte derrière elle, la verrouillant d'une simple rotation du mécanisme, il glissa ses mains sur ses cuisses et la souleva. Par réflexe plus qu'autre chose, elle s'accrocha à son cou. Dans le noir complet, il se dirigea vers le bout du couloir. Il n'était jamais venu ici, mais il avait regardé régulièrement les dessins, il s'y était imaginé. Ici, il souhaitait être bien. Ça commençait cette nuit. Il lâcha sa cuisse droite, le temps de mettre de la lumière grâce à un bouton pressoir qu'il tourna ensuite jusqu'à tamiser la pièce. Suffisement pour voir, mais assez sombre pour attiser l'ambiance sensuelle qu'il tentait maintenant d'installer. Un vite coup d'oeil et... C'était jolie, chaleureux. Le lit lui semblait immense, tout comme les meubles. Il y avait une télé... À la base, il la voulait, maintenant, il n'était plus certain. Si c'était pour le distraire de ce genre d'événement... Enfin, d'un autre côté, voulait-il vraiment que ça se répète régulièrement?

Non! Pas de question, que le moment présent. Il déposa enfin l'Espagnole sur ses draps noirs, l'allongeant doucement. Il bécotait son cou, mais descendit bien rapidement sur sa poitrine. Il y resta un peu, mais pas trop longtemps. Il avait à faire. De nouveau, il recouvrait son corps de doux baisers. Son ventre, ses cuisses... Il s'arrêta et glissa lentement ses mains sous sa robe. L'arrêterait-elle? Apparemment non, il enleva ses bas en même temps que ses chaussures, bécotant en même temps ses jambes d'un bout à l'autre... Une fois fini, il décida en avoir assez fait de son côté. Ne l'avait-il pas amené à cette chambre comme si elle était une princesse? Bon, il en faisait peut-être un peu trop... Mais il avait envie de sentir ses mains sur son corps, ses baisers sur lui de la même manière...

Remontant par la même voie, en posant des baisers aux mêmes endroits, il finit par caresser sa nuque doucement avec son nez. Sa main glissa doucement sur sa cuisse. Il les avait remarqués. Il y en avait beaucoup... De chacun de ses doigts, il suivit une cicatrice différente. Il ne savait pas quelle horrible tragédie avait pu la marquer ainsi, mais il savait ce que c'était d'être complexé par des cicatrices. Lui-même en avait plusieurs et de bien plus grosses que celles qu'il avait aperçues jusqu'à maintenant... Celle à son coude, notamment...


-T'as plein de petit chemin de caresse... Je veux tous les caresser.

Dit-il en caressant doucement sa joue de son nez. C'est ce qu'elle lui avait dit, il y a longtemps.


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Jeu 23 Nov - 13:00
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feat. Tougo Okazaki
Purificación se surprenait vraiment à agir comme ça. Elle avait déjà eu des aventures d’un soir, mais jamais comme celle-là. Ce Tougo avait un petit quelque chose qui l’attirait irrémédiablement. Une sorte de timidité, de non assurance qui l’empêchait de l’embrasser. C’était terriblement craquant et l’Espagnole n’avait pas pu s’empêcher de répondre à ses envies autant qu’aux siennes en pressant ses lèvres contre les siennes. Ce petit jeu la divertissait vraiment et elle voulait voir jusqu’où il allait bien pouvoir les emmener tous les deux. Cette main sur ses hanches pour l’aider à atteindre ses lèvres la fit sourire, ce baiser chaste se faisant plus passionné alors que les doigts de la brune se perdaient dans les cheveux de son partenaire, un petit soupir franchissant ses lèvres en sentant cette légère pression sur ses fesses. Cette douceur… C’était vraiment très agréable. Les hommes avaient l’habitude d’être beaucoup plus brusques habituellement avec elle. Il fallait dire qu’ils avaient souvent bien picolé avant de se perdre dans des baisers et des caresses. Et puis… Elle adorait qu’on lui caresse les cheveux, ça la faisait vraiment fondre !

Ce baiser était tout aussi doux que la chaleur qui enveloppait Purificación à ce moment-là. Elle se sentait bien. Vraiment bien contre lui. Leurs lèvres se goûtaient, ce baiser restant au stade du baiser sage, leurs langues n’intervenant pas encore dans cette danse. Cela viendrait bien assez vite et puis, c’était vraiment agréable ce genre de baisers ! Quand leurs lèvres se quittèrent, l’Espagnole planta son regard dans celui de Tougo, un petit sourire étirant ses lèvres alors qu’elle gardait ses bras autour de son cou. Cette main sur ses fesses l’amusait et la brune pencha la tête sur le côté quand elle sentit le visage de Tougo glisser dans son cou, lui arrachant un petit soupir. C’était terriblement sensuel comme petit jeu, elle adorait ça ! Tellement envie de dormir avec elle ? C’était tellement adorable ! Elle aussi en avait terriblement envie, mais elle sentait qu’elle allait aussi être terriblement frustrée de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout avec cet homme. Ce jeu de séduction, elle s’y prêtait vraiment, peut-être un peu trop alors qu’elle savait ce qu’il désirait : du contact, mais sans aller au bout des choses.

« Je te suis alors. Je suis vraiment curieuse de découvrir ton chez toi et de découvrir aussi ce que le reste de cette soirée me réserve. »

Elle caressa à nouveau son torse du bout des doigts avant qu’il ne l’attrape par la taille pour la mener jusqu’à chez lui. Et le trajet fut étonnamment court. Purificación s’était attendue à devoir marcher plusieurs minutes, mais ils n’avaient eu besoin que de quelques pas pour se retrouver dans un ascenseur. Eh bien ! Si elle revenait dans ce bar, nul doute qu’elle aurait de grandes chances de le croiser à nouveau ! Surtout qu’elle aussi habitait dans le coin ! Un petit silence s’était installé entre eux jusqu’à ce qu’il appuie sur le bouton du 10ème étage, mais l’Espagnole ne lui en tenait pas rigueur. Avec tout ce qu’il lui avait dit, c’était normal de se perdre dans ses pensées non ? Du moins, elle supposait que c’était ce qu’il avait fait. Quand les portes se fermèrent, Tougo se colla à elle, ne lui laissant plus aucune échappatoire alors que son corps était prisonnier de la paroi de l’ascenseur et de ce corps plus massif que le sien. Leurs lèvres se trouvèrent à nouveau, le baiser se faisant rapidement plus envieux alors que Purificación glissait à nouveau ses mains dans les cheveux de son partenaire, une de ses jambes venant s’immiscer entre les siennes pour mieux s’y frotter.

L’Espagnole fut presque déçue d’entendre les portes s’ouvrir, rompant ce baiser un peu fiévreux qui lui avait permis de découvrir la langue de Tougo. Ses yeux se perdirent seulement quelques instants sur ce qui l’entourait. Waw. Même si la pénombre régnait, elle pouvait quand même voir qu’il vivait dans le grand luxe ! Ça ne ressemblait en rien à son pauvre petit appartement. Il était grand et assez chic certes, mais elle n’avait jamais réussi à s’y sentir chez elle, n’ayant même pas pris la peine d’y ajouter quelques éléments de décoration. C’était sobre, peut-être un peu trop. Les membres de son équipe lui disaient souvent que son appartement avait des airs d’appartement témoin. Mais là n’était pas la question. Tougo referma la porte derrière elle, la verrouillant au passage avant de passer ses mains sous ses cuisses pour la soulever. Passant à nouveau ses bras autour de son cou, Purificación se hissa et enroula ses longues jambes autour de sa taille pour se laisser porter. Heureusement qu’elle n’était pas très lourde !

Ils avancèrent le long d’un couloir jusqu’à arriver dans une pièce où Tougo tamisa l’éclairage, étirant les lèvres de la jeune femme en un petit sourire. C’était presque romantique comme atmosphère ! Et surtout, ça allait sans doute lui permettre de ne pas remarquer toutes ces marques sur son corps. Purificación ne comptait plus le nombre de personnes que ses cicatrices avaient rebuté. Elle espérait vraiment sincèrement que ça n’allait pas le refroidir lui, au point de se faire mettre à la porte. L’Espagnole se laissa doucement déposer sur le lit, penchant la tête sur le côté pour lui laisser un meilleur accès à son cou, frissonnant sous ses lèvres, grognant intérieurement contre cette robe qui l’empêchait de profiter pleinement des baisers qu’il lui donnait. Ses frissons se transformèrent en frémissements quand elle sentit les mains de Tougo glisser sous sa robe pour faire glisser ses collants, Purificación l’aidant du mieux qu’elle pouvait pour qu’il revienne au plus vite contre elle.

Ces baisers sur ses jambes, ces caresses, c’était vraiment très doux, très agréable. L’Espagnole sentait son cœur battre plus fort, sa respiration s’accélérer. Ça allait être si dur de ne pas aller jusqu’au bout, qu’est-ce qui lui avait pris d’accepter cette proposition ? Et soudain, Purificación se figea. Alors il les avait finalement remarquées. Forcément, il ne pouvait pas en être autrement vu à quel point son corps en était couvert. Elle se sentit soudain affreusement mal, mais ses mots la rassurèrent un peu. Est-ce qu’il les pensait vraiment ? Est-ce qu’il ne disait pas ça juste sur le moment ? L’Espagnole resta un moment immobile. Ses relations avec les hommes avaient toujours été plus que compliquées, mais elle ne voulait pas se prendre la tête ce soir. Si ça devait se finir prématurément, tant pis. Elle rentrerait chez elle et s’enroulerait dans sa grosse couette pour essayer de retrouver un semblant de chaleur. Son visage se tourna donc pour que leurs lèvres se frôlent à nouveau, son baiser se faisant rapidement plus fougueux alors que sa langue caressait avec envie celle de Tougo, une de ses jambes passant autour de la taille de celui-ci pour inverser les rôles.

Leurs lèvres se quittèrent l’espace d’un instant. Cette robe la dérangeait. Il ne l’avait pas retirée, mais tant pis, c’était trop inconfortable, surtout que la fermeture dans son dos avait glissé, dévoilant ses épaules. Purificación leva donc les bras alors que ses doigts agrippait le tissu pour faire remonter sa robe, la passer par-dessus sa tête et la jeter sur le sol, dévoilant donc des sous-vêtements noirs à dentelle, presque transparents. Attrapant ses cheveux pour les basculer sur une seule de ses épaules, elle s’allongea contre Tougo pour revenir capturer ses lèvres, ses doigts s’affairant sur les nombreux boutons de cette chemise qui la gênait à son tour. Quand tous les boutons furent défaits, les mains de l’Espagnole glissèrent sur ce torse qui s’offrait à elle avec envie alors qu’elle se redressait, se retrouvant assise sur lui, l’invitant à se redresser à son tour pour qu’elle puisse se débarrasser de cette chemise qui alla bien vite rejoindre sa robe. Toujours assise sur lui, Purificación se colla à Tougo, appréciant ce contact entre leurs peaux, cette chaleur qui s'en dégageait. Ses lèvres glissèrent dans son cou, sur une de ses épaules, pendant que ses mains partaient à la découverte de son dos, sa langue finissant par venir goûter à la peau du haut de son torse avant de remonter jusqu’à sa mâchoire pour le fixer.

« N’hésite pas à m’arrêter si je vais trop loin pour toi. »

Elle avait planté son regard dans le sien en disant ça, ses dents venant mordiller le lobe de son oreille alors qu’elle soulevait un peu son bassin, ses mains parcourant son torse avant d’entamer une descente vertigineuse jusqu’à son pantalon pour s’affairer à le déboutonner. Elle était en sous-vêtements, il était logique qu’il se retrouve dans la même position qu’elle non ?

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Jeu 23 Nov - 16:38
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Elle l'embrassa, leurs langues se caressèrent aussitôt. Ils étaient passés à une autre étape du baiser. C'était délicieux, le goût de ses lèvres, de sa bouche. Il avait l'impression de goûter encore un peu le goût du whisky, mais c'était de plus en plus près d'une saveur naturelle. Les jambes de la grande femme se mirent autour de sa hanche pour la deuxième fois cette soirée et... Ça lui plaisait. Énormément. Cette proximité entre eux était l'une des choses les plus agréables selon lui. Entre l'odeur de l'Espagnole qui envahissait son monde, la chaleur de leur corps qui ne faisait qu'augmenter et le contact répété de leur peau, c'était presque le paradis.

Toujours accrochée à lui par ses jambes, elle retira enfin sa robe. Enfin? Oui, il avait commencé tout à l'heure, mais... Il avait laissé tomber. C'était un peu compliqué et surtout, ça le gênait légèrement de la déshabiller autant. Encore plus dans l'ascenseur. En vérité, sa robe passait encore par-dessus sa tête qu'il avait retirée son soutien-gorge d'une seule main. Il était bien content qu'elle n'est pas porté une protection trop compliquée à défaire. Ça et de ne pas avoir perdu la main. Il était bien content au fond d'avoir de l'expérience avant cette nuit. Il ne s'imaginait même pas à quel point il se serait mis la pression si sa première fois avait été ce genre de nuit...

Posant baiser après baiser sur sa poitrine alors qu'elle se débarrassait d'abord de sa robe, puis de son soutien-gorge- très séduisant au passage, pour le peu de temps qu'il aura été vu. Mais elle rompit cette suite de baiser en l'allongeant. Oh? Était-il trop insistant? Il était vrai qu'il se gâtait peut-être trop... Non, elle souhaitait seulement l'embrasser. Tant mieux. Il sentit ses doigts défaire chaque bouton un par un alors qu'elle l'embrassait, encore et encore. Ses mains à lui s’étaient aventurées doucement sur le bas de son dos ainsi que les côtés de son ventre. La peau de cette femme était si douce, si chaude, si agréable... Elle allait dormir avec lui cette nuit, n'est-ce pas? Comment est-ce que ça allait se passer? Il souhaitait prolonger cette tendresse... Ses baisers, son contact, les petites chatouilles qu'il ressentait chaque fois que ses doigts frôlaient sa peau en déboutonnant sa chemise, c'était si exquis. Il sentit enfin sa chemise s'ouvrir et glisser de chaque côté de son corps. Les baisers s'arrêtèrent et elle caressa son torse jusqu'à s'asseoir sur lui.

Il avala sa salive alors qu'il voyait le corps de Dolores pour la première fois. Aïe. Qu'est-ce qui avait bien pu faire autant de dégât? Peut-être que c'était une maladie grave dont il n'avait jamais entendu parler... Ou alors avait-elle été maltraitée? Terriblement. Il était encore chanceux qu'elle lui fasse confiance, si c'était le cas... Dans tous les cas, ça ne le repoussait pas. Il n'était pas ce genre d'homme. La beauté restait très seconde et... Eh bien, en réalité, il la trouvait toujours très belle. Il avait conscience qu'elle aurait pu être mieux. Il n'avait qu'à regarder son visage parfait. Mais il l'appréciait tout de même... Et puis, s'il n'avait pas ça, elle aurait été parfaite. C'était donc le défaut qui la rendait forcément plus charmante. Il avait envie de suivre chacune de ces marques de ses doigts, il avait envie de poser des baisers partout sur ce corps pâle et sensuel. Le plus difficile serait encore de ne pas la prendre en pitié. Il savait que personne ne souhaitait l'être.

Il se redressa, comme sa gestuelle l'y invitait. Il aurait bien profité un peu plus de la position. Il aimait bien ça, au fond, d'être dominer par cette femme, ça lui plaisait qu'elle soit assise sur lui. Juste au bon endroit. Il ne se faisait pas d'idée, il avait bien deviné ce qu'elle voulait. Sa jambe entre les siennes dans l'ascenseur, l'endroit où elle s'était assise sur lui, la manière dont elle avait de bouger le bassin contre lui. Elle l'avait forcément remarqué; elle lui faisait beaucoup d'effet. L'ambiance entre eux ajoutée à ces frottements répétés, il était impossible qu'il ne se retrouve pas complètement excité. Elle jeta sa chemise sur le sol, se collant à lui et interrompit entièrement ses pensées.

Il ne pouvait pas rester concentrer, voir conscient, alors qu'elle bécotait son cou et ses épaules comme ça. Lui-même avait penché la tête pour lui donner libre accès et il avait enfoncé son visage dans l'entièreté de ses cheveux. Doux. Chaud. Sentant extrêmement bon. Ses caresses dans son dos le firent frissonner. Elle était si tendre avec lui, il appréciait énormément. Elle le lécha ensuite, ce qui lui donna le sourire aux lèvres. Il adorait qu'on prenne soin de lui comme ça. Et la sensualité qu'elle dégageait l'excitait beaucoup... Et elle s'en rendait compte. Elle commença à déboutonner son pantalon en lui demandant si elle allait trop loin... Non. Mais presque. Bientôt. Il était temps de reprendre la situation en main un peu plus... Se laissant retomber sur le dos, il agrippa ses hanches et l'attira vers lui, jusqu'à ce qu'elle soit assise juste devant son visage. Il avait à peine à se pencher et il goûterait la dentelle. Entre autres.

-Pour l'instant ça va. N'hésite pas à me dire si je fais quelque chose qui te plait pas...


Il tourna la tête, embrassant doucement sa cuisse, puis il se jeta sur l'autre. À l'aide de ses pieds, il s'était d'abord débarrassé de ses chaussures, puis de son pantalon. C'était inévitable de toute façon et... C'était ce qu'elle désirait. Dès que ce fut fait, il mit ses genoux de manière à ce que ses jambes puissent servir de dossier à sa belle. De ses mains, il la repoussa d'abord contre ce "dossier" avant de glisser ses mains contre les siennes en suivant ses bras. Si douce...

Il était enfin passé à embrasser son petit shorty noir. Hum. Il était si excité... Il glissa l'une des mains de Dolores jusqu'à sa bosse. Aucune raison qu'il n'en profite pas non plus et... Il savait qu'au fond, elle le désirait. Qu'elle hésitait à cause de ce qu'il avait dit. Quant à l'autre main, il vint la porter à ses cheveux. Il avait envie qu'elle le contrôle un peu, qu'elle le dirige exactement là où il fallait... Il avait envie de son plaisir, au fond. Un baiser, puis deux, puis une dizaine de plus - question de se donner un peu plus de courage- sur ce sous-vêtement qu'il entreprit de l'enlever. Pas entièrement, il le glissa seulement derrière sa tête. Il était préoccupé par autre autre... Il avait envie de goûter, maintenant...

Il commença par l'humer. C'était très pervers, il le savait... Mais avait-elle réellement à se plaindre? Son membre venait d'avoir un spasme, durcissant dans la main de Dolores. Glissant ses mains sur son ventre, sa poitrine, son dos, il enfonçait doucement sa langue, cherchant le moment où elle lui ferait signe que c'était plus plaisant.



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Jeu 30 Nov - 16:16
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Purificación n’était pas du genre croqueuse d’hommes et pourtant, n’importe qui aurait pu le croire en les voyant tous les deux. Ils s’étaient juste rencontrés que déjà ils étaient allongés sur le lit de Tougo. En vérité, ses relations intimes n’étaient pas si nombreuses malgré son âge et le fait qu’elle n’ait jamais eu de véritable petit-ami. Ça avait toujours été des hommes assez ivres pour ne même plus faire attention à ses cicatrices, les autres s’étant toujours contentés de la repousser. Du coup, le fait de savoir que son partenaire semblait bien plus sobre qu’elle et que, même après avoir découvert les nombreuses traces qui marquaient son corps, il était toujours dans ses bras la mit mal à l’aise. Elle n’était pas habituée à ça, pas habituée à tant de tendresse, à tant de compréhension. Son cœur se serrait un peu. C’était tellement inhabituel qu’elle en avait presque envie de pleurer tellement elle était heureuse. Mais pour le moment, elle voulait témoigner sa gratitude à Tougo d’une toute autre manière. Passant une jambe autour de sa taille, l’Espagnole les fit basculer pour se retrouver au-dessus de lui. Sa robe ne la gênait que trop, elle voulait s’en débarrasser.

Elle n’eut d’ailleurs pas le temps d’entièrement la retirer qu’elle sentit la pression de son soutien-gorge soudainement disparaître. Il ne perdait pas de temps, mais ce n’était pas pour lui déplaire ! Purificación avait presque envie qu’ils se dépêchent avant qu’il ne finisse par avoir un éclair de lucidité lui faisant prendre conscience d’à quel point elle était laide. Ses soupirs se faisaient plus forts sous les baisers qu’il déposait sur sa poitrine maintenant à nu, mais l’Espagnole aimait bien mener la danse et ne pas se laisser entièrement faire. Elle repoussa Tougo pour qu’il se rallonge, cherchant avidement ses lèvres pendant que ses doigts s’affairaient à défaire chaque bouton de sa chemise pour finalement l’ouvrir complètement. Purificación en profita pour caresser cette peau qui s’offrait à elle, se redressant pour se retrouver assise à califourchon sur lui. Elle lui fit signe de la rejoindre en se redressant pour se débarrasser de cette chemise devenue elle aussi trop encombrante avant de déposer de nombreux baisers brûlants dans son cou, glissant jusque sur ses épaules. Lui qui ne voulait pas aller au bout des choses… Serait-il vraiment capable de se retenir vu l’état dans lequel il semblait être ?

Ce dos plus massif que le sien lui plaisait beaucoup, ses mains ne cessant de le parcourir alors que sa langue venait goûter à la peau du haut de son torse. Est-ce qu’elle allait trop loin ? En tout cas, il n’avait pas l’air de vouloir l’arrêter pour le moment alors Purificación en profita pour faire glisser ses mains jusqu’entre eux, s’attardant sur le bouton de son pantalon pour le défaire à son tour. Mais elle eut juste le temps de retirer le bouton et de faire glisser la fermeture éclair que Tougo se laissait retomber sur le lit, agrippant ses hanches pour la faire glisser jusque sur son torse dans un petit couinement de surprise. Elle se retrouvait assise juste devant son visage, ses dents venant mordre sa lèvre inférieure en sentant son souffle caresser l’intérieur de ses cuisses. Est-ce qu’elle avait été trop loin ? Apparemment non. Elle était soulagée, elle n’avait pas envie de le brusquer, mais elle se laissait un peu trop porter par l’instant, par ses envies, ne prenant peut-être pas assez en compte celles de son partenaire qui lui avait pourtant dit qu’il ne voulait pas de sexe.

Le souffle sur sa peau laissa place aux lèvres de Tougo, lui arrachant un soupir d’envie pendant qu’il se débarrassait de ses chaussures et son pantalon. Au moins, ils en étaient au même niveau. Purificación se laissa doucement tomber contre ses jambes qu’il avait relevées pour lui faire un dossier, leurs mains se touchant sensuellement, se frôlant presque, avant qu’un premier gémissement de la part de l’Espagnole ne se fasse entendre au moment où elle sentit les lèvres de Tougo se poser sur la dernière pièce de tissu recouvrant encore sa peau. Les mains de la jeune femme se crispèrent sur celles de son partenaire, sa tête se penchant un peu en arrière, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration qui s’accélérait encore plus. Elle se laissa docilement faire quand il prit sa main pour la déposer sur la bosse qui se trouvait derrière elle, la caressant avidement par-dessus le tissu. L’Espagnole sentit tout son corps frémir quand son shorty glissa le long de ses cuisses, bougeant un peu pour faciliter la tâche à Tougo. Sa main de libre se glissa dans ses cheveux sombres, se crispant soudainement en sentant le contact chaud de sa langue avec son intimité, lui arrachant un nouveau gémissement, son bassin ayant un peu bougé malgré elle.

Cette langue, ces mains qui parcouraient sa peau, elle n’arrivait plus à se concentrer, elle n’arrivait pas à s’occuper des deux choses qu’elle avait entre ses mains. C’était bien trop agréable pour qu’elle arrive à donner elle aussi du plaisir à son partenaire, tant et si bien que sa main quitta la bosse pour rejoindre l’autre dans les cheveux de Tougo, se faisant envieuse pour lui montrer qu’elle aimait ce qu’il faisait et qu’elle en voulait encore. Ah… Allait-il vraiment être cruel au point de lui dire qu’il ne voulait pas aller plus loin quand il en aurait marre de jouer de sa langue sur son intimité ? Alors qu’elle avait tant envie de le sentir en elle ? Cette pensée la fit grimacer un peu. Elle savait bien qu’elle avait dit qu’elle se contenterait de tout ce qu’il voulait sans aller au bout, mais il lui donnait trop de plaisir, elle en voulait encore plus maintenant… Pourquoi n’avait-il pas pu juste l’amener chez lui pour qu’ils s’endorment dans les bras l’un de l’autre ? Purificación avait accepté, mais elle sentait qu’elle le prendrait vraiment très mal s’il la laissait dans un tel état sans qu’elle ne puisse se libérer de ce désir qui bouillonnait dans son bas-ventre. Après quelques instants, ses gémissements se faisant plus forts et plus réguliers, elle entreprit de le stopper, le souffle court.

« Attends je… je veux m’occuper de toi moi aussi. »

Se dégageant, Purificación retira totalement son shorty et vint faire de même avec le dernier rempart de tissu qui la narguait encore sur le corps de Tougo. Elle le fit glisser lentement au départ, dévoilant son membre déjà bien durci, jusqu’à finalement vite le retirer pour s’occuper de l’objet de ses convoitises. Se couchant à nouveau sur lui, gémissant en sentant le contact entre son membre et son intimité, Purificación revint chercher les lèvres et la langue de son partenaire alors qu’une de ses mains s’immisçait entre eux pour frôler avec envie le membre de Tougo. Elle fit glisser le bout de ses doigts sur sa longueur, s’attardant un peu avec son index sur le sommet de celui-ci. Il ne voulait pas de sexe mais il allait quand même vouloir se libérer lui aussi non ?

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Ven 1 Déc - 0:00
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La main de Dolores quitta son sexe pour joindre l'autre dans ses cheveux. Oh? S’était-il trompé? En avait-elle pas si envie que cela? Non... Elle était sensible, plus qu'il ne l'avait imaginé, à ses attentions. Elle souhaitait plus de contrôle. Si sa bouche n'avait pas été occupée, il aurait eu un grand sourire. Il avait toujours apprécié déguster sa partenaire. Non seulement appréciait-il le goût, mais il y avait tellement d'aspects excitants à cette pratique... Déjà, la vue. Cette jolie poitrine ne pouvait être mieux exposée que s'il avait eu le visage contre celle-ci, ce joli corps légèrement en sueur qui s'agitait au rythme de sa respiration et de ses coups de langue... Ensuite, l'odeur. Tougo était clairement ce qu'on pourrait appeler un odor freak, aussi bien ne pas insister. Disons seulement qu'il était au paradis sexuellement parlant. Ensuite, le toucher. Entre ses mains qui parcouraient la douce peau du ventre ferme de la jeune femme, et ses seins... Sans parler de sa bouche, de sa langue, de son visage qui était constamment caressé de douces cuisses et d'une fente douce et chaude. Mais ce qui l'excitait le plus présentement, c'était les soupirs, les gémissements, les cris de l'Espagnole. Qu'est-ce qu'il adorait cette mélodie, c'était clairement ce qui le stimulait le plus durant l'acte. Le  fait de faire plaisir, qu'elle le témoigne...

Ça et la façon dont elle s'agrippait à ses cheveux, bougeait le bassin. Elle le guidait exactement comme il le fallait pour qu'il lui donne un maximum de plaisir. Elle s'en approchait, il le sentait bien. Elle allait jouir sur son visage. Et c'était exactement ce qu'il souhaitait, au fond... Mais elle le repoussa, prétextant qu'elle voulait s'occuper de lui. Il se serait bien plain, mais au fond... Elle avait raison. Il était si excité qu'il en avait mal. Il y avait beaucoup trop de pression dans son troisième bras. Il avait même pensé s'en occuper seul, mais l'idée de quitter le corps de Dolores d'une de ses mains lui semblait inenvisageable.

Se retrouvant nu alors qu'il reprenait à peine ses esprits- et son souffle, elle s'allongea sur lui et l'embrassa. Hum, voilà d'autres lèvres qu'il appréciait goûter. Il mordilla la lèvre inférieure de sa partenaire alors qu'elle caressait son membre... Il regrettait presque de ne pas avoir de protection. Enfin, d'un autre côté, ça lui laisserait le temps de réfléchir, réellement. La prochaine fois, il serait prêt à aller jusqu'au bout... Pour l'instant, il devait surtout trouver le moyen de réduire leur tension. Ça pourrait être simple, mais sa maîtresse avait clairement des restrictions. Elle souhaitait plus de contact entre leurs corps et... Bah, ça ne lui déplaisait pas au fond, mais ça se rapprochait de ce qu'il ne voulait pas... Pour l'instant.

La serrant contre lui, lui bécotant l'épaule ainsi que la nuque, les yeux fermés... Il devait se l'admettre, il la voulait. Il en avait besoin... Mais non, pas ce soir. Il savait que sinon il le regretterait, qu'il devrait se forcer à se dire que c'était une bonne chose. Murmurant à son oreille, il lui fit savoir: Je sais ce que tu veux... Pas ce soir, mais je vais faire de mon mieux pour te contenter... Il n'est pas question que tu que tu sois frustrée. Il voulait qu'elle est son orgasme, qu'elle dorme avec lui tranquillement et surtout... Qu'elle ait envie de le revoir. Il avait bien apprécié les caresses qu'elle lui prodiguait plus tôt, il adorait le contact chaud de leur peau l'une contre l'autre et... Soyons honnêtes, cette nuit passionnée ne le laissait pas indifférent. Son esprit ne lui permettant pas d'envisager avoir une autre aventure d'une nuit, il souhaitait prolonger celle-ci un maximum.

D'une main, il prit sa fesse et la fit monter entièrement sur lui. Voilà, leurs sexes étaient maintenant collés l'un contre l'autre. Il espérait qu'il n'était pas trop restrictif avec son obstination... Glissant ses deux mains jusqu'à sa hanche, il lui fit faire un mouvement, les frottant l'un contre l'autre. Il sentait les parties sensibles de Dolores contre son membre droit et dur... Qu'est-ce qu'il lui prenait? Ce n'était pas lui tout ça. L'avait-elle eu parce qu'elle était si belle? Avait-elle été fourbe? Non, c'était lui, il avait été sensible au peu de charme qu'elle avait utilisé sur lui et ensuite... ensuite elle voulait de lui. Ils en étaient donc là et son seul but était d'en profiter. Il était trop tard pour changer d'idée, clairement. Elle s'était redressée sur lui, les mains sur son torse, elle avait pris possession du rythme, de la force du mouvement. Il se mordit la lèvre inférieure en la regardant. Ce qu'elle était belle, séduisante. Voyant qu'elle avait pris le contrôle, il glissa ses mains sur sa douce peau, caressant le côté de son ventre, ses côtes, ses seins fermes, ses épaules... Il le voyait: elle était déjà au bord de l'orgasme moins de deux minutes plus tôt lorsqu'il s'occupait d'elle avec sa bouche. Elle allait devoir prolonger- heureusement que c'était une femme- son orgasme pour atteindre le sien... Tant mieux, il avait toujours aimé voir sa femme jouir à l'excès... Mais il devrait l'aider. Il glissa l'une de ses mains jusqu'à sa hanche, prolongeant les mouvements, de l'autre, il s'était agripper à son cou et il regardait son visage. Il était très content d'avoir gardé un peu de lumière pour l'observer.

Cela dura encore plusieurs minutes où elle gémissait à chaque aller-retour, lui même murmura son nom à plusieurs reprises alors que le moment allait arriver. Dolores, hum... Dolores. Ça arrivait. Il les fit pivoter, enjambant son ventre, il s'assit sur ses hanches. D'une main, il glissa vers la source du plaisir de Dolores, s'enfonçant en elle doucement, il caressait la surface tout en se masturbant, regardant le haut de son corps. Ça ne prit pas longtemps avant qu'il la couvre de son orgasme alors qu'elle émettait un dernier gémissement. Se laissant tomber juste à ses côtés, mais coller contre elle, il l'embrassa doucement dans le cou, puis sur ses lèvres.

Attends-moi un peu...

Dit-il en sortant du lit. Il fallait nettoyer tout ça. Si seulement il était venu ici plus tôt. M'enfin. Il savait où était sa salle de bain, celle qui était reliée à sa chambre par une porte exactement de l'autre côté de celle menant au couloir. Il y ouvrit la lumière, laissant la porte ouverte. Wow. C'était grand. La taille du bain était impressionnante, c'était presque une piscine de banlieue. Mais il était là pour un objectif qu'il trouva rapidement. Sur le comptoir traînait une serviette à main. Il lui fit couler de l'eau chaude dessus, s'essuya un peu- partout, il avait beau avoir eu un rôle passif, il était tout de même légèrement en sueur. Puis il revint à la chambre, fermant la lumière et la porte de la salle de bain derrière lui. Il revient se blottir à ses côtés, caressant tout ce qu'il avait sali avec le linge chaud...

J'espère que tu n'es pas trop déçu, mi querida.   Il  prit  une courte de pause avant de reprendre. Écoute Dolores... Je suis vraiment désolé, tu m'as un peu pris de court. Je n'étais pas tout à fait prêt. J'aimerais vraiment... Heu... Plein de trucs.  J'aimerais d'abord que l'on passe la nuit ensemble, je souhaite me réveiller avec toi à mes côtés... C'est mon plus grand souhait, présentement.  Trop souvent il avait rêvé qu'elle était à ses côtés pour que finalement, il se réveille seul. Ensuite... J'adorerais que l'on se revoie. La prochaine fois, je serai prêt à tout ce que tu veux. Tu dois juste me laisser le temps de réfléchir un peu de mon côté. Ça et acheter des préservatifs. Pour finir... Ce n’est pas mon truc, les aventures. Si c'est tout ce que tu désires, je m'y plierais, mais sinon, j'apprécierais beaucoup si nous pouvions apprendre à mieux nous connaître. Tant que tu ne poses pas trop de questions sur mon emploi, tu n'auras aucun mensonge.

Déposant le linge humide sur le bureau juste à côté de lui, il admira le corps de Dolores maintenant propre. Définitivement, il voulait la revoir. Habillé comme nue. J'ai beaucoup apprécié sa manière de me séduire... J'adore me faire caresser.  Dit-il en posant un doux baiser sur sa joue et commençant à caresser son corps du bout des doigts. L'orgasme lui avait vider du peu d'énergie qu'il avait, c'était bien dommage, parce que son esprit en voulait encore... Suivant une longue cicatrice d'un de ces doigts, il posa à nouveaux quelques baisers contre sa nuque. Tu es si douce...


L'innocence trouve souvent moins de protecteurs que le crime.
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Jeu 7 Déc - 12:55
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feat. Tougo Okazaki
Les pensées de Purificación étaient embrumées par le plaisir que lui procurait Tougo. Sa langue sur son intimité, ses mains qui glissaient sur sa peau, elle gémissait, bougeait son bassin pour le guider, mais elle dut se résigner à lui dire d’arrêter en sentant que s’il continuait, elle allait finir par se libérer. Il lui avait dit ne pas vouloir aller jusqu’au bout, mais pourrait-il vraiment résister alors qu’elle voulait tant s’offrir à lui ? Alors qu’elle voulait que lui aussi prenne du plaisir lors de cette soirée ? L’Espagnole profita de ce petit moment de répit pour se débarrasser complètement des derniers vêtements qui leur restaient, revenant bien vite se coucher sur Tougo pour l’embrasser avec envie. Et les mots qu’il glissa à son oreille la firent grimacer. Alors il ne craquerait pas hein… N’était-elle pas assez à son goût pour qu’il ait envie d’aller jusqu’au bout ? Ou peut-être que le brun était tout simplement un grand romantique qui avait besoin de sentiments pour pouvoir coucher avec une femme ? Quoi qu’il en soit, Purificación était un peu vexée, il fallait l’avouer, mais elle préféra ne rien dire. Il avait dit qu’il ferait de son mieux pour la contenter et elle comptait bien se libérer de ce plaisir qui bouillonnait en elle !

Purificación se redressa pour s’assoir sur le membre de Tougo, entamant des mouvements langoureux de bassin pour que celui-ci se frotte contre son intimité. À défaut de pouvoir le sentir en elle, elle se contenterait de ça et de ses mains qui glissaient à nouveau sur sa peau brûlante. La cadence s’accéléra bien vite, tout comme les gémissements de l’Espagnole alors que ses doigts se crispaient sur le ventre de son partenaire. Franchement, si un préservatif avait été présent, elle aurait très certainement bougé autrement son bassin pour qu’il la pénètre « par accident ». Là, sans protection, c’était bien trop dangereux. Elle ne le connaissait pas et ne pouvait pas avoir confiance, même s’il semblait ne pas être du genre à coucher à droite et à gauche selon ses dires et son comportement avec elle. L’Espagnole, quant à elle, se protégeait toujours et faisait des tests après chaque aventure d’un soir pour vérifier que tout allait bien. Concernant la contraception, elle prenait la pilule, mais on n’était jamais à l’abri d’un accident, même si, dans la tête de Purificación, il était certain qu’avec tous les coups qu’elle avait pu recevoir, il était juste impossible qu’elle puisse un jour avoir des enfants.

Elle aurait pu tiquer en l’entendant l’appeler « Dolores », mais c’était vraiment le cadet de ses soucis à ce moment-là. Tout ce qu’elle voulait, c’était prendre du plaisir. C’était sûrement égoïste, mais elle le voulait vraiment, elle ne pouvait pas rester comme ça. Comme si Tougo avait senti que sa limite était proche, il renversa la situation pour venir s’assoir à son tour sur les hanches de l’Espagnole. Et ce qu’elle avait attendu si longtemps arriva. Purificación ne put s’empêcher de retenir un petit cri de plaisir en sentant les doigts de son partenaire s’enfoncer en elle, les siens se crispant sur les draps en gémissant encore plus fort tout en ondulant son bassin pour profiter de cette intrusion pendant que son regard se posait sur la main et le membre de Tougo. Ils se libérèrent presque en même temps, l’Espagnole ayant lâché un dernier gémissement en sentant cette chaleur se répandre sur son ventre. Purificación sentit son corps frémir sous les lèvres de son partenaire, sa peau étant devenue bien plus sensible et elle répondit à son baiser avant de le regarder s’éloigner pour aller dans une autre pièce et y allumer la lumière. Qu’est-ce qu’il faisait ?

L’Espagnole se redressa un peu sur le lit pour essayer de distinguer quelque chose, mais elle n’entendit que le bruit de l’eau qui coulait avant de voir revenir Tougo avec ce qui semblait être une serviette. Il revint se blottir contre elle pour la nettoyer avec le linge chaud qui la fit à nouveau frémir. Cet homme était vraiment doux avec elle et il avait tenu ses promesses, même si elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une légère frustration. Purificación se tourna vers lui pour glisser une main sur sa nuque avant de la perdre dans ses cheveux, ses yeux fixant son visage alors qu’il lui faisait un petit discours. Ses lèvres s’étirèrent en un petit sourire. Est-ce qu’il était en train de lui dire qu’il craquait pour elle et qu’il souhaitait la revoir ? Combien d’hommes lui avaient déjà tenu ce discours ? Le compte était facile : Tougo était le premier. Bien sûr que ça lui faisait plaisir ! Il n’y avait qu’à voir son regard attendri alors qu’elle écoutait sagement ce qu’il avait à lui dire pendant que ses doigts s’amusaient toujours dans ses cheveux !

Il quitta un instant le lit pour déposer la serviette sur le bureau non loin, revenant bien vite près d’elle pour la caresser à nouveau, un petit gloussement franchissant les lèvres de l’Espagnole à ses mots et ses attentions, sa peau étant toujours très sensible. Elle n’avait encore rien répondu à sa longue tirade et elle ne savait pas trop quoi lui dire… C’était la première fois qu’un homme était si doux avec elle, mais elle ne savait pas trop où elle en était ni ce qu’elle voulait. Le revoir ? Apprendre à se connaître ? Il allait sans aucun doute très vite déchanter en voyant le caractère de merde qu’elle avait au quotidien. Elle s’était faite charmeuse et douce pour arriver à son but, mais nul doute qu’il allait la trouver beaucoup moins douce et agréable à regarder quand le réveil viendrait ! Purificación passa quand même ses bras autour de son cou, lui souriant tendrement avant de se blottir contre lui, ses doigts caressant son visage. Le lendemain n’était pas encore arrivé, elle voulait juste profiter de l’instant présent, de cette chaleur, de ces bras, de cette tendresse.

« Ne t’inquiètes pas. Tu m’avais dit dès le départ que tu ne voulais pas aller jusqu’au bout et j’avais accepté ces conditions en t’accompagnant jusqu’ici. »

Elle déposa un baiser sur sa mâchoire, marquant une petite pause. C’était assez compliqué de répondre à la suite étant donné qu’elle-même ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle ne s’était jamais attachée à aucun homme amoureusement parlant en raison du manque de confiance bien trop grand qu’elle ressentait pour eux à cause de son père. Elle répercutait cette appréhension sur chaque homme qui s’approchait trop près d’elle et Tougo ne faisait pas exception. Il paraissait doux, il était vraiment adorable. Elle aurait vraiment pu craquer pour lui si elle n’était pas si méfiante de nature, comme un animal sauvage qui ne demanderait qu’à être apprivoisé. Mais rien ne lui disait que cette douceur n’était pas une façade et qu’il n’allait pas finir par lever la main sur elle à son tour.

« Concernant le reste je… Je ne vais pas te mentir, je ne sais pas. Demain est un autre jour, je ne veux pas y penser pour le moment et puis, tu ne vas peut-être plus vouloir me revoir après avoir dormi dans le même lit que moi. »

Elle lui fit un sourire malicieux et fit glisser ses doigts le long de sa colonne vertébrale. Purificación n’allait sans doute pas beaucoup dormir et surtout, elle avait le sommeil agité en plus de ne pas être du matin. Si Tougo avait pu voir son côté gracieux et agréable, il allait sans doute se frotter à un ours mal léché au réveil ! Poussant doucement le brun, l’Espagnole attrapa les draps pour bien les mettre sur eux avant de poser sa tête sur son torse, se collant bien à lui en fermant les yeux. Elle déposa un baiser sur sa peau avant de se redresser un peu pour le regarder.

« Je te préviens, j’ai tendance à faire l’étoile de mer quand je dors. »

Elle pouffa doucement et reprit sa place après lui avoir volé un baiser. Apprendre à la connaître… Comment est-ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire que Dolores n’était que son deuxième prénom maintenant ? Après quelques minutes de silence, Purificación sentit que Tougo venait de s’endormir. Elle, elle avait bien plus de mal. Elle réfléchissait, gigotait, elle n’était pas à l’aise. Ce n’était pas la première fois qu’elle dormait avec un autre homme, mais c’était arrivé si peu de fois au final qu’elle ne savait pas trop comment se mettre. Elle était bien dans ses bras, mais elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Elle s’extirpa de son étreinte pour se mettre à l’autre bout du lit et elle s’enroula un peu dans les draps pour finalement réussir à s’endormir après de très longues minutes de réflexion sur comment elle était censée réagir le lendemain matin. La nuit et le sommeil de l’Espagnole furent très agités. Elle bougea dans tous les sens, envoyant valser les draps, se remettant dedans, son corps passant parfois à moitié sur celui de Tougo, une jambe par-ci, un bras par-là, et finalement elle se réveilla en sentant les rayons du soleil lui chatouiller le visage. Grognant alors que cette caresse chaude la tirait de son sommeil, Purificación vola tous les draps pour s’enrouler dedans à la manière d’un maki, les faisant remonter suffisamment pour que seuls ses yeux encore à moitié collés soient visibles. Le matin, c’était toujours terriblement dur et quand elle se retourna et qu’elle vit Tougo, elle se rappela où elle était. Elle l’avait peut-être réveillé en lui piquant tous les draps de la sorte…

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Jeu 7 Déc - 17:08
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La façon dont elle le regardait alors qu'il parlait, c'était si charmant, si tendre. Ses yeux brillaient autant que son sourire. Il lui plaisait? Probablement, puisqu'elle était là... Non. Lui plaisait-elle, vraiment, au point de ne pas terminer cette relation sur ces caresses? Sur cette nuit? Le regretterait-il réellement si elle le rejetait? Après tout, cela ne toucherait ni son honneur ni son orgueil: à la base, il ne croyait même pas pouvoir la séduire. Du tout. Sa sensibilité? Peut-être un peu, à peine... Il savait à quoi il s'engageait pour le moment en acceptant de s'embarquer dans cette aventure. De toute façon, pour l'instant tout était parfait: elle le regardait d'une façon adorable, lui souriant et jouant dans ses cheveux, au niveau de sa nuque. Il aimait réellement se faire caresser, beaucoup. Il lui en ferait par quelques secondes plus tard.

Il la caressait, embrassant doucement sa joue, puis sa nuque. S'il avait eu ce corps chaque nuit, il lui aurait fait tant de choses... C'était d'ailleurs la seule déception de la soirée, de ne pas avoir été prêt. Il aurait voulu l'être, mais il ne disposait pas assez de temps. Le faire maintenant n'était aussi pas une bonne idée. Déjà, parce qu'il était très fatigué, mais aussi parce que s'il réussissait, il allait regretter qu'elle soit encore à sa portée. Tout de suite. Normalement, ses performances ne s'arrêtaient pas là. Cette soirée n'était que des préliminaires. Pourtant, il le sentait: il ne pourrait pas aller plus loin. Il était bien trop fatigué, ses yeux brûlaient. Sa tête lui tournait. Pourtant, il aurait voulu... Plusieurs fois. Longtemps. Dans chaque pièce. Sauvagement, doucement, romantiquement... Mais ce soir, il ne pouvait pas. S'il n'avait pas été plus conscient d'à quel point il n'était pas possible d'être toujours pleinement en pouvoir de son corps, il s'en serait réellement voulu. Il restait toujours à savoir si l'espoir de vivre tout ça allait être entièrement brisé... Enfin, d'un autre côté, il valait mieux cela à une réponse positive puis à de l'ignorance totale...

Elle lui dit de ne pas s'en faire, qu'elle avait accepté ses conditions... Oui, elle aussi était légèrement déçue. Décidément, il aurait à se rattraper. Pas qu'il se sente coupable, redevable ou quoi que ce soit. Ce n'était qu'un arrière-goût de non fini. Il aurait été un peu plus en forme, un peu plus conscient à sa capacité de ne pas s'endormir d'ici dix minutes, il aurait déjà sa tête à nouveau entre ses cuisses... Elle l'embrassa doucement sur le menton, caressant toujours ses cheveux. Franchement. Quelle journée. Il avait quitté son pays pour la première fois. Enfin, le pays de ses souvenirs pour la première fois, puisqu'au fond, il était né dans ce pays-ci. Il essayait de laisser derrière lui tout ce qui n'allait plus dans sa vie et à peine arrivé ici qu'il avait rencontré cette femme qui était très douce avec lui. En vérité, il s'était déjà fait la promesse: si ça ne fonctionnait pas, il devrait réessayer avec une autre. Cette douceur lui avait terriblement manqué sans qu'il s'en rende compte. Jusqu'à maintenant...

Elle-même lui dit de ne pas trop se faire d'attente quant à la suite... Tant pis. Il avait déjà demandé deux fois, c'était une fois de trop en réalité. Je me contenterais de ce que voudras me donner, alors, tout comme toi pour cette nuit...  Dit-il simplement, un léger pincement au coeur vaguement camouflé. Pas qu'il ne s’est émotionnellement attaché, pas déjà... Mais il avait un peu d'espoir de brisé et ça faisait toujours un peu mal. C'était pour ça qu'il n'avait pas retenté avec une autre avant? Non. C'était à cause de toutes les idées qu'il essayait de refouler depuis tout à l'heure, ses souvenirs, le bonheur qu'il avait perdu, les sentiments douloureux qu'il ressentait quand il y pensait... Non. Il devait profiter du moment présent. Il y avait cette fille, là, super belle, qui était nue, collée contre lui, souriante. Comment pouvait-il penser à quelque chose d'aussi négatif en de pareil moment? Se battre était définitivement plus facile qu'être heureux pour lui... Il devrait y réfléchir, plus tard.

Ils se mirent sous les couvertures et elle se blottit contre lui. Il repensait à toutes ces caresses... Hum... Il en voudrait plus, maintenant que le souvenir était frais. Cela faisait déjà des années qu'il s'ennuyait de ne pas s'endormir en couple. Pour le sexe, il s'était arrangé. Il se forçait à ne pas penser à elle lorsqu'il se satisfaisait et il avait réussi graduellement à s'en libérer. Jamais au point de coucher avec une autre, jamais au point de la tromper... Était-ce qu'il avait fait? Non, c'était fini, depuis des années. Mais merde, pourquoi pensait-il à ces conneries alors qu'une belle femme était posée contre lui? Elle le caressait, lui posait des baisers, quel con quand même! Quant à sa remarque, elle n'avait pas à s'excuser si elle faisait l'étoile dans le lit. Elle ne l'avait pas fait durant leur partie de jambe en l'air, c'était tout ce qui comptait au fond. Il posa un bisou sur le haut de sa tête, dans ses cheveux, humant légèrement l'odeur. Ça le calme aussitôt... Buenas noches, Dolores.

Dit-il finalement, s'endormant presque aussitôt. Ce fut un sommeil en plusieurs phases, comme souvent lorsqu'il était aussi fatigué- ce qui arrivait un peu plus fréquemment depuis ses activités illégales. Pour la première étape, il fut conscient. Complètement. Dormait-il vraiment? Mais si, il sentait son coeur battre moins fort qu'à son habitude, sa respiration était lente, ses muscles détendus, ses sensations étaient réduites... Pourtant, il la sentait, juste à côté de lui, en train de se retourner. Parfois, il la sentait, une jambe ou un bras sur lui. Un moment, il fut même certain d'avoir un pied sur son torse. La forme ne concordait pas à une, ça il en était certain. Pourtant, il dormait. Il n'aurait jamais pu ouvrir les yeux et vérifier si sa théorie était exacte. C'était comme s'il était prisonnier de son corps endormi, mais encore pleinement conscient... Mais, au bout d'un moment, l'inconscience vint enfin le chercher. Au début, ce fut le noir complet. Il avait seulement conscient d'avoir perdu conscience, d'avoir perdu la compréhension de ce qu'il l'entourait. La lumière de la chambre était toujours là, mais il ne pouvait plus le ressentir. Dolores bougeait toujours à ses côtés, mais il n'en était plus certain. Si ça se trouvait, elle n'était plus là. Mais le tout se changea en un rêve flou dont il n'aurait aucun souvenir à son éveil, tout ce qu'il savait, c'est que ça concernait son ancienne vie, son ancien amour. Il reprit finalement conscience, une légère tristesse au coeur. Il dormait toujours, mais il avait à nouveau conscience de lui. Enfin, pas totalement.

Il était à nouveau dans le noir, mais il était maître de ses pensées. C'était le bon moment, le meilleur moment pour réfléchir. Rien ne viendrait le déranger dans ce monde qui était le sien. Il avait légèrement conscience d'une présence à ses côtés, une présence... Chaude, féminine et légèrement bruyante. Ronflait-elle ou était-il plus sensible aux sons? Peu importe, ça ne le dérangeait pas, il trouvait le rythme assez relaxant pour être franc. Oui, réfléchir, il voulait réfléchir à tout ça. À ces conneries qui avaient maintenant presque cinq ans. Elle était morte, c'était fini, alors pourquoi il ne se permettait pas de tourner la page? Il le savait pourquoi, si elle avait conscience de lui, elle voudrait son bonheur. Alors pourquoi lui ne faisait-il pas tout ce qu'il pouvait pour être heureux, pour être bien? C'est quoi ton fucking problem? Il voulait être heureux, il le sentait au fond de lui depuis toutes ces années. Il en avait de l'énergie, tout l'investissement qu'il avait mis dans sa carrière au cours des dernières années le prouvait bien. La veille, il avait eu de la difficulté à embrasser, à donner un petit bisou!Wanker! Sérieusement... Il devait progresser. Là, tout de suite, il en avait marre. Il avait réussi à mettre tout ça de côté le temps de profiter presque entièrement de l'opportunité que cette belle Espagnole séduisante lui avait offerte... Il se souvenait encore des caresses sur son torse, dans ses cheveux, contre son dos... Même somnolant il ressentit le frisson dont son corps fut parcouru. Alors, elle était où la difficulté qu'il devait surmonter? Parce que si ce n'était pas avec elle, il voudrait malgré tout reprofiter de la vie, reprofiter des femmes... Ça lui avait beaucoup manqué, il en avait conscience... Malgré tout, il savait qu'il était un lover, un homme qui rechercherait toujours la tendresse, la romance, la complicité, voir l'amour si elle lui plaisait assez... Mais il se l'interdisait. La veille, il avait approché cette femme seulement parce qu'il avait peur pour elle... Et parce qu'au fond, il avait un peu envie de se battre si l'occasion se présentait, il devait être honnête à ce propos. C'était ainsi qu'il avait évacué toute cette rage durant les dernières années... Non, ce n’était pas le problème. Le problème...

Il soupira intérieurement, il n'avançait pas. Aller! Putain! Vas-y! Admets-le donc que tu l'aimes toujours, que t'as l'impression d'avoir été voir ailleurs! T'y pense chaque jour à quel point elle te manque, à quel point t'étais bien avec elle, à quel point ta vie tournait tellement autour d'elle que t'es qu'une pauvre coquille vide, une merde. Et maintenant, t'es fâché contre toi-même, pour ton honnêteté? Pathétiquement, typiquement pathétique. Tu vauts pas mieux que les autres et... Assez! Comment c'était censé l'aider, ça? Il en avait déjà conscience, il y pensait con-sta-ment à ça. Oui, il y pensait toujours, oui, il avait un peu l'impression de l'avoir trompé. Oui, il était faible. Et non, il n'était pas qu'une coquille vide. Il avait un vide, en lui et cherchait comment le combler. À combler ce vide et à retrouver la douceur d'une femme, il devrait... Débloquer ses permissions. Il devait apprendre à profiter, plutôt que de se poser toutes ces questions. Voilà, il voyait la lumière au travers de ses paupières. Il s'était réveillé à cause de ses émotions. Il inspira profondément et soupira... Débloquer ses permissions, c'était quelque chose de simple, de naturel chez lui normalement. C'était que celle-là qui était bloquée. C'était pour ça que ça faisait aussi mal, c'était son seul problème. Son seul vrai problème, parce que sinon il souhaitait aussi assouvir certaines ambitions, mais pour ça il se laissait le temps.

Profiter. Apprendre à profiter, saisir et provoquer ces occasions. Il devrait travailler là-dessus, plus, mieux. Ça commençait tout de suite. Aller, plus vite, aucune hésitation, espèce d'être faible! Ses yeux s'ouvrirent doucement. Il ressentit aussitôt qu'il n'était plus couvert, il avait même légèrement froid. Devant lui se trouvait une Dolores à peine réveillée, les cheveux en bataille, les yeux bouffis et un air un peu sauvage sur le visage. Un sourire lui vint aux lèvres. Il avait toujours trouvé ça mignon les femmes à l'éveil... Ça ne ressemblait à rien, mais ça lui plaisait. Il se colla, l'entourant d'un bras. Il posa un doux baiser sur le bout de son nez et murmura:

Rendors-toi si tu le veux, je ne suis pas pressé...

Son odeur avait envahi la pièce, imbiber son lit, sa chaleur corporelle le réchauffait au travers des couvertures... Quelle femme! Encore une fois, il regrettait de ne pas avoir de préservatif... Le matin avait toujours été sa période préférée pour ce genre d'activité et s'il n'était toujours pas prêt, il était présentement assez déboussoler pour outrepasser ce fait... D'un autre côté, pour l'instant, elle ne semblait pas prête à être harcelée de baiser, alors encore moins de coup de bassin... En tout cas, il n'était pas pressé de la voir partir de ses bras.


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Mer 13 Déc - 16:35
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Bien sûr que Purificación était déçue de ne pas pouvoir aller au bout des choses. Elle s’était certes libérée du plaisir qu’il lui avait procuré avec sa langue et ses doigts, mais ça ne valait quand même pas l’acte en lui-même. Elle avait l’impression d’avoir été abandonnée juste après les préliminaires, c’était frustrant, mais elle ne pouvait rien dire. Elle avait accepté de venir ici en sachant pertinemment qu’ils n’iraient pas jusqu’au bout. Malgré tout… C’était horriblement frustrant. Faire l’amour avec un homme qui n’était pas répugné par son corps, qui était sobre et surtout si doux… Elle l’aurait tellement voulu… Frustrée et pourtant… Est-ce qu’elle avait vraiment envie de le revoir ? Envie de faire connaissance ? Est-ce qu’elle lui plaisait au point qu’il avait envie de vraiment tenter sa chance avec elle au-delà d’une aventure d’un soir ? Purificación était un peu perdue à vrai dire. C’était la première fois qu’elle se retrouvait dans cette situation, elle ne savait elle-même pas ce qu’elle voulait et elle préférait être franche. Elle avait l’impression que son cœur se ramollissait en entendant les mots qui sortaient de la bouche de son compagnon du soir. Son index glissa le long de son torse, un petit sourire se dessinant sur ses lèvres.

« On pourra reparler de tout ça demain alors. Buenas noches. »

Elle le lui avait susurré à l’oreille avec un sourire, la lui mordillant avant de gigoter un peu sous les draps pour bien se caler contre lui. Après plusieurs papouilles, se rendant compte que Tougo avait sombré dans le sommeil, l’Espagnole essaya de faire de même, mais ce fut plus long et bien plus compliqué. Elle n’était pas à l’aise dans ces bras, pas habituée, dans ce lit qui n’était pas le sien, dans ces draps qui n’avaient pas son odeur. Résultat, elle dut quitter les bras de Tougo pour finalement réussir à s’endormir à l’autre bout du lit. Sa nuit fut agitée, bougeant dans tous les sens en grognant parce qu’elle se savait dans le lit d’une autre personne. Limite elle aurait mieux dormi avec la couette en étant par terre. Ça lui était déjà arrivé plus souvent que de dormir dans le lit d’un inconnu. Mais quand elle se réveilla, elle constata qu’elle était toujours sur le lit, enroulée comme un maki dans la couette, ses yeux à demi ouverts se posant sur Tougo qui dormait encore. Purificación resta de longues secondes à le fixer. Qu’est-ce qu’elle allait faire maintenant ? S’en aller avant qu’il n’ouvre les yeux ?

Ah. Bah non. Trop tard. Il venait de les ouvrir. Il était complètement nu sur le lit, sans plus aucun drap sur lui puisque l’Espagnole s’était tout accaparé. Elle vit le petit sourire qui se dessina sur ses lèvres quand il la regarda, ce qui lui fit froncer les sourcils. Quoi ? Il se foutait de sa gueule ? Ouais, elle était moche au réveil, et alors ? Purificación était tellement dans le gaz qu’elle n’eut pas le temps d’esquiver cette approche soudaine (de toute façon, si elle l’avait fait, elle serait tombée du lit), se retrouvant avec un Tougo collé à elle, un bras par-dessus son corps et… NON ! En sentant ces lèvres sur son nez, l’Espagnole grogna assez fortement en cachant entièrement son visage dans les draps pour se le frotter. Elle avait horreur de ça ! Horreur des câlins le matin, mais surtout horreur qu’on touche à son nez ! Se rendormir ? Elle était de trop mauvais poil pour ça ! Elle gigota et finit par le fixer assez durement avec ses sourcils froncés, essayant de le pousser avec son pied. Elle avait chaud et il lui donnait encore plus chaud !

« Caféééé. »

Sa voix était loin d’être douce, presque éraillée à cause de ce réveil difficile. La seule chose qui pouvait la remettre de bonne humeur à présent, c’était une bonne tasse de café, bien noir et sans sucre. Elle ne lui avait même pas demandé si c’était possible, elle n’arrivait pas à aligner plus de trois mots. Elle voulait un café, maintenant ! Purificación grogna à nouveau, essayant de se dégager des draps enroulés autour d’elle, mais elle était coincée, ce qui l’agaça encore plus parce qu’elle avait l’impression d’être une momie. Elle gigotait tellement qu’elle avait bien dû bousculer le pauvre Tougo qui avait simplement voulu un câlin, mais la tendresse dès le matin, sans son café, c’était juste niet. Au prix de nombreux efforts, Purificación parvint à s’extirper des draps, en jetant un bout sur Tougo pour ne pas qu’il ait trop froid. Par contre, il valait mieux pour lui qu’il ait compris qu’elle ne voulait pas plus de câlins tant qu’elle n’avait pas bu son café sacré. Il risquait de se prendre un mauvais coup par mégarde sinon.

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Mer 13 Déc - 18:51
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Il n'était vraiment pas pressé qu'elle quitte ses bras. Vraiment pas. Était-ce une manière de se venger de la déception qui lui il lui avait causé la veille, cette fuite dans ses couvertures? Elle le repoussait, poussant son ventre avec ses pieds. D'un côté, ça n'avait aucun effet: La façon dont elle s'était enfermée dans ses draps limitait complètement tout mouvement qu'elle aurait pu faire pour se débattre. Un beuglement plus tard, il savait ce qu'elle voulait. Il se demanda s'il devait lui donner par contre, elle n'était franchement pas très sympathique ce matin... Beaucoup moins que la veille en tout cas.

Il se recula dans le lit alors qu'elle se débattait avec les couvertures. Elle n'arrêtait pas de gigoter dans tous les sens, un air frustré sur le visage. Il rit un peu, un grand sourire sur le visage. Il se rappelait lorsqu'il était adolescent, il n'était absolument pas quelqu'un du matin. Ça avait commencé quand il s'était mis au sport, à se lever plus tôt chaque matin pour s'entrainer. Puis, un jour, il s'était rendu compte que cette époque était finie. Du coup, elle lui rappelait une petite fille capricieuse et... C'était un peu craquant, au fond. Pas chaque jour, mais ce matin, pourquoi pas. C'est les grognements, ses longues plaintes. Ce serait agaçant à la longue. D'ailleurs, aussi bien fuir avant qu'elle jette toute cette fureur sur lui.

Il se leva au moment où elle lui jetait un bout de couverture. Elle pouvait bien se la garder, lui était déjà prête à affronter cette journée. Cette journée, peut-être pas cette furie... Je vais voir ce que je peux faire. Il la comprenait, au fond. Elle n'était pas chez elle, ce n'était pas quelqu'un du matin et... Non, au fond, ils étaient seulement différents. De son côté, il y avait un décalage horaire de quatorze heures, il n'avait pas dormi du tout la veille et, au final, lui non plus n'était pas réellement chez lui. Enfin, si c'était chez lui, mais il n'était pas familier avec cet endroit.

C'est sur cette pensée qu'il se levait, cherchant du regard un meuble pouvant contenir des vêtements. Des sous-vêtements. Les fesses, il avait froid aux fesses. Il avait fait faire quelques achats d'avance pour ses premières journées. Le temps qu'il aille acheter ce qu'il voulait réellement lui-même. Bon, en dehors des meubles qu'il avait choisis sur internet, devaient se trouver ici quelques vêtements et sous-vêtements, deux ou trois, ainsi que quelques choses à manger/boire au frigo. Probablement du café? Peut-être? Il avait fait cette liste il y a des semaines et honnêtement, il n'était pas certain que les achats avaient été faits. Il n'avait jamais redemandé. Il avait seulement prévenu de sa date d'arriver. Il se dirigea vers le meuble qui se trouvait face au lit, juste dessous la télé. C'était le seul meuble qui semblait être fait pour contenir des sous-vêtements. Il ouvrit le premier et... Vide. Non, s'il vous plaît. Il ne voulait pas remettre ses vêtements de la veille, il tenait à sa propreté. Il le referme et en ouvrit un autre. Celui juste dessous. Des chaussettes. Un espoir en plus quant à ses boxers. Et au café... Il referme ce deuxième tiroir et ouvrit celui dessous. À nouveau rien. Sérieusement? Il le referme et ouvrit celui qui était à droite du deuxième tiroir, sautant celui au dessus. Voilà, les fameux Boxeurs! Il en prit un noir, les deux autres étant gris et blancs, et sortis de la chambre, laissant l'ogre se débattre dans le filet composé de ses draps.

Il faudrait rapidement créer cette potion magique qui retransformerait cet ogre en petite princesse, ou il devrait se battre avec lui pour récupérer un jour ses couvertures et la béatitude dans son royaume. Il traversa donc entièrement le couloir qui menait de l'entrée à la chambre et tourna sur sa droite dans la cuisine. Un rapide coup d'oeil autour de lui la rassura aussitôt: Il avait trouvé et la cafetière et le café et le sucre et la tasse et le café. En ouvrant la porte du frigo alors que l'eau commençait à chauffer, il trouva la crème. Parfait. Peut-être voudrait-elle un peu du whisky de la veille dans son café, ce serait la seule chose qui puisse encore manquer. Peut-être?

Polyvalent à son habitude dans la cuisine, les oeufs, le bacon et le pain étaient toutes en train de cuir, de rôtir ou de grillé. Tougo étant un homme du matin, il avait envie de manger. Quant à la portion de Dolores, il lui demanderait... Si elle se levait. Il n'allait certainement pas aller la déranger avant qu'elle lui fasse signe d'être prête! Bon, en réalité, il n'avait pas peur d'elle, seulement... Il comprenait. Il l'avait beaucoup vécu, cet inconfort au matin. Déjà lorsqu'il était adolescent, ensuite lorsque sa petite amie était morte. Sa dépression- non diagnostiquée- l'avait rendu plutôt nocturne. Sans parler de son travail qui se passait souvent plus de nuit que de jour. Ce n'était pas un travail type 8h à 17h.

Il avait eu le temps de transporter tous les accompagnements jusqu'à la table de la salle à manger; c'est à dire tout ce qui pouvait être mis dans un café, du sel, du poivre, ainsi que du beurre. Il avait tout trouvé dans la cuisine. Décidément, cette femme de ménage qu'il avait engagée était excellente... Il faudrait qu'il la prévienne de ne pas laver le lit, il avait l'intention de profiter quelque temps de l'odeur que la belle Espagnole laisserait derrière elle. Ce qu'il avait senti la veille était tout à fait charmant et propice à fantasme. Non, sérieusement, elle s'était bien débrouillé. L'idée lui traversa l'esprit de l'augmenter, mais d'un autre côté... L'argent avait une valeur dont il ne fallait pas se séparer trop facilement. Particulièrement lorsque les sources de revenues pouvaient disparaître du jour au lendemain, comme c'était son cas.

Lorsqu'il retourna en cuisine, la première tasse de café était prête. Il ne connaissait pas la qualité de celui-ci, ne l'ayant pas acheté, mais ça devrait faire l'affaire pour aujourd'hui. Il alla porter la tasse dans la salle à manger juste au moment où Dolores entrait par l'autre porte, celle qui donnait sur le couloir- alors que lui utilisait celle qui donnait sur la cuisine. Cafééé? Il eut un petit rire et plaça la tasse devant l'une des chaises.  Je suis en train de préparer des oeufs, du bacon et des toasts. En veux-tu?

Il s'accota au cadre de porte entre la cuisine et la salle à manger, la regardant le sourire aux lèvres. Elle était mignonne, toute blottie dans ses couvertures, probablement encore nue là-dessous... Il l'aurait bien déballé, comme un petit bonbon... Enfin, pas de sucre le matin apparemment.
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Jeu 21 Déc - 11:58
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Si vous en doutiez encore, Purificación était tout sauf du matin. C’était toujours désagréable de se réveiller, d’être à moitié endormie, mais surtout de se dire qu’il allait falloir quitter la chaleur de son lit pour aller se préparer et sortir. L’Espagnole savait qu’elle n’allait pas rester indéfiniment chez Tougo, mais là, elle ne voulait juste pas bouger. Elle était si bien enroulée dans ces draps, bien au chaud… Elle aurait presque pu se rendormir si le brun n’était pas venu se coller à elle pour chercher un peu de tendresse. Ah non ! Pas dès le réveil ! Purificación lui avait bien fait comprendre qu’elle n’était pas disposée à un quelconque contact tant qu’elle ne se serait pas un peu plus réveillée, le repoussant du mieux qu’elle pouvait, toujours enroulée dans les draps. Elle n’était capable de rien au réveil tant qu’elle n’avait pas bu un bon café bien corsé et pris une bonne douche. L’Espagnole fit donc part de son envie de caféine à Tougo avant de se mettre à gigoter dans tous les sens pour essayer de se dépatouiller des draps et en redonner un peu à son pauvre hôte qui devait avoir froid, complètement nu sur le lit.

Heureusement qu’elle ne l’avait pas entendu rire pendant qu’elle se battait contre les draps, trop occupée à râler contre son incapacité à s’en sortir, parce qu’il était certain qu’elle aurait réussi à s’en sortir bien plus vite et qu’elle se serait vengée de cette moquerie, même si elle était gentille. Finalement libérée, Purificación regarda Tougo se lever en disant qu’il allait voir ce qu’il allait pouvoir faire pour elle. Oh ? Il allait lui faire un café pour de vrai ? Les yeux de l’Espagnole se mirent presque à pétiller à l’idée de pouvoir tremper ses lèvres dans un café bien chaud. Et même si elle n’était pas totalement réveillée, ça ne l’empêcha pas de mater ouvertement le dos et les fesses de Tougo qui semblait se chercher un boxer. Quand il l’eut trouvé, il l’enfila et s’éclipsa. Bon. Elle n’allait peut-être pas rester des heures et des heures ici non ? Soupirant fortement, Purificación se retourna dans le lit et se frotta le visage. Quel jour on était déjà ? Est-ce qu’elle travaillait ? Où était son téléphone ?

Roulant sur le lit, toujours couverte par les draps, l’Espagnole se pencha vers le sol pour tendre la main vers ses affaires, réussissant tant bien que mal à attraper son portable. Dimanche. Bon, elle n’avait rien de prévu à part ses devoirs à faire pour le lendemain… Comment réussir à partir d’ici maintenant ? Purificación ne savait même pas si c’était ce qu’elle voulait. Non, décidément, il lui fallait ce café ! Les minutes passèrent jusqu’à ce qu’une douce odeur vienne chatouiller le nez de l’Espagnole. CAFÉ ! Attrapant les draps, la jeune femme ne prit pas le temps de se vêtir, enroulant le tissu autour d’elle histoire de dire qu’elle ne se baladait pas complètement nue dans l’appartement d’un inconnu. Suivant l’odeur et le couloir, elle se retrouva bien vite face à Tougo qui déposait une tassé de café devant une chaise, lui demandant si elle voulait manger quelque chose. Waw. Trop d’énergie dès le matin ! Mais rien qu’en entendant parler de nourriture, Purificación sentit son estomac grogner. Mince… Elle allait finir par tomber amoureuse s’il était aussi avenant avec elle !

« Hum… Je veux bien oui s’il-te-plaît… »

Sa voix était encore un peu éraillée et son visage fatigué. Elle passa à nouveau sa main sur son visage, tenant les draps de l’autre. Ça faisait pas un peu trop profiteuse ? Elle aurait presque eu l’impression d’être une princesse !

« Est-ce que tu as besoin d’un coup de main ? »

Elle s’approcha un peu de lui, gardant tout de même une certaine distance de sécurité. Le café était prêt, elle s’en était déjà empli les narines, mais elle voulait le boire avant de vraiment pouvoir être accessible et plus agréable. Là, elle était à son maximum.

« Merci beaucoup pour le café. Et le reste. C’est très gentil. »

Purificación planta son regard dans le sien, esquissant un très léger sourire. Elle avait envie de l’aider, du moins, autant qu’elle pouvait le faire dans son état, pour vite aller s’assoir et boire son café. Après ça, une bonne douche et l’Espagnole retrouverait enfin un semblant de féminité.

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Jeu 21 Déc - 20:54
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Elle voulait à manger? Tant mieux. Il n'avait pas envie de la voir partir tout de suite. Peut-être arriverait-il à avoir une autre séance de baiser? Et de câlin? Tout nu ou presque, peut-être? L'envie de retirer cette couverture était tentante, très franchement. Admirer ce corps un peu plus était attirant. Mais l'idée de la faire avoir froid, ou de simplement l'observer alors qu'elle ne le souhaitait pas... Non, définitivement, c'était idiot d'y penser. Elle lui demanda s'il voulait de l'aide, ce qui lui fit sourire légèrement.

M'aider? Ses yeux brillaient d'un air moqueur. Avec cette petite voix, avec une seule main de libre pour que tu puisses tenir cette couverture? Et avec ce petit côté mignon et un peu défraîchi qui me fait craquer depuis que j'ai ouvert les yeux? Il eut un grand sourire. Tu ne ferais que me distraire et me donner envie de te couvrir de bisous et de te tenir dans mes bras. Est-ce bien ce que tu veux, ou tu préfères attendre ici environ cinq minutes, à boire ton café, tout confortable dans mes couvertes chaudes? Il souriait. Il ne mentait pas, au fond. Il avait vraiment envie de faire les deux/trois pas qui les séparait et de l'envelopper de ses bras, de couvrir son visage de bisous, ses lèvres de baiser. Si tu veux je laisse la porte ouverte, comme ça on se sentira moins seul?Tu pourras admirer mon dos et moi je pourrais jeter des coups d'oeil à ton joli minois? Elle semblait malgré tout vouloir l'aider, un peu. J'échange le plein contrôle de la cuisine quand je le souhaite en échange du plein contrôle dans le lit quand tu le souhaites.

Il fixait ses yeux, un sourire en coin. Si elle insistait, il commencerait par faire un énorme câlin à cette masse de couvertures. Si ça ne suffisait pas à la faire s'asseoir et à boire son café... Il fuirait dans la cuisine pour s'occuper des oeufs. Il n'avait vraiment pas envie de manger brûlé et il n'était pas question d'en servir à Dolores. Mais il n'aurait ni ses câlins ni ses bisous. À son argumentation, elle s'assit à la chaise où il avait posé le café... Dommage. D'un autre côté, il préférait soit avoir le contrôle complet de la cuisine, soit n'avoir aucun contrôle, soit un contrôle partagé... Avec quelqu'un de réellement disposé à l'aider. Pleinement. Elle le remercia pour ses attentions.

Ce n'est rien. Tu aurais pu resté coucher que c'est exactement comment j'aurais occupé ma mâtinée de toute façon.

Faire un café ou plus, faire à déjeuner pour une personne ou deux, c'était à peu près pareil. La majeure différence, c'est qu'il n'était pas seul. Ça, c'était bien. Avec une Dolores sagement maîtrisée et assise à table, il entra dans la cuisine, ne fermant pas la porte derrière lui comme dit plus tôt. C'était pis au bon moment d'ailleurs, puisque les oeufs étaient prêts. Enfin, les premiers. Il en remit, servit la deuxième tasse de café et l'apporta à la table, juste à côté de Dolores. Il n'avait jamais compris les gens qui trouvaient romantique de manger face à face... Côte à côte lui semblait bien plus agréable. Évidemment, ce n’était pas la meilleure manière pour converser. Mais pour ce qui était de glisser ses mains sur une cuisse, de sentir son odeur ou encore de donner un baiser, c'était bien au dessus.

De retour en cuisine, il fit griller les toasts, puis fit le bacon à la poêle. Sa femme de ménage s'était-elle basé sur ce qu'elle connaissait des Américains pour acheter de quoi faire ses premiers achats? Ou bien c'était un déjeuner traditionnellement japonais aussi? Il devrait traîner un peu dans les restaurants pour le savoir, pour être certain. Il savait que les Japonais aimaient les omelettes... Sinon... C'était tout. C'est fou d'être aussi peu au courant de la culture de ses origines. En vérité, il en avait appris beaucoup plus aux côtés de son chef criminel qu'auprès de sa famille d'origine japonaise... Mais il n'avait pas beaucoup travaillé le matin. Plus le soir, voire la nuit. C'était peut-être une des raisons qui faisaient qu'il ne connaissait rien aux déjeuners traditionnels.

Il jeta un coup d'oeil par la porte. Dolores semblait absorber par son café. Elle était mignonne quand elle venait de se réveiller. Il appréciait particulièrement cette coiffure ébouriffée. Évidemment, ça ne ressemblait à rien. Mais c'était mignon. Certaines femmes avaient cette capacité à toujours être intéressante à regarder, à toujours être charmante à leur manière. Il se souvenait très bien craquer pour sa femme en colère, avec ce regard intense et ses sourcils foncés qui lui donnait un air de petite fille fâchée... Ça gâchait l'effet qu'elle voulait avoir, mais bon. Il ne pouvait pas s'empêcher de craquer pour cette femme...

Craquait-il pour Dolores?! En était-il arrivé si rapidement à ça? Était-il si pathétique? On aurait pu le penser, vu les attentions qu'il lui portait. Mais il aurait eu ce genre d'attention pour n'importe qui sous son toit. Être un hôte convenable faisait partie de ses qualités. Mais il la trouvait très jolie, il en était même arrivé à la faire venir ici alors qu'il était plutôt contre ce genre d'activité à la base. C'était "amoral". Quoiqu'en y repensant, la veille, ça ne lui avait pas paru comme ça du tout. Il souhaitait seulement profiter du moment, profiter de cette fois qui tentait de le séduire. Peut-être était-ce là l'élément déclencheur: elle l'avait séduite. Il s'était senti intéressant, il l'avait senti intéressé. Ce n'était pas rare qu'il remarque un regard en sa direction, mais les femmes qui l'approchaient étaient rares. Et ça, c'était quand il le comprenait. De son côté, manquant complètement de talent de séduction, il n'en approchait tout simplement pas.

Mais là n'était pas la question? Craquait-il pour elle? Pour ce qui était de son corps, la question n'était même pas à poser. Évidemment qu'elle l'attirait. En dehors de son côté séduisant de la veille, son côté mignon du matin, elle avait plusieurs éléments qui lui plaisaient énormément. Cette peau laiteuse, ses jolis yeux, ses formes sensuelles... Pour ce qui était de la personnalité, par contre? Il avait apprécié son côté dominateur la veille, au lit. Peut-être que cela voulait dire qu'elle avait un caractère assez développé, assez pour avoir une personnalité intéressante? Non, il se faisait des idées sur des suppositions là. Que connaissait-il d'elle au juste? Elle buvait du whisky et du café noir, ce qui était déjà rare pour une femme. Elle était d'origine espagnole. Elle était très belle, au point de se faire draguer régulièrement. Il lui plaisait. Elle était parfois d'une humeur joueuse, parfois d'une humeur à grogner. Qu'est-ce qui ressortait réellement de tout ça? Elle était curieuse, prudente et... Avait une personnalité, restait à découvrir si elle lui plaisait.

Toutes ses pensées occupèrent son esprit alors qu'il finissait de préparer le reste du déjeuner. Il fit ensuite deux voyages de la cuisine à la salle à manger. Le premier pour amener les deux assiettes, le deuxième pour amener les toasts, le beurre et quelques types confitures quelconques qu'il avait trouvés à côté du pain. Passant derrière elle pour se rendre à sa chaise, il se pencha et donna un baiser sur sa joue. Il fallait bien compenser son petit déjeuner non? Il en profita aussi pour sentir l'odeur de la jeune femme. Il s'assit à côté de l'Espagnol et il demanda simplement:

-Du coup, que prévois-tu de faire de la journée?

Comment faire une conversation avec une pure inconnue dont il ne connaissait en réalité que le corps? Et encore, il aurait été intéressé à apprendre à le connaître un peu plus... Il avait tout simplement décidé d'agir normalement, parce qu'après tout, c'était ainsi que l'on en apprenait le plus des gens.

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Mer 27 Déc - 14:53
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Purificación s’était vraiment fait violence pour se lever. Elle était si bien allongée, au chaud, dans ces draps... Mais cette odeur délicieuse qui s’était invitée dans la pièce la fit changer d’avis. Finalement, l’envie de boire un café bien chaud et de grignoter quelques trucs fut plus forte que celle de se rouler à nouveau dans les draps pour se rendormir. Et puis, elle n’allait pas passer sa vie dans cet appartement ! Ce fut donc avec les draps sur le dos, trop flemmarde à l’idée d’attraper ses sous-vêtements pour les enfiler, que l’Espagnole alla retrouver Tougo pour lui proposer son aide. Bon, il n’avait pas tort, elle serait sans doute plus un boulet qu’autre chose si elle entrait dans la cuisine, mais elle ne put s’empêcher d’afficher un air encore plus renfrogné en l’entendant. Est-ce qu’il se moquait ? C’était quoi ce sourire et ce regard qu’il lui lançait ? Purificación avait beau être têtue, l’idée de se faire couvrir de bisous si jamais elle passait la porte la fit aussitôt ravaler son envie d’être serviable, préférant son statut d’invitée-princesse qui attendrait sagement la suite du petit-déjeuner en sirotant son café bien noir.

« Okay. Je vais passer mon tour et aller m’assoir alors. Mais laisse la porte ouverte alors. Et je prends note de ta proposition. »

Son ton était toujours aussi monocorde et éraillé. Elle ne voulait pas agir comme une princesse, mais il avait l’air de tout faire pour. Tant pis, Purificación allait en profiter alors. Et puis, il était hors de question qu’il ferme la porte ! Elle n’était pas chez elle et se sentait déjà assez peu à l’aise d’être comme ça, dans l’appartement d’un parfait inconnu, alors si en plus elle se retrouvait seule pendant de longues minutes dans cette grande pièce… Non, non, non. L’Espagnole aurait pu sourire à sa proposition d’échange, mais elle n’était pas encore assez bien réveillée et puis… Elle n’était pas vraiment sûre d’avoir compris. Est-ce qu’il insinuait qu’il voulait encore la revoir ? Encore passer une nuit avec elle et l’avoir avec lui suffisamment longtemps pour qu’elle cuisine à son tour ? Tout était encore brumeux dans sa tête, lui faisant froncer les sourcils alors qu’elle s’asseyait face à son café, se penchant en avant pour fermer les yeux et emplir son nez de cette odeur puissante qu’elle aimait tant.

Arrangeant les draps pour s’en faire une robe bustier improvisée afin de libérer ses deux mains, Purificación se saisit de la tasse pour réchauffer ces dernières, trempant ses lèvres dans son café. La première gorgée lui tira un profond soupir de plaisir. C’était vraiment trop bon ! Ça faisait tellement de bien ! Elle se sentait presque revivre ! Tougo avait dû l’entendre puisqu’il était revenu au même moment déposer une tasse de café face à la chaise à côté d’elle. L’Espagnole le regarda repartir vers la cuisine après ça, ne manquant pas de scruter son dos et ses fesses avant de reporter son attention sur son précieux café qu’elle sirotait par petites gorgées pour faire durer le plaisir. Après deux autres allers-retours, son hôte passa derrière elle pour s’assoir à ses côtés, non sans se pencher vers elle pour coller ses lèvres contre sa joue, ce qui lui tira un grognement assez mécontent, mais toujours à demi-réveillé. Bon. En y repensant, elle ne pouvait pas vraiment grogner. Il avait préparé tout ça pour elle. Elle n'insista donc pas et ne lui fit pas plus comprendre que le moment pour de la tendresse n'était pas encore arrivé. Ce qu’elle prévoyait de faire de sa journée ?

« Hum… Déjà, boire ce café, grignoter un peu, prendre une bonne douche bien chaude aussi. Après, j’en sais trop rien… Je crois que j’ai des cours à travailler pour demain. Et toi alors ? Tu vas essayer de découvrir un peu plus la ville aujourd’hui ? Faire des courses ? Travailler ? »

Elle avait encore un peu de mal à redevenir souriante et séduisante, mais le café faisait son petit effet. Elle commençait à être moins grognon et parlait un peu plus normalement, répondant aux questions que Tougo lui posait en plus d’en poser à son tour. Purificación but une nouvelle gorgée de café et tourna son regard en coin vers son voisin de table. La situation la faisait presque rire. Ils ressemblaient presque à un couple comme ça non ? Qui aurait pu dire qu’il s’agissait d’une aventure d’un soir avec cette manière dont ils partageaient leur petit-déjeuner ? Les yeux de la demoiselle se posèrent un peu plus longuement sur le torse nu de Tougo. Est-ce qu’elle serait prête à recommencer ou à aller plus loin avec lui ? Trop de questions lui tiraillaient la tête et son cerveau n’était pas encore suffisamment opérationnel pour y répondre.

« Je ne te dérangerai pas trop longtemps, ne t’inquiètes pas. Je te serais juste reconnaissante s’il y avait moyen de me doucher ici histoire que je n’aie plus cette tronche de déterrée pour sortir de chez toi, même si je n’habite pas très loin. »

D’ailleurs… Est-ce qu’elle ne parlait un peu trop mal ? Bouaf, elle s’en fichait. C’était le matin. Et puis, c’était comme ça qu’elle parlait tout le temps, sauf quand elle entrait en phase de drague. Purificación attrapa le bacon et les œufs et se tourna vers son voisin.

« Tu en veux ? »

Il avait beau vouloir qu’elle ne s’occupe de rien, elle n’en restait pas moins bien élevée et ne supportait pas qu’on la traite comme une princesse. Elle n’était pas au boulot après tout !

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Jeu 28 Déc - 8:07
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Oh? Elle en prenait note? Ce n'était pas un oui, si un non. L'offre était pour l'instant temporaire, mais il ne se voyait pas l'expliquer. Quel intérêt? Il pourrait toujours dire non en temps et en heure. Enfin, ça c'était s'il le souhaitait à ce moment-là et ça c'était peu envisageable pour le moment. Enfin, au final, elle lui demandait de laisser la porte liant la cuisine à la salle à manger ouverte. Comme ça elle se sentirait peut-être moins seule et il pourrait la reluquer discrètement. Et elle pourrait faire de même. Évidemment, elle était largement avantagé. Il était plus exposé, il devait faire plus de travail. Mais ça ne le dérangeait absolument pas. En cuisine, il préférait largement être le maître. Quant à la nutidé... Oh, il aurait aimé qu'elle soit un peu moins couverte. Qu'elle ai moins froid. Mais s'il aurait voulu que les choses soient plus équivalente, il n'aurait eu qu'à s'habiller entièrement. Donc aucune raison de se plaindre. De plus, malgré les quelques signes de désaprobation, il s'était tout de même servi deux bisous depuis son éveil.

Il se demandait si c'était parce qu'elle n'était plus charmé- ce qu'il aurait pu comprendre. L'alcool, l'ambiance en moins, il était probablement moins intéressant. S'il l'avait été la veille, en vérité... Ou peut-être était-ce dû à son manque d'énergie dû à son sommeil précaire? Peu importait à ce niveau. Si elle voulait partir, elle pouvait. Si elle voulait rester, elle pouvait. Enfin, pas toute la journée, évidemment. Disons jusqu'à ce que lui-même doive y aller.

-Je vais probablement aller m'acheter quelques trucs qui manquent ici, comme des vêtements, de la nourriture... Je dois aussi finaliser un ou deux dossiers.


Son dossier d'inscription pour Hoshi, déjà. Il ne le précisa pas par exprès, soyons honnêtes. Elle avait apparemment des cours et si elle ne souhaitait pas le revoir, il n'avait pas envie de se dire qu'il pouvait tomber sur elle à n'importe quel instant. Le deuxième dossier serait de coller son homme de main au bar. Il y avait des hommes très louches là-dedans et c'était la seule piste dont il disposait pour le moment. Peut-être arriverait-il à avancer dans son travail de cette manière? Il en doutait fortement, mais il fallait bien essayer quelque chose, commencer quelque part. Évidemment, il n'en parla pas non plus.

Comment on faisait normalement pour être intéressant? Peut-être que sa réponse n'était pas si évasive que ça. Peut-être n'était-ce qui lui? D'un autre côté, il n'était pas question de parler de son travail. Pour ce qui était de l'Université, peut-être. Mais pour le moment, comme il n'avait pas fait un seul cours depuis cinq ans, il n'avait pratiquement rien à dire. Quant à ses questionnements, ils seront rapidement répondus au courant de la semaine. C'est sur ces réflexions qu'il commença à beurrer deux des tranches de pain grillé, puis à ajouter de la confiture- aux fraises- par dessus. Ce n'était pas le déjeuner le plus intéressant qu'il pouvait offrir, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire pour le moment. Elle pourrait comprendre, il en était certain.

Des cours à réviser? Qu'étudies-tu? Ne sois pas au lycée. Ne sois pas au lycée. S'il te plait. Oh, évidemment, vu ce à quoi son corps ressemblait, c'était une possibilité presque inenvisageable. Mais quand même, ça ne le ferait pas. Après une bouchée- et puis non, deux- de ses toasts, il commença à préparer son café. Contrairement à son amante, il ajouta du lait ainsi que du sucre, le brassa légèrement et but une gorgée. Puis deux. Ça faisait du bien d'avoir quelque chose de chaud dans l'estomac, en dehors du saké de la veille ça faisait bien plus d'une journée qu'il n'avait rien avalé de chaud. S'hydrater aussi faisait du bien, il ne s'en rendait compte que maintenant. Quant à la caféine, ça n'avait jamais eu grand effet sur sa personne.

Jetant un coup d'oeil à sa partenaire de repas, il la surprit alors qu'elle matait son torse. Un grand sourire s'installa sur son visage. Oh? Vraiment, il lui plaisait encore? Je vais probablement m'entrainer aussi. Il s'entrainait chaque jour depuis cinq ans. Pas une seule journée n'avait passé sans qu'il fasse au moins une demi-heure de sport. Même avant, ses séances étaient régulières, bien que moins nombreuses et moins intenses. Maintenant que son travail nécessitait moins que son corps soit en pleine forme, peut-être qu'il se laisserait aller un peu... Ou pas. Il aimait bien la façon dont l'Espagnole le regardait. Alors qu'il déposait sa tasse et se préparait à se servir, elle dit une grosse bêtise et il interompit son mouvement.

-Me déranger? Tu rigoles ou quoi? Je suis franchement heureux de m'être réveillé et que tu sois là. Déjà, je me sens moins seul dans cette ville que je ne connais pas. Je me sens moins seul dans cet appartement que je ne connais pas. Et puis tu n’es peut-être pas des plus chaleureuse le matin, mais j'ai au moins eu le droit de regarder ta petite frimousse. Il rit un peu. Oui, il se foutait un peu de sa gueule matinale. Mais il l'appréciait tout de même. Quant à la douche... Bien sûr que tu peux en prendre une. Je n’ai seulement aucune idée si j'ai du savon ou du shampooing. Ce n'était pas sur ma liste d'achat, donc peut-être que ma femme de ménage aura négligé ce détail... Il se mordit la lèvre alors qu'il regardait ses yeux. Et si tu le souhaites, je serais ravi de t'accompagner. Il l'avait dit. Il avait fait part de ses envies. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu à travailler sur ce genre de chose. Mais ça faisait peut-être partie intégrante de sa personnalité maintenant? Hum oui, s'il te plait.

Dit-il alors qu'elle se servait et qu'elle lui demandait s'il en voulait lui aussi. Évidemment qu'il en voulait, sinon il n'aurait rien préparé. Mais le servir était une attention qu'il appréciait, surtout qu'elle n'avait pas à le faire. Pour l'aider, il dégagea un peu ses tranches de pain du chemin, en prenant à nouveau deux bouchées de celle qu'il avait commencée plus tôt.
L'innocence trouve souvent moins de protecteurs que le crime.
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Jeu 4 Jan - 14:48
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Mine de rien, Purificación était soulagée d’entendre que son hôte avait des choses de prévues pour le jour-même. Elle n’était pas du genre à garder sa langue dans sa poche quand quelque chose ne lui plaisait pas ni même à se forcer à faire quelque chose si elle n’en avait pas envie, mais elle était tellement perdue dans cet appartement, dans cette situation, qu’elle savait qu’elle aurait du mal à quitter tout ça. Qui en aurait envie après tout ? C’était la première fois qu’un homme se montrait aussi prévenant avec elle et elle ne pensait qu’à fuir ? Est-ce qu’elle n’aurait pas un problème finalement ? Qu’est-ce qu’il lui fallait de plus ? Ou peut-être de moins ? Non, l’Espagnole était juste un peu effrayée à l’idée de se confronter à une si nouvelle situation pour elle. S’il avait réagi comme tous les autres, s’il s’était contenté de la repousser… Mais non, il semblait en redemander ! Elle avait même presque l’impression d’être en couple avec Tougo alors qu’ils ne se connaissaient pas et s’étaient rencontrés la veille. C’était super bizarre quand même ! Il était… trop gentil.

« Je fais des études de psychologie, je suis en dernière année, c’est pour ça que je préfère ne pas trop négliger mes cours. Les examens de fin d’année seront mes derniers avant que je ne puisse vraiment entrer dans la vie active et je n’ai pas envie de me louper. »

Purificación était une vraie élève modèle. Elle aimait ses études et ne voulait pas perdre plus de temps sur les bancs des amphithéâtres de l’Académie. Elle était pressée de pouvoir vraiment travailler, se concentrer sur son boulot de mannequin et aussi commencer à chercher des pistes pour exercer en tant que psychologue. Elle était tellement passionnée par tout ça qu’elle avait finalement dévoilé pas mal de choses sur elle dans ses derniers mots. Mais après tout, ce n’était rien non ? Il travaillait d’après ce qu’il lui avait dit alors Chisê ne devait pas être un endroit qu’il fréquentait non ? Elle continua ensuite à siroter son café en matant, tout sauf discrètement, le torse de son voisin de table, esquissant un petit sourire à ses mots. S’entraîner hein ? Purificación avait bien envie de le voir transpirer un peu et faire bouger tous ces muscles avant de glisser ses mains sur sa peau. Après l’avoir servi et s’être servie également, l’Espagnole dévora les œufs et le bacon dans son assiette. Elle n’avait presque rien mangé, mais elle était déjà repue. C’était parfois tellement frustrant d’être si gourmande alors que votre estomac ne pouvait pas ingérer de grandes quantités de nourriture ! Et puis, le petit-déjeuner n’était, de toute façon, pas le repas où elle mangeait le plus.

L’écoutant avec un petit sourire, elle termina son café avant de se lever, lui faisant signe de reculer un peu sa chaise. Quand il s’exécuta, Purificación redressa un peu les draps qui tombaient sur ses jambes, posant délicatement sa main de libre sur son épaule pour se retenir alors qu’elle s’asseyait à califourchon sur lui, leurs visages se faisant face alors qu’un sourire taquin se dessinait sur les lèvres de la brune. Le café lui avait fait du bien, elle était bien plus réveillée maintenant. Les draps ne servaient vraiment qu’à cacher sa peau aux yeux de Tougo puisque la peau de ses cuisses était clairement en contact avec la sienne. L’Espagnole planta son regard sombre dans celui de son hôte, glissant ses mains sur son torse, remontant jusqu’à ses épaules. Une s’y arrêta, y exerçant une petite pression pour rapprocher un peu plus leurs corps, pendant que l’autre glissa sur son cou, sa nuque, avant de se perdre dans ses cheveux, les agrippant doucement pour l’obliger à pencher la tête sur le côté. Son cou étant dégagé, Purificación se pencha dessus pour caresser sa peau de son souffle avant d’y déposer des baisers, puis de le mordiller.

« Je ne suis pas des plus chaleureuses le matin ? Vraiment ? Est-ce que ça te plaît davantage maintenant ? »

Elle avait fini par souffler ces mots au creux de son oreille, la lui mordillant avant de se reculer un peu, sa main quittant les cheveux de Tougo pour prendre le même chemin en sens inverse, entamant une descente vertigineuse jusqu’à son boxer, jusqu’à glisser entre eux pour caresser ce que ce tissu cachait. Son regard toujours planté dans celui de son hôte, Purificación garda son petit sourire sur ses lèvres.

« Tu tiens vraiment à m’accompagner sous la douche ? Cette proposition aurait pu être intéressante mais je n’ai pas envie d’être frustrée dès le matin. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même hier soir parce que c’était ce qu’on avait convenu dès le départ mais aujourd’hui, je ne pourrais pas me satisfaire de tes doigts et de ta langue. C’est ça que je veux. »

Purificación insista un peu plus ses caresses, appuyant son index sur l’objet de ses désirs avant de stopper brusquement pour passer ses bras autour de son cou.

« Tu ne pouvais pas m’offrir plus hier soir et je doute que ce soit différent ce matin. Tu n’étais certes pas au meilleur de ta forme, mais je pense qu’il y avait aussi d’autres raisons qui t’empêchaient d’aller au bout, non ? Je te propose donc de finir tranquillement ton petit-déjeuner pendant que je vais me doucher. Ça te convient comme ça ? »

Purificación attrapa son menton entre ses doigts pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. Si vraiment il pensait aller au bout cette fois, elle n’était pas contre qu’il la rejoigne sous la douche, mais elle ne se laisserait pas faire s’il comptait à nouveau la frustrer. Elle voulait plus et préférait ne rien avoir du tout que seulement la moitié. C’était souvent tout ou rien avec l’Espagnole. N’attendant pas sa réponse, elle quitta les jambes de Tougo pour se redresser, attrapant les draps autour d’elle pour les faire glisser le long de son corps, se dévoilant avec un sourire à son hôte avant de lui offrir une jolie vue sur son dos pendant qu’elle s’éloignait vers la chambre, s’arrêtant juste avant de quitter la pièce.

« Encore merci pour le petit-déjeuner. »

Elle lui offrit un sourire et un regard malicieux avant de disparaître pour filer à la salle de bains attenante à la chambre de Tougo, rassemblant ses vêtements une fois dans la pièce pour les déposer sur le lit. Vite ! Une bonne douche bien chaude !

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Ven 5 Jan - 17:13
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Donc, elle faisait psychologie comme lui? Si elle en était à sa dernière année, ça voulait forcément dire qu'elle était plus loin qu'il avait réussi auparavant. Elle semblait dire qu'elle était studieuse, ce qui ne l'étonnait pas. On ne faisait pas psychologie lorsqu'on n'était paresseux. En médecine, par contre, il y en avait à la pelle avec tous ces gens qui s'y inscrivaient pour faire plaisir à leur parent... Peut-être serait-ce différent à Hoshi? Après tout, les notes des élèves de Hoshi approchaient la perfection. D'un autre côté, il avait eu vent d'établissements qui donnaient de meilleures notes aux élèves défaillants pour augmenter leur crédibilité et faire plaisir aux clients...

De son côté, Tougo n'était pas un élève très travaillant. Il n'allait pas se mentir, il avait tendance à travailler suffisamment pour faire partie des meilleurs, mais il aurait pu faire mieux, et ce, tout au long de son Université. À cette époque il préférait consacrer son temps à sa femme, à son travail et à ses loisirs plutôt qu'à ses cours. Ça ne l'avait pas empêché de faire partie du top 3, mais c'était là une autre histoire. Il avait un certain talent à comprendre rapidement et à bien mémorisé, sans effort. Donc le fait qu'il en mettait moins ne dérangeait pas réellement... Pas quand on préférait s'investir ailleurs. Peut-être cela pourrait être différent maintenant, mais il en doutait. Son travail lui prenait bien plus de lui-même que celui d'avant. Pour ce qui était de sa femme... Il en était encore à se poser des questions.

Dolores avait clairement réveillé en lui des pulsions qu'il croyait... Pas mortes, mais endormies au moins. Il n'était pas certain qu'il réussirait à dompter à nouveau ces envies, après tout la première fois qu'il l'avait fait la situation était très particulière. D'un autre côté restait le problème qu'il n'était pas du genre à approcher les femmes. Et qu'il n'avait pas envie de devenir un coureur de jupons. L'Espagnole l'avait séduite, c'est donc forcément qu'elle voulait de lui. De son côté, il n'avait rien contre pour le moment. Très belle, terriblement aguicheuse- quand elle s'en sentait l'humeur-, princesse, mais à la fois reconnaissante... Étudiante, en psychologie en plus. C'était très respectable, ça cachait une envie d'aider les gens, voir l'humanité entière. Il appréciait cela... C'était donc, pour l'instant, son plan. Malgré cela, il avait eu l'impression de se faire repousser deux fois la veille vis-à-vis d'une éventuelle deuxième rencontre. La vérité, c'est qu'il ne cherchait pas forcément l'amour. Une aventure- temporaire- lui aurait suffi. Mais une aventure... Régulière? Fréquente? Pas qu'un coup d'un soir, en somme.

Il l'aurait bien averti qu’après les études, le travail n'était pas réellement aussi agréable qu'on le croyait, que ça demandait tout autant- sinon plus- d'investissement de soi, que c'était encore plus réglementer, qu'on devait parfois faire des choses qui ne nous plaisent pas forcément. Mais la décourager n'aurait eu aucun intérêt et surtout elle allait forcément devoir se rendre là dans la vie. Il était certain qu'elle profitait déjà bien assez de sa période estudiantine, après tout n'était-elle pas là, à l'instant, à le mater comme s'il aurait été sa chose? Ça lui plaisait d'ailleurs. S'il n'avait pas trouvé ça ridicule, il aurait gonflé ses muscles.

La jeune femme mangea ses quelques oeufs et sa portion de bacon en un instant record, bien que de son côté Tougo ne fut pas réellement mieux qu'elle lorsqu'il l'eut observé. S'il pouvait se permettre de manquer de finesse, il n'allait pas dire non. Les protocoles avaient tendance à l'énerver depuis quelque temps. Bien sûr, comme son assiette était plus remplie, elle finit en premier. Elle finit par se lever, ayant fini tout ce qu'elle avait à manger.

Elle lui fit alors signe de se reculer sur sa chaise. Un petit sourire apparut sur son visage. Il avait pensé quelques minutes plus tôt à la prendre et à l'asseoir sur lui. Mais elle le proposait d'elle-même, c'était encore mieux. Il finit sa bouchée et se cala bien contre le dossier. Plutôt que de s'asseoir vers la table, comme il l'avait imaginé, elle s'assit vers lui, assise directement sur ses hanches. Comme ça, elle était plus grande que lui.

J'ai toujours fantasmé à l'idée d'une femme aussi grande...

Et aussi peu soumise, voire dominatrice. Il déposa ses ustensiles sur la table, glissèrent d'abord ses mains sur ses hanches, puis ses cuisses maintenant à découvert et il remonta enfin jusqu'à ses fesses qu'il tint fermement. Fixant ses yeux alors qu'elle faisait de même, il appréciait le contact de ses mains sur lui. Elle l'explorait, elle l'exploitait. Il adorait. Elle tira sur ses cheveux et il se laissa porter par le mouvement. Qu'est-ce qu'il raffolait d'être manipulé comme ça. Sans parler du fait qu'elle profitait clairement de lui, qu'elle se faisait plaisir. Ça l'excitait, ça, il ne pouvait y avait aucun doute.

Si ça me plaît? Il eut un petit rire. J'ai l'impression d'avoir tout ce que je désire, ma belle Dolores.

À peine sa réponse fini que sa main reparcourue son corps, mais s'arrêta bien vite sur son membre stimulé par l'expérience. Elle lui fit part de ses envies, enfin, de son envie. Elle le caressait doucement, mais fermement alors que ses mains commençaient à la débarrasser des couvertures. Il avait envie de la voir, lui aussi. À peine avait elle fini de lui reprocher- à moitié- sa réticence de la veille qu'elle s'était levée après un court baiser. Hummm. Il en voulait plus. Vachement plus. Elle se déshabilla finalement, expliqua ses exigences et s'éloigna, entièrement nue, alors qu'il regardait son derrière s'éloigner en se mordant la lèvre inférieure. Damn girl. Il avait encore faim, certes, mais il souhaitait passer au dessert maintenant.

Il fixa son assiette, amenant les derniers morceaux de bacon jusqu'à sa bouche. Il fallait se décider, vite. Il en avait envie, c'était évident. Il avait décidé le matin même qu'il devait se mettre à reprofiter de la vie, non? Dire qu'à la base, il croyait seulement s'offrir comme protecteur l'espace d'un instant. Maintenant, il devait faire de l'introspection se mettre en doute. Profiter et saisir les occasions qu'il lui fût offert. Maintenant. Il se levait déjà alors que les penser traversait son cerveau. Il ne restait plus qu'un problème, mais il le remettrait entre les mains de la jeune femme. Alors qu'il se dirigeait à sa suite, il portait l'oreille l'eau ne coulait pas encore. Tant mieux, ce serait plus simple pour s'expliquer.

Elle n'était pas dans la chambre, mais il la repéra aussitôt dans la salle de bain. Il s'approcha, l'enlaça doucement et déposa un baiser sur ses lèvres, puis sur sa nuque. Ses mains caressaient doucement son dos.

-Je veux bien te donner ce que tu veux. Seulement... Cela fait des années que je ne prévois plus ça. Je n'ai aucune protection. Si tu as tout ce qu'il faut, alors ça me ferait plaisir que tu profites de moi...

Dit-il alors qu'il s'éloignait légèrement d'elle pour la regarder des pieds à la tête. Qu'est-ce qu'il appréciait ce petit corps...
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Mer 10 Jan - 14:52
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Purificación était certes gourmande, mais son appétit restait celui d’un oiseau. Elle avait mangé un peu d’œuf et de bacon, ce qu’elle s’était servie dans son assiette, et se sentait déjà repue. Du moment qu’elle avait pu boire un bon café bien noir, le reste lui importait peu. Ne lui restait maintenant qu’une bonne douche à prendre, et elle serait enfin parée pour affronter cette journée. Mais avant ça, le café l’ayant déjà un peu plus réveillée, elle décida de s’amuser un peu avec Tougo, l’invitant à reculer sa chaise pour qu’elle prenne place sur lui, à califourchon, leurs visages se faisant face. L’Espagnole se sentait d’une humeur taquine, les mots de son hôte la faisant sourire de plus belle, celui-ci délaissant ses couverts pour déposer ses mains sur sa peau, glissant sur ses cuisses avant de s’arrêter sur ses fesses, la faisant légèrement frissonner. Attrapant ses cheveux, Purificación obligea Tougo à pencher la tête pour venir mordiller sa peau après avoir exploré à nouveau son torse du bout des doigts. Elle n’avait pas forcément envie qu’il se passe quelque chose, elle se doutait bien que, s’ils n’avaient rien fait la veille, il en serait de même ce matin. Mais elle comptait bien profiter au maximum de ce qu’on lui offrait avant de devoir rentrer chez elle pour bosser ses cours. Surtout que Tougo semblait apprécier toutes les attentions qu’elle avait à son égard.

Pour s’amuser, elle avait glissé sa main dans son boxer pour stimuler un peu plus ce membre dont elle n’avait pas pu profiter entièrement la veille, se relevant presque aussitôt après un court baiser. Purificación se doutait bien que sa petite manœuvre avait eu de l’effet sur son hôte, et c’était le but ! Sans doute une petite vengeance pour la veille. Laissant les draps qui la recouvraient choir, elle s’éloigna jusqu’à arriver dans la salle de bains après avoir proposé à Tougo de finir de manger ou de la rejoindre s’il comptait ne pas la frustrer comme la veille. Elle ne fut pas surprise de le voir arriver quelques instants après dans la salle de bains, esquissant un sourire malicieux alors qu’elle se collait à lui, passant ses bras autour de son cou pour profiter du baiser qu’il lui donnait. Purificación le laissa s’éloigner en faisant une petite grimace, haussant finalement les épaules.

« Oh… C’est vraiment dommage alors. Je n’avais pas dans l’idée de m’amuser de cette manière hier en quittant mon appartement, je voulais simplement me changer les idées en sirotant un verre. Je n’ai donc pas pensé à prendre de protections avec moi. »

Purificación aimait certes le sexe, mais ce n’était pas pour autant qu’elle se baladait constamment avec des préservatifs dans son sac à main ! Résultat, ils n’étaient pas plus avancés. L’Espagnole était partie sur le fait qu’ils ne feraient rien de plus que la veille, alors elle n’était pas vraiment déçue. Ou peut-être juste un peu finalement.

« À moins que tu ne sortes dans cet état pour aller acheter ce qu’il faut, je vais aller me doucher alors. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois. »

Purificación lui fit un petit clin d’œil, accompagné de son sourire malicieux alors qu’elle faisait glisser son index sur son torse jusqu’à son bas-ventre. Elle avait longuement hésité depuis la veille, réfléchissant beaucoup à ces propositions qu’il lui avait faites concernant le fait de se revoir. Il était tellement gentil avec elle qu’elle ne pouvait décemment pas dire non. Et puis… Elle n’avait pas réussi à avoir ce qu’elle voulait non plus ! Ça lui donnait une motivation supplémentaire pour le revoir et puis… ça ne les engageait à rien après tout. L’Espagnole commença à faire couler l’eau, s’avançant en-dessous une fois la bonne température atteinte, jetant sa tête en arrière pour pouvoir profiter de cette chaleur qui enveloppait son corps. Non, décidément, après le café, c’était vraiment la chose qu’elle préférait le matin ! Purificación se tourna, mouillant ses cheveux en fixant Tougo qui était toujours non loin d’elle. Elle lui fit un petit signe de la main, son sourire toujours présent sur ses lèvres.

« Allez, viens, reste pas planté là ! Je te frotterai le dos à défaut de pouvoir vraiment profiter de toi. Est-ce que tu peux regarder s’il y a du gel douche et du shampooing par contre, s’il te plaît ? »

Purificación n’était vraiment pas fâchée que les choses se passent comme ça. Un peu de tendresse supplémentaire ne lui ferait pas de mal après tout ! Et puis, il fallait bien calmer les ardeurs de Tougo avec un peu d’eau froide, vu qu’il n’allait certainement rien se passer. Pour le moment, l’eau était bien chaude et courrait toujours sur la peau pâle de l’Espagnole qui fermait les yeux pour profiter encore davantage des sensations de plaisir que ça lui procurait.

« Au moins tu sauras quoi ajouter à ta liste de courses. »

Purificación, qui était dos à lui, avait juste un peu tourné la tête dans sa direction pour lui sourire. Après tout ça, il allait quand même falloir qu’elle lui explique qu’elle ne s’appelait pas vraiment Dolores… S’ils étaient amenés à se revoir, elle ne pouvait pas le laisser croire davantage à ce demi-mensonge. Elle se sentait plus en confiance à présent. Si elle était d’accord pour le revoir, elle pouvait bien au moins lui dire comment elle s’appelait vraiment, en espérant qu’il n’allait pas mal prendre le fait qu’elle n’ait pas vraiment dit la vérité à ce sujet.

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