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Alone and lost. Really ? [Andrew]

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Sam 16 Sep - 21:06
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HnM
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Alone and lost. Really ?
avec Andrew Moran


Ce matin Haley est rentrée à pas de loups. Comme si je ne l’avais pas entendu… Morte d’inquiétude qu’elle ne rentre pas de la nuit, je suis restée dans mon lit à osciller entre sommeil et réveil en sursaut. Bon d’accord elle m’avait prévenue qu’elle dormirait sûrement sur place si elle était trop fatiguée et alcoolisée, mais c’est ma sœur, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. OK ! OK ! C’est moi qui avait besoin qu’on vive un peu chacune de notre côté et qui ait refusé de venir. C’est pour ça que je n’ai rien dit qu’elle rentre que ce matin. Je ne peux pas lui reprocher d’aller s’amuser. Et puis sans moi, c’est moi qui l’ai voulu. Certes ma blessure à la cuisse droite n’est que ma faute. Le choix de ne pas aller à cette soirée avec elle est le mien. Je suis heureuse qu’elle soit allée s’amuser. C’est ce qu’elle aime.

J’ai donc fait semblant de me réveiller à son retour. Elle s’est glissée contre moi. Elle sentait l’alcool, la cigarette, la sueur… un mélange d’odeurs bizarres typiques de soirées étudiante. Mais ça sentait ma Haley. Elle m’a prise dans ses bras et j’ai fait pareil. Après un gros câlin de sœurs jumelles, elle m’a raconté sa soirée. Du monde, de la musique, des jeux d’alcool. Puis un jeu auquel elle aurait gagné. Autant j’ai toujours été douée pour le tir dans le combiné du pentathlon, autant Haley ne saurait pas viser le centre d’une cible à 10 cm d’elle ! Et c’est un mec avec qui elle a parlé ensuite une bonne partie de la soirée qui a perdu face à elle ! Elle ne m’a rien dit du tout. Alors je l’ai questionné. Evidemment elle ne m’a rien avoué d’extraordinaire, mais je ne suis pas aveugle. Je suis sûre que ce Nick l’a laissé gagner pour la séduire et la mettre dans son lit. Je n’arrive pas à comprendre cette manière de vivre l’amour. Je sais qu’Hal a été malheureuse et échaudée par ses dernières histoires, mais je n’approuve pas sa manière d’être avec les garçons. Bon je ne la juge pas, et puis ma sœur n’est pas non plus une de ces pétasses qui couchent à tout va ! Mais elle est tellement belle, elle plait aux mecs, pourquoi elle ne cherche pas un garçon gentil qui l’aimera tout la vie ? Elle dit toujours que c’est « parce que l’Amour c’est le Bordel ! ». Quelque part je comprends, mais coucher avec un garçon je ne sais déjà pas si j’oserai un jour, alors si en plus je ne suis pas amoureuse, ce n’est même pas la peine d’y songer. C’est vraiment quelque chose que je n’arrive pas à concevoir, à accepter. Et en même temps, j’ai peur de finir ma vie seule et sans jamais connaitre l’amour.

Tout ça m’a chamboulée encore, replongée dans mes noirceurs et mon mal être. Moi qui est toujours autant de mal à me lier, et quant à parler à un beau garçon, c’est une catastrophe.
J’ai laissé Haley dormir un peu en veillant sur elle. J’ai dessiné. En ce moment, je ne fais que ça quasiment. Ça devient mon moyen d’extérioriser si je ne cours pas. Après manger, nous avons joué un peu toutes les deux, puis papotée mais je n’étais pas à l’aise encore une fois. Je n’arrêtais pas de penser à ce qu’elle a fait à cette soirée, et quand elle m’a demandé si je n’avais pas rencontré d’autres garçons, j’ai totalement flippé. Incapable de lui raconter ma vie de fille paumée, je lui ai dit que non et que ce n’était pas dans mes intérêts du moment. Pour finir, elle a laissé tomber. Voulant aller voir si Sasha et son chaton se portaient bien, je l’ai laissé partir en lui disant que j’avais aussi un truc à faire et qu’on se retrouve à 20h pour regarder un film ensemble.

Bien sûr je n’avais rien à faire à part dessiner, mais j’avais besoin de m’isoler. Alors j'ai enfilé un pull et un jean, plutôt que ma tenue de traînage du dimanche, j’ai mis mes crayons, pastels et carnets dans mon sac et je suis partie à la recherche d’un coin calme sur le campus.

Le dimanche les étudiants sont souvent dans les salles communes, dans le parc ou en ville. Alors c’est assez calme mais autant être sûre de ma tranquillité. Il y a un bâtiment abandonné sur le campus. Le bâtiment est encore en état pour nous protéger de la pluie et du vent, du coup j’ai décidé d’aller y jeter un œil pour voir si je ne trouvais pas un coin tranquille mais lumineux. Finalement j’ai trouvé une ancienne salle de sport avec du plancher, surement de la danse ou box, mais surtout il y a des grandes fenêtres. Bien sûr c’est poussiéreux mais j’ai pris une serviette pour m’assoir au sol et quelques fenêtres sont cassées. Je réussie à en ouvrir deux pour faire entrer plus de lumière. Je m’installe confortable et sors mon matériel. Je fignole un des dessins que je pose ensuite à côté de moi sur mon sac.

Dessin fini de Hope:
 

Puis je reprends le dessin commencé ce matin pendant qu’Haley dormait. J’entends quelques bruits. De temps en temps des rires dehors viennent troubler le silence des lieux, mais dans l’ensemble c’est calme et ça m’apaise. Je laisse toute ma peine, peur, doute… je ne sais pas l’identifier... toutes mes interrogations échoir sur le papier grâce à mon crayon.

Dessin presque fini de Hope:
 

Note HRP :
 
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Sam 16 Sep - 23:06
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HnM
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Une veille épuisante, surtout due aux questions de son cher cousin. "Pourquoi tu sors autant ?", "Pourquoi tu ne me parles plus?" "Comment tu t'es blessé?". Une inquiétude aussi fausse que chacun de ses sourires à son égard. Il faisait cela que pour mieux le coincer, pour mieux l'apprivoiser. Il ne sait pas encore qu'on apprivoise pas les personnes comme lui. Andrew avait beau faire semblant de l'ignorer cela avait finit par lui peser horriblement dessus. C'était dans ce genre de moment, quand il se sentait humain grâce à la douleur, qu'il avait horreur de vivre.

La douleur provenait de plusieurs causes. Évidemment, physiquement sa blessure recousue était déjà en soit suffisante mais c'était ridicule à côté du reste. Mentalement il cherchait encore qui il était vraiment, il était en stade de questionnement et ne pas savoir le rendait irritable.

Son rendez-vous chez son psychologue l'avait rendu pensif, il avait été ailleurs pendant toute sa journée de cour bien que cela faisait un temps qu'il l'avait eut.  Évidemment il avait eu droit à des remarques par-ci par-là, mais rien ne lui fit sortir de sa tête la dernière question :
"Et aujourd'hui, qu'en pensez vous?"

Malgré toute sa défense qu'il avait construite au fil du temps, il voyait doucement ses murs s'effondrer silencieusement. C'était comme assister à un désastre tout en étant impuissant, tout en étant le seul à savoir pourquoi cela arrivait. Le pire est de ne rien pouvoir faire pour arranger les choses, de juste pouvoir rester là, les bras ballants.

Tout semblait perdre de son sens, les couleurs devenaient à nouveau ternes. Il connaissait que trop bien ce sentiment de perdition et de solitude accrue par l'incompréhension. Elle était de nouveau là, elle lui tenait la main si fortement qu'elle aurait pu y creuser des sillons. Il aurait bien aimé réagir comme tout le monde à cette baisse soudaine de moral, à cette dépression soudaine. Il aurait aimé pleurer un bon coup, parler et repartir sur le bon pied. Mais lui, malheureusement, ne fonctionne pas ainsi. Lui il ne sait pas comment réagir, ni comment pleurer. Il sait faire face, il sait tenir bon, mais quand il s'agit de s'exprimer il laisse libre cour à sa vraie nature.

Aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle, et, comme pour se conformer au cliché de l'homme triste, il décida de s'isoler. Le vieux bâtiment inutilisé semblait être l'endroit parfait. Peut-être allait il se laisser aller là-bas, juste le temps d'un soupir ou d'un cris.

La porte grinçait légèrement, prouvant bien le manque d'entretien de cette zone tout comme la couche de poussière prouvait le passage récent d'une autre personne. Évidemment, si cette dernière était encore là il ne pouvait pas jouer la carte de l'observateur indiscret, s'étant sans doute déjà fait repéré. Alors par simple manque d'espace il traça son propre chemin dans la poussière, soulevant un fin nuage à chaque foulée.

Et c'est là, au milieu d'une pièce bien éclairée, qu'il l'aperçu. Elle dessinait, bien installée sur une serviette. Sans se demander si elle voulait rester seule, il l'approcha.

« Bonjour. Je sais, je dérange mais... » Il lui adressa un léger sourire puis posa son sac contre le mur, s'asseyant ensuite dessus afin d'éviter de salir son costume. « J'ai besoin de parler... Ou d'être seul, je sais pas. »

Il haussa ses épaules en la fixant de ses deux prunelles brunes, l'air à moitié songeur en fouillant ses poches.

« Tu veux bien remplacer mon psy? Je n'ai qu'un rendez-vous par mois et très franchement ce n'est pas suffisant. »

Sincèrement, il ne savait pas comment faire. Il était prêt à tout pour un peu de meilleure humeur et pensait vraiment que cela fonctionnait ainsi. Cette fois, il n'avait pas prit le temps d'observer son interlocutrice. Pas de déductions faite sur son attitude, pas d'à priori ni de jugement. Juste la sincérité parlant d'elle-même.

« Je vais aller droit au but. Aujourd'hui, j'ai pensé à me tuer. »

Et il sortit le couteau de sa poche, le faisant glisser jusqu'à elle en riant. Le rire était incontrôlé mais sincère. Pas que la scène était drôle ou même ses paroles mais c'est sa manière de réagir. Totalement paradoxal et pourtant sincèrement véritable.

L'impulsivité dans sa forme brute. Violente mais fugace. S'en suivit la légèreté de son sourire dans l'attente d'une réponse.
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Dim 17 Sep - 16:47
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Alone and lost. Really ?
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Quand j’entends grincer, je mets ça sur le compte du vent. J’y prête peu attention, trop concentré sur mon dessin. Je suis contente de son rendu, ça représente bien ce que je ressens depuis quelques mois. Oh bien sûr ça va mieux qu’en juillet, mais ce n’est pas encore l’apothéose et ce que je ressens aujourd’hui ne m’aide pas. Mais je suis contente d’avoir trouvé un moyen de sortir mon mal être sans pêter un câble. Je sais que je devrais me dépenser ou crier, rire, m’amuser comme une folle à l’image de ma sœur. Mais je n’ai pas envie de courir (ça faut que je note d’une croix rouge sur le calendrier) et je dois encore reposer ma cuisse. Et faire la fofolle : je ne me sens pas moi quand je fais ça. C’est tellement étrange…

« Bonjour. Je sais, je dérange mais... »

Je sursaute et lève la tête vers la voix. Je fixe le jeune homme de mes yeux ronds tellement je suis surprise. C’est qui lui ? Il n’a pas l’air beaucoup plus vieux que moi, peut-être plus mature ? Je l’ai déjà croisé dans l’école ? Je ne sais pas mais il me parle comme s’il me connaissait depuis des lustres. Je le suis du regard alors qu’il vient s’installer de mon côté. Il ne fait pas étudiant avec ce style.

« J'ai besoin de parler... Ou d'être seul, je sais pas. »

Au moins il a conscience de déranger, mais il ne semble pas sans soucier. Il a l’air triste, pensif. Je suis vraiment interloquée et incapable de réagir autrement qu’en le regardant faire.

« Tu veux bien remplacer mon psy? Je n'ai qu'un rendez-vous par mois et très franchement ce n'est pas suffisant. »

MAIS C’EST QUOI CET ULUBERLU ?
Mes yeux ronds s’agrandissent de surprise. Ma bouche forme un « oh » qui ne sort pas et se fige. Pour une fois, ce n’est pas Miss Némo. Je ne rougis même pas de gêne ou timidité, tellement il me prend au dépourvu. Il ne me touche pas, n’est pas avenant. Il s’installe juste à distance respectable, sans vraiment me regarder. Genre, il se croit vraiment chez son psy !
Mais moi je l’observe. Tout son corps semble tendu, anxieux. Son visage est triste, comme paumé. Sûrement que je faisais la même tête avant son entrée détonante. Puis-je vraiment l’envoyer bouler ? Et s’il allait vraiment plus mal que moi ?

« Je vais aller droit au but. Aujourd'hui, j'ai pensé à me tuer. »

Ouh là !
Il me sort un couteau en riant et le fait glisser vers moi. Existe-t-il une tête plus choquée que choquée ? Bah je dois la faire en ce moment. J’oscille entre peur, panique et envie de l’aider.
Un de mes traits de caractère très contradictoire à ma timidité, c’est mon altruisme. Si je vois une personne en détresse, je suis tellement touchée que je ne sais pas ne pas aller l’aider… quitte à me mettre en danger. Haley est comme moi, voire naturellement plus fonceuse. On est capable d’aller aider un inconnu dans la rue chahuté par une bande de loubard. Et étonnamment, ils pourraient être des beaux gosses que ça n’y changerait rien. 2 furies d’1m62 en action, ça peut faire rire mais on se défend bien grâce à notre sportivité et on est malines. Le plus souvent c’est de voir que l’autre est potentiellement en danger qui nous arrête. Moi je veux juste aider, alors qu’Haley va souvent plus loin, voire trop loin. Elle a un sens aigu de la justice. C’est la Wonder Woman des Warren ! « W cube » (W3) comme se moque souvent papa quand il veut la raisonner. Du coup, elle insiste tellement ou bien elle répond de trop, que je sens qu’elle peut se retrouver trop exposée et en danger. C’est moi qui l’arrête du coup. Souvent c’est ma panique qui monte qui la remet sur terre. Ça nous calme toutes les deux.
Sauf que là seule, je ne sais pas du tout si je saurai me limiter. Quand je me souviens comment je suis partie en flip face à Okita, j’ai honte. Alors je ne vais pas recommencer à paniquer. Et puis ce gars, là il est de mon âge à 1 ou 2 ans près. Il semble mature mais pas pervers…

Je mets mon calepin et mon crayon sur le côté. Puis je pose deux doigts sur le couteau et l’envoie glisser pile dans l’angle opposé de la pièce, comme je le souhaitais. Je reporte mon intention sur le garçon qui cette fois sourit. Je suis éberluée. Il est schizo ou quoi ? Je me rapproche, me glissant sur ma serviette face à lui. Je reste prudente, sur mes gardes, et laisse un bon 50 cm entre nous. Il garde ce sourire comme s’il attendait vraiment que je lui dise oui pour son histoire de psy.

- Salut drôle d’oiseau ! Je m’appelle Hope. Je suis en dernière année de lycée, et je ne pense pas prendre Psycho l’an prochain à l’université.

J’attends, voir s’il va réagir et se présenter aussi. Au pire qu’il vide son sac serait déjà ça. Pas question que je le laisse avoir des envies de suicides.
J’essaye de lui sourire malgré mon humeur maussade. Finalement il y a toujours plus mal que soi.

- Mais si t’as besoin de parler, je t’écoute. Et hors de question que tu songes à en finir avec la vie !

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Jeu 21 Sep - 22:40
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HnM
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Pendant toute sa prestation, elle semblait choquée. Sans doute par ce manque de censure inhabituel, par cette franchise à l'état brut qui avait souvent pour effet d'en étonner plus d'un. Cette réaction était banal et tant mieux. Il avait besoin de quelqu'un de cet acabit pour renfermer ses vieux démons.

- Salut drôle d’oiseau ! Je m’appelle Hope. Je suis en dernière année de lycée, et je ne pense pas prendre Psycho l’an prochain à l’université.

Il la regarda longuement avant de se reprendre. Sa sincérité cinglante avait eut l'effet d'une bonne blague à ses oreilles, provoquant un rire plus sincère que précédemment. Il finit par hocher la tête doucement de droite à gauche avant de lui répondre.

« A.M., voilà qui je suis. »

- Mais si t’as besoin de parler, je t’écoute. Et hors de question que tu songes à en finir avec la vie !

Il la regarda longuement. C'était mignon de dire ce genre de choses. Mais qui y croit vraiment ? C'est le même effet que dire "calme-toi" à quelqu'un en colère. Il ne va pas subitement se dire que cette personne à raison. Il faut un temps, les réactions à chaud ne permettent jamais ce genre de recul pourtant essentiel à bon nombre de situations.

« Merci, je vais mieux et je veux vivre maintenant. »

Il continua de rire avant de reprendre un air légèrement plus sombre, comme si sa barrière se brisait légèrement. Bien que mentalement il semblait fort, qu'il semblait anormal en vue de ses réactions il savait garder son sérieux ou du moins le reprendre quand ça lui chantait. C'était sans doute aussi quelque chose qui interpellait beaucoup de personnes. Commence peut-on faire cela aussi facilement ? Seules quelques personnes le savent, mais peu d'entre elle apprécie cette faculté à tout annihiler. C'est une facilité douloureuse, bien plus qu'on ne le croit.

« Je dois admettre que je ne connais pas la véritable raison de mon... "Mal être"? » Il pencha la tête sur le côté, jugeant ses propres paroles. « Je n'aime pas cette expression. C'est laid.»

Il soupira puis prit le temps de réfléchir un moment, se remémorant le fil de ses pensées. Tout ce à quoi il avait réfléchit aujourd'hui finit par le mener à une conclusion qui lui sembla soudainement évidente, comme si c'était gravé dans le sol qu'il fixait d'un air totalement absent.

« Je m'ennuie. Voilà ce qui ne va pas. Et j'ai raté, aussi. J'ai raté une occasion. Pas le genre qu'on aurait dû saisir, mais plutôt qu'on devrait abandonner par pure logique. Ça ne pouvait pas fonctionner. J'ai... Été... Trop impulsif. »

Il dit ça comme une révélation sur son propre état d'âme, comme si il avait atteint le fond. Évidemment, pour lui la stupidité était non seulement intolérable mais aussi signe d'une grande faiblesse. Enfin, c'était ce qu'on lui avait inculqué, on lui avait apprit à réfléchir, mais personne ne pouvait calmer son infâme impulsivité.

« Je crois aussi qu'attendre me tue à petit feu, alors au lieu de me laisser être calciner doucement je préfère tout incendier. »

Il soupira avant de rire doucement, le même rire amusé qu'il avait eut plus d'une fois. Il redressa sa tête et fixa la jeune demoiselle avant de déclarer d'une voix sûr.

« J'ai été blessé récemment. Physiquement, je veux dire. Au couteau. C'était... » Il inspira doucement en levant les yeux au ciel avant de sourire grandement. « Nouveau pour moi. »

Il sembla accorder une certaine importance à ce fait. Le genre de chose absurde que seul lui pouvait comprendre et décrire. Personne ne pouvait imaginer que pour lui, ce genre d'expérience faisait partit des choses à vivre, rien de plus.

« Et toi? Qu'as-tu vécu récemment ? »

Le changement était brutal. Pour lui c'était une chose naturelle de virer ainsi de cap, sans se soucier des réponses ou des questions. Comme il sait déjà tout sur lui-même il ne pense pas que cela l'aidera d'en parler. Enfin après, Andrew n'a jamais été très sûr de ce qui est bon pour lui ou non. Son instinct autodestructeur et violent le menait souvent sur des cul de sac qu'il s'amusait à franchir.

C'est ainsi qu'il voit sa propre vie. Comme un chemin d'embuches toute plus intéressantes les unes que les autres à surmonter, à comprendre pour en apprendre davantage sur sois et sur ses propres limites. C'était un jeu dangereux, évidemment, mais le sentiment de dominer danger n'était-il pas ce qu'il aimait le plus au monde?
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Dim 24 Sep - 23:34
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HnM
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Alone and lost. Really ?
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Cette façon que ce garçon a de passer d’un rire à un regard sombre m’impressionne. Pire quand il fait les deux en même temps. J’ai beaucoup de mal à le cerner. Je ne suis pas habituée à ce genre de comportement. En fait je ne suis habituée à aucun comportement sauf celui de ma sœur, vu que j’ai tellement de mal à parler aux gens en général. Ouais, en général… parce que ce « A.M. » m’intrigue tellement que je ne sens pas les symptômes de ma timidité m’envahir comme d’habitude. Pourtant c’est un beau garçon dans mes âges, typiquement le genre de personnage qui me fait virer en mode « Miss Némo », comme se moque souvent Haley.
A.M. ? Mon cerveau carbure à toute blinde tout en continuant de l’écouter et l’observer. C’est quoi ? Des initiales ? Prénom et nom ? Prénom composé ? Surnom ? Pseudo ? En fait peu m’importe. J’en déduis qu’il veut garder l’anonymat. Je respecte. Il se leurre à mon avis, simplement parce que l’académie a beau être grande, ce n’est pas non plus une immense ville où tu peux rester anonyme. Je saurai bien un jour son prénom, mais en attendant je lui trouverai un surnom à ma sauce, qu’il aime ou pas ! Oui Haley dirait que je suis en mode têtu là. Mais quoi ? Il veut que je l’écoute et le conseille comme un psy.
Qu’il soit dit en passant : je ne vois pas ce que je peux conseiller à un garçon qui a sûrement plus vécu que moi. En plus, donner des conseils sur la vie, c’est pas vraiment ma manière d’être. Ecouter oui. Surtout quand une personne ne semble pas avoir le moral. C’est bien pour ça que je ne suis pas partie en courant devant cet uluberlu.
Donc, bref, j’ai bien le droit de l’appeler par un pseudo-prénom qui me mette à l’aise aussi ! Oui je peux être plus têtue que ma sœur, mais ce n’est jamais dans un mauvais objectif. Jamais je ne porterai atteinte à quelqu’un, juste pour avoir raison.

Je le laisse s’exprimer, prendre son temps ou pas, rire ou grimacer, me fixer ou sembler partir dans ses pensées. Il semble si versatile. Ou alors très perturbé ou complexe. Je ne sais pas. Ça m’interpelle vraiment cette capacité qu’il semble de s’amuser de son propre mal.


« Je m'ennuie. Voilà ce qui ne va pas. Et j'ai raté, aussi. J'ai raté une occasion. Pas le genre qu'on aurait dû saisir, mais plutôt qu'on devrait abandonner par pure logique. Ça ne pouvait pas fonctionner. J'ai... Été... Trop impulsif.
Je crois aussi qu'attendre me tue à petit feu, alors au lieu de me laisser être calciner doucement je préfère tout incendier.»


Je souris, limite prête à rire, quand il m'évoque l'ennui et l'incapacité à canaliser son énergie. Il me croit calme peut-être ?
Il ne pouvait pas mieux dire ! On dirait moi ! Bon sûrement que son occasion ratée est bien plus grave que mes petits complexes d’ado. Mais quand même là ! Il vient de me décrire dans toutes mes difficultés : l’ennuie, ne pas abandonner bien que ça semble logique, trop impulsif, se sentir bouffer par toute son énergie petit à petit… Je le regarde d’un air stupéfait. Ma bouche entrouverte comme formant un « oh ! » de surprise qui ne sort pas. Je ne suis pas en mode timide « poisson rouge » qui gobe l’air au lieu de sortir un son. Je suis juste choquée d’entendre ces mots sortir de sa bouche alors que ça me correspond et que je pense qu’on n’a rien à voir l’un avec l’autre.

En fait cet uluberlu est un être humain très sensible. Voilà ! Je crois qu’il a un quelque chose de moi en lui. Une sensibilité qu’il refoule et qu’il n’admettra sûrement pas. Moi je le sais, pas que je ne l’admets pas, juste que je voudrais parfois (souvent ?) être beaucoup moins sensible. Enfin bref, revenons aux propos du drôle d’oiseau que j’ai devant moi.

« J'ai été blessé récemment. Physiquement, je veux dire. Au couteau. C'était... Nouveau pour moi.»

Hein ? Il blague ? J’espère bien que c’était nouveau ! Ça ne peut être une blessure ordinaire un garçon de son âge !
Cette histoire de blessure au couteau me noue la gorge. Comment est-ce possible ? Un étudiant peut-il se retrouver en danger si grave ? Je sais bien que je vis dans un monde de bisounours malgré mon propre mal être actuel. Mais quand même l'académie n'est pas un lieu où la mafia sévit ! Non ? Si ?
Vous me direz que tout est possible… Non, parce que l’autre jour avec Hal on a regardé un film sur les Yakuza. La mafia est partout au Japon. Ça fait peur, mais en même temps je n’ai jamais croisé quelqu’un qui ait déjà eu affaire à eux. Mais bon les films sont souvent basés sur un fond de vérité. Non ? si ?

Enfin bref, se moquerait-il de moi ? Invente-t-il pour que je porte mon intérêt sur lui ? Un test de crédulité peut être ? Ce garçon m'interpelle ! Son mystère et sa complexité ont quelque chose de grisant. Fascinant même ! Si être psy est toujours aussi excitant, je vais peut-être réviser mon jugement et l'ajouter à la liste de mes possibles orientations professionnelles. J’hallucine mais en même temps je suis intriguée. Est-il vraiment sain d’esprit ? Me raconte-t-il la vérité ? Il affiche un grand sourire d’un air qui me semble désabusé. Je me dis que si cette histoire est vraie et qu’il me lâche ça si brutalement, c’est que cette blessure a de l’importance vis-à-vis de son état. Comme un nœud qu’il fallait expulser de sa gorge.

« Et toi? Qu'as-tu vécu récemment ?»

Ah bah là, il achève de me surprendre complètement. Dans le genre volteface ! Je souris, je connais ça. Détourner l’attention sur son interlocuteur pour ne pas continuer sur le chemin douloureux de ses propres angoisses. Je ne suis pas psy et je suis loin de pouvoir déterminer la personnalité de ce phénomène. Mais je vois bien qu’il essaye de donner le change, et dominer ce qui l’entoure autant que ses propres peurs semble être un trait prépondérant de son caractère.

Je l’observe essayant de tirer plus d’informations de ses attitudes versatiles que ce qu’il me dit. Quelques secondes s’écoulent en silence, je suis indécise sur le fait de répondre à sa question ou pas. De un, ça ne le regarde pas. Mais peut être que ça me ferait du bien de parler à un inconnu. De deux, je suis sûre que c’est un moyen détourné de ne pas poursuivre la conversation sur son problème. J’hésite. Quelle méthode adopter. Je n’ai pas non plus envie de le voir basculer dans la colère et s’en prendre à moi. On ne sait jamais, il a l’air de changer tellement d’attitudes. Et puis je ne le connais pas du tout. S’il a été blessé au couteau, peut être que c’est un voyou. Ou pas.  

Je commence par lui dire ce que je perçois de lui. Autant jouer carte sur table ! Je le fixe dans les yeux en m’asseyant en tailleur toujours face à lui. En me déplaçant pour lui faire face, je m’étais mise à genoux, simplement pour être à sa hauteur et lui montrer que je l’écoute certes mais je ne suis pas un jouet. Sauf que cette position tiraille mon muscle blessé et que ça risque de vite devenir impossible à supporter, en plus j’aimerai bien pouvoir recourir rapidement avant de péter un câble. Me voilà du coup dominée d’une tête, alors je le fixe d’un regard intense pour être sûre d’être prise au sérieux.

- T’es vraiment un drôle d’oiseau ! A. M., je ne sais pas si on t’appelle ainsi au quotidien. Mais pour moi ce n’est pas un prénom. Mais je respecte ton souhait d’anonymat en ne me donnant pas ton prénom. Je t’appellerai Birdy, drôle d’oiseau. Ça sera plus sympa.

Haley et moi avons l'habitude de donner des petits surnoms affectueux à tout le monde. On ne les emploie pas forcément en public, mais ça donne un côté personnel. Le surnom nous vient souvent par l'attitude de la personne. Comme elle m'appelle Miss Nemo et moi je la surnomme Miss Mêle-tout, Miss Boxon ou Miss Fouineuse. Mais dessous il n'y a aucun jugement, un peu de taquinerie certes, mais beaucoup d'affectation et de tendresse.
Je ne me pose pas la question de savoir si mon interlocuteur va apprécier ou pas. C'est son choix de me prendre pour sa psy et ne même pas me donner un prénom. Remarquez, des initiales, je trouve ça moins faux que de me balancer un prénom inventé. Birdy ça lui ira très bien. Tout sourire je n'attends pas de réaction à ce sujet de sa part et j'enchaîne en commentant ces propos et son attitude. Soyons franche et honnête sans détour, je pense qu'il n’attend pas autre chose.

- Je dois dire que tu es un drôle de phénomène. Comment fais-tu pour passer du rire au désespoir en une seconde ? Ton rire ne me masque pas ton anxiété, tu sais ?! Je comprends pour l’expression « mal être ». Je n’en suis pas fan non plus. Met le mot qui te va sur ton état mais ne te voile pas la face. Tu ne sembles pas être la joie incarnée ! Et personne n’a le droit de te juger, personne n’est à ta place. Etre mal dans sa tête, faire une déprime ou pire, ce n’est pas une honte, ni tabou. Je vais un peu mieux, quoique pas aujourd’hui, mais j’ai été dans un état lamentable il y a peu. Alors, même si je ne peux pas tout comprendre de ton état, être mal, ne pas comprendre pourquoi, je t’écoute. Mais je ne te permets pas de rire de la vie. Ok je suis peut être une naïve petite lycéenne qui vit dans un monde de bisounours qu’elle trouve morose tout de même ces temps-ci et je suis larguée dans les choses de la vie que ma jumelle semble vivre si normalement en phase avec la majorité des comportements des jeunes de notre âge. Mais je ne suis pas aveugle, ni prête à renier la vie. J’ai une conviction immuable et profonde : la vie est belle ! Oui c’est cliché mais je le pense sincèrement : la vie est belle, avec ses hauts et ses bas, voire très bas. Il y a tellement de belles choses à observer dans ce monde, que ça dépassera toujours l’inhumanité ou les horreurs dont l’homme est capable, au plus profond de mon cœur. Traites-moi de rêveuse ou utopiste, je m’en fous. J’ai aussi mes moments de perdition, mais jamais le fait de regretter une occasion ratée ne doit amener à songer de se retirer la vie. C’est lâche ce genre de geste, même simplement d’y penser, et très égoïste.

Je suis montée en tension pour le coup. Le doc serait content sûrement s’il la mesurait en l’instant. Je me suis laissée emporter. Ouais, il y a des sujets qui m’énervent… Foutue impulsivité... Je soupire et me calme, fermant les yeux pour me recentrer.

- OK ! Désolée mais ta question sur moi m’a énervée. Tu ne l’as pose que pour détourner l’attention. Je ne suis pas convaincue que la réponse t’intéresse. Je ne suis pas non plus convaincue que ta réponse sur cette envie morbide passée soit sincère. Désolée, mais on ne se connait pas. Par contre si tu es sincère sur ton ennui et ton impulsivité, tu comprendras ma réaction. Si tu es vraiment ainsi, et bizarrement je le crois, on n’est pas si différent l’un de l’autre.

Je lâche un gros soupir, me pose un peu en baissant le regard. Je fixe ma cuisse blessée. Le sport… ma drôle de vie… ma solitude… rien de passionnant en somme. La mélancolie me reprend, les larmes montent. Non ! Hors de questions. Je ferme les yeux une demi seconde, une grande inspiration et refixe à nouveau Birdy.

- Ok. Bon. Pourquoi cette occasion ratée te met aussi mal ? Pourquoi tu as été blessé ? Tu me montres ta blessure, stp ?

Il va peut être mal le prendre. Ça fait curieuse infernale, peut-être ?!
HALEY SORT DE CE CORPS !!!
Je ne sais pas. C’est sorti tout seul. Juste besoin de me dire qu’il a vraiment besoin d’un réconfort, que c’est pas un tas de mensonges tout ça. Histoire de voir s’il se moque de moi ou pas…

Suis-je vraiment apte à lui remonter le moral ?

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