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and you say it's my fault, you dumd struck ; feat naoki ♥

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Sam 8 Juil - 19:52
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HnM
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Tu ne l'avais pas fait exprès, sur ce coup. Tu pouvais le prouver à n'importe qui d'ailleurs ; n'importe qui pouvait te demander si tu l'avais fait exprès, si tu avais cherché à le revoir, si, vraiment, ce n'était qu'une coincidence. Et oui, la vie de ta mère (ou de Loïs selon ce que les gens préfèrent), ce n'était pas ta faute. Tu voulais juste aller voir un film après tout ; rien de bien grand, de bien étonnant, de bien étrange. Mais, car oui, il y a toujours un mai, un mois de Mai dans l'année; c'est bien connu, tu étais hélas passé devant les bars & boites de nuit que le quartier offrait. Et loin de toi l'idée de t'arrêter pour prendre un truc, manger un bout, non non. Rien de tout ça ; tu t'étais juste arrêter un instant pour lire les boissons sans alcool, les différents cocktails qu'ils proposaient. Après tout, il y avait tellement de bars qui proposaient les mêmes, tu voulais juste voir lesquels étaient un peu plus différents, ceux qui sortaient du lot, pour la prochaine fois que tu sortirais avec des amis, par exemple. Ou même avec les professeurs, si jamais ils ont envie d'aller boire un coup après une réunion.

Alors non, vraiment, ce n'était pas de ta faute, si en t'arrêtant devant l'un des nombreux bars, toujours en voulant lire la carte des boissons, tu avais entre-aperçu comme une tête que tu semblais connaître. Tu t'étais stoppé net, tu étais entré dans tes souvenirs ; les bras que tu avais enseigné, les gouttes de sueurs qui perlaient alors que tu lui offrais une serviette pour qu'il s'essuie, les combats parfois difficile contre des adversaires plus performants ou plus habile ; les yeux déterminés et la bouche fermait de regret. Tu te souviens de ce choc lorsque tu as appris qu'il quittait le club ; tu te souviens de la déception que tu en as ressenti, du manque qui se faisait ressentir chez tes élèves - et même chez toi. Tu l'appréciais, ce petit. Tu pensais qu'il pourrait aller loin, vraiment. L'espoir, t'en avais. Mais tout s'est effondré lorsqu'il a quitté le club sans explication ; et tu as eu beau lui courir après pour essayer de connaître désespérément les raisons, tu n'as jamais vraiment réussi et lui faire cracher le morceau. Tu pensais avoir abandonner, d'ailleurs, cette idée - depuis le temps, tu essaies d'oublier, tu essaies de te convaincre que ça n'avait rien à voir avec toi, comme il te le disait. Mais tu étais ton prof - dans ta tête, tu l'es toujours, même si tu n'as plus rien à lui dire. Alors pourquoi, pourquoi ? Pourquoi tu te retrouves là, dehors, à regarder ce jeune homme qui semble ressembler trait pour trait à ton ancien élève - à Naoki. Si seulement tu en avais une idée, si seulement tu savais pourquoi tu n'arrives pas à détourner les yeux, ce serait plus simple (c'est facile, si facile de se dire que tu es son prof et que tu as des responsabilités envers lui. La réalité est juste que tu n'arrives pas à accepter le fait qu'il ne veuille rien te dire. Es-tu donc si peu digne de confiance ?)
Idiot.

C'est idiot, et tu le sais parfaitement.
Idiot de penser que ce soir, il va te le dire, parce que tu viens à son boulot.
Idiot de penser que, peut être, il va avoir changer d'avis, et acceptera de tout te raconter, une bonne fois pour toute.
Idiot de penser que tu as autant d'espoir pour quelque chose qui s'est passé il y a déjà tant de mois, vraiment.
Tu es un idiot, Yûdai. Et pourtant cela ne t'a pas empêché de t'installer à une table et d'attendre gentiment que ton ancien élève vienne prendre ta commande.

Que c'est idiot.

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Dim 9 Juil - 14:37
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HnM
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Pour une fois, il ne finissait pas tard, vers 1h du matin. Le souci, c’était qu’il manquait un serveur, qui avait téléphoné en disant qu’il était malade. Naoki n’avait pas eu d’autres choix que de prendre sa place. Il ne connaissait pas encore tous les cocktails pour se débrouiller tout seul derrière le bar, alors c’était Mariko qui était restée. Les videurs avaient néanmoins eu pour instruction de garder un œil sur le petit japonais et de dégager tous clients un peu trop entreprenant avec lui. Naoki ne savait pas trop si c’était bien. C’était un peu trop surprotecteur, mais franchement, ça le soulageait vraiment au vu de sa nature peureuse et ne sachant absolument pas comment se comporter dans ces situations. Il aimait filtrer un peu, mais derrière le bar, bien loin des mains baladeuses. Mais ce soir ça allait, personne ne s’était montré insistant. Il avait bien senti quelques mains sur ses mains, mais c’était discret, si bien qu’il n’avait pas su faire c’était intentionnel ou non. Ce qui était franchement plus facile pour nier. Donc ça devait être une bonne soirée, non ?
Bah non, soit on est poissard, soit on ne l’est pas. Nono était poissard, puisqu’il venait de voir son ancien prof de kendo, légèrement stalker sur les bords. C’était suffisant pour lui faire perdre tous ses moyens, d’un coup. Une brique sur la tête aurait été moins violent. Mais… Fallait le comprendre. Son ancien prof était plutôt… très séduisant, et surtout, il avait été l’un des rares sympa avec lui. Alors, il avait envie de lui montrer qu’il arrivait à se débrouiller comme un chef, même s’il n’était pas devenu ingénieur. Naoki sentait une pression énorme sur ses épaules là. Et plus, il arrivait tranquillou à attendre qu’on prenne sa commande. Il le regarda quelques secondes pour rassembler son courage, et se demandant surtout comment il devait se comporter. Comme s’il le connaissait pas pour mettre en avant son côté professionnel, et puis, c’est comme s’ils avaient été proches, hein… Mais il pouvait mal le prendre. Ou, il pouvait lui dire « hey salut, comment ça va, depuis le temps ? », non, non, c’était un ancien professeur, il pouvait dire ça… Il pouvait dire quoi d’autre ? Un truc qui montrait pas qu’il le rejetait, mais fallait pas que ce soit familier. Naoki était le point d’avoir un mal de tête à force de réfléchir. Il fut sortit de ses réflexions par Mariko, qui lui disait qu’un client attendait sa commande. Il sursauta un peu, et tentant le tout pour le tout, il lui demanda si elle ne pouvait pas aller prendre sa commande. Pour toute réponse, il n’eut qu’un éclat de rire alors qu’elle repartait servir les clients. Bon, ça voulait dire non, apparemment.

Il prit une profonde inspiration, serrant son plateau contre lui, avant aller prendre la commande d’un air décidé… Selon son point de vue. En réalité, c’était complètement incertain, et il se planta devant Yudai, raide comme un piquet, gardant précieusement son plateau contre lui.

-Bonsoir, je... vous buvez quoi ?
-De tout
-Non, mais euh…

C’était quoi ça ? Il commença à paniquer, les joues complètement rouges. Bon, y avait plus professionnel quand même.

-Je vou-voulais dire… vous voulez boire quoi ?
-Un mojito.

Naoki hocha la tête, incapable de prononcer plus de mots que nécessaire, et reparti comme ci de rien n’était, donnant la commande à Mariko, alors qu’il prenait les verres prêts pour les autres tables. Il sentit la fatigue arriver d’un coup, essayant de se remémorer les commandes des tables. C’était vraiment pourri d’être serveur. Il revint au bar, et vit que le mojito était prêt, avec les cacahouètes. Merde, déjà ? Il les prit d’une main un peu tremblante, et le posa sur son plateau pour le donner à ce fameux client perturbant.
Enfin, c’était ce qui était prévu. Le souci, c’était qu’il était tellement concentré à se dire « Calme-toi, tu t’en sors comme un chef, tu vas y arriver », qu’une fois arrivé à côté de Yudai, il se pencha un peu trop, et à cause des autres boissons le plateau était complètement trempé, ce qui fit glisser le verre vers… monsieur sexy-kendo – oui, il est sexy avant de faire du kendo.
Mais pas comme dans les films, où la fille maladroite renverse le verre sur l’homme en disant « Oops, pardon ». Non, comme un con, c’est à dire que la moitié du verre se renversa sur le torse de Yudai, et alors que Nono essayait de rattraper sa connerie – avec de sacré réflexes fallait l’avouer – un verre mouillé c’est un peu récalcitrant, si bien qu’il glissa de ses mains, vidant le fameux verre sur les cuisses de Yudai. Mais comme Naoki était plus occupé à rattraper le verre plutôt qu’au bien être de son client, il tenta absolument tout pour le rattraper, mais sans succès, puisqu’après plusieurs tentatives, le verre se fracassa au sol, au pied de son prof. Tiens, c’était pas l’histoire de sa vie, ça ?

Il resta une ou deux secondes complètement sonné par ce qui venait de se passer, avant de regarder son ancien professeur, prêt à faire ses excuses en lui disant qu’il allait nettoyer et lui rapporter un autre. Et c’est seulement à ce moment-là qu’il remarqua toute l’ampleur de sa bourde. Ni une, ni deux, il posa son plateau sur la table, récupérant la serviette sous les cacahuètes, sans même prêter attention à ces dernières. Et le truc que tout le monde voit venir, sauf lui, évidemment, sinon c’est pas drôle, les arachides se renversèrent sur le kendoïste. Yeah !

-Je suis désolé, je suis vraiment désolé, je voulais pas, je… je… je vais vous aider… nettoyer… ramasser… Je sais pas, je sais quoi ?

Il était complètement paniqué. A la base, il devait juste poser le verre, les cacahuètes et lui souhaiter une bonne soirée avant de repartir. Il était pas censé faire… tout ça. Il ne savait plus par quel bout prendre, là. Ramasser le verre brisé ? Passer la serviette sur lui, en sachant que c’était aussi utile que d’essayer de vider un océan avec un mouchoir ? Ramasser les cacahuètes ? C’était vraiment trop de pression, et tout son corps se mit à trembler, se sentant totalement impuissant.

-Je suis vraiment désolé.

Au moins, ça il savait faire.

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Dim 9 Juil - 20:16
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Il était finalement venu prendre ta commande, même si tu sentais qu'il était réticent ; surtout vu comment il bafouillait. Il te rendait nerveux, à ton tour - tu ne comprenais pas pourquoi ni comment il pouvait avoir l'air aussi stressé rien qu'à l'idée de te parler ; tu n'étais pourtant pas si intimidant que ça, si ? Si c'était le cas, personne ne te l'avait jamais dit, jamais fait remarquer, et ça t'étonnait. On ne se dérangeait pourtant pas pour te faire des remarques sur certaines choses, alors que tu préfèrerais, justement que l'on se taise sur ces choses en question. Mais bon, là n'est pas la question ; il te fait devenir nerveux à force, et toi même tu finis par répondre n'importe quoi. Même si tu as bien compris ce qu'il voulait dire dans sa première question, tu réponds que tu bois tout, que tu n'as pas de préférence (mais hey hello il ne va pas te faire acheter tout le bar merci bien). Tu te rends toi-même compte de la magnifique connerie que tu as sorti lorsqu'il reformule sa question pour être sûr que tu comprends. Tu te sens tellement, mais alors, tellement con. Alors tu baisses les yeux comme un enfant pris en faute, et tu réponds finalement que tu voudrais un mojito, en parcourant rapidement la carte des yeux. Et là encore, t'es un crétin, parce qu'il ne s'agit évidemment pas d'un mojito sans alcool, bien sûr que non. Ça aurait trop été facile sinon. Tu relèves la tête dans l'idée de rappeler Naoki, mais tu vois bien qu'il est déjà reparti pour aller donner ta commande et s'occuper d'autres clients. Tant pis, alors. Tu vas devoir juste faire attention, peut être commander un truc à manger à côté. Ça fait un petit moment que tu n'as pas bu, et même si tu tiens assez bien l'alcool (pour un japonais), tu remercies tes origines un peu plus occidental, qui te permettent de résister un peu plus longtemps. Mais tu le sais, comme ça, alors que tu as le ventre vide, tu vas très vite déchanté. Tu connais la chanson, tu l'as déjà bien assez vécu au lycée, à l'université. Plus maintenant, depuis que tu es devenu un adulte, depuis que tu essaies d'être quelqu'un de responsable et qui doit donner l'exemple. Mais demander ça à quelqu'un qui n'a que 25 ans, alors qu'il y a encore des gens qui font des études à cet âge là, c'est un peu trop t'en demander. Pourtant, tu fais attention, tu essaies ; tu es professeur maintenant, tu n'as pas le droit de prendre ça à la légère. Alors tu commanderas un truc petit truc à manger, c'est pas grave. Et même s'ils n'ont rien à te proposer, il doit y avoir des petits restaurants de restaurations rapides qui doivent être encore ouverts ; tu iras là-bas, au pire, et tu ramèneras la nourriture ici, tout simplement. Au moins tu seras sûr d'avoir quelque chose à manger ; mais en attendant, tu suis le jeune japonais du coin de l'oeil. Tu le regardes faire avec les autres clients, comment il se comporte - il a l'air tellement plus détendu avec eux qu'avec toi. T'en ressens une certaine jalousie ; il te connait, toi, et pas eux, les autres clients. Et pourtant c'est avec toi qu'il est le plus mal à l'aise. Pourquoi ?

Ça te taraude beaucoup trop. Est-ce que ça a vraiment à voir avec la raison de son abandon du kendo ? Autrement, il ne serait pas aussi fébrile face à toi, si ? Tu as l'impression que ça s'est empiré, d'ailleurs. Il semblait moins timide, avant, moins intimidé, un peu plus sûr de lui, un peu plus confiant. Mais c'est comme si maintenant, ce n'était plus le cas, mais alors plus du tout ; tu trouves qu'il ressemble plus à un petit chiot qui a peur de se faire taper sur les doigts qu'autre chose, en fait. Durant ces quelques mois où tu ne l'as pas du tout vu, après cette escapade dans la nuit où tu l'avais croisé, tu as vraiment l'impression que quelque chose a changé en lui, et tu ne sais pas si c'est pour le mieux. En tout cas, tu détournes rapidement les yeux lorsqu'il revient vers toi - tu ne veux pas avoir l'impression de l'observer à tout bout de champs, quand même. Déjà qu'il doit se dire que tu as fait exprès de venir ici pour lui, qu'il doit penser que tu as fait des recherches pour ça alors que ce n'est pas du tout le cas, tu n'as aucune envie de rajouter des choses pour accabler ton cas de stalker de l'extrême (ce que tu as été au début quand il a quitté le club, certes, mais plus maintenant). En attendant, tu ne fais que relever la tête lorsqu'il est assez proche de toi pour t'apporter ta boisson, même si tu n'as pas le temps de voir à quoi elle ressemble vu qu'elle te tombe directement dessus. Tu sens l'odeur du rhum qui se mêle à celui du citron et de la menthe ; les morceaux de ces derniers sont éparpillés sur ta chemise qui devient de plus en plus transparentes et qui finit par aller agresser ta peau ; ta chemise est désormais trempée et elle ne se gêne certainement pas pour venir se coller à ta peau et de donner les chair de poule - tes poils s'hérissent alors que tes bouts de chairs réagissent autant que ta peau en durcissant sous le coup de la fraicheur violente. Il en va de même pour ton pantalon en tissu noir qui vient lui aussi se coller là où il a été trempé ; merci seigneur il ne s'agit que des cuisses et de l'entrejambe, mais ça n'enlève rien à l'inconfort que cela te procure. Tu te souviens des paroles que tu entendais parfois à la télé dans les séries 'Tu dois toujours avoir des habits de rechange sur toi, mon fils, tu ne sais pas ce qui peut se passer'. Jamais tu n'aurais pensé que tu aurais adoré avoir ta mère te dire ça pour ce soir, ça t'aurait évité bien des soucis. Mais là, en l'état des choses à part te déshabiller et essuyer la plus grande partie de ton corps tout en essorant ta chemise et ton pantalon, tu en vois pas trop ce que tu pourrais faire d'autre ; tu rentreras quasiment trempé ce soir, que tu le veuilles ou non; mon grand.

Et c'est en baissant les yeux que tu réalises que Naoki est toujours là, et qu'il ne cesse de s'excuser - il semble trembler légèrement aussi, et c'est ça qui t'interpelle. Tu te lèves afin d'être à nouveau à sa hauteur, et tu lui poses doucement ta main sur son épaule avant de lui sourire et de parler avec douceur ; « Arrête de t'excuser, ce n'est pas de ta faute ; ça arrive même au meilleur de voir leur boisson renversées. Ne t'en fais pas pour ça. » Facile à dire, mais pas forcément facile à faire ; et vu sa tête, et vu comment il est nerveux, il doit certainement s'en vouloir encore plus que ce que tu ne le penses. Mais ce que tu dis est vrai, tu le penses vraiment - tu ne dis pas ça pour le rassurer ou lui faire plaisir, pas du tout. Tout le monde peut avoir un coup de barre, ou ne se sentir très bien à un moment de la journée et faire une erreur, absolument tout le monde. Aujourd'hui c'était le tour du jeune brun, mais il ne doit pas en faire tout un fromage non-plus ; tu n'as pas été blessé et lui non-plus, tu es juste quelque peu mouillé, rien de plus, rien de moins. Un coup de chaud et ça repartira - même si tu sentiras toujours le mojito à des kilomètres à la longue, mais hey tout ne peut pas être parfait. Tu commences à déboutonner ta chemise puis tu repenses qu'il y a des gens qui vous regardent, que vous êtes en public et pas seuls, hélas. Tu rougis légèrement en ayant oublié ce petit détail, et tu souris de nouveau à ton ancien élève ; « Tu peux m'emmener à l'arrière du bar ? Je voudrais enlever tout ça et au moins enlever le plus gros. Tu as des serviettes à me prêter, s'il te plait ? » Tu ne vois pas comment tu pourrais faire plus que ça, et tu espères juste que tu ne vas pas les ruiner en serviette en papiers. Bon, le must serait d'avoir une ou deux serviette en tissu ; comme tu t'essuies et après avoir essorer tes vêtements tu pourras épancher ce qui restera encore. Mais bon, ça, c'est le scénario qui tient du miracle.


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Sam 15 Juil - 12:16
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La voix douce de son professeur, et son sourire donnait réellement envie à Naoki de se blottir contre lui. Là, tout de suite. Juste pour oublier ses conneries, juste pour ressentir sa douceur. Il avait toujours été sensible à la gentillesse des autres, encore plus depuis qu’il avait été viré de chez ses parents. Yudai était… un tricheur. Est-ce qu’il avait toujours été comme ça ? Dans son souvenir… C’était juste un stalkeur, mais qui ne faisait pas trop peur. Juste un peu exaspérant, mais qu’on aimait bien, parce qu’il avait réellement l’air de s’intéresser à ses élèves, sans que ça ne se transforme en curiosité malsaine. Maintenant… Maintenant, il faisait peut-être toujours son stalkeur, en fait. Difficile à dire, mais ce n’était pas la préoccupation première de Naoki. Non, il voulait lui montrer un bon côté de lui.
Et il se sentit encore plus mal quand il entendit « ça arrive même au meilleur »… Il n’avait pas la prétention d’être le meilleur, ni même de le vouloir, il avait juste voulu montrer qu’il savait bien faire les choses, qu’il arrivait à se débrouiller tout seul. Mais sa maladresse l’avait rattrapé. Il savait qu’il n’était pas le type le plus adroit du monde, mais quand même… Il avait sans doute réussi à battre son propre record. Et ça, quelques part… C’était fort. Il devait être même le meilleur. Sauf que Naoki aurait préféré être le meilleur dans une bonne catégorie…
Comme… celui qui embrasse le mieux, mais il n’avait jamais embrassé personne. Ou celui qui pouvait mettre au garde à vous n’importe quel soldat, mais il n’avait aucune expérience. Pourquoi, il pensait à ça, là ? C’était vraiment pas le moment. Peut-être que de voir Yudai commencer à déboutonner sa chemise contribuait à lui donner des idées salaces. Naoki ne pouvait pas détourner le regard et ça ne lui venait même pas à l’esprit.

Enfin si, mais seulement lorsque son ancien professeur recommença à parler pour lui demander s’il pouvait avoir un peu d’intimité.

-Oui, oui, bien sûr.

Il aurait pu devenir rouge une nouvelle fois, s’il ne l’était pas déjà. Il se trouvait un peu idiot de ne pas y avoir pensé, mais bon… C’était quoi aussi cette idée d’avoir un début de torse aussi sexy ? Il voulait voir la suite. Le japonais était certain qu’il avait des abdos qui appelait au viol. Allez, encore un petit effort de concentration Naoki.
Il lui montra la porte avec écrit « privé » avant de prendre la direction de cette dernière. Et une fois passé la porte, ils arrivèrent dans une sorte de petite cuisine, permettant de faire des sandwichs à la demande des clients, rien à voir avec de la vrai cuisine, mais bizarrement, le japonais se retrouvait souvent à en faire. Mariko était aussi capable d’en préparer, mais apparemment, son collègue faisait les meilleurs du coin. Le petit chat ne savait pas vraiment comment le prendre, bien évidemment, mais faire un sandwich ce n’était pas non plus un exploit. Mais bon, ça ne le dérangeait pas, au contraire. Il était content de rendre service à tout le monde. On entendait plus Mariko râler avec de la bouffe plein les doigts.

Naoki prit des torchons soigneusement pliés, prouvant qu’ils étaient tout à fait propres avant de les donner à Yudai, le tout toujours accompagné de son air désolé.

-D’habitude, je suis pas aussi maladroit. Je suis vraiment désolé.

Il baissait un peu la tête, mais pas suffisamment pour regarder ses pieds. Naoki, les yeux de Yudai ne sont pas sur son torse. En même temps, c’était quoi cette idée de laisser entrevoir un bout de peau aussi sexy ? Ah non, non, fallait pas continuer à montrer… Le jeune homme mourrait d’envie de lui sauter dessus pour refermer sa chemise, mais il ne faisait rien.

-Je… Je vais aller… ramasser euh… mes euh… tor… trucs.

Et hop, on s’enfuit une nouvelle fois. Pourtant, Naoki n’en avait aucune envie pour fois. Il prit la direction de la porte, commençant à l’ouvrir tout en se retournant pour admirer son dos… sexy. Merde, il était canon. Il avait envie de le toucher, de le caresser, de le mordre, d’y laisser quelques marques.

Il eut un petit bruit de choc, qui démontrait une nouvelle fois toute la splendeur de sa maladresse, puisque tout en regardant Yudai, il avait continué d’ouvrir la porte sans s’en apercevoir, et il venait de se la prendre sur le coin de la tempe. Il n’eut même pas de petit « aie », tellement il était habitué. Et il s’empressa de partir avant que son ancien professeur se retourne, histoire de ne pas se faire griller à le mater.

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Mar 22 Aoû - 20:52
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Évidemment que tu ne captais pas du tout les regards long et douloureux qui pouvaient se poser sur toi. Comment pourrais tu ? Tu ne réalises absolument pas l'effet que tu as sur les gens, l'effet que tu as l'air d'avoir sur Naoki. Tu ne te rends jamais compte de rien, de toute façon, ce n'est pas nouveau ; tu es tellement obtus, Yudai. Tu ne sens pas des lèvres qui voudraient se poser sur ta peau, tu ne sens pas tes regards qui ne perdent dans les couleurs de ta chair, tu n'entends surtout pas les murmures de ces mêmes personnes qui ne cessent de te regarder, de te dévorer, surtout. Tu ne sens rien, tu ne fais attention à rien ; tu réfléchis surtout à comment tu vas pouvoir te dépêtrer de cette situation et rentrer chez toi à peu près sec. C'est surtout ça, qui te turlupine, et rien de plus, rien de moins. Et finalement le brun t'emmène enfin dans l'arrière boutique, là où tu vas pouvoir réfléchir dans un silence parfait, sans avoir à te dire que tu gènes des gens, que tu les déranges dans leur soirée peut être spéciale, après tout ; tu ne connais rien de leur vie, de ce qu'ils font, du pouvoir ils sont là. Et tu n'aimes pas gêner, surtout lorsque ce n'est absolument pas voulu, qu'il ne s'agit que d'un accident ; car c'est bien de ça qu'il s'agit en l'état. Un simple et stupide accident, qui vous met tous les deux dans l'embarras, mais rien de bien grave. Juste un mauvais moment à passer, tu as envie de lui dire. Il n'empêche que tu ne peux pas dire stop à ce petit rire qui menace de sortir alors qu'il te dit qu'il n'est habituellement pas si maladroit que ça. « Mauvaise nuit ? Ou peut être mauvaise journée ? Fais attention à ta santé, tu es peut être plus fatigué que tu ne le penses, tu sais. » Et tu l'impression de jouer les mom en services h24 en disant tout ça ; mais au fond, tu es un peu un sorte de mom. A toujours faire attention à tes élèves, aux gens qui t'entourent et que tu apprécies ; comme Naoki. Il a beau ne plus être ton élève, tu as beau ne plus le voir, le croiser à peine parfois comme aujourd'hui, il n'empêche qu'il s'agit d'une personne que tu apprécies pour ce qu'elle est, et tu veux qu'elle aille pour le mieux ; qu'elle soit heureuse, qu'elle vive bien. C'est tout ce que tu leur souhaites, à ces personnes que tu apprécies tant mais que tu ne vois pas forcément souvent ; ce n'est pas si grave, elles restent dans ta mémoire, tout du moins.

Enfin, au moins tu es désormais dans la salle où tu reprends ton déshabillage que tu avais laissé en suspend le temps d'arriver jusqu'ici ; et lorsque tu tu te retournes pour demander à Naoki s'il n'a pas un t-shirt ou un truc dans le genre de rechange, tu vois qu'il ne te regarde pas vraiment ; du moins pas ton visage, en tout cas. La tête baissée, les yeux très clairement pas du tout sur ton visage, et des balbutiements qui sortent de ses lèvres ne font que te rendre plus confus qu'autre chose. Tu n'as même pas le temps de lui demander de dont tu as besoin q'il a déjà pris la fuite comme le chat sauvage qu'il est ; et tu n'as évidemment pas pu le rattraper. C'est surtout que tu ne comprenais pas vraiment ce qu'il pouvait bien regarder ; après tout, en dessous de ton visage, il n'y a pas vraiment grand chose à voir, si ? A ton tour tu baisses les yeux pour tomber en tête à tête avec ton propre torse, ton propre corps. Une peau beaucoup trop blanche qui prouve bien que tu ne sors pas souvent ; ou plutôt que tu caches bien assez ta peau dans tes kimonos ou yukata selon la saison, et des muscles tout à fait de taille normal pour le sport que tu fais. Après tout, il faut bien que le travail paie, non ? Enfin, en tout cas, tu ne comprends vraiment pas sur quoi il pouvait avoir buté ses yeux, c'est un mystère qui restera probablement entier. Encore, tu comprends lorsqu'il s'agit de femme avec une belle poitrine, qui a un joli décolleté, mais toi... Tu n'es et n'as rien de tout cela. Alors, non, tu ne comprends pas en quoi il aurait pu être aussi intéressé pour ne plus te regarder dans les yeux, mais bon. A croire qu'il y a des secrets qui ne sont pas fait pour être découvert. En attendant, tu finis par totalement enlever ta chemise et la tordre en essayant d'enlever le surplus d'eau. Moins il y aura d'eau, plus vite elle sera sèche. Et tu attends. Tu attends que Naoki revienne pour lui demander le t-shirt de rechange tant attendu que tu espères qu'il a -ou qu'un collègue a lui a, tu t'en fous à qui c'est tant que tu peux te rhabiller-, et tu attends. Encore. Et toujours.


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Sam 16 Sep - 17:31
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| Petit, pardon >< |

Il n’était pas fatigué. C’était difficile d’être fatigué en faisant un mi-temps. Non, il était juste un peu perturbé. Mais ça, Naoki se gardait bien de le dire. Il avait tout de même idée de se taire. Enfin, c’était surtout parce qu’il avait dû mal à aligner deux mots, plutôt que par intelligence. Voir son torse à travers sa chemise avait peut-être des effets positifs ? Oui, et non. Parce que bon… Il avait l’impression d’être une crotte à être aussi maladroit. Il avait quand même fait un strike sur ses vêtements. Y avait que lui pour réussir à faire ça. Heureusement que Yudai savait prendre le taureau par les cornes en lui demandant d’aller se sécher dans la réserve… Mais Naoki parti rapidement. Trop de choses à voir pour son petit coeur.

Mais ça faisait un petit moment que son ancien professeur était dans l’arrière-boutique. Il faisait quoi au juste ? Il se touchait ? Naoki en doutait, mais ça ne répondait pas à sa question. Il laissa passer 5 min, puis 10 min, puis 15 min… Pas franchement pressé de revoir le torse et le dos de Yudai qui étaient bien trop tentants à son goût. Pourquoi les 3/4 des hommes dans cette ville étaient super bien foutus ? Et pourquoi, lui, il était un des rares moches, pas capable de trouver quelqu’un même pour une nuit ? Son moral tomba dans les chaussettes. Mariko avait beau lui dire qu’il était mignon, quand elle le disait, Naoki avait plus l’impression que c’était plus un « mignon, comme un chaton », pas « mignon, on te mangerait bien ». Il haussa finalement les épaules, n’ayant pas vraiment envie de ressasser ses idées noires, guettant la sortie de son ancien sensei. Mais non, rien, nada. Il finit de servir les commandes qu’il avait sur le feu, avant d’aller voir ce qu’il se passait.

Boarf, toujours aussi canon. Naoki se mit une nouvelle fois à rougir, regardant partout sauf Yudai. Fallait pas déconner non plus.

-Il… Il vous manque quelque chose ?

A part une chemise ? Nono aurait pu s’en rendre compte seul, mais il essayait déjà de maîtriser l’incendie qui se déclarait une nouvelle fois sur ses joues. Et puis, c’était pas une lumière de base. Fallait pas trop lui en demander.

-Vous voulez pas vous couvrir ? Il fait pas très chaud.

Sauf sur ses joues qui faisait office de réchaud pour le coup. Mais, jusqu’à ce que Nono colle ses joues sur le torse de Yudai, ça n’allait pas l’aider. Même si l’idée était vachement plaisante pour le petit chaton. Il lécherait bien aussi. Et toucherait bien avec ses doigts. Ah non, hein ! Ca suffit. Concentration, concentration ! Il se pinça l’arrête du nez, essayant de rassembler ses idées. Ne pas regarder, ne pas imaginer. Ne rien faire. Il devait travailler. Pas s’enfermer dans ses fantasmes en pagailles.

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