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[One shot] Miss me?

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Jeu 14 Sep - 19:09
M • Université - 1ière année
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HnM
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Jeudi 14 septembre 2017,
Bureau du psychologue  J. Crowley, 16:30.



« Enchanté Monsieur Moran. Vous êtes courageux d'être venu ici, en tenant compte de tout les psychologues et psychiatres que vous avez déserté.»

L'homme face à lui se tenait debout puis lui serra la main. Son physique n'était pas déplaisant pour l'irlandais et pour cause: Cheveux noirs, yeux bruns clair, peau pâle... Une légère ressemblance si l'ont ne prend pas en compte son visage plus fin et légèrement plus allongé.

« Enchanté, monsieur Crowley. Donc vous êtes au courant? Intéressant. Que savez-vous d'autre? »

Andrew sembla rapidement intéressé et joueur. Il voulait en savoir le plus possible sur ses connaissances et manqua de rire en l'écoutant.

« Que vous êtes très impulsifs. Votre lancé de cadre à fait le tour de mes confrères, vous savez? Vous avez fait peur à beaucoup d'entre nous mais... Je prend seulement en compte ce que je vois, pas ce qu'on me raconte. Alors je vous écoute, pourquoi êtes-vous ici aujourd'hui ?»

« Pour satisfaire le marché que j'ai conclu avec mes géniteurs afin de rester dans l'établissement dans lequel j'ai été accepté. »

Un simple haussement d'épaule accompagna ses dires. La motivation et l'intéressement furent rapidement retiré de la conversation.

« Vos "géniteurs"? Quelle relations avez-vous avec eux? »

« Aucune. C'est à peine si je les reconnais comme étant de ma famille. » Il détourna le regard, fixant l'ameublement de la pièce. « Vous savez, contrairement à beaucoup de fils unique né dans une famille riche je n'ai eu droit qu'à peu de choses. »

« Peu de choses? Lesquelles ? »

Il prit en main un objet décoratif, ce dernier semblant être un cheval en verre, accompagné de toute une ribambelle d'autres animaux dans la même matière.

« Une peluche renard et une nourrice à moitié morte d'overdose, à deux doigts de tomber dans un coma éthylique et semblant aussi très proche du suicide. C'est elle qui m'a éduqué. »

Son regard se reporta sur le psychologue, intrigué de voir sa réaction.

« Comment cela se fait-il que vous soyez si poli et respectueux - Quand je dis cela je parle de manière générale et non pas de vos actes impulsifs - en ayant été élevé par ce type de personne? »

Il soupira, se promenant dans la pièce. Tout semblait plus intéressant et regardable que dans les anciennes salles de consultations.

« Elle m'a élevé de manière à être "l homme parfait", selon elle. Contrairement à tout ce que l'on aurait pu croire d'elle, elle était dotée d'un sens de la perfection et de compréhension hors norme. »

Il opta pour un sourire cette fois, l'air de se rappeler de certaines choses plutôt agréables.

« Elle vous comprenait, donc? Que faut-il comprendre chez vous?»

Son psychologue s'était approché de lui en posant cette question, sans doute pour mieux le cerner et éviter un nouveau lancé d'objet.

« Pas grand chose. Je suis simple, en réalité mais personne ne me comprend vraiment. Je ne vais pas vous donner la réponse à la dernière question, je vous laisse voir. Après tout, vous êtes celui que l'on qualifie d'assez empathique pour comprendre dans les gestes et les mots. Alors observez-moi, écoutez-moi, et dites-moi ce que vous en concluez. »

Andrew se posta face à lui, bras ouvert en attendant une quelconque réaction. Plusieurs fois dans sa vie il avait recréé cette scène mais jamais les réponses ne lui convenaient.

« Je vois en vous, pour le moment, une personne en recherche d'attention. Vous semblez aimer être regardé, qu'on vous écoute. Mais avant tout vous cherchez à trouver la bonne personne qui vous comprendra et vous acceptera. Cette personne, j'en suis sûr, dépendra de quelle direction vous allez prendre dans vôtre vie. »

Il cacha sa surprise. Il avait certainement raison sur quelques points mais l'envie désastreuse qu'il éprouvait à vouloir plus lui fit répondre directement :

« Bien. Mais encore? »

« C'est tout pour le moment. »

Déception fugace, mais maintenant c'était à lui de montrer ses capacités, de jouer un coup pour voir qui gagnera la partie.

« Personnellement je vois en vous quelqu'un de réfléchi, de confiant en ses capacités mais qui cache un profond désir d'être plus reconnu. Vous aimez le fait de m'avoir chez vous, parce que c'est l'occasion que vous avez de frimer devant vos confrères, surtout si je décide de revenir pour un deuxième rendez-vous. Et puis ne parlons pas de cette capacité que vous avez à attirer les clientes célibataire avec votre joli minois. Ça doit pas mal aider dans le milieu, j'imagine. Vous avez tout du psychologue parfait sauf que... Oui, sauf que ce n'est pas quelque chose que je prend en compte. Je ne suis pas la plupart de vos patientes en mal d'affection, je suis différent d'elles. »

« Vous aimerez être différent d'elles. Vous les trouvez pathétiques mais avouez le, vous leur ressemblez dans le fait que vous aussi, vous manquez de quelque chose. »

Il se donnait des airs de connaissances absolue, celui-là. Son arrogance plaisait énormément à Andrew qui lui joua une mine déçue en retour.

« Si je ne manquais de rien, si j'étais en parfaite forme morale et mentale, pourquoi le marché que j'avais passé inclurait-il ma venue ici? »

« Vous avez le point. »

« Évidemment. »

Un petit rire se fit entendre des deux parties, suivit d'un silence légèrement agaçant.

« ... Voulez-vous parler de quelque chose en particulier? »

Moran réfléchit, tournant un peu dans la pièce en reposant enfin l'objet de verre qu'il avait saisit. Il l'avait posé sur le bureau, jugeant qu'ici serait mieux qu'ailleurs.

« Je serais ravi de partager quelque chose avec vous. Enfin, "ravi"... C'est un peu fort comme mot, un peu faux aussi. »

« Vous sentez-vous contraint à me parler? »

« Non, du tout. Je ne suis juste pas ravi comme je ne suis pas triste, comme je ne suis pas apeuré.»

Il le regarda droit dans les yeux à ce moment-là, chose qui avait apparemment prouvé ses propos.

« Votre regard me le prouve bien.»

« Que voyez-vous dans mon regard? »

Le jeu reprenait ainsi, et ce n'était pas pour lui déplaire. Mieux que l'ancienne psychologue il semblait plus apte à répondre à ses espérances.

« Rien. Rien de décelable, juste... Le vide total. »

« Bien. Je me dis la même chose chaque matin en me regardant dans le miroir. C'est amusant, vous ne trouvez pas? »

Lorsqu'Andrew rit il n'eut pas de réponse si ce n'est que l'air grave qu'il avait face à lui.

« C'est préoccupant. Ce genre de regards ne présagent rien de bien, c'est évident. »

Il soupira et se retourna pour aller voir les autres animaux en verre, l'air de bouder comme un gamin.

« Vous n'êtes pas drôle. »

« Vous êtes intéressant.»

« Évidemment. »

Chaque compliment mérite sa justification et un remerciement digne de lui, n'est-ce pas?

« Et donc, que voulez vous me dire ? »

« Je vous l'ai déjà dis. »

« ... Je crains ne pas comprendre.»

L'exaspération dans la voix du jeune se fit nettement remarquée mais fut vite remplacée par son air joueur habituel.

« Vous entendez tout mais avez vous déjà essayé d'écouter? »

« Vous jouez donc ce genre de jeux? Je prend note. Donc... Vous... Ne ressentez rien, c'est bien ça ? »

« Félicitations, vous avez le point. Vous remontez déjà dans mon estime, vous savez? »

« Le fait que vous ne ressentez rien, comme vous le sous-entendez, est-il justifiable ? »

Il était prit de cour et se stoppa net avant d'empoigner le colibri, cette fois-ci.

« Il faut que je réfléchisse à la question. Je ne me la suis jamais posée. »

« Quand vous étiez plus jeune comment étiez-vous ? »

Il pencha la tête, tentant de se souvenir et prononça quelques adjectifs lui venant en tête, sans vraiment réfléchir.

« Joueur, impulsif, violent et suicidaire. »

Tandis que l'autre semblait surprit, il se tourna sans être affecté par ses propres paroles, comme s'il venait d'énoncer les ingrédients d'une recette.

« Suicidaire ? A quel âge ? »

« J'avais 13 ans lorsque j'ai pensé à me tuer pour la première fois. 15 ans lorsque j'ai tenté la première fois, avec des somnifères. »

« Pourquoi des somnifères ? »

« Pardon? »

« Chaque tentative de suicide à ses raisons, et la méthode employée en dis long sur la personne en elle-même.»

Il hocha légèrement la tête, voyant où il voulait en venir.

« Alors devinez. »

« Vous vous trouvez trop bien pour la mutilation, sans doute. Et pour la pendaison peut-être était-ce juste impossible chez v...»

« Faux.»

« Alors dites-moi. »

« C'est simple, les somnifères endorment, c'est discret, ne sont pas douloureux et donne une impression très agréable de juste s'endormir. C'est comme aller se coucher, sauf que la destination est plus permanente. C'était le meilleur moyen pour que personne ne se doute que je sois mort. J'aurais aimé mourir et en même temps être là pour voir combien de temps mon corps aurait pourris dans ma chambre sans que personne n'y touche.» Il eut un léger rire en y repensant, avant de se reprendre. « Enfin, j'ai survécu grâce à ma nourrice, évidemment. »

« Donc vous étiez épuisé par votre vie au point de juste vouloir quitter ce monde en dormant ? C'est bien ça? »

« Effectivement. »

« Et aujourd'hui, qu'en pensez-vous ?»

« J'en pense que mon rendez-vous prend fin. Il est l'heure.»

L'air stupéfait du psy sembla à peine atteindre l'irlandais qui se dirigea déjà vers la porte, tout souriant.

« Vous changez de sujet, là, même si il est vrais que..? »

« Au revoir, et à la prochaine. ~ »

La dernière chose qu'il entendit fut la porte se refermer doucement derrière lui et le jurons prononcé par Crowley.
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Dim 8 Oct - 20:15
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Jeudi 5 octobre,
Bureau du psychologue J. Crowley, 16:30



Andrew entra dans la salle avec un grand sourire sur son visage, ce dernier interpellant directement l'homme à son bureau.

« Monsieur Moran! Vous semblez aller bien aujourd'hui, dites-moi.»

L'irlandais ria légèrement en s'approchant.

« Vous voulez rire? Ma vie part dans tout les sens, et c'est peu de le dire, croyez-moi. »

Le psychologue plissa les yeux, cherchant à cerner si oui ou non c'était de l'ironie.

« Donc... Qu'est-ce qui cause cela, selon vous? »

« Oh des erreurs, de l'impulsivité et... Je crois aussi le peu d'humanité qui me reste. »

Il avait énoncé cela d'une manière tellement simple que cela le fit rire lui-même.

« Le peu d'humanité ? Je suis sûr que vous en avez plus que vous ne le pensez. Enfin, passons, qu'elles sont vos erreurs donc? »

Il s'approcha et pensa à remettre le colibri en place, l'ayant kidnappé la dernière fois sans le vouloir.

« J'ai essayé d'embaucher quelqu'un mais maintenant j'ai sans doute des yakuzas qui vont me tomber dessus. C'est pas franchement plaisant, comme situation.»

Encore une fois, il semblait tout prendre à la rigolade, comme si rien ne l'importait réellement.

« Des... Yakuzas? Et quel genre d'homme avez vous voulu embaucher..? Pourquoi cela ne vous fait rien de savoir que vous allez sans doute mourir pour ça? »

Il prit une grande inspiration, prenant une chaise et s'assied face à lui, croisant les jambes d'une manière parfaitement détendue.

« Un homme avec certaines compétences dans un certain domaine. Oh et puis, réfléchissez un peu, vous étiez plus vif la dernière fois.»

Crowley sembla ne pas apprécier l'attitude d'Andrew, lui rétorquant directement.

« Vous en avez rien à faire de vivre ou non. La question que vous avez évité la dernière fois à donc sa réponse : C'est toujours d'actualité, je présume.»

Des applaudissements retentirent dans la salle.

« Bravo! Et maintenant vous savez qu'en plus de ne pas avoir lâché mon envie continuelle de mourir depuis des années déjà, que je me fiche de savoir si c'est moi ou non qui vais la provoquer. En somme, je n'ai pas peur de la mort, ni de la torture d'ailleurs. Savez-vous que je trouve cela génial ?»

« C'est un point intéressant à creuser, je dirais.»

« Tout comme une tombe. La vôtre ou la mienne, comme vous préférez.»

Crowley le regarda d'un air de ne pas comprendre où il voulait en venir mais changea de sujet, afin de ne pas user toute la séance à se répéter.

« S'est-il passé quelque chose dont vous aimeriez me parler?»

Andrew se leva, alla chercher quelques animaux en verres puis posa l'ours sur le bureau.

« J'ai rencontré un géant amateur de Queen.» Il posa ensuite le renard. « Une Blueberry joueuse. » Vint ensuite le tour du lapin. « Un populaire naïf.» Il finit par poser un lion et une pie, souriant légèrement. « Et un tueur qui se renie ainsi qu'une psy de secours. »

Il sourit, ayant disposé d'abord les animaux en vrac sans vraiment prendre le temps de les trier.

« Intéressant... Et que signifie ces personnes pour vous? »

Il le regarda et réarrangea alors désormais les petits animaux, mettant à sa droite le renard, l'ours et la pie et à sa gauche le lion, laissant donc le lapin au milieu.

« ... Et donc? »

Il soupira et se redressa, expliquant rapidement sa manière de voir les choses :

« A ma droite je garde, au milieu je joue et à gauche je met de côté sans y toucher. »

Son psychologue pencha la tête, légèrement suspicieux.

« Vous jouez donc avec les gens et les voyez comme des objets... Depuis combien de temps?»

« Depuis... » Il s'adossa puis pencha la tête en arrière, l'air de réfléchir. « Toujours ? Presque. Presque toujours. Enfin, il y a juste eu des exceptions. »

« Comme vôtre nourrice? »

« Oui. »

« Quel animal serait-elle ? »

« Le renard ou le colibri. »

« Pourquoi ? »

Il soupira furtivement, fermant ses yeux.

« Parce qu'elle m'a offert un renard en peluche, quand j'étais gamin, et pour le colibri... Elle les adorait. »

« Je vois... »

Andrew allait se redresser quand Crowley l'interrompit avec une autre question.

« Et votre enfance? Vous avez eu des amis? »

Il resta figé un instant, regardant l'heure sur sa montre et eut une légère grimace avant de répondre.

« Non. Que des professeurs à domicile donc aucun contact avec la plèbe. Certains étaient plus appréciables que d'autres. »

« Lesquels, par exemple? »

Patiemment, il attendit quelques secondes, juste pour que la dernière minute du rendez-vous soit écoulée et qu'il ne se lance pas inutilement sur un sujet bien trop long. Il se leva alors, serrant la main de son psychologue avec un sourire.

« bhí sé go deas caint leat. Slán agat. »

Ainsi la porte se ferma, donnant une réponse indirecte à cette dernière question, sous l'air amusé de l'irlandais.
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