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Fleurissant dans l'ombre, les couleurs de la vie ~ Ivy

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Mar 18 Avr - 23:57
M • Lycée - 2ième année
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HnM
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Ivy Engel

...Quel est le sens de ma vie...?




■ Fiche d'identité


Âge & date de naissance : 31 Décembre 2001 [15 ans]
Nationalité : Mi-Japonais, Mi-Irlandais
Orientation sexuelle : Panromantique

Année d'étude : 2ème année
Groupe : I love music
Club(s) : Danse et Musique


■ Physique

Passe-Partout a rajeuni, et les Français nous l'ont refilé. Regardez-le, avec son regard vide, on croirait voir un professeur d'allemand découvrant en début d'année de nouveaux élèves toujours plus nuls que permis. Il est si maigrichon qu'un coup de vent le ferait voler. Il porte ses vêtements n'importe comment, on dirait qu'il est passé tout habillé dans le lave-linge avant d'arriver... Il s'est trompé de taille pour sa veste ? On dirait une robe de nuit ! C'est un garçon ou une fille déjà...? Avec son air stupide, c'est certain que la seule chose qu'il va faire craquer, c'est son appréciation aux examens... Si les correcteurs n'ont pas pitié... Renvoyez ce nain, il ne survivra pas !

Ivy, alias Porte-Poisse, Passe-Partout ou Animal de Poche, est un garçon âgé de quinze années, dont la seule prétention d'un point de vu physique, est d'attirer les filles à la recherche d'un hamster petit frère à câliner. Du haut de son mètre cinquante-deux, il ne faisait pas bien peur aux autres. Et c'est peu dire qu'il souffre d'un gros complexe sur sa taille. (à force de finir aux premiers rangs en classe, d'être appelé "petit", ou de subir les messes basses des lycéennes qui se demandent s'il n'est pas un collégien s'étant trompé d'établissement). Et si tout s'arrêtait à sa taille, ça serait peut-être mieux... Car la nature a bien gâté le garçon, qui a hérité de la bouille enfantine de sa maman. Rajoutez donc à sa taille, ses joues rondes, et ses grands yeux innocents, et les doutes quant à son âge se font bien réels.
Bien que son régime alimentaire se compose principalement de sucre, Ivy ne grossit pas, à croire qu'il est condamné à rester un tas d'os malgré les tablettes de chocolat qu'il peut ingérer en cas de baisse de moral. Ceci est aussi probablement dû au fait qu'il ne mange généralement pas grand chose à chaque repas, et que son état de santé aléatoire consomme beaucoup d'énergie. En effet, souffrant d'une défaillance du système immunitaire, il enchaîne souvent des rendez-vous chez le médecin, et des états de fatigue chronique... Ceci n'étant pas pratique pour participer activement aux activités du club. Pour cacher sa maigreur, il ne s'habille jamais avec des vêtements serrés, les préférant amples. C'est ainsi qu'il se promène avec un uniforme une taille au-dessus de la sienne, qui le contraint à porter une ceinture, à faire des ourlets à son pantalon ou raccourcir sa cravate bien trop longue... Mais qu'importe : il se sent mieux ainsi. Le week-end, il apprécie de même porter des vêtements trop grands pour lui. Souvent, il pique des vestes à son responsable légal -qui ne dit rien-, qu'il accompagne d'un bermuda ou d'un short, été comme hiver (compte tenu de son état de santé, nous pouvons parler d'inconscience).
Outre cela, l'adolescent ressemble plus à une poupée qu'à un humain. Sa peau, ayant plus hérité des teintes européennes qu'asiatiques, est donc plutôt pâle, n'a pour couleur que celle des tomates du jardin dès qu'il se sent gêné. En dehors de cela, on pourrait le décrire comme "pâle comme la mort", ce qui s'accorde en effet bien avec son regard bêta, voir absent, qu'il arbore souvent. Au milieu de sa figure, un nez cette fois venue du côté japonais, petit et retroussé, qui ne fait que mettre en valeur la rondeur de son visage. De part et d'autre de son visage, le voici affublé de deux petites oreilles rondes, enfouies sous une masse de chevelure étonnante. Les yeux d'Ivy, très légèrement en forme d'amande, sont d'un étrange bleu-vert, cerclé de cils corbeaux à faire pâlir les demoiselles. Leur couleur claire, inhabituelle, donne un aspect encore plus irréel, voir inquiétant à son visage. Sous son nez, on peut observer de fines lèvres roses, dont ne sortent évidemment qu'une montagne d'idioties. Cet adorable enfant est un idiot voyez-vous ?
Ses mains sont terminées par de longs doigts de pianistes, ce qui l'arrange plutôt, car Ivy adore jouer du piano et de l'orgue. C'est d'ailleurs une activité qui lui prend énormément de temps. S'il ne s'abîme pas les doigts, pour éviter des désagréments en jouant, on trouve toutefois plusieurs marques sur ses avant-bras. Il les cache en portant de longues manches, ou sous des bandages, notamment pour ne pas inquiéter son responsable légal, sachant qu'il en ferait tout un cinéma. Mais il se trouve qu'il se scarifie. Pendant des périodes de mal-être profond, il lui arrive de le faire, bien que cela soit plus rare depuis qu'il est arrivé ici.
Son visage est encadré par une courte chevelure, remarquable par sa capacité à ne ressembler à rien, surtout le matin en se levant. Disposant de plusieurs mèches rebelles, il ne peut certainement pas se vanter d'une coiffure parfaite, et ce qu'importe s'il se brosse les cheveux ou pas. Et quel comique, quant à la moindre averse, sa tignasse finit tout ondulée ! Sa couleur capillaire originelle est le roux, héritage de sa maman irlandaise, mais il a décidé de se les décolorer. Paraîtrait-il qu'il aurait ainsi l'air plus crédible, voir plus menaçant... Mais depuis quand une décoloration fait de lui quelqu'un à craindre...?
Mais Ivy n'est pas la réplique parfaite d'une espèce de poupée vivante, et cela, pas seulement pour son côté osseux, ou ses scarifications. Son dos est marqué de plusieurs cicatrices, et traces de brûlures antérieures à son arrivée en ville. Y toucher provoque des crises de panique de sa part, vestiges du traumatisme lié à ces blessures. Ne dormant pas beaucoup, car angoissé au possible et réveillé au moindre bruit, il dispose de gros cernes sous les yeux, donnant un air un peu effrayant à son visage déjà trop pâle. Son flanc droit est également barré d'une cicatrice, cette fois très récente, et encore fragile dû à la difficulté de cicatrisation rencontrée à cause du système immunitaire déficient d'Ivy. De plus, un de ses yeux est presque aveugle de naissance, ce qu'il fait qu'il n'y voit pas grand chose en fermant l'autre œil.
Ivy est un enfant silencieux. Il marche avec tant de précautions qu'on ne l'entend pas venir. Pas qu'il veuille être un fantôme, mais il a pris l'habitude, et ne s'en défait plus. Il parle assez bas également, et n'aime généralement pas les voix trop fortes. Pour les rares à l'avoir entendu, il chante très bien. C'est un peu son talent... En oubliant celui de s'attirer des ennuis, évidemment.


■ Caractère


Ivy est curieux de tout, et il aime fourrer son nez dans n'importe quoi. Stupidité ? Il se revendique lui-même stupide, vous ne le vexerez pas comme ça. C'est un adolescent casse-cou, toujours du genre à faire des choses dingues, qui ne cesse jamais de se poser des questions. Son cerveau n'a pas de bouton arrêt, il ne cesse de réfléchir. C'est là un peu l'origine de nombre de ses ennuis... A force de s'intéresser à tout et n'importe quoi, on peut mettre le nez dans de mauvaises affaires...
Néanmoins, il est aussi extrêmement benêt. Il a souvent des réactions improbables, stupides. De ce fait, on le décrit comme imprévisible... Même si en réalité, il fait surtout souvent le plus bête qu'on puisse faire. Il lui arrive d'avoir des réflexions spécialement enfantines, voir ridicules, qui lui font accessoirement perdre toute sa crédibilité.
Souvent dans la lune, Ivy aime se perdre dans son petit monde. Il a tendance à planer de manière imprévue, et est parfois difficile à réveiller. Mais que peut-on pour lui... C'est un grand rêveur, il a besoin d'être dans les nuages, dans son monde. On n'est jamais plus à l'abri que dans ses rêves...
Il n'aime pas tant que ça être avec les autres, ou du moins, pas pour parler... L'unique attrait qu'il voit en la fréquentation d'autres de son espèce, c'est de pouvoir les observer... Et Ivy adore voir les autres sourire... Aussi stupide que ça puisse être, c'est une des choses qui le rend le plus heureux.
Le garçon est un individualiste, qui déteste recevoir de l'aide. Il pourrait même aller jusqu'à vous agresser si vous vous montrez trop gentil avec lui. Il considère que si on l'aide, c'est parce qu'il il est un incapable, et sachant que sa santé le diminue, ça le met très en colère contre lui-même.
Il exècre la perfection, la sachant factice, et déteste que les gens prétendent à quelque chose de parfait, sans trouver de défauts.
Cette obsession, de pointer les défauts, et cette connaissance de l'imperfection, l'empêchent entre autres de profiter de moments simples. Ce qui pourrait sembler joyeux pour certains, est une situation qui le pousse à s'interroger. Ce serait bien un des seuls gus à songer au sens de la vie au milieu d'une fête foraine... Mais Ivy est un idiot, ne vous l'avait-on pas déjà dit ? Il n'y a rien que vous puissiez faire pour lui, c'est un cas perdu...
Ivy est un entêté. Il reste campé sur les mêmes idées, et s'efforce de faire sa tête de mule, quand bien même il peut avoir tort. Il a en effet très peur qu'on l'induise dans l'erreur à nouveau, et préfère lui-même se tromper. Un problème, il en est conscient, et c'est très idiot, parce qu'il ne change pas pour autant. Mais comme il dit "Je ne veux pas être intelligent. Je veux juste savoir tout ce que je peux savoir. Pas besoin d'être intelligent pour vouloir amasser des connaissances". En bref, il veut amasser des connaissances sur le monde qui l'entoure, qu'importe ce qu'il en coûte.
Ivy est un grand paranoïaque. Il s'imagine toujours le pire, et a un peu peur de tout. Il se méfie toujours, et veut tout prévoir. Il n'accorde que très rarement sa confiance, et a même tendance à ne jamais l'accorder. Il ne se confie pas, et ne supporte pas d'exposer ses faiblesses. Il se considère comme un poids pour les autres, comme un faible, et il exècre cela. Il passe donc son temps à angoisser sur de nombreux sujets, qui ne nous viendraient parfois même pas à l'esprit, et finit par faire des psychoses pour trois fois rien.
Le décoloré est très observateur. Un des premiers à noter tous vos faits et gestes dans sa petite boîte crânienne sans que vous l'ayez approché, c'est lui. Et il en joue. Il se sert de ce petit talent pour mieux vous cerner, et exploiter les failles qu'il peut trouver en cas de besoin. Une sacré ordure n'est-ce pas ? Mais étant donné qu'il a peur des autres humains, c'est une méthode de protection plus que nécessaire.
Il n'aime pas s'attacher aux gens, mais quand cela arrive, il peut devenir protecteur à un stade pour le moins rocambolesque. Il tentera de vous éloigner de lui, mais au moindre problème, il accourra pour vous sauver. Ivy est un imbécile contradictoire...
Il vit très mal sa petite taille. Comprenez qu'avoir une tête de gamin, et en faire la taille, ce n'est jamais glorieux quand on sait que l'on ne grandira plus. Faîtes lui remarquer, et il vous casse les dents. Quoi ? Je ne vous avais pas encore dit qu'Ivy était un sauvage ?
Il n'a également que peu de tact, et peinera à remarquer s'il vous casse les pieds ou vous fait du mal. D'ailleurs, il ne sait jamais réagir en cas de débordement. C'est un véritable boulet pour ce qui est de comprendre les autres et leur apporter le soutien nécessaire... Disons qu'il a plus tendance à les enfoncer inconsciemment plutôt qu'autre chose. Pourtant, il veut vraiment aider... Mais c'est un boulet, donc automatiquement, ça n'apporte pas que des bonnes choses...
N'ayant aucune estime de lui-même, il en va de soit qu'il est modeste, et aura tendance à rejeter les compliments. Il se déteste à vrai dire, et déteste que l'on veuille s'occuper de lui. Il ne veut pas se sentir plus faible qu'il ne l'est déjà. Par contre, il aura tendance à vous jeter des fleurs à tout-va pour des raisons complètement stupides...
Ivy est un enfant extrêmement talentueux dans le domaine de la musique. Bien sûr, il le niera, et refusera de montrer ses capacités en public. Généralement, il s'exerce seul, étant donné qu'il refuse qu'on le surprenne, et sera profondément vexé à l'idée d'être surpris. Il joue en public seulement avec le club de musique, et ne s'entraîne que devant eux. Son responsable légal a d'ailleurs passé un sacré moment à lui expliquer que c'était nécessaire... Maudit tête de pioche ce Ivy...
Quand bien même il peut sembler idiot, et désintéressé vis-à-vis des autres, il aime bien les aider, se rendre utile. Et si ça l'aide à contrer l'ennui, il le fera de bon cœur. Il ne sait pas vraiment pourquoi, mais il aime voir les gens sourire. Et si les aider leur permet de sourire, il arrive à en tirer une certaine satisfaction. Quoi qu'il arrive, il viendra toujours en aide à ceux qui en ont besoin.
Perfectionniste, et toujours angoissé, c'est aussi le type de personne à arriver des siècles en avance à un rendez-vous... Il déteste mal faire, s'angoisse pour n'importe quel détail qui ne pourrait pas aller. Il ne supporte absolument pas l'échec. De même, il fait toujours de son mieux pour s'adapter à la société, et être normal, chose très difficile pour lui. Mais il veut vraiment s'améliorer et devenir une meilleure personne. Parce qu'il veut "rembourser sa dette" envers sa défunte mère et Gwenvael, il veut faire de bonnes études, et devenir un bon musicien. Il ne tolère dans cette optique aucun échec, et y met toute sa volonté.
Si l'adolescent cherche toujours à tout savoir des autres, en revanche, il n'aimera pas parler de lui. "Je ne suis pas un sujet de conversation", est probablement la réponse qu'il sortira pour chaque question un peu trop personnelle à son goût. Il ne se considère pas comme une personne, mais est terrifié à l'idée de parler de lui, et qu'on puisse le percer.
S'il le cache, c'est parce qu'Ivy est un enfant sensible, et effrayé par la vie. Il n'a pas peur de la violence, il en a l'habitude, et en a presque besoin. Mais l'affection le terrorise. Le prendre dans ses bras, c'est comme vous donner un coup de couteau. Ça fait très mal. Il a du mal à s'ouvrir, essentiellement parce qu'il craint ce qu'il en découlera, et de la "trahison" possible qui pourrait arriver.
Il cache au fond de lui des petits rêves. Des petits rêves qu'il ne veut pas dévoiler, parce qu'il en a honte. Il rêve de consoler les autres, de devenir un garçon normal, d'être aimé et de recevoir de l'attention... Il aimerait beaucoup que Gwenvael soit fier de lui, et ne regrette pas de l'avoir récupéré en lui payant des études aussi coûteuses ici...
Au fond de son cœur, même s'il a pris l'habitude de se leurrer par peur de se blesser et de blesser les autres, c'est juste une petite chose traumatisée par la vie qui recherche l'affection... Mais c'est aussi un idiot.


■ Histoire

Le début, c'était Swann. Swann Aoringo, la fille adoptive de la famille Aoringo, une petite irlandaise aux cheveux roux et aux yeux clairs, qui parlait fort et riait beaucoup trop. Elle était arrivée dans la famille à l'âge de six ans, ne parlant pas un mot de japonais à cette époque. Sa complice, c'était sa sœur adoptive, Hanami, avec qui les mots étaient inutiles tant elles communiquaient bien que par des gestes et des regards. Dès qu'elle eut appris le japonais, Swann devint la coqueluche de son école. Avec ses cheveux roux et son drôle d'accent, elle faisait plus d'un curieux. C'est à cette époque que Swann a rencontré Gwenvael, un Irlandais étant arrivé au Japon avec ses parents de deux années de plus qu'elle. Gwenvael, c'est Monsieur Bonbons, Monsieur Gâteau, celui avec qui elle partageait toutes ses sucreries, et faisait ses meilleures blagues. Avec Hanami, c'était devenu son deuxième complice, quelqu'un à qui elle ne cachait rien, et confiait chaque secret. Avec Hanami et Gwenvael, ils faisaient la course, cassaient des vitres, sonnaient aux portes et se sauvaient avant qu'on arrive... C'était les enfants terribles du quartier.
Gwenvael, il habitait une très très grande maison, dans une ville qu'on appelait Hoshi. Et il n'y invitait que les sœurs Aoringo. Et parmi les deux sœurs, sa préféré c'était Swann. Pas seulement parce qu'elle était irlandaise, mais parce qu'il aimait son sourire, leurs discussions, et les bonbons qu'ils partageaient après l'école. Et Gwenvael, sa première amoureuse était Swann.
À l'adolescence, il l'a vu dériver. Swann, elle ne faisait pas toujours ce qu'il fallait. Elle était trop gentille, et elle s'était laissé entraîner par des racailles du coin. Mais elle était contente, parce qu'elle était tombée amoureuse. Pas de Gwenvael, à son grand damne, mais d'un de ces adolescents toxiques, avec sa veste en cuir et son sourire charmeur. Gwenvael lui avait dit, qu'il fallait se méfier, elle n'avait rien voulu entendre, ils s'étaient disputés, et il l'avait perdue.
Quelques mois après, Swann était enceinte. Mais quand on l'avait découvert, c'était bien trop tard. Et on ne pouvait plus rien pour elle. Dans son ventre, il y avait cette chose qui grossissait. Elle disait qu'il l'aiderait, son copain, cette racaille au sourire enjôleur. Ah, cette saleté de Natsume... Si elle avait su...
Le dernier jour de décembre, tout le monde était à la maison, même Gwenvael. Tout le monde voulait voir la petite chose que Swann allait avoir. Le fils de Natsume et Swann. Ils n'avaient pas eu le temps d'aller à l'hôpital, et ils avaient fait venir une infirmière à domicile. La petite chose née ce jour-là, c'était un petit garçon qui ne pleurait qu'à peine, avec une touffe rousse sur la tête, comme sa maman, et un oeil à moitié aveugle qui ne lui enlevait pourtant rien de son charme. Le plus ravi par la ressemblance entre Swann et le bébé, c'était Gwenvael. Il avait littéralement craqué pour cette petite chose aux traits de celle qu'il aimait. Natsume était là aussi, et il était si pâle qu'on aurait dit qu'il allait s'évanouir. Swann, très fière de ses origines celtiques, avait décidé d'appeler son fils Ivy.
Ils fêtèrent le Nouvel An autour de cette naissance. Tout allait bien se passer, chacun en était convaincu. Tout le monde en était certain... Et puis, le lendemain, Natsume avait disparu, sans laisser de traces. Impossible de le joindre, ou de le trouver. Et le jour où il fallut faire de la paperasse pour le gamin, ce fut Gwenvael qui se proposa pour passer pour le père. Swann refusa en premier lieu, puis, pressée par l'urgence d'officialiser la naissance du bébé, elle accepta qu'il se fasse passer pour le papa. C'est ainsi qu'Ivy fut Ivy Engel, et non Ivy Tanaka, comme son véritable père. Une belle dissidence, que de mentir sur des papiers officiels, mais le temps les avaient contraint à prendre des décisions.
Et Gwenvael, il était heureux comme tout. Il se sentait un peu comme le vrai papa, ce qui gênait plutôt Swann... Juridiquement, il était devenu le père, mais biologiquement, il ne l'était pas du tout... Quoi qu'il en soit, il se donna à fond pour s'occuper d'Ivy le plus possible, arrêtant lui aussi sa scolarité temporairement pour épargner un maximum de travail à son amie irlandaise. On eut bientôt presque l'impression qu'ils étaient une vraie famille...
Et puis, Natsume était réapparut. Sorti de nuls parts, il avait réclamé l'enfant, ce à quoi il ne reçut en pleine figure que les papiers indiquant qu'il n'était pas considéré comme le père. Furieux, il subtilisa le gamin en pleine nuit. On ne se rendit qu'au matin de la disparition d'Ivy, et la police fut envoyée pour récupérer l'enfant...
Pas de chance, Natsume avait déjà fait son affaire. Quelques semaines après, Swann avait appris qu'il avait déjà mis plusieurs filles enceintes pour leur voler leur enfant et le revendre à un trafic qui donnait une somme importante en échange. La police mise au courant, elle croisa les doigts, espéra, en fut incapable de dormir... Dans la fiction, l'espérance paye toujours... Dans la réalité, c'est une autre affaire. Et Swann ne revit jamais son enfant.
Après plusieurs années à prier, après s'être mariée avec Gwenvael une fois adulte, elle est décédée dans un accident de voiture, ne laissant à Gwenvael que ses espoirs...

Ivy avait été vendu à un réseau naissant de trafic d'enfant originaire de Chine. Ces personnes usaient des enfants pour des expériences, du travail forcé, et si l'enfant venait à mourir, ou demandait qu'on l'achève, on vendait ses organes. Un commerce écœurant, tenu par des hommes qui n'avaient en tête que l'argent... Qu'est-ce que l'humain ne ferait pas pour quelques billets ?
Mais étant trop petit pour travailler, on l'a plus ou moins "stocké" dans un coin, avec des adolescentes qu'on forçait à élever les petits pour les former à leur future tâche. Mais très vite, on a remarqué qu'Ivy était plus faible que les autres, et on pesta contre Natsume qui leur avait refilé de la mauvaise main d’œuvre... Un enfant malade, ça ne servirait pas à grand chose, alors, on a espéré qu'il se rétablisse, ou crève vite. Rien de plus ou de moins.
Finalement, on décida de l'envoyer du côté des "scientifiques" de l'établissement, de manière à voir s'il survivait là-bas, en le laissant croupir dans une salle du sous-sol...
Peut-être bien qu'il avait quatre ans à cette époque... Tout lui paraît tellement flou encore... Et qui donc se souvient clairement de cette époque de sa vie ? Ce dont il se remémore, ce sont de vastes couloirs, et d'hommes en blouse blanche, qui ne lui jetaient pas un regard, qui ne le touchaient pas, ne lui parlaient pas, et l'accompagnaient, jusqu'au bout de l'allée, terminée par une porte blanche, avec une inscription. Probablement, quelque chose comme "Réservé au personnel", "Interdit aux visiteurs", ou "Interdit d'entrer", l'on suppose, vu que le petit ne savait pas lire. Derrière cette porte, il sait juste que "ça faisait mal", et qu'il avait eu "très froid". D'ailleurs, il ne se souvient que du froid, et de la douleur, d'un mal-être certain, remontant à cette époque.
Son premier souvenir, le plus lointain, ce sont des pièces blanches et froides, et les voix des adultes. Les cris des adultes. Et des hurlements, des hurlements, toujours. Et ses nuits, ce n'était plus que des trous noirs, des heures sans rêves, où il n'avait comme certitude que de pouvoir encore bouger et respirer...
À cinq ans, il ne savait qu'à peine parler. Il imitait parfois les mots prononcés par les hommes en blanc, qui traversaient le couloir, et passait l’entièreté de ses journées, ou presque, roulé en boule au coin de la pièce. Il avait survécu juste là, et on en avait convenu qu'il pouvait servir à des expériences. Il ne mangeait pas beaucoup, ne réfléchissait certainement pas énormément. Son esprit était limité pour beaucoup à l'instinct de survie, et à l'imitation de ce qu'il voyait. Il n'aimait pas les hommes en blanc. Parfois, ils l'attrapaient par le bras, et serraient trop fort. Et quand l'enfant les mordait, ou les griffait, ils le secouaient, et disaient qu'on viendrait le punir. Il se souvenait de la terreur qu'il avait à chaque fois, et des sanglots, et supplications à moitié muettes dues à son manque de vocabulaire, quand l'on passait devant le lieu où il était revenu, et que les ombres dansaient sur le sol, menaçantes, comme si elles allaient le dévorer. Était-ce ainsi pour tout le monde ?
À ses six ans, il a commencé à quitter les sous-sols. Il se souvient de la première fois qu'il a monté les escaliers pour le rez de chausser. Il se souvient du grand monsieur à lunette, du premier homme sans veste blanche, et non masqué. Puisqu'il s'agit du premier visage qu'il ait vu alors qu'il était un tant soit peu conscient, il se rappelle vaguement de ses yeux sombres, de ses cheveux courts grisonnants, et de son sourire tendu, voir forcé. Il se souvient des papiers qu'il étalait devant les hommes en blanc, des papiers qui n'étaient qu'un amas de traits pour l'enfant, qui ne savait toujours pas lire. Des traits stupides qui pouvaient le condamner. Mais comment savoir l'importance des mots à cet âge ?
Les scientifiques voulaient faire des recherches sur l'empathie d'un enfant coupé de ses semblables depuis longtemps. Pour cela, Ivy remplaçait bien les conditions. On l'avait donc mélangé à plusieurs enfants, donc le gamin avait eu très peur. Ces autres enfants ne l'avaient pas intégré au groupe, et s'étaient organisés pour éviter un contact avec lui. Les rares à l'approcher, et à tenter la discussion se heurtaient à un Ivy effrayé, qui comme seul moyen de défense n'avait que l'attaque.
Au bout de quelques mois, il s'était habitué à la présence d'autres personnes avec lui. Bien qu'ils refusaient encore de l'intégrer, il les écoutait, et apprenait de ce qu'il entendait et voyait. À cet instant, on décida de tuer un des enfants pour voir comment il réagirait. Si les autres enfants pleurèrent, furent effrayés ou ressentir du dégoût, Ivy fut le seul à ressentir autre chose : de la curiosité.
Au fil du temps, à chaque disparition ou mort, quelque chose semblait se développer en lui. Des questions. Pourquoi tout cela ? Qui étaient donc ces enfants avec lui ? Pourquoi pleuraient ils ? Que faisaient ils là à la fin ?


La première personne a vraiment échanger avec lui, fut cette gamine de son âge, avec de longs cheveux blonds. Il ignorait son nom, elle était toujours cachée derrière ce qui semblait être son grand-frère. Bien qu'elle le méprisât, et l'insultât, il se mit à la suivre, et à se mêler aux autres, sans comprendre qu'on le haïssait. Il progressa dans sa maîtrise des langues à une vitesse fulgurante. Il était plutôt doué pour apprendre, sans doute. Malgré ça, il ne prit jamais mal les insultes. Ce n'étaient "que des mots", et il ne comprenait pas véritablement la notion de "bien" ou "mal" dans ceux-ci. Il était même content qu'on l'appelle "Méchant", "Monstre", ou "Idiot", plutôt que rien du tout.
Il n'y avait certainement pas grand chose de plus pitoyable.
Et puis, peu à peu, Ivy est devenu déficient. Il a agressé des scientifiques qui venaient reprendre un enfant, ou l'éliminer, et se posait bien trop de questions. On avait beau le punir en le battant, il se posait toujours plus de questions. Sans arrêt. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Voyant qu'au bout de quelques années d'expérience leur protégé avait donné un résultat, ils en comprirent que n'importe quel être coupé de la société pouvait développer une forme d'adaptation s'il était encore jeune.
Et donc, que faire d'Ivy maintenant ?
À ses dix ans, ce qui aurait pu être sa dernière année de vie, vu qu'on songeait à se débarrasser de lui, la police chinoise a découvert le lieu où l'on retenait les enfants, qu'ils récupérèrent par la même occasion. Un seul fugitif : Ivy. Il leur avait filé entre les jambes, terrifié par ces hommes de l'extérieur.
Pendant plusieurs jours, et pour la première fois, le petit roux a erré un peu partout, et découvert la vie humaine "normale". Il a pu observer les gens, l'activité humaine. Tout était tellement anormal, qu'il a eu très peur. Les gens n'étaient pas tués aléatoirement. Les gens n'étaient pas enfermés presque toute la journée dans une salle au sous-sol. Ils avaient un nom. Ils n'étaient pas frappés sans cesse. Que d'anormalités en somme...
Ayant vite eu faim, soif, et besoin de se reposer, il a dû trouver refuge sous les abris de bus. Plusieurs fois, des adultes se sont arrêtés, disant "appeler la police pour le rendre à ses parents", mais à chaque fois, il s'était sauvé en quatrième vitesse sans comprendre qu'on souhaitait juste l'aider. Souvent, il se servait carrément dans les poubelles pour se remplir l'estomac, se fichant bien de la propreté (la notion d'hygiène lui était d'ailleurs encore inconnue). Il n'avait qu'une chose en tête : survivre.
Après plusieurs semaines à traîner dans la rue, et à fuir les gens qui l'approchaient, il développa un caractère d'autant plus craintif. L'incompréhension liée à cette population étrange, à l'absence de réponse, et le manque de sommeil eurent vite raison de sa santé mentale bien mise à mal déjà.
Quand il fut finalement attrapé par la police, il était devenu vraiment terrorisé par le moindre contact social, pleurait dès qu'on lui parlait, et s'éloignait le plus possible, tremblant. Il faisait beaucoup de crises de panique, et ne se laissait pas toucher.
Il fut ainsi emmené dans un hôpital psychiatrique dédié aux mineurs du côté de Shanghai, dans le but d'en priorité calmer ses crises d'angoisses, et ses autres soucis de sociabilité, avant de l'intégrer à la société.
L'endroit était bien morne. Il n'y avait pas plus de huit jeunes, d'entre onze et dix-huit ans. Nombre d'entre eux y étaient pour des envies suicidaires, ou une dépendance à la drogue qui les avait rendus violents. Malgré encore la grande marge de différence avec ce qu'il avait connu étant jeune, Ivy sentit plus d'aise à se laisser un peu approcher par ces autres jeunes, mais évitaient malgré tout de leur parler, tolérant simplement leur présence sans qu'il y ait d'échanges.
Il se montra intraitable avec les infirmières, les assimilant aux scientifiques qui l'avaient retenu, et les psychologues et psychiatres eurent de quoi s'inquiéter pour lui également. Il n'avait pas de nom, il avait le langage d'un enfant de sept ans, il était petit et maigre, il pensait que faire du mal était "normal", etc. Et puis, quand il leur parla des scientifiques, qu'il croyait revenus en la personne des médecins pour encore le frapper, on décida de le bourrer aux neuroleptiques, croyant qu'il divaguait.
Pour palier à son absence de nom, on l'appela temporairement Haku.
À ses treize ans, ayant vu passer plusieurs jeunes de l'hôpital, et ayant bien progressé dans sa socialisation et commencé l’apprentissage du japonais (par le biais de livres qu'un professeur lui avait prêté après qu'il ait appris à lire, il avait toujours peur des infirmières), l'on commença à plus sérieusement penser à accélérer le rythme, pour l'intégrer à la population avant ses quinze ans. Pensée qui fut vite jetée, quand l'on constata que l'état de l'adolescent se dégradait.
Le nouveau groupe d'interné n'était pas spécialement sympathique, et s'en était prit au petit roux. Celui-ci avait alors recommencé ses crises d'angoisse, et se cachait souvent dans la bibliothèque. S'étant plusieurs fois fait surprendre à dire des choses étranges sur les médecins et infirmiers, il a dû marchander le silence des autres contre son repas, ou son propre silence face aux coups.
Déjà assez renfermé, et malgré les progrès qu'il avait commencé à faire, il régressa donc fortement. Il commença le piano à cette époque, celui-ci se trouvant dans la bibliothèque. C'est par ce biais qu'il rencontra Takuto. Jeune drogué guitariste, il se détacha des autres par son côté protecteur et jovial. Bien qu'un peu stupide, il prit bien vite Ivy sous son aide.
Si les infirmières étaient incapables d'apprendre quoi que ce soit à l'enfant, Takuto parvint avec une certaine facilité à se rapprocher du petit roux. Il lui apprit pourquoi certaines choses pouvaient se révéler biens ou mals. Il doit bien ces rares capacités de communication à cette personne d'ailleurs...
Takuto était devenu quelqu'un de proche. Quelque chose qu'il n'avait pas connu avant. Pour la première fois de sa vie, il comprenait peu à peu la notion d'affection et de confiance. Il jouait du piano, il chantait, il lisait... Sa réinsertion dans la vie normale commençait peu à peu à se concrétiser.
C'était quelque chose de tendre, qu'il y avait entre les deux garçons. Rien de plus que beaucoup d'affection. Ivy était très intelligent, et malgré le fait qu'il n'était pas allé à l'école, il faisait souvent preuve d'une maturité et d'une curiosité qui n'avaient rien d'un retardé, et l'aidait à rattraper petit à petit son retard. C'était un enfant qui s'interrogeait sur tout, et beaucoup sur le bien, le mal, et la justice également. Mais sa naïveté et son manque de culture l'obligeaient à demeurer particulièrement enfantin.. Il aimait les choses justes, et comme Takuto, avait un véritable amour pour le maintien des idéaux qu'ils partageaient. Il n'était plus "quelqu'un", il n'était plus un numéro, une taille, une couleur de cheveux, ou une appellation grossière. Pour l'instant, il n'était plus que Haku.
Et puis, un jour, après qu'il ait agressé et blessé une infirmière, on décida de le rapatrier au Japon, lieu d'où les autres enfants trouvés ce jour-là étaient originaires. Il avait treize ans, et grand besoin d'une mise au point quant à son comportement agressif. L'idée de s'éloigner des infirmières ne déplut pas à l'adolescent, mais il était hors de question de quitter Takuto. Quand bien même il en avait été autrefois incapable, il tenait réellement à son camarade. Peut-être plus qu'il ne pouvait se l'imaginer.
La séparation fut terriblement douloureuse. Tellement, qu'il l'avait senti au fond de lui... Ce qu'on appelait "douleur". Et il en souffrit tellement, qu'il crut littéralement mourir de l'intérieur.
Il a passé une année en centre de redressement, pas plus. Ses crises de panique sont revenues, il a commencé à montrer des signes évidents de folie, et personne ne l'a véritablement aidé. N'étant capable de lire que depuis très récemment, mais pas de compter, ou d'autres choses, on le classa parmi les déficients mentaux, et le traita comme un parfait imbécile. Il avait pris l'habitude, d'être traité de monstre ou d'idiot. Il le croyait. Là où Takuto et son ancien professeur qui lui avait appris à lire avaient vu une intelligence hors du commun qui n'attendait qu'à être exploitée, l'on obligea l'adolescent à répéter toujours les mêmes choses. La raison de ses crises d'angoisse provenait du manque de réponses à ses questions, et du manque d'apprentissage. Un enfant comme lui était trop sensible à ses propres émotions, et incapable de réfréner ses intérêts, et l'ennui l'avait poussé à être terriblement malheureux.
Les autres "détenus" n'étaient pas tendres avec lui. Il était petit et frêle, ne désirait faire de mal à personne. Il passait son temps à tenter de les aider, avec l'adresse d'un pachyderme dans une verrerie, mais ça partait d'une bonne attention.
Du fait de sa maladresse, de ses quelques difficultés à parler, et de son œil gauche à moitié aveugle, le pauvre enfant était bien maladroit. Il n'a jamais utilisé la violence contre les autres, ou du moins pas dans l'immédiat... Les autres l'ont plusieurs fois violenté ou humilié. Ils l'ont enfermé dans les toilettes, brûlés à la cigarette, et certains en ayant découvert ses cicatrices dans le dos ont trouvé que c'était une bonne idée que de le brûler à cet endroit. Il n'a jamais dénoncé les autres, quand il revenait en sang, et que les adultes lui posaient des questions. "Je suis tombé", c'était toujours ce qu'il disait. C'était peu crédible, surtout pour les brûlures, mais il restait muet. Et comme l'on considérait que le harcèlement faisait partie des épreuves à endurer chez les enfants, l'on ne lui vint pas en aide...
Il songeait à Takuto, qui aurait été très en colère s'il avait causé des ennuis à ces personnes... Enfin, il pensait qu'il l'aurait été.
Il aurait pu continuer comme ça. Il aurait pu demander aux autres s'ils allaient bien et se faire malmener encore plus. Il aurait pu être encore plus malheureux. Il l'a été bien plus. Il l'a été bien plus, quand le personnel des lieux l'a trouvé en pleur, recroquevillé à moitié nu sur le sol des toilettes, caché sous un lavabo, avec des marques de bleus et de suçons atroces. Il n'a dénoncé personne. Il a arrêté de parler. Il n'a plus pleuré. Il est resté en état de choc, muet, immobile, durant des jours, comme si son âme l'avait quitté à la suite de cet incident. Et il resta dans un espèce d'état de transe durant plusieurs semaines, comme s'il ne vivait plus... Peut-être qu'il ne vivait même vraiment plus... Il était un monstre idiot, et il avait été encore plus souillé. Il était sale, si sale...
Il a fuit les autres autant qu'il a pu, a pensé très fort à Takuto, qui n'aurait pas voulut qu'il se venge, qu'il devienne quelqu'un de méchant. Et il se cachait, il souffrait. En silence. Est ce que c'était normal ce qu'il vivait ? Est ce que c'était seulement normal...? Est ce qu'il l'avait vraiment mérité ? Qu'avait-il fait de mal au départ pour mener cette vie ?
Une nuit de juillet, il s'était réveillé en pleine nuit, tiré de son sommeil par les voix d'autres jeunes. Ils parlaient d'évasion, de quitter cet endroit, et de tuer les surveillants pour sortir. Puis, il les avait aperçu frapper violemment le garde de nuit. Il ne savait comment, mais on l'avait repéré peu après, et dans sa mémoire flou, il ne s'était souvenu que de ces trois jeunes, qui avaient ramené deux personnes, deux autres détenus qui l'avaient autrefois violenté. On lui avait demandé de choisir qui mourrait, et qui serait juste assommé. Il n'avait pas pu choisir. Oh non, il n'avait pas pu. Et avant qu'il ne puisse comprendre, il y avait à ses pieds deux cadavres.
Il savait que c'était sa bêtise qui les avait tués. Ce n'était pas volontaire, mais il s'en voulait à mourir. Et puis, la liberté, et le besoin de s'éloigner de cet endroit si douloureux avaient pesé sur son cœur tellement fort, qu'il n'avait résisté à l'appel du ciel étoilé, et avait suivit les trois assassins. Dès lors, il chercha à s'éloigner le plus loin possible, et s'écrouler loin, loin dans les bois, en espérant que l'on ne le trouverait pas... Qu'on ne trouverait pas cet être si sale, qui cette nuit, avait tué quelqu'un parce qu'il n'avait pu choisir...
Il a cherché à retrouver Takuto, sachant que celui-ci serait sûrement sorti de l'hôpital psychiatrique depuis le temps. Il a tenté de par lui-même calmer ses crises d'angoisse. Il ne se laissait plus toucher, ne parlait à personne lui adressant la parole, et devenait curieusement violent lorsqu'on insistait. Fuyant la police à tout prix, il n'allait de lui-même converser avec personne d'autre que lui. Il était seul. Et il savait qu'il le serait toujours tant qu'il n'aurait pas trouvé Takuto.

Il avait voulu partir pour la Chine, afin de trouver son ami, mais impossible sans papiers d'identité. Alors, il a attendu que le hasard lui rapporte Takuto. Takuto qu'il a retrouvé.
Ivy ne savait pas ce que pensait Takuto, quand il l'avait revu. Ni ce qu'il comptait faire. Il voulait juste revoir Takuto. Rien de plus. C'était ce qui le rendait heureux. Ou du moins, il le pensait. Il le pensait jusqu'à ce que cette personne qu'il appréciait tant a tenté de le tuer. Jusqu'à ce qu'on lui donne un coup de couteau, qui n'avait pas pour but de simplement lui faire mal.
Il n'a pas compris. Il a pensé à Takuto tout ce temps. Il voulait le voir, et lui dire qu'il avait fait tout comme on lui avait dit. Mais Takuto l'avait trahi. Takuto a tenté de le tuer. Et tout ce sang, qui s'écoulait de sa plaie, c'était soudainement si douloureux... Comme si avec ce sang, on avait achevé de le tuer de l'intérieur. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Mais il avait mal, terriblement mal. Et il pensa à ces deux détenus morts ce soir de juillet... Allait-il lui aussi finir ainsi ?
Il s'est réveillé un matin, un froid matin de janvier, dans une chambre d'hôpital. On l'avait donc ramassé, aux portes de la mort, et ramené ici. Près de lui, il y avait un médecin, qui remettait en place les perfusions. Il aurait voulu fuir, terrorisé par cet homme -n'oublions pas que la blouse blanche ne lui rappelait rien de bon-, mais il avait si mal... Il n'avait plus rien à croire. Il n'avait plus rien à faire. Il avait le cœur brisé en morceaux, déchiré comme s'il avait été aussi fragile que du papier. Ce n'était pas tant sa blessure, qui lui faisait mal, ni les maux de tête, et la fièvre terrible qui l'assaillait. C'était juste son cœur. Juste pour ça, il avait envie de mourir. Pour que Takuto soit heureux. Parce que si il avait voulut le tuer, il y avait bien une raison, n'est ce pas ?
Il était reconnaissant, pour qu'on ait fait attention à lui, qu'on l'ait soigné. Mais il voulait encore si fort mourir... Il avait quinze ans seulement, c'était cruel de penser ça. Mais un idiot monstrueux et si sale avait-il le droit d'effleurer le bonheur réservé aux êtres purs ?
Il mit plusieurs jours, à entièrement récupérer ses souvenirs, et à se remémorer la tentative de meurtre de Takuto. Et ses paroles "Tu as tué mon frère. Tu l'as tué. Je le savais, que tu faisais partie des leurs. Sale bâtard ! Tu m'a bien berné ! T'étais qu'un assassin ! Un put*in de psychopathe !" Il aimait toujours Takuto. Oh oui, il l'aimait beaucoup, trop même. Mais lui, il le préférait mort. Parce que ce soir de juillet, il avait participé au meurtre du frère de son ami...
Si sa santé se dégradait souvent, il n'en avait rien à faire. Et quand les médecins disaient qu'à force de traîner çà et là, il finirait par chopper quelque chose de grave et mourrait, il n'en pensait pas plus.
Des années qu'il pouvait lui rester, Ivy n'en avait rien à faire. Ce n'étaient que des chiffres, et ils ne comptaient pas. Il ne comptait qu'en douleurs et en cicatrices. Le jour où son cœur arrêtera de battre, il saura qu'il sera mort. Le temps qu'il restait ne valait rien. Il n'avait pas de temps, juste des cicatrices.
C'est dans cet état d'esprit qu'il rencontra pour la première fois Gwenvael, alors qu'il avait tenté une énième fois de se suicider. C'était Gwenvael qui l'avait empêché d'enlever les perfusions, de se découper au scalpel qu'il avait volé à un chirurgien.
Gwenvael, c'était le meilleur ami, le confident, le mari de sa défunte mère. Et il était venu exaucer le vœu de la personne qui lui était la plus chère, en retrouvant ce qu'elle avait perdu. Autant dire que l'affaire fut compliquée. Ivy refusa de croire Gwenvael et se montra intraitable, obsédé par l'idée d'en finir avec la vie. Et puis, à force de patience, après lui avoir parlé de sa mère, Gwenvael parvint à le convaincre d'habiter avec lui à Hoshi, comme le voulait Swann.
Bien que l'adolescent refusât de voir Gwenvael comme un ami, un confident, ou comme un père, il s'habitua peu à peu à sa présence. Gwenvael lui proposa alors d'intégrer l'académie -ô combien hors de prix- Chisê. De l'inconscience, de la folie, peut-être... Mais il voulait le meilleur pour le fils de Swann, pour se rattraper de ces années de négligence. Et quitte à le faire travailler nuit et jour, il voulait qu'il ait un bel avenir, malgré sa santé fragile et tout ce qu'il avait pu traverser.
C'est donc, après avoir plus ou moins forcé la main à l'établissement avec l'argent, que Gwenvael obtint une place pour Ivy à Chisê. Qui sait ce qui arrivera après ? Nul ne sait...


■ Et vous ?


Prénom/Surnom : Maevis
Âge : 16 ans
Que pensez vous du forum à première vue ? Il est vert ♥ (Ceci était un commentaire constructif)
Et comment avez-vous connu le forum ? En voyageant de partenaires en partenaires ^^
Qu'avez-vous mangé ce matin ? Code bon!
Autre : Que Phochat vous bénisse ~

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Mer 19 Avr - 21:41
S • Université - 3ième année
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Messages : 777

HnM
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S • Université - 3ième année
Bonjour Ivy! Bienvenue sur le forum, merci beaucoup pour ton inscription o/

Je vais corriger ta fiche tout de suite!

Physique :
-> Eh bien, quelle description *O* Longue, très détaillée, mélodique aussi. J'aime beaucoup! Ton personnage est unique!

Caractère :
-> En voilà d'un énergumène x) J'ai l'impression qu'un simple "bonjour" va le froisser! Ça promet de sacrés rps, ça!
Mais c'est très bien, très détaillé là aussi. Rien à redire!

Histoire :
-> Le côté presque aveugle de son œil gauche, c'est de naissance? Je ne crois pas avoir lu ça quelque part dans l'histoire ^^
-> Heureusement que tu as précisé à la fin qu'il y a eut beaucoup d'argent de donné à l'académie pour qu'Ivy y ait sa place car sinon ... ça aurait été compliqué! Inutile de dire qu'il va être surveillé ^^
Une vraie tragédie, cette histoire :( Ivy donne l'impression de n'avoir jamais connu le bonheur mais de ne même pas le savoir. Vraiment moche =(
Mais même si moi je suis tout déprimé maintenant, ça reste parfait pour une validation immédiate o/

Je te mets ici les liens nécessaires pour un bon démarrage :
- Demande de rps.
- Avatars.
- Journal Intime.
- Rang du personnage.
- Les classes.
- Le livret scolaire. L'année scolaire japonaise venant de démarrer, ce sera pour Mars 2018 ;)
- Les clubs. Je te précise que le club de danse n'est pas "officiellement" ouvert mais tu peux demander ton inscription quand même!
- Et enfin le pensionnat ou les logements en ville. A toi de choisir si tu préfères qu'Ivy vive avec Gwenvael ou soit en internat à l'académie!

Si tu as des questions, maintenant ou plus tard, n'hésite pas à demander! ♥️
Merci encore de ton inscription, et amuse-toi bien sur le forum o/


PS : c'est qui Phochat?

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Mer 19 Avr - 21:58
M • Lycée - 2ième année
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HnM
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Bonjour !
Ohw, merci. Et pas de soucies pour l'inscription, le forum avait l'air vraiment sympathique, j'avais envie de tenter l'aventure ah ah~

Pour son oeil, j'ai rectifié tout cela en rajoutant ce qu'il faut~
Mais faut pas déprimeeeeeey D=

Merci beaucoup ♥
Si j'ai des questions, j’envoie un message alors ^^

PS : Phochat c'est la Déesse Suprême. Sa représentation la plus populaire est celle d'un chaton avec une tête de bébé phoque. Elle aime tout le monde, et organise 30 fêtes du câlin par an, ces jours étant par ailleurs fériés. (On recrute des fidèles)
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Mer 19 Avr - 22:07
S • Université - 3ième année
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HnM
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S • Université - 3ième année
J'espère que les aventures d'Ivy-à-Hoshi seront enrichissantes, alors o/

J'ai tenté de parcourir l'histoire en diagonale pour trouver ce que tu avais rajouté mais ... en vain ;_; Pourrais-tu mettre ça en gras? ^^

Adjugé pour Phochat, tu trouveras un fidèle en la personne de Naoki, il adore les câlins x)

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Mer 19 Avr - 22:22
M • Lycée - 2ième année
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HnM
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Maintenant que tu es validé :

BIENVENUE !! o/

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Mer 19 Avr - 22:25
S • Médecin scolaire
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HnM
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S • Médecin scolaire
Oui bienvenue BabyCat ♥

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Mer 19 Avr - 22:45
M • Serveur
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HnM
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Chat, câlin et la virilité d'un mollusque o/

Bienvenu microbe o/

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Mer 19 Avr - 23:45
M • Lycée - 2ième année
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Messages : 34

HnM
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Voilà, c'est en gras Yoite ^^ Au début du texte ^^

*offre des bonbons à Naoki* Viens vénérer Phochat uwu

Merci tout le monde \o/
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