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Même les brutes sont fragiles... [Pv Dodochéri]

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Mar 15 Aoû - 18:55
M • Université - 4ième année
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HnM
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Même les brutes sont fragiles...
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Dodo & Zechy | (c) clyde pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Huit ans. Aujourd'hui, cela fait huit ans que tu n'as plus vu ton père. Ton père qui a froidement assassiné un couple sans aucune raison... Ton père qui a brisé ta vie et celle de ta mère. Vous étiez heureux avant... Mais non, il a fallut, que sous l'influence de l'alcool, il tue deux personne. Si ton père était encore en vie, il regretterait surement ses choix... Si il était en vie? Oui... En Thaïlande, la peine pour meurtre est la mort. On t'attache à une chaise et on t'injecte du poison dans ton corps. Tu es installé et sanglé sur une table matelassée, bah oui, autant mourir confortablement. Puis, deux cathéters sont ensuite placés sur ton bras c'est par là où ils injecteront les 3 produits... Le premier produit, un barbiturique, est destiné à t'anesthésier afin que tu sois inconscient. Le second, du bromure de pancuronium, te paralyse les muscles pour éviter que tu bouges quand tu vas mourir, cela ferait peur aux spectateurs et le troisième produit, du chlorure de potassium, provoque un arrêt cardiaque.

Spoiler:
 

Tu ouvres les yeux. Tu étais sur le toit et tu t'étais endormis. Non, aujourd'hui tu n'étais pas allé en cours, personne n'avait intérêt à venir te parler, tu ne voulais voir personne mis à part pour éclater des gueules au sol. Tu essuies les larmes qui ont coulés durant ton cauchemar et tu te lèves, allant en ville afin de trouver des racailles à fricasser. Tu marchais, la tête basse, tes mains dans tes poches et la clope au bec, les jours comme cela, tu parlais encore moins que d'habitude. Même Van ne venait pas te parler ces jours là. Ta mère non plus, elle s'enfermait dans sa chambre et n'en sortais pas de la journée, autant dire que l'ambiance était plus que pesante... Au début tu restais aussi chez toi, tu dormais toute la journée afin qu'elle passe plus vite mais cette année, chez toi, c'est beaucoup trop long, tu devais penser à autre chose alors tu devais te défouler mais pas en étant sur un ring non... Dans la rue.

Tu déambulais dans les zones sombres, les ruelles et le quartier mal-fréquenté à la recherche de personnes à faire chier. Quand des voix vinrent à tes oreilles... Tu te mis à bailler et à t'étirer. Tu n'es pas un super-héro alors tu allais être blessé mais cela n'était rien comparé à l'excitation de pouvoir frapper des gens qui montaient en toi. Tu retires tes baskets basses et tu te diriges vers le groupe d'environ cinq personnes. Des enflures, ce genre de type que tu sais à la gueule qu'il n'est pas fréquentable. Exactement comme toi. Tu tapotes l'épaule de l'un, un sourire carnassier sur tes lèvres.

-Salut, j'peux te frapper?

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ton poing s'écrasa sur son épaule. Tu n'allais pas trop trop le blesser tout de suite. Ensuite, ce fut une grosse bagarre entre vous 6. Personne n'en sorti indemne. Et cela se fini qu'ils déguerpirent alors que tu étais assis contre le mur, tenant ton bras gauche.
Tu étais dans un sale état mais eux aussi, c'était même pire pour eux. Tu décides de te lever, tu as une coupure au-dessus de l’œil droit,
ton œil droit que tu n'arrivais plus à l'ouvrir, ton arcade sourcilière saignant car tu possèdes des piercings à cet endroit là et que tu as surement reçut un coup dedans. Ton épaule droite saignait, les types t'avaient mordus tandis qu'une coupure pas trop grave trônait à la naissance de ton cou gauche. Tout cela, ce n'était pas grave. Tu avais mal quand tu respirais, tu devais avoir des hématomes aux jambes et ton bras gauche te brûles quand tu le bouges. Mais ce n'est rien, tu rigoles comme un con, tu es fier de ce que tu as fais.

Tu te lèves difficilement et tu vacilles. Tu veux retourner au toit afin de dormir encore un peu mais... Ta route croise celle de Van qui, en voyant ton état te traîne dans un coin pour te mettre des pansements rapidement et te nettoyer le sang séché... Tu l'énerves mais, il doit retourner en cours. Alors il te laisse mais... Quand tu te retournes, tu tombes nez à nez avec ton prof de boxe. Sans te poser une seule question, il t'engueule et te tire jusqu'à l'infirmerie. Tu avais ordre de ne pas bouger le temps qu'il aille chercher le médecin scolaire... Alors tu t'assieds sur le lit de l'infirmerie et tu ne bouges plus, tu repars dans tes pensées, les larmes te remontent aux yeux, aujourd'hui n'est pas un bon jour. Un, ton père s'est fait arrêté il y a 8 ans, deux, tu devras être seul avec un médecin. L'infirmière, ça va. Mais un docteur... Non.


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Dim 17 Sep - 19:01
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HnM
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S • Médecin scolaire
- Non cet élève a dépassé les bornes, il agit en électron libre et ce, malgré plusieurs avertissements. Il semble ne pas se rendre compte de la chance qu'il a d'avoir intégré cette académie.
- Est-ce vraiment une chance pour lui ?
- Vous dîtes Dr Fatalys ?

Dorian se redressa sur sa chaise, conscient qu'il aurait peut-être pas dû l'ouvrir cette fois-ci. Il n'en pouvait plus de ses réunions administratives qui lui prenait au moins 2h de son temps chaque jour. Quand tout allait bien, il fallait réfléchir à des solutions pour améliorer encore le petit confort de ces poules aux oeufs d'or et quand rien n'allait, il fallait prendre des solutions drastiques pour les contrôler, voire les exterminer dans le pire des cas. Il n'avait pas envie d'y participer ou plutôt il n'en avait plus envie, plus maintenant que sa vie le préoccupait davantage que son travail.

- Et si vous vous mettiez à la place de ce jeune homme ? Avez-vous pensé qu'il était peut-être simplement mal dans sa peau ? Vous savez... le complexe du gosse de riches qui se retrouve coincé dans une vie qui ne lui plaît pas mais qui doit répondre aux attentes de sa famille. Le seul moyen qu'il a trouvé c'est de jouer au petit rebelle pour se persuader qu'il a un minimum de contrôle sur sa vie. Renvoyez le et vous allez le rendre heureux, contrairement à celui qui finance ses études. Mais c'est à vous de voir à qui vous tenez le plus.

Le directeur le regarda d'un air assez dur avant de clore cette réunion et de demander à Dorian de l'accompagner dans son bureau. Il prit quelques minutes pour lui dire que sa réflexion précédente avait manqué de tact tout en étant vraie, il finit par lui demander si tout allait bien. Dorian mit un temps à lui répondre et il opta pour une partie de la vérité. Il avoua être en pleine réflexion sur ses intérêts personnels et reconnut qu'il n'était peut-être pas au meilleur de sa forme pour être un bon médecin scolaire et un bon allié administratif ces temps-ci. Le directeur lui asséna un coup un peu bas, en lui disant qu'il avait engagé un homme fort, respectable et respecté qui savait ce qu'il voulait tout en imposant clairement ses limites. Puis il lui conseilla de prendre quelques semaines de vacances pour ne pas jouer sur le moral de toute l'équipe et retrouver son sens aiguisé de la répartie. Dorian accepta et sortit de la pièce, il était soulagé d'aller faire ses cartons et de quitter l'académie pour quelques semaines et il ignorait totalement s'il allait y revenir.
Ce fut à ce moment-là que le professeur de boxe lui sauta littéralement dessus :

- Dorian, viens vite ! J'ai un élève qui est blessé, il saigne beaucoup !

Les vacances attendront, Dorian se précipita vers l'infirmerie à la suite du professeur, stressé de découvrir un nouveau massacre. Il se stoppa quand il fut dans l'encadrement de la porte de son infirmerie. L'élève était effectivement bien amoché mais il semblait aussi tout à fait conscient et éveillé.

- C'est bon, je m'en occupe maintenant, je t'appelle plus tard.

Il ferma la porte au nez du prof inquiet et il alla aussitôt vérifier les blessures du jeune homme en face de lui, il ne le connaissait pas celui-là non plus mais ça faisait un moment déjà qu'il avait cessé de s'intéresser aux gamins qui arpentaient les couloirs, ils étaient de plus en plus nombreux chaque année et il avait largement perdu le compte au fur et à mesure que ses dossiers s'empilaient les uns sur les autres, il ne pouvait plus donner un côté humain à chaque 'intervention' et il en avait prit son parti.
Il jeta un bref coup d’œil au garçon et constata que malgré le sang visible effectivement, les blessures étaient plutôt "superficielles", il n'aurait pas besoin d'aller à l'hôpital mais il en serait bon pour quelques cicatrices et de vilains bleus. Dorian se redressa pour aller chercher du désinfectant, des compresses et des bandages et aussi du fil et une aiguille. Il n'avait pas encore adressé la parole au jeune homme et honnêtement, c'était bien loin d'être une de ses priorité dans son état actuel.
Il aspergea les compresses de désinfectant avant de tamponner les blessures pour voir leur gravité. Il remarqua la coupure à l'arcade sourcilière et retira aussitôt le piercing avec autant de délicatesse possible pour éviter une éventuelle infection. Il tamponna aussi la coupure dans le cou et la morsure sur son épaule. Tu sais qu'il s'est battu, il n'a pas l'allure du gamin faible qui se fait racketter ou agressé au hasard, il a peut-être mérité ce qui lui est arrivé mais ça n'empêchera pas Dorian de le soigner.

Il désinfecta l'aiguille et entreprit de recoudre cette arcade sourcilière qui libérait toujours plus de sang. Il ne prit pas de pincettes et enfonça aussitôt l'aiguille sans prévention préalable. Il n'avait qu'à pas se battre. La douleur devait quand même être présente. En deux ou trois allers retours, ce fut réglé et Dorian désinfecta une nouvelle fois avant d'y poser un stéritrip pour éviter que les sutures ne lâchent pendant un haussement de sourcil ou dans son sommeil. Il s'occupa ensuite des autres blessures moins embêtantes.
Après avoir désinfecté il posa un pansement sur les deux blessures visibles et se redressa pour choper la chaise derrière lui. Il s'assit et demanda au jeune homme de s'allonger quelques instants si jamais il ne se sentait pas bien. Il prit un bloc note derrière lui pour lui faire une ordonnance. Il devait aller passer des radios pour d'éventuels autres traumas non visibles à l’œil nu. Il semblait avoir du mal à se déplacer ou à bouger tout simplement alors Dorian ne serait pas étonné qu'il ait 2 ou 3 côtes fêlées. Il était temps de passer à la phase "interrogatoire" et là encore, Dorian s'en serait bien passé, il en avait ras le bol de tout ça.

- J'espère que ton adversaire est au moins dans le même état que toi ...

Il ne jouait pas la carte du gentil pour obtenir les informations qu'il voulait. Au final il n'avait pas envie de déclarer encore cette bagarre parce que ça voulait dire que cet étudiant allait devenir le nouveau point noir de l'académie et il n'avait pas envie d'en être le déclencheur alors qu'il était en vacances depuis ... il regarda sa montre ... 32 minutes maintenant.

- A l'instant où je te parle, je suis en vacances... Officieusement, je sais que tu t'es battu, j'espère juste que c'est en-dehors de cette académie et que c'était pour de bonnes raisons.

Dorian se leva, blasé de tout ça et même totalement inintéressé par les répercussions de cette bagarre et de ce qu'il allait se prendre quand le professeur allait parler de ça en réunion et qu'aucun rapport officiel ne le mentionnerait nulle part. Il alla se servir un café, en proposa un au gamin et vint se rasseoir face à lui, sur la chaise.

- Raconte-moi. Est-ce que tu as mal ? Qu'est-ce que tu as ressenti ?

La dimension psychologique, cette fois, c'était Dorian qui la créait. Il avait besoin de comprendre ce qui pouvait pousser un gamin à se battre volontairement et si ce jeune fougueux lui disait qu'il s'était fait agressé sans rien demander, Dorian lui dira clairement qu'il le prenait pour un con et qu'il pouvait y aller, sans anti-douleurs, apprécie ta souffrance andouille et tchao.

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