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Save me, please? [PV Ryuunosuke]

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Dim 27 Aoû - 18:14
M • Université - 1ière année
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HnM
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23h12, l'heure exact du départ d'Andrew.

Il avait quitté l'appartement pour une raison qui restera sans doute inconnue à son cousin, le laissant encore une fois seul sans réponses à ses questions incessantes.
Ça devenait une habitude pour lui de ne plus se retourner en fermant la porte. Tout ce qui l'importait était d'agrandir son réseau, de tisser sa toile pour y capturer de plus en plus d'innocents. Il ne voulait pas se contenter d'une petite sphère tout juste réduite au lycée et à l'Université. Ça aurait été ridicule à une si petite échelle.

Plus il grandissait et plus il voyait les choses en grand, sans forcément peser le pour et le contre. Seules deux choses le motivaient :
L'amusement et le pouvoir.

Alors comme à sa nouvelle habitude il se rendit au quartier Shin'en, y rejoignant celui qui lui servait d'informateur. Peut-être ne savait-il pas grand chose mais le peu d'informations données lui étaient très utiles. Certains se seraient découragé avec un contact pareil mais les quelques gouttes devenaient à elles seules une rivière de connaissances dans le domaine de l'illégal.

Une fois arrivé au croisement, ce dernier lui donna l'emplacement d'un autre informateur, plus calé dans le sujet de la mafia que lui. Peut-être ce nouvel être était-il un membre de l'organisation, ou un simple homme bien infiltré dans le système. Peu importait, Andrew écouta attentivement et décida de s'y rendre.

La marche fut courte, arrivant dans un parc où tout semblait paisible pour le moment.

L'irlandais scrutait les moindres recoins mais le manque de lumière le mettait en danger, le laissant avec que peu d'informations sur le lieux où il se trouvait. Son manque de force le rendait aussi trop vulnérable mais cela ne lui suffit pas pour rebrousser chemin, au contraire, car il venait de tomber nez à nez avec l'homme décrit par Jun, son seul informateur jusqu'à maintenant. Enfin, selon les plan du jeune riche sans doute trop sûr de lui.

« Bonsoir, vous êtes... The crow, n'est-ce pas? Enchanté... »

Ce surnom était un gage de discrétion, mais le corbeau ne sembla pas vouloir répondre à la main tendue du jeune homme. Il la remit alors le long de son corps, jugeant rapidement le physique de son interlocuteur silencieux. Un bon mètre quatre-vingt, une musculature bien entretenue, un corps caché sous des vêtements où seules les mains et la tête étaient à découvert. Une tenue permettant sans doute une certaine aisance dans les mouvements, et puis ce détail... Quelque chose était dans la poche gauche du pantalon de cet homme. Et là Andrew se rendit compte de son erreur.

Il recula d'un pas, tandis que l'autre combla l'espace entre eux deux en quelques secondes. Andrew ferma ses yeux, visiblement dominé et sans contrôle de la situation. Il sentit brusquement la poigne du corbeau sur son bras, le faisant se retourner pour que son dos se retrouver plaquer au torse du plus vieux. Et, sans qu'il eut besoin de rouvrir ses yeux il sentit un objet métallique plaqué contre sa gorge. Un couteau de chasse, sans doute, en vue des dents que sentait Andrew contre lui.

« Enchanté, gamin. Maintenant c'est simple, soit tu me dis tout ce que tu sais grâce à Jun et à tes recherches personnelles, soit je t'egorge. »

Pour beaucoup de monde, cela aurait été la décision la plus rapide à prendre de toute leur vie. Mais pour Andrew cela en était autrement, alors comme un bon samaritain il décida... de mentir, enveloppant certains mensonges de légères vérité pour rendre le tout plausible.

« Je sais que nous sommes intéressé par la même personnes. J'ai quelques informations à son sujet, vous vous en doutez bien je suppose... » Il souffla doucement en sentant la poigne se resserrer contre lui, écrasant ses côtes sans pour autant lui couper la respiration. « C'est un homme, blond aux yeux bleu. Ses origines doivent être Allemande ou Autrichienne. Il doit bien faire le mètre quatre-vingt, d'après Jun. Je sais aussi qu'il semble être adepte des bars, mais cela reste une rumeur vaguement entendue sans être de source fiable. »

L'homme sembla satisfait, lui redonnant un semblant de liberté. Andrew en profita pour se remettre face au corbeau et ce dernier lui entailla le bras sans crier gare, ce qui arracha un léger cris de surprise à l'irlandais.

Aucunement besoin d'explications. Andrew était devenu inutile au plus baraqué et allait payer les frais de son aventure ici-bas. C'est en se tenant le bras, le costume déchiré par les dents du couteau, qu'il remarqua que sa plaie semblait saigner plus qu'il ne l'aurait prévu. Les dégâts occasionné par ce genre d'armes sont bien plus sérieux qu'une simple lame. Déchirer la peau plutôt que la couper, astucieux et sadique à la fois, mais trêve de compliment internes. Andrew devait s'en sortir et vite s'il ne voulait pas succomber à son agression.
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Dim 27 Aoû - 19:11
M • Lycée - 4ième année
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HnM
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Must I save you ?
Feat Andrew Moran
Une semaine. C’était le temps qui était passé depuis que j’avais recommencé les cours. J’avais pu faire quelques rencontres assez… sympathique au fond, mais je n’oubliais pas qui j’étais, ni ce que j’allais devoir faire. Pas que cela fut pour me plaire d’une quelconque façon, mais il me semblait que peu importait le temps qui allait se passer j’allais devoir reprendre du service un jour où l’autre. J’avais donc décidé d’occuper mon week-end à visiter la ville.

Dans ce seul but, je m’étais levé tôt ce matin-là, m’étais habillé d’un simple jean dans les tons foncés, d’un tee-shirt gris et d’une veste noire. A mes pieds, des baskets noires également et je pris, pour finir, une sacoche pour y glisser mon argent, mes papiers et autres objets dont je pourrais avoir besoin comme une petite trousse de premiers soins. Puis je partis pour une looongue promenade.

Le temps était passé au point que j’avais mangé dans deux restaurants différents en évitant soigneusement les lieux qui auraient pu se trouver être le repaire de mafieux. Et, vers 23H30, j’avais commencé à visiter le quartier ayant la plus mauvaise réputation qui soit. Pour éviter les ennuis et être sûr de ne rien rater des petites rues et autres, j’étais monté sur les toits. Vive les entraînements… Pour une fois que cela m’était utile sans que ce soit pour le travail, c’était une assez bonne chose, même s’il était certain que j’aurais préféré, et de loin, être une personne lambda.

Je pensais avoir fait le tour et qu’il était temps de rentrer à l’académie pour me reposer un peu quand j’entendis une conversation un peu… étrange. Tendant l’oreille, je cherchai l’origine et trouvai deux hommes en train de discuter. Enfin, cela en aurait plus l’air si la lame d’un couteau ne brillait pas non loin de la gorge du plus gringalet des deux. C’est d’ailleurs ce dernier qui parla à ce moment-là :

- Je sais que nous sommes intéressés par la même personnes. J'ai quelques informations à son sujet, vous vous en doutez bien je suppose... C'est un homme, blond aux yeux bleus. Ses origines doivent être Allemande ou Autrichienne. Il doit bien faire le mètre quatre-vingts, d'après Jun. Je sais aussi qu'il semble être adepte des bars, mais cela reste une rumeur vaguement entendue sans être de source fiable.

Je ne compris pas vraiment l’expression de l’interlocuteur, mais la blessure qu’il infligea au bras du premier ne m’échappa pas. Calculant au mieux mon coup, histoire de ne pas me foirer, ou le moins possible, je me plaçai (pour moi) entre les deux hommes pour ensuite sauter. Malheureusement, j’avais encore foiré mon coup en me fiant à mon œil non directeur : au lieu d’atterrir entre eux, je me trouvai sur le grand baraqué que je sonnai. Bien que je fus moi-même un peu sonné, je me levai assez rapidement non sans tanguer un coup ou deux avant d’empoigner celui qui avait parlé et courir à travers les ruelles à la recherche de l’échelle que j’avais trouvé pendant ma visite. Dès que je l’eue trouvée, je lui ordonnai précipitamment de monter s’il ne voulait pas qu’on ait de problème et je continuai à sa suite avant de faire tomber l’échelle. Là, je le repris par le poignet et nous éloignai encore avant de m’inquiéter de sa blessure :

- J’ai de quoi faire les premiers soins, je peux voir ta blessure ?
(c) Ryuu

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Dim 27 Aoû - 20:34
M • Université - 1ière année
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HnM
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Une ombre passe devant lui, mettant à terre son agresseur et sembla lui infliger quelques coups avant de l'emporter avec lui dans une course effrénée. Andrew ne comprit pas, au début, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il venait d'être sauvé. Lui. Andrew Moran, sauvé par un inconnu dans un quartier mal famé. Super héros ou criminel sympathique ? Aucune réponse ne lui vint, se contentant de le suivre malgré son manque d'endurance à la course.

Une fois arrêté ce n'était que pour pouvoir accéder à une échelle où il reçu l'ordre de monter. L'adrénaline et la situation fit que, exceptionnellement, il obéit sans broncher et monta jusqu'au bout, se faisant suivre de près jusqu'à entendre cette même échelle tomber au sol.

Les dernières choses reprirent un rythme normale, lui laissant le temps de souffler et de voir à qui il avait à faire. Un homme, grand, cheveux foncés et un œil visible seulement. Sa tenue discrète, le fait qu'il savait où il avait l'informa qu'il avait affaire à un connaisseur des lieux. Les possibilités étaient faibles pour que ce soit lui mais...

- J’ai de quoi faire les premiers soins, je peux voir ta blessure ?

Andrew releva la tête, surprit puis se contenta de hocher la tête, retirant son costume bleu marine et remonta la manche de sa chemise après l'avoir déboutonnée. Le visuel était plutôt laid, il fallait se l'avouer. Une déchirure dans le bras, saignant encore assez avec quelques endroits plus sec. Cela le fit détourner le regard, étant en même temps entrain de réaliser doucement que son Westwood préféré venait tout juste d'être ruiné.

« Voilà... »

Un léger souffle sortit d'entre ses lèvres. La tension retombait doucement, le laissant finalement analyser plus proprement le héros du jour.

« Vous vous êtes bien débrouillé face à cet homme, vous êtes un habitué du combat? »

Question rhétorique mais utile en certains points. La sincérité des personnes est sans doute la chose la plus importante qui soit quand on s'apprête à parler affaire.

Pour le moment, il allait encore un peu souffrir avant d'être tiré d'affaire. Évidemment, quand l'autre homme touchera à sa plaie il n'allait pas sauter de joie, bien au contraire.

Du couo, comme pour se distraire le temps qu'il fallait, il fixa sa veste pendue dans sa main droite d'un air dégoûté. En réalité la détente ce n'était absolument pas son truc, lui qui est toujours très impulsif. Du coup, c'est avec les nerfs tendu qu'il se laissa se faire soigner gentiment, se plaignant de sa soirée.

« Et un Westwood de fichu... J'espère que cet imbécile se fera tuer, et qu'il souffrira bien durant son agonie. »

Merci Andrew pour ce numéro de pure gentillesse et de détente partagée. Avec lui, c'est sûr qu'on peut jamais être vraiment sûr de ce qui va suivre.

« Vous le connaissez, vous? The crow... Pourquoi en anglais..? Avec son accent je suis sûr qu'il n'arrive même pas à prononcer son propre pseudonyme correctement... »
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Dim 27 Aoû - 21:31
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HnM
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Feat Andrew Moran
Sans râler parce que j’étais un inconnu donc potentiellement pas digne de confiance, il ôta sa veste bleue marine et remonta la manche ensanglantée de sa chemise blanche. Cela me donna une bonne vue sur la blessure qui avait été faite. Très peu jolie, elle était assez profonde pour nécessiter des points de suture. Heureusement, je prévoyais toujours de quoi soigner au mieux les blessures que je pouvais être susceptible de rencontrer. Ce n’était pas la première fois que je le faisais puisque je devais m’occuper des blessures de mes partenaires de travail de temps en temps, mais il m’arrivait de soigner des personnes que je rencontrais, comme là. D’ailleurs, alors que j’analysai ce qu’il allait me falloir en sortant ma trousse de premier secours en tissus, je l’entendis me demander :

- Vous vous êtes bien débrouillé face à cet homme, vous êtes un habitué du combat ?

Non seulement je notai le vouvoiement qui n’était pas pour me plaire, mais aussi qu’il avait détourné le regard à la vue de sa blessure. Alors, pour éviter d’être désagréable, je ne répondis pas. Mieux valait me concentrer sur les soins. D’ailleurs, quand je me mis à lui appliquer du désinfectant avant de couvrir sommairement la plaie, je l’écoutai se plaindre :

- Et un Westwood de fichu... J'espère que cet imbécile se fera tuer, et qu'il souffrira bien durant son agonie. Vous le connaissez, vous ? The crow... Pourquoi en anglais… ? Avec son accent je suis sûr qu'il n'arrive même pas à prononcer son propre pseudonyme correctement...

- Non, je ne le connais pas et je n’y tiens pas, répondis-je en sortant une aiguille et du fil chirurgical.

Je passai le tout au désinfectant avant de commencer à recoudre. Mais ce fut sans compter sur le tempérament de mon patient qui me mit un pain en pleine figure. Non seulement le choc me fit basculer à terre, mais en plus il projeta mon bandeau plus loin sur le toit, dévoilant ma cicatrice traversant mon œil totalement blanc. Fronçant les sourcils, je me relevai et, quand je fus à nouveau face à lui, je pris un ton égal à celui que je servais à mes partenaires récalcitrants :

- Je ne vais pas pouvoir vous aider si à chaque piqûre vous me frappez. Je n’ai pas d’anesthésiant donc vous avez le choix : soit je vous attache, soit vous vous retenez. A moins que vous ne préfériez rester avec votre bras dans cet état ? Pas sûr que ça guérisse correctement vu la tête que ça a.

Le fixant droit dans les yeux, j’attendis de voir sa réaction. En tous cas, il était certain que s’il continuait à agir comme ça, consciemment ou non, je n’allais pas m’éterniser dans le coin. Déjà que je devais retourner à l’académie au moment où je l’ai sauvé, là… Pas sûr que je puisse passer les grilles du campus sans avoir fait une nuit blanche. C’était pas bon ! Surtout en sachant que la mafia pouvait me contacter à tout instant pour un contrat. J’espérais donc qu’il allait vite se décider.
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Lun 28 Aoû - 13:53
M • Université - 1ière année
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Le fait de se faire nettoyer la plaie au désinfectant était déjà une étape en soit où, avec tout le self contrôle du monde, il avait réussit à rester calme malgré la douleur vive que cela lui procurait. Cependant, car évidemment tout ne se passe pas comme prévu, il venait de se faire transpercer la peau par une aiguille qui cette-fois-ci déclencha un réflexe primaire d'autodéfense, venant alors coller une magnifique claque à l'inconnu.

Par pure logique, Andrew ne fit pas surprit de voir son interlocuteur plutôt énervé mais tout de même patient et bienveillant. Il se demandait pourquoi, d'ailleurs. Heureusement que le monde n'est pas comme lui, sinon Andrew aurait eut droit à une mise à mort en bonne et due forme.

- Je ne vais pas pouvoir vous aider si à chaque piqûre vous me frappez. Je n’ai pas d’anesthésiant donc vous avez le choix : soit je vous attache, soit vous vous retenez. A moins que vous ne préfériez rester avec votre bras dans cet état ? Pas sûr que ça guérisse correctement vu la tête que ça a.

L'irlandais le fixa un petit moment, pesant le pour et le contre de chaque proposition. Le fait d'être attaché allait lui éviter de le frapper mais qui sait ce qu'il va se passer ensuite? Sera t'il relâché en un seul morceau? Et si il décide de rester les bras libre il sait d'avance qu'il ne pourra pas se retenir de lui en flanquer une seconde dans la face.

Finalement, mieux vaut choisir le plus étrange des choix.

« Attachez moi, cela sera bien plus agréable pour vous. »

Il soupira et s'assied en signe de contrition. Il avait finit par remarquer doucement chaque détail de son interlocuteur et cette fois-ci il n'avait plus aucun doute. Il était bel et bien en face du fameux faucheur. Cependant cette même intuition ne semblait pas prendre en compte le côté extrêmement attentionné de cet homme. Une double face? Un boulot forcé ? Un jeux où il se laisse enfin être lui-même le temps de réaliser son devoir? Aucune idée pour le moment, mais peu importait. Le sujet n'allait toujours pas tomber, surtout pas maintenant qu'il allait évidemment être en position de faiblesse. Sans doute qu'il abordera cela une fois libéré, car prendre le risque de le perdre était sans aucun doute la chose la plus ridicule qu'il pourrait faire à cet instant.

« Désolé pour le coup que je vous ai donné. Mes réflexes ne sont pas très tendres. »

Puis un soupir en attendant calmement de se faire attacher comme un vulgaire bout de viande.
Cette nuit était spéciale, certes, mais fort intéressante. Peut-être qu'il allait enfin prendre un peu d'ampleur et, rien qu'à cette idée, il sourit largement en regardant dans le vide avec son regard sans émotions.
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Lun 28 Aoû - 14:39
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HnM
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Feat Andrew Moran
Pendant quelques instants, le jeune homme face à moi se mit à réfléchir. J’espérais cependant qu’il ne prendrait pas trop de temps, histoire qu’il évite une infection plus ou moins sérieuse. Après tout, j’avais beau avoir appliqué du désinfectant, je ne savais pas ce que cela valait réellement dans ce cas de blessures. Je n’étais pas médecin, quoi que j’aurais certainement préféré l’être au fond. Puis, finalement, j’eue le droit à une réponse que j’espérais un peu :

- Attachez moi, cela sera bien plus agréable pour vous.

Je l’entendis soupirer alors que je cherchais de quoi l’attacher. Certainement qu’il avait choisi ce choix car il ne voyait pas le bénéfice des deux autres. Possible, mais je n’étais pas dans sa tête pour le confirmer. De plus, j’eue quelques difficultés à trouver de quoi nous aider. Heureusement, je trouvai une écharpe abandonnée qui ferait très bien l’affaire. Je l’attachai donc au mieux tout en me laissant l’accès à sa blessure sans qu’il puisse bouger le bras sur lequel elle était placée. Puis, alors que j’allais commencer mon travail, je l’entendis me présenter des excuses :

- Désolé pour le coup que je vous ai donné. Mes réflexes ne sont pas très tendres.

- Je connais, lui répondis-je simplement avant de me concentrer.

Précautionneusement et avec toute la dextérité dont je pouvais faire preuve dans ce domaine, je me mis à lui faire les points de suture nécessaires. J’espérais qu’ils seraient assez droits pour ne pas laisser une vilaine cicatrice, chose que je ne pouvais pas certifier à cause de mon œil invalide. Néanmoins, le résultat ne fut pas dégueulasse non plus à mon regard. Non pas que j’étais du genre à prendre la grosse tête, mais pour quelqu’un n’ayant plus le sens de la profondeur entre autres, ce n’était pas mal du tout. Du coup, une fois que j’eue terminé, je libérai mon patient en m’apprêtant à toutes les éventualités. Et, que je me sois pris un nouveau coup ou non, j’allai nouer l’écharpe un peu plus loin en espérant que son propriétaire la retrouve un jour. Et, quand cela fut fait, je demandai au jeune homme :

- Vous saurez descendre de là seul ? Ou vous faut-il un guide jusqu’à la grande rue ?

Tout en écoutant sa réponse, je restai attentif aux alentours, histoire de ne pas me faire surprendre par des hommes de main quelconques. Mieux valait être prêt à toutes les éventualités au lieu de me retrouver dans la merde pour rien. D’autant plus que j’entendais déjà mes supérieurs me faire la remarque que je ne pouvais pas m’empêcher de me faire remarquer ou de me mettre dans des situations impossibles. Bien sûr, ce n’était pas forcément vrai, mais cela rendait justement la chose plus désagréable encore.
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Mer 6 Sep - 20:46
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HnM
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Les bras liés, il regarda son interlocuteur quelques secondes en écoutant sa voix puis ferma ses yeux. Il le laissa pleinement faire, sentant doucement l'aiguille transpercer sa chair dans un mouvement répétitif, tirant sur sa peau en laissant le sang couler. La chaleur du liquide vital s'étendait sur tout son avant-bras, le faisant frissonner en imaginant la réalité se déroulant juste là. Chaque point de suture était une torture finissant par s'atténuer, l'habitude venant et son cerveau se calmant doucement.

Andrew resta silencieux pendant toute la durée des soins qui lui furent apporté, ses dents étant bien trop serrées pour laisser passer le moindre sons. Malgré tout c'était ces choses-là qui lui rappelait qu'il était humain après tout. La douleur, chose commune à tout le monde, sauf exceptions rares dont il ne fait pas partie, à son plus grand désarroi.

Ce n'est qu'une fois libéré qu'il rouvrit les yeux, plus attelé à regarder l'homme accrocher l'écharpe qu'a inspecter le travail' exécuté.

- Vous saurez descendre de là seul ? Ou vous faut-il un guide jusqu’à la grande rue ?

L'irlandais eut un sourire. Maintenant que tout état fait il allait pouvoir lui montrer quel genre de personne il est vraiment. Oh bien sûr il n'allait pas passer par quatre chemins, la vérité se chargera d'être aussi foudroyante que fugace.

- Je ne pense pas... Et ce sera un honneur pour moi d'être escorté par... le faucheur.

Puis un sourire suivit, étirant ses lèvres en dévoilant ses dents, finissant par tomber dans un air plus amusé que carnassier. Après tout, il est plus un joueur qu'un loup enragé. C'était bien ça qui le démarquait des autres. La violence n'est pas son atout, l'important c'est de s'amuser, peu importe le moyen.

- D'ailleurs à ce propos... J'aimerais vôtre numéro. Pour raisons personnelles, vous vous en doutez bien.

Il se releva doucement, regardant enfin son bras et eut un air dégoûté. Avec tout le sang à moitié sec, les fils des points de suture, il venait au moins de perdre quelques points en esthétisme selon lui. Mais son regard se ravisa rapidement pour se plonger directement dans celui du présumé tueur.

- Je vous tiendrais au courant pour la suite de mes idées. Mais je vais prendre soins de vous, c'est sur. Vos compétences sont intéressantes, mais par contre... Vous m'intriguez. Et rien que pour ça je veux vous revoir un jour.

Il sourit doucement en s'approchant à tâtons, tout de même sur ses gardes en sachant pertinemment que la provocation était risquée mais clef de la réussite en cette situation.

Ce n'est qu'après ça qu'il garda le silence pour laissée au second tout le temps qu'il lui fallait pour digérer tout ça. Il risquait tout type de réactions, de la plus violente à la plus sage, en passant par le déni. C'était un peu comme jouer à la roulette russe en quelques sorte. Rien de déplaisant, juste l'adrénaline produite par le risque prit.
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Mer 6 Sep - 22:19
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HnM
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- Je ne pense pas... Et ce sera un honneur pour moi d'être escorté par... le faucheur.

Sur le coup, le fait qu’il m’appelle ainsi me coupa la respiration. Je n’aimais pas cette appellation, quoi que dit comme ça c’était un sacré euphémisme, mais en plus… comment l’avait-il deviné ? Pourquoi connaissait-il mon identité ? Qui avait pu lui dire cette information ?
Tentant de rester calme, je fis comme si cela ne me touchait pas. Seule la pâleur de mon visage pouvait me trahir comme les très légers tremblements qui m’avaient pris à cause de la peur. Si jamais mes supérieurs venaient à apprendre que quelqu’un avait deviné qui j’étais et que je faisais de la totalité, je ne donnais pas cher de ma peau. Passant ma main sur mon visage comme pour essuyer ma sueur, provoquée par la peur, je me rendis enfin réellement compte que je n’avais plus le bandeau. Le comment du pourquoi s’éclaira enfin, même si ce n’était peut-être pas la vraie raison de sa compréhension sur mon identité. Je me mis donc à chercher mon bandeau en écoutant la suite des paroles du gars :

- D'ailleurs à ce propos... J'aimerais vôtre numéro. Pour raisons personnelles, vous vous en doutez bien. Je vous tiendrais au courant pour la suite de mes idées. Mais je vais prendre soins de vous, c'est sûr. Vos compétences sont intéressantes, mais par contre... Vous m'intriguez. Et rien que pour ça je veux vous revoir un jour.

Ramassant mon bandeau qui avait volé un peu plus loin, je le remis sur mon œil invalide avant que je me tourner vers mon interlocuteur. Ce dernier souriait mais je ne parvenais pas à déchiffrer à quoi il pouvait penser. Mais le fait qu’il puisse imaginer que je tuais pas plaisir et en accord avec moi-même ne me plaisait pas du tout. Cela me faisait peur en ce qui concernait ce qu’il pouvait attendre de moi. Du coup, et même sans cela, je lui répondis calmement malgré la terreur qui me tordait les entrailles :

- Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Qui est donc ce « Faucheur » et qu’est-ce qui vous fait penser qu’il s’agit de moi ?

J’espérais qu’il n’était pas sûr de ses informations. Je ne tenais pas vraiment à en parler à mon supérieur direct. Malheureusement, si mon identité venait à être compromise, je ne voyais pas comment faire autrement. Que pouvais-je faire d’autre ? En tous les cas, il était hors de question que je lui donne mon numéro de téléphone… à moins que je ne sois en danger. Comme ça, je ne savais pas du tout ce qu’il pouvait contre moi, mais je préférais me préparer à toute éventualité, même si cela me donnait des raisons supplémentaires de m’inquiéter.
En attendant, je me rapprochai à nouveau du bord pour préparer notre décente. Comment allais-je m'y prendre ? Il ne semblait pas y avoir de bons appuies et je craignais qu'on nous cherche encore. Ne devrions-nous pas aller plus loin, sortir de ce quartier ? Mais saurait-il suivre ?

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Dim 10 Sep - 20:42
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HnM
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- Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Qui est donc ce « Faucheur » et qu’est-ce qui vous fait penser qu’il s’agit de moi ?

Cette voix calme était trahie. Le regard ne ment jamais. Les yeux sont le reflet de l'âme et l'âme n'est faite que de sincérité pure. Andrew percevait ses émotions sans en contracter lui-même. Chose complexe que de connaitre sans expérimenter. Ses connaissances restent floue et peut-être que basée sur des écrits ou l'expérience mais une chose est sûre : A défaut d'être émotionnel il est un bon penseur. Il pense à tout mais il a encore l'idiotie de ne pas toujours s'écouter. Il connaît les dangers mais fonce, il connait la douleur mais se laisse taillader.

« Le fait que vous l'énnoncez ainsi me dis que j'ai raison. Une réaction plus habituelle et sincère aurait été sans doute une réponse moins vive et moins fournie. Peut-être même que vous auriez dû me traiter d'idiot, avoir un air septique et aussi me dévisager. Mais là... J'ai le droit à un rejet simple et une demande concernant mes informations à vôtre propre sujet afin de voir comment j'ai fais pour en arriver là. Mais si vous voulez des connaissances sachez juste que j'ai un informateur près à risquer sa vie pour moi en vue du salaire que je lui verse. Et aussi, je ne passe presque jamais mes contrats par écrit, alors... Pour la discrétion sachez que vous ne risquez rien de mon côté. »

Andrew le regarda fixer ailleurs, sans doute qu'il cherchait de quoi s'en aller au plus vite ce qui, en soit, n'était pas idiot en vue des circonstances. Il fit alors un pas en avant, remettant sa verste malgré l'entaille visible.

Cette fois il n'allait pas provoquer mais tenter de rassurer ce pauvre homme si innocent afin qu'il tombe plus facilement dans son filet. Ou plutôt... dans sa toile.

« Quand j'ai dis que j'allais prendre soins de vous j'étais sincère. Si je me lie à quelqu'un par n'importe quelle forme de contrat, oral ou écrit, je me permet de me soucier de son état physique comme mental. Si je dois aider, payer ou peu importe je le ferais en échange de bons et loyaux services. Je ne me permettrais pas d'avoir un ami en piteux état sans tenter de l'aider.»

Il laissa ses bras ballant, ne lâchant pas une seconde du regard le faucheur si craint de tous. Il était sûr à 99,99% qu'il s'agissait du bon homme. Mais, si le 0,01% venait à augmenter jusqu'à devenir la nouvelle vérité il n'allait pas lâcher cet homme. Quoiqu'il en soit il semble être au courant de pas mal de chose, et il doit cacher une mine d'or pour réagir ainsi.

« Soyons sincère l'un envers l'autre à partir du moment où nous sortirons d'ici, voulez-vous ? Le fait que nous puissions être entendu par une quelconque oreille indiscrète me met dans une position où je ne peux me permettre de tout vous dire. »

Allait il vraiment faire tout cela ? Il verrait au moment même. Peut-être qu'il allait tout lui déballer sur ses projets et ses motivations, ou bien il allait encore une fois se cacher joliment derrière un masque qui ne lui correspond plus.

Un coup de maitre ou un échec total l'attendait. Seule sa capacité à se contenir pouvait vraiment jouer en sa défaveur.
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Lun 11 Sep - 18:17
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Très franchement, j’aurais préféré qu’il fasse comme s’il m’avait cru à défaut de comprendre que mon déni n’avait rien de réel. A cause de cela, j’allais devoir en parler à Mao dans tous les cas. Devais-je parler de l’informateur aussi ou prendre le risque qu’une partie de la faute me soit rejetée ? Surtout que, malgré toute la discrétion dont il pouvait faire preuve, je doutais que ce soit plus effrayant de lui mentir qu’à mon supérieur. D’un autre côté, je lui étais un peu reconnaissant pour les astuces dont il me fit part… même si j’étais pratiquement certain que je ne pourrais jamais les utiliser à bon escient. Mentir n’était pas dans mes habitudes contrairement au fait de simplement cacher la vérité. Enfin, « la taire » serait plus juste à dire.

Du coin de l’œil, surtout quand je me relevai parce que je ne trouvai aucun moyen de descendre, je le vis remettre sa veste abîmée. Mais ce n’était pas tout : il s’était approché plus près encore de moi. Son informateur ne devait pas lui avoir parlé des dangers qui étaient liés au simple fait de me connaître… Sinon, pourquoi aurait-il insisté ?

- Quand j'ai dit que j'allais prendre soins de vous j'étais sincère. Si je me lie à quelqu'un par n'importe quelle forme de contrat, oral ou écrit, je me permets de me soucier de son état physique comme mental. Si je dois aider, payer ou peu importe je le ferais en échange de bons et loyaux services. Je ne me permettrais pas d'avoir un ami en piteux état sans tenter de l'aider.

Sans lui répondre de quelque façon que ce soit, ne lui adressant pas même un regard, je lui tournai le dos pour chercher de quoi descendre ou changer de bâtiment sur l’autre côté du toit. Il ne fallait pas se leurrer : les « bons et loyaux services » devaient être des meurtres, surtout quand on savait qu’il parlait non pas à Ryuunosuke Y. Gumi mais bien au Faucheur. N’étais-je donc qu’un objet ? Cette simple idée me fit très mal à la poitrine, ce que je cachai en me penchant par-dessus le muret. Malheureusement, mon silence lui permit de continuer sur sa lancée :

- Soyons sincère l'un envers l'autre à partir du moment où nous sortirons d'ici, voulez-vous ? Le fait que nous puissions être entendu par une quelconque oreille indiscrète me met dans une position où je ne peux me permettre de tout vous dire.

- Avouez que c’est plus votre demande que vous ne voulez pas écoutée par n’importe qui que mon identité qui vous inquiète.

J’avais parlé de manière très neutre et désintéressée en me plaçant de façon à pouvoir sauter. A moins qu’il ne démente ce que je pensais quant à ses projets, je ne voyais pas l’intérêt d’aller plus loin dans ses « propositions », même si l’idée d’avoir une oreille attentive m’était très alléchante. Lui proposant mon aide pour monter en lui tendant la main afin que nous puissions aller sur le toit d’en face, je lui demandai :

- Votre... informateur, vous a-t-il prévenu des risques que vous courriez à parler au Faucheur ?

Il savait que je mentais. Du coup… à quoi bon le cacher ? Mais, au moins, ce ne serait pas sans le prévenir de ce qu’il allait vivre en espérant que je ne serais pas celui qui le lui ferait. Ce… travail… Une autre personne l’aurait très certainement acceptée à ma place.

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Dim 17 Sep - 21:23
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- Avouez que c’est plus votre demande que vous ne voulez pas écoutée par n’importe qui que mon identité qui vous inquiète.

Il eut une légère expression prouvant qu'il adhérait à ses propos. Première propre trahison de la soirée, mais avouons le ses motivations sont purement égoïstes et le nier ne fera pas changer grand chose.

« Il est vrais que cela me dérange bien plus mais... Si votre identité secrète venait à être étalée au grand jour mes plans serraient corrompus. Alors voyons plutôt cela comme un intérêt commun plutôt que quelque chose de plus personnel venant de ma part.»

Il finit sa phrase dans un clin d'œil puis le suivit, agrippant sa main au passage pour s'aider à monter sur le toit d'en face. Si l'ont ne prend pas en compte la situation, peut-être avaient-ils l'air de deux amis entrain d'explorer le quartier, mais malheureusement c'était bien moins plaisant que cela pour l'un des deux hommes.

- Votre... informateur, vous a-t-il prévenu des risques que vous courriez à parler au Faucheur ?

Andrew haussa ses épaules en toute innocence, et pour cause : Il n'avait pas été prévenu mais savait pertinemment que cela devait forcément impliqué certaines choses moins plaisante pour sa part. Des risques, mais quels genre de risques? La mort? La torture? Un contrat quelconque l'engageant à quoique ce soit? Les possibilités étaient multiples.

Il finit par l'observer encore un moment avant de lui répondre, l'air soudainement fort intéressé.

« Je m'en doutais, à vrais dire, même si aucune information à ce sujet ne m'a été communiquée. Dites-moi quels sont ces risques, s'il-vous-plaît. Je meurs d'envie de savoir ce qui m'attend ! ~ »

Il jouait encore, même si c'est avec sa propre vie sur ce coup-ci. Il n'y accorde pas trop d'importance, tant que le jeu en vaut la chandelle. Et puis le savoir pour mieux se préparer était vital, peu importe la sentence. Et peut-être qu'il arriverait à y réchapper avec quelques négociations.

En attendant il se redressa pour comprendre où ils allaient en prenant ce chemin. Plus en hauteur, sans doute? Il fit une légère grimace en y pensant puis se rapprocha encore du fameux faucheur.

Il devait encore le mitrailler de questions afin de mieux le cerner. Tout est encore flou pour lui à son sujet et lire sur son attitude ne suffisait plus, désormais. Alors il devait montrer sa faiblesse, cette petite faille d'incompréhension qu'il avait horreur de laisser entrevoir.

« Désolé si cela fait beaucoup de questions de ma part, mais j'ai horreur de ne pas savoir... Est-ce que vous êtes, excusez moi du terme, malade mentalement? Rien ne concorde entre votre attitude et celle qu'on m'a décrite. Oh, bien sûr je ne cherche pas à vous insulter ou à vous provoquer mais... Je veux juste savoir. »

Si la réponse est oui, la possibilité pour qu'il s'agisse d'un TDI étaient nombreuses. Si la réponse était non, alors la manipulation ou un contrat contre son gré étaient possibles eux aussi. Ou alors un mélange de tout cela? Trop de questions, trop peu d'informations concrètes et exploitables.

« Dites moi quand nous seront dans un endroit sûr, j'ai hâte de vous exposer mes plans. »

Cette soirée devenait ardue en terme de choses à prendre en compte et à gérer. Il devait lui communiquer ce qu'il voulait entreprendre, en savoir plus sur lui, connaitre la suite des événements pour sa part et aussi le convaincre à travailler pour lui ou du moins à collaborer.

Il laissa filer un léger soupir. Dieu sait que cela allait prendre du temps et il n'aurait peut-être pas l'occasion de fermer l'œil de la nuit.
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Lun 18 Sep - 7:30
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Juste avant d’accepter mon aide pour monter sur le bâtiment, mon interlocuteur me montra que j’avais raison par son expression qui aurait pu être dissimulée à mes yeux, avant de déclarer que si mon identité de Faucheur venait à être découverte par d’autres ses « plans » tomberaient à l’eau donc que, pour lui, nous avions un intérêt commun. Personnellement, je ne le voyais pas du tout de cette façon, bien au contraire. Après tout, en cachant mon identité je cherchais surtout à empêcher qu’on vienne à torturer ceux qui n’avaient absolument rien à voir avec la mafia. Du coup, je répondis à son clin d’œil par de l’ignorance pure et simple. Sérieusement, qu’est-ce qui m’empêchait de l’ignorer en le laissant sur place ? Le fait qu’il puisse être capable de me suivre ? Ma gentillesse. Sans aucun doute, les deux.

En marchant sur le toit du bâtiment que nous venions d’atteindre, j’écoutai la réponse à mon autre question qui concernait les risques de connaître mon identité. Je ne regardai pas l’homme derrière moi à cause de la crainte de voir sa réaction qui pourrait mettre ma patience à ses limites. C’était rare que je me sente aussi agacé par quelqu’un à vrai dire. Mais il me sembla l’être encore plus quand il me fit part de ce qu’il pensait :

- Je m'en doutais, à vrai dire, même si aucune information à ce sujet ne m'a été communiquée. Dites-moi quels sont ces risques, s'il-vous-plaît. Je meurs d'envie de savoir ce qui m'attend ! ~

- Rien de plus et rien de moins que ce qui est fait aux espions, je suppose, répondis-je vaguement.

Puisqu’il semblait s’amuser de la situation, autant le laisser dans le doute. Ce n’était certainement pas très gentil de ma part, surtout que je serais celui qui le vendrait… mais comme il semblait tellement peu conscient, ou assez conscient pour en rire, de sa situation, mieux valait ne pas trop en dire. Surtout que je ne savais pas ce qui allait lui être réservé exactement. Tout ce que j’espérais c’était que je n’aurais pas trop à en souffrir non plus alors que je n’y étais pour rien, au fond…
Sur le chemin vers le prochain bâtiment, cet homme qui serait en mauvaise posture, par ma faute, se rapprocha de moi. De toute mes forces, je fis tout pour éviter de le regarder, que ce soit en face ou en biais, alors que j’avais l’impression qu’il me regardait sous toutes les coutures. Bon sang ! Il me mettait vraiment mal à l’aise ce gars ! Mais ce ne fut pas le pire puisqu’au bout de quelques mètres je l’entendis me parler à nouveau :

- Désolé si cela fait beaucoup de questions de ma part, mais j'ai horreur de ne pas savoir... Est-ce que vous êtes, excusez-moi du terme, malade mentalement ? Rien ne concorde entre votre attitude et celle qu'on m'a décrite. Oh, bien sûr je ne cherche pas à vous insulter ou à vous provoquer mais... Je veux juste savoir.

*Malade… mentalement… ?* pensai-je, quelque peu choqué par cela.
Quelques jours auparavant nous avions parlé avec Haley de ce qui pouvait me faire changer aussi brutalement, mais l’entendre de cette façon venant d’un inconnu… Il me semblait que c’était dégradant. Du coup, je m’arrêtai dans ma marche, fermant mes poings sous le coup des nombreux ressentiments et de la peur alors que je regardais dans le vide. C’était juste au moment où il me demanda de le prévenir si nous étions dans un endroit propice aux « confidences ». Rapidement, je regardai autour de moi. La hauteur du toit sur lequel nous marchions nous laissait assez de marge pour éviter qu’on nous entende, ce qui m’arrangeait plus ou moins. Il était vrai que j’aurais préféré être ailleurs pour cela, mais au moins, si sa requête ne me plaisait pas, je pourrais toujours fuir en utilisant toutes mes capacités, en le laissant sur place. Je fis donc bien attention de laisser une certaine distance entre lui et moi avant de planter mes yeux sur lui pour lui déclarer :

- Crachez le morceau, qu’on en finisse. Par contre, ne pensez pas que j’accepterais forcément votre requête.

*Je ne suis pas un monstre sanguinaire par volonté…*

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Ven 22 Sep - 21:17
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- Crachez le morceau, qu’on en finisse. Par contre, ne pensez pas que j’accepterais forcément votre requête.

Voilà où ils en étaient. Sur le haut d'un toit, à parler affaire, accompagné d'un silence de mort provenant de la ville.

Il prit une légère inspiration, non pas pour trouver le courage d'enfin lui annoncer ses plans mais plutôt à la manière de le faire.

« J'aimerais vous embaucher en tant que tueur à gage, si cela est possible, si non en tant qu'informateur. La paie sera conséquente et personne ne saura rien de ce contrat. »

Il eut un sourire en coin à en faire penser à une certaine personne. Pour lui ce n'était qu'un jeu. On lance les dés puis on regarde le résultat obtenu. Parfois on obtient un double six, parfois un double un. La dure loi du facteur humain qui reste imprévisible en un bon nombre de circonstances.

« Si vous refusez... Sachez juste que je garderait votre identité secrète. Cela ne m'avancera à rien de la dévoiler à qui que ce soit. »

Il haussa les épaules, marchant un peu pour vérifier leur emplacement exacte et ainsi prévoir un moyen de partir de là pour le moment venu.

La brise le chatouillant doucement il eut un léger frisson qu'il ne cacha pas, se rendant compte que l'accoutrement choisit n'était peut-être pas adapté aux sorties de nuit. La fraicheur le saisissait doucement, mordillant ses bras et sa nuque.

« Dites moi ce que vous en pensez, et peu importe l'issue je pense que cela se finira dans peu de temps. » Il regarda les étoiles avec un air songeur. « Vraiment, sachez que je compte réellement prendre soins de ceux qui me seront le plus proche. Quitte à laisser tomber le contrat ou à devoir me faire torturer, je protègerait leur identité et ainsi leur vie. »

Il souffla doucement en fermant ses yeux. Dieu sait qu'une cigarette lui aurait redonné un peu de bon sens et le préparerait à une possible frustration. Mais au lieu de cela, il ne fit que emmagasiner les petites frustrations les une après les autres, et si Dieu sait cela, Lucifer doit savoir les conséquences que peuvent avoir une grande frustration sur lui.

C'est typique de sa personnalité. Il est intolérant à la frustration et peut avoir des réactions disproportionnée, mais ça quasiment personne ne le sait.

Serait-il l'heure de tout lui dire?
Tout en prenant en compte le fait que cela sonnait plus comme une menace qu'un avertissement, il déclara en le regardant dans les yeux.

« Je suis, ou du moins je suis très probablement, un psychopathe. » Il s'avança légèrement, laissant tout de même une distance équivalente à deux mètres entre eux. « Pas le cliché ambulant de l'homme ayant une obsession du sang ou de la mort, non... Plutôt comme une personne sans remords, à la conduite irresponsable pour sa propre sécurité et à une tolérance très basse à la frustration. »

Il lui adressa un grand sourire, l'air soudainement plus joyeux et amusé que tout à l'heure.

« Ainsi vous pourrez prendre votre décision en toute connaissance de causes. »
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Sam 23 Sep - 16:13
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Je n’eue pas à attendre des masses avant d’avoir la confirmation de ce que j’avais plus ou moins deviné. En même temps, pour quelle autre raison aurait-on besoin de ce que je représentais ? Il ne me semblait qu’on ne voyait en moi qu’un tueur sanguinaire et froid qui le faisait pour le plaisir ou pour l’argent. Si seulement les Hommes pouvaient essayer de voir un peu plus loin que le bout de leur nez par moment… Un peu comme les deux sœurs. Voir plus loin, arrêter de juger sur les rumeurs et l’apparence, et chercher à comprendre les personnes avec qui ils venaient de rencontrer. Alors seulement je pourrais vivre une autre vie, certainement. C’était un souhait plus qu’une certitude.

Le sourire en coin de mon interlocuteur ne présageait rien de bon alors qu’il m’annonçait, non sans me laisser une pointe d’anxiété s’emparer de moi pendant un instant, que si je refusais cela ne me nuirait pas puisqu’il garderait mon identité secrète. Je ne pus alors m’empêcher de temps que cela serait sans doute mieux pour lui puisqu’il risquait déjà la torture, sans que je puisse vraiment savoir laquelle. Mais s’il venait à être trop bavard, seule la mort l’attendait… et peut-être de la mienne à moins que je ne fasse partie de l’exécution.
La nonchalance dont il faisait preuve était pénible à supporter. Comment pouvait-il être aussi détendu alors que je voyais le danger se resserrer autour de nous ? C’était totalement incompréhensible. Etait-il trop confiant ou seulement inconscient ? J’avais presque envie d’opter pour les deux options tandis qu’il m’avouait qu’outre le contrat il voulait prendre soin des personnes qui lui étaient proches. Il parlait même de la torture comme si c’était simplement devoir supporter des chatouilles ! C’était… n’importe quoi. La situation aurait pu être comique dans d’autres circonstances. Je savais ce que c’était qu’être torturé pour l’avoir vécu, que ce soit psychologiquement ou physiquement. A tel point que je me retrouvais totalement prisonnier de mon statut qui était maintenant demandé par un inconnu. Qu’avais-je donc fait pour mériter ça ?

- Je suis, ou du moins je suis très probablement, un psychopathe. Pas le cliché ambulant de l'homme ayant une obsession du sang ou de la mort, non... Plutôt comme une personne sans remords, à la conduite irresponsable pour sa propre sécurité et à une tolérance très basse à la frustration. Ainsi vous pourrez prendre votre décision en toute connaissance de causes.

Etait-ce donc l’heure de certaines révélations ? Bon, d’un certain côté cela m’aida à me préparer à recevoir une grande colère, voire même de la violence, alors que je lui répondis à sa requête en tentant de rester calme devant la joie et la nonchalance dont il faisait preuve :

- Ne le prenez pas personnellement, mais je refuse catégoriquement le travail que vous me proposez.

Serrant les points et fronçant les sourcils tant j’étais déterminé à rester sur ma décision prise depuis le début, je pensais que je n’avais pas à me justifier. Mais, comme pour me rassurer que je prenais la bonne décision, je m’énumérais les faits qui me conduisaient à dire non. Comme, par exemple, que je ne tuais pas par plaisir, mais bel et bien par pure obligation, que la vie était précieuse... Est-ce que cela allait mettre totalement fin à cette conversation malaisante ? Ou allait-il tenter de me garder près de lui malgré tout ? J’allais rapidement être fixé.

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Lun 25 Sep - 21:45
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Un silence, court mais insoutenable. Andrew aurait largement préféré qu'il dure un peu plus longtemps plutôt que de se prendre ces quelques mots qui eurent l'effet d'une bourrasque à ses oreilles.

- Ne le prenez pas personnellement, mais je refuse catégoriquement le travail que vous me proposez.

« PARDON!? »

Sa voix résonna dans toute la rue, si ce n'est pas plutôt dans tout le quartier. Cette fois il ne cachait plus aucune de ses réactions et pour cause : Il ressentait de la colère pure mêlée à sa frustration d'avoir échoué. Surtout qu'une fois ayant réfléchit à nouveau, il se rappela qu'il allait se faire rechercher par ceux qui l'emplois, et désormais sans motif assez important à ses yeux.

Il s'approcha du faucheur, déterminé et, malgré tout ce qu'il ressentait il ne leva absolument pas la main sur lui. Leurs visages face à face, il le poignarda du regard.

« Sachez que ceux qui refusent mon offre sont contre moi... Et jamais je ne laisse vivre ceux qui se mettent en travers de ma route sans leur rendre l'affront. »

Il se recula doucement, l'air déjà légèrement calmé mais personne ne sait jamais s'il s'agit juste d'une apparence ou si c'est réellement le cas.

« Je sais comment vous avoir de force, je sais comment procéder pour vous tuer sans avoir à me déplacer si ça me chante... » Il pencha légèrement la tête sur le côté avant de rire. « Mais je préfère de loin payer pour vous voir être torturé et laissé en vie. »

Il sembla sûr de lui, sachant pertinemment comment procéder pour chacune de ses menaces. A notre époque il n'y a pas plus facile que ce genre de choses. Tout va si vite en si peu d'effort, et c'est malheureusement ce qui rend Andrew si exigeant. Si les efforts sont moindre alors la récompense parait plus fade.

Comme pour mettre un terme à leur discussion il se contenta de se rapprocher une dernière fois, l'air cette fois-ci tout à fait sérieux. Son regard était mort, seule sa bouche n'était pas figée dans cette pierre que semblait constituer son visage.

« Sachez que la prochaine fois que l'on se verra, vous aurez aucune chance de vous en sortir contrairement à aujourd'hui. »

Ainsi il le laissa réfléchir tout en s'éloignant de l'autre côté. Il avait encore besoin de prendre l'air, de se détendre sinon il risquait fortement de commettre une erreur supplémentaire.

Il regarda rapidement son portable pour connaître l'heure mais les notifications incessantes venant de son cousin l'empêchait de vraiment se mettre à jour. Il laissa alors tombé et décida qu'il était temps pour lui de partir, de toute manière plus rien n'allait naitre de leur échange et même s'il venait à changer d'avis il n'allait pas l'accueillir aussi gentiment qu'il l'aurait fait au début.
Tout était déjà tracer, il ne restait plus qu'aux deux lignes de repartir chacune de leur côté.

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Mar 26 Sep - 7:49
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Comme si ma réponse n’avait absolument rien de prévisible, mon interlocuteur se mit à crier un « pardon » bien distinct, signe de sa surprise, et sa voix résonna dans les rues. Ne s’y attendait-il pas alors que je l’avais prévenu ? C’était assez étrange en soit puisque je lui avais fait part que je risquais fortement de ne pas accepter sa requête. Néanmoins, il m’avait lui aussi prévenu qu’il ne supportait pas qu’on aille pas dans son sens. De ce point de vue, je pouvais clairement croire que nous n’étions pas fait pour nous entendre. Mais cela valait-il la peine de le laisser se faire torturer par Mao ? D’un certain côté, de toute façon, je n’avais absolument pas le choix… sinon ce serait moi qui verrait ma vie défiler devant mes yeux. C’est cela qui me donna la force de rester neutre et ne pas bouger alors que le jeune homme s’approchait de moi, l’air menaçant.

Alors qu’il me regardait dans les yeux, il me fit part du fait que personne ne lui avait refusé impunément ses offres. Il alla même jusqu’à menacer à demi-mots ma vie, mais il était bien moins effrayant qu’une autre personne. Pour autant que je sache, mourir serait certainement la meilleure des libérations, à moins qu’on ne vienne à toucher ou mettre en danger des personnes que j’appréciais avant ça. Et même si voir une personne que j’avais aidée me détester me faisait mal, je ne pouvais pas y faire grand-chose. Après tout, c’était certainement bien mieux ainsi.
Par contre, je ne pus m’empêcher de tiquer quand il déclara pouvoir m’enrôler de force. Ce n’était pas ce qui allait me faire changer d’avis, mais j’en déduisais que j’avais bien fait de ne pas accepter si c’était pour me détruire plus encore. Les autres n’avaient-ils donc aucune empathie ? Est-ce que ces paroles concernant le fait qu’il protégeait ceux qui lui étaient proches n’était que du flan pour m’attraper dans ses filets ? Oui, ce devait être ça… Parler de torture avec autant de légèreté n’était pas fait pour les personnes ayant un cœur.

- Sachez que la prochaine fois que l'on se verra, vous aurez aucune chance de vous en sortir contrairement à aujourd'hui.

En sachant que c’était moi qui l’avait sauvé et soigné, j’avais presque envie de rire et rétorquer que son sens de l’honneur n’avait vraiment rien à envier. Mais je n’en fis rien, le regardant simplement partir sans prononcer le moindre mot. Finalement, si lui aussi venait à se retourner contre moi, est-ce que cela voulait dire que je n’avais rien pour être apprécié ? Non, peut-être pas à ce point-là. Après tout, deux adorables jeunes femmes m’avaient choisi pour parler et passer du temps et l’une d’elle prétendait être mon ami. En fait, j’étais simplement perturbé par la menace. Cette dernière n’était pas énormément différente que celles de la mafia. Avais-je tout simplement vécu une situation similaire pour me rappeler à qui j’appartenais ? Etait-il possible qu’on ait cherché à tester ma loyauté ? …

Avant de partir tranquillement à l’académie par les toits, je sortis mon portable et envoyai un message à Mao pour le tenir au courant que les informations avaient fuitées. Certainement étais-je maladroit dans mes propos, mais ce n’était pas très grave. Après tout, cela ne changerait pas grand-chose puisque je serais puni, tenu pour responsable, d’avoir laissé quelqu’un savoir que c’était moi le Faucheur…

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