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The way you make me feel

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Jeu 13 Avr - 13:24
P • Lycée - 3ième année
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HnM
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The way you make me feel




*clic*

Genoux nus sur les petits cailloux, hanches tordues pour le meilleur angle de vue... La position était loin d'être confortable pour être honnête, mais Lola n'était pas prête de s'arrêter à ce genre de détails pour s'adonner à sa pulsion flippante d'espionnage de ses chéris. Ça faisait plusieurs jours qu'elle suivait Okita Nihismura, Dieu du Kendo. Elle commençait à connaître son emploi du temps par coeur, et aussi ses habitudes. Elle le voyait régulièrement aller au Dojô pour s'adonner à sa passion, la comblant de quelques merveilleux clichés où il se pavanait naturellement dans sa tenue, muscles saillants, et efforts excitants. L'homme n'était jamais aussi sexy que lorsqu'il exprimait cette mimique d'agacement de ne pas obtenir le résultat attendu. Son front se plissait dans un rictus de maturité qui la faisait exulter de joie.

*clic*

Elle l'avait vu quelques fois accompagné d'un jeune homme, très très mince, aux allures un peu féminines de temps en temps. Elle ne connaissait pas encore cette personne mais elle ne tarderait pas à finir sur son mur elle aussi. Lola avait beau être particulièrement accro à ses gens qu'elle trouvait tous intéressants, elle n'était jamais jalouse. Okita pouvait très bien se promener main dans la main avec une poupée splendide, qu'elle les photographierait tous les deux, imaginant déjà les beaux enfants qu'ils pourraient avoir plus tard. Elle était fan d'eux, pas amoureuse d'eux.
Son sens de l'observation était aiguisé comme un fil à couper le beurre et elle ne passait jamais à côté de l'occasion de prendre un cliché unique. Les photos qu'elle affectionnait plus particulièrement, c'était les photos prises à leur insu. Le naturel leur allait bien au teint et même si certaines et certaines se laissaient volontairement photographier pour leur faire plaisir - à sa plus grande surprise ! - elle préférait quand il s'y attendait pas, c'était là qu'elle voyait toute leur beauté parfaite.

*clic*

En attendant, cette fois, elle était pas très loin du jardin, à genoux derrière un buisson à fleurs, un peu épineux d'ailleurs, et elle voyait Okita se promener dans la cour. Elle ignorait ce qu'il allait faire ensuite, et elle n'avait pas non plus que ça à faire mais elle ne se lassait pas de pouvoir le regarder parler, sourire, s'exclamer et même gigoter lorsqu'il discutait avec quelqu'un. Elle était persuadée qu'il ignorait tout du charme intersidéral qu'il possédait.

- Je me demande bien ce que ça fait d'être à ta place Okita choo... Ca doit être ... génial !

Elle quitta un instant des yeux sa cible préférée du moment pour se redresser tout en restant accroupie. Ses genoux avaient fusionné avec les cailloux et elle prit le temps de les enlever tout en grimaçant.
Elle fit défiler les clichés qu'elle venait de prendre et ses joues prirent une teinte rosée pendant que son sourire se mit à s'élargir. Le zoom de son appareil photo lui donnait l'impression qu'il était là à quelques centimètres d'elle, et elle aurait adoré pouvoir toucher sa peau pour savoir s'il était réellement un homme ou pas, parce qu'elle en doutait sérieusement. Au lieu de ça, elle se contenta de caresser l'écran de son appareil exceptionnel offert par ses parents. Elle était pressée de développer ses photos là pour pouvoir les mettre sur son blog et en garder quelques unes dans son livre de gloire qu'elle planquait sous son lit...

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Lun 17 Avr - 17:05
M • Université - 1ière année
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Cela faisait quelques jours qu’il se sentait épié, et il trouvait ça désagréable. Mais impossible de savoir qui, quoi, où, comment. Bien heureusement, ça ne l’empêchait pas de faire du kendo avec toute sa concentration. Il ne ménageait pas ses efforts et était rarement satisfait de lui. Ca manquait de perfection. Okita savait que ça restait un but impossible, et ne s’énervait pas vraiment. Au contraire, il gardait sa bonne humeur. Il ne pouvait que progresser avec cet état d’esprit, et pour lui c’était l’important.

Il se lança dans un combat avec un membre du club, sans limite de temps, et de point. Simplement pour le plaisir, maintenant que l’entraînement officiel était terminé. Ca dura assez longtemps. Okita avait beau être champion national, ce n’était pour autant qu’il gagnait facilement, et bien heureusement pour lui, il n’avait été le seul à atteindre les nationales, si bien que les combats restaient exaltant pour lui, gardant son esprit compétitif aiguisé, mais aussi ses sens, et sa capacité d’analyse.
Ils restèrent ensuite s’entraîner encore un peu, avant d’aller dans les vestiaires, et Okita les quitta en saluant les derniers membres. Et une fois hors du Dojo, il ressentit une nouvelle fois ce sentiment d’être épié. Mais il ne savait pas d’où ça venait. C’était rageant. Au début, il avait cru halluciné, mais s’il avait bien appris quelque chose du kendo, c’était que son instinct était bon. Il regarda un peu autour de lui. Rien. Peu de personne était là, et surtout aucun d’eux ne le regardait.

Il afficha une mine agacé, regardant finalement vers le jardin. Peut-être dans les buissons. C’était incongru comme idée, mais au point où il en était… Il se dirigea vers eux en faisant le tour, dans l’optique de surprendre son stalker. Merde, hein. Il n’était pas spécialement populaire, il ne devrait pas être sur la liste des groupies en tout genre. C’était lui normalement qui épiait les autres. Pas l’inverse.

Et il fut bien étonné de voir un petit bout de femme. En plein dans son délire. Mais elle ne semblait pas dangereuse, juste dans son monde. Il s’approcha silencieusement d’elle avec un sourire amusé, entendant la petite phrase alors qu’elle admirait son appareil photo.

-Je confirme, c’est génial.

Il ria un peu, profitant de la surprise de la demoiselle pour piquer son appareil et regarder les photos qu’elle avait prise tout en le mettant hors de sa portée. Le plaisir d’être grand. Il trouva une bouton pour changer l’image numérique de son joujou, admirant les prises de vues. Et il observa d’ailleurs attentivement les siennes lorsqu’il était au kendo, regardant ses points d’appuis et sa posture lui faisant parfois tiré quelques grimaces de contrariété, oubliant momentanément la stalkeuse en face de lui. C’est seulement lorsqu’il vit une autre photo d’une autre personne qu’il revint sur terre, et il reporta son attention sur la demoiselle.
Elle était mignonne. Toute petite. Pas du tout asiatique. Et des yeux bleus. De très beaux yeux bleus. Ouais, elle était vraiment choupi, celle là. Okita lui adressa un sourire doux et amusé, lui rendant son appareil photo.

-T’es douée. Tu harcèles combien de personnes ça ?

Son regard se fit plus taquin. Il avait bien envie de lui ébouriffer les cheveux, mais il se retint. Ils ne se connaissaient pas après tout.

-Je peux connaître le nom de ma stalkeuse ?

Au moins, il était soulagé de voir que son instinct était toujours bien affûté. Désormais, il s’en ferait un peu moins, même si la demoiselle continuait à le photographier. Au moins, il saurait que c’était elle, et c’était mieux que l’inconnu.

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Lun 1 Mai - 18:06
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HnM
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- Je confirme, c'est génial.

Quoi ?...
Le sang de la jeune femme se glaça dans ses veines. Elle n'était pas sûre d'avoir envie de lever la tête. Elle espérait qu'elle n'était pas en train de rêver pour pouvoir voir d'aussi près l'idole de ses rêves du moment et en même temps, sa honte d'avoir été découverte serait tellement immense qu'elle hésitait à savoir si elle aurait pas préféré être sous terre ou au moins ... en France plutôt qu'ici.
Et puis bon, la passion l'emporta et elle leva les yeux. Son appareil n'était plus dans ses mains depuis plus d'une minute déjà lorsqu'elle se donna l'autorisation de poser ses yeux sur lui. Ses mains n'avaient pas bougées, elle avait gardé la position exacte de l'emplacement de l'appareil parce qu'elle était figée d'excitation et d'angoisse.

Elle releva son minois, regardant d'abord par le haut de ses lunettes pour tenter d'observer sans être vue, mais il semblait tellement absorbé par la contemplation des clichés qu'elle releva totalement la tête et qu'elle le détailla avec gourmandise. Tout ce qu'elle pourrait graver comme détails dans sa mémoire lui servira à nourrir ses rêves les plus fous de réalisme. Elle profitait de cet instant pour le photographier avec ses simples yeux.
Son visage était délicat malgré les quelques petites mimiques qu'il affichait de temps en temps. Il avait une peau couleur abricot qui semblait incroyablement douce. Sa taille la surprit. Elle le savait grand et elle se savait petite mais pas autant. Leur couple n'aurait pas grande popularité rien qu'à cause de ça.
Son esprit en ébullition s'imagina déjà à côté de lui, il ne pourrait presque pas lui tenir la main sans lui déchirer le bras. Les éclats de rires ne feraient que fuser autour d'eux et cette histoire d'amour était déjà enterrée avant d'avoir été consommée. Elle soupira pile poil au moment où il lui rendit l'appareil en lui posant une question directe et sans préliminaires.

Elle devint immédiatement rouge d'entendre le son de sa voix et surtout de comprendre qu'il s'adressait à elle, et rien qu'à elle. Son regard là qui la fixait avec ce petit sourire qui le rendait plus craquant que jamais. Elle avait envie de pleurer tellement elle était remplie de joie de pouvoir l'approcher de si près.
Ses joues la faisaient souffrir d'être ainsi violentées et elle eut un mal pas possible à reprendre un minimum le contrôle de ses émotions pour essayer de construire une réponse constructive. Sa réputation en dépendant et si elle se ridiculisait devant son idole, elle n'aurait plus qu'à aller pleurer dans les bras de Woofi avant de retourner en France avec le moral les chaussettes.

- Je... je ne harcèle personne !

Il était beau c'est sûr mais elle n'était pas une harceleuse, et personne ne viendrait lui dire le contraire, quiconque soit-il !
Elle pouvait reconnaître que le fait de photographier les gens à leur insu représentait peut-être une sorte d’empiétement sur leur vie privée mais si le japon ne faisait rien contre les pervers qui touchaient les fesses des étudiantes dans le métro alors elle ne risquait pas grand chose non plus. Et puis honnêtement avec son petit sourire de lover et son regard de braise, Okita était bien plus agressif intimement avec elle que l'inverse !

- Je ne fais que rendre justice à votre beauté en vous photographiant à des moments de votre vie où vous êtes les plus ... naturels.

Elle pensait totalement ce qu'elle disait. Elle n'aimait pas spécialement les clichés où les personnes posaient pour elle. Elle préférait largement quand c'était imprévu, naturel, opportun. Elle appréciait de les voir sous leur vrai jour, que le rendu soit bon ou pas. Au moins quand elle aimait une personne - à sa façon, ça va de soi -, elle l'aimait pour ce qu'il était vraiment.
En soi, elle ne répondit pas vraiment à sa question et c'était pas plus mal parce qu'elle ignorait la réponse et que de toute façon, sa collection allait crescendo.
Quand il lui demanda son nom, elle marqua un temps d'hésitation. Est-ce qu'il avait l'intention de la dénoncer ou bien voulait-il simplement savoir à qui il parlait ? De ce qu'elle connaissait de lui, Okita était gentil et plutôt accessible malgré toutes ces qualités qui pouvaient le rendre imbuvable d'égocentrisme, alors elle préféra lui faire confiance :

- Je ... Lola.

Elle ne se formalisa pas aux coutumes japonaises qui voulaient qu'elle donne son nom de famille en même temps et qu'il choisisse ensuite quel lien de familiarité ils allaient adopter ensemble. Elle ne lui donnait que son prénom, french power !
Il était inutile qu'elle lui demande le sien puisqu'elle connaissait déjà quasiment tout de lui. Mais il était là devant elle, c'était le moment ou jamais de tenter une approche, de lui poser quelques questions un peu plus personnelles ou au moins de compléter sa petite fiche à son sujet.

Elle hésita un peu, mordilla sa lèvre et regarda autour d'elle pour vérifier que personne était là à les écouter. La chute serait plus difficile à amortir si elle se prenait un vent en privé.
Il n'y avait personne d'autres à portée de voix, alors elle se lança en serrant les poings et en fermant les yeux.

- C'est quoi ta date de naissance ?

Elle avait pensé à payer la secrétaire de l'académie pour avoir accès aux dossiers des étudiants mais elle ne voulait pas aller en prison non plus et si elle pouvait demander directement en face à face, pourquoi se priver.
Les joues en feu, et les genoux encore marqués par les petits cailloux, Lola attendait patiemment que le bel éphèbe daigne lui répondre ou qu'au moins il ne la rembarre pas.
S'il refusait... ils pourraient au moins aller manger une glace ensemble non ? .... L'espoir fait vivre.

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Dim 14 Mai - 13:54
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Est-ce que cette fille se rendait compte qu'elle donnait la définition même du paparazzi ? Sans doute que non. Elle était certaine de croire qu'elle était dans son bon droit. Mais si on voulait être objectif… Ce qu'elle faisait était largement douteux. Peut-être qu'elle avait photographié le futur Premier ministre du Japon dans une situation inconfortable, et que ça pourrait coûter sa carrière si elle revenait à la surface.
Enfin, Okita était loin d'être mieux avec son site. C'était même pire. Mais au moins il était conscient de ce qu'il faisait. Ce n'était pas le cas de la petite étrangère, mais il se garda bien de lui faire la morale. Elle faisait bien ce qu'elle voulait. Ca ne le dérangeait pas spécialement d'être photographié à son insu. Il n'avait rien à cacher lorsqu'il était à l'académie. Seulement lorsqu'il était chez lui.

-Tu devrais faire attention. Certaines personnes ne risquent pas d'apprécier s'ils te découvrent.

Le japonais était très bien placé pour savoir que certaines personnes tenaient particulièrement à leurs vies privées, et n'acceptaient pas le moindre intrus. Aussi mignon qu'il pouvait être. Alors, oui, malgré son sourire doux, Okita pouvait être un peu inquiet pour la demoiselle qui ne devait pas savoir se défendre. Ni prendre ses jambes à son cou, vu ce qu'il venait de voir.

-Et inutile de me vouvoyer, tu me peux me tutoyer.

Il lui adressa un sourire amusé sachant parfaitement qu'elle parlait de toutes ses victimes, et pas seulement de lui. Mais la tentation était bien trop forte. A croire que ses joues n'étaient pas encore assez rouges selon lui. En même temps, il fallait bien qu'il se venge un petit peu, non ? Ca faisait plusieurs jours qu'elle le photographiait sans qu'il puisse la voir, mais sentant sa présence. Alors, c'était une bien maigre vendetta. Enfin, il n'avait pas non plus l'intention de s'arrêter là. Il appréciait décidément beaucoup trop ses joues colorées.
Et il la trouvait de plus en plus adorable. Cette fille lui faisait un peu penser à Kaede : maladroite, franche, timide, spontanée. Alors, il lui demanda son nom. Okita était incapable de savoir si c'était son prénom ou son nom de famille. Mais d'après son expérience avec les nombreux étrangers de l'académie, il penchait pour le prénom. Ce qui le fit un peu hésiter. Le jeune homme n'avait pas vraiment envie d'être aussi intime avec une fille qu'il connaissait depuis 30 secondes, lui donnant l'impression que la petite Lola faisait du forcing. Et en même temps, il savait que ce n'était absolument pas le cas. Il y avait deux choses que les étrangers avaient beaucoup de mal à assimiler d'après ce qu'il avait vu, s'incliner et donner son nom de famille au lieu de son prénom. Heureusement, sa mère lui avait donné une approche plus occidentale, si bien que même s'il trouvait cette idée gênante au début, il savait qu'il allait vite s'adapter. Même si concrètement, ça aurait dû être l'inverse.

Et puis, elle était vraiment trop mignonne pour qu'il puisse lui en vouloir réellement. Elle semblait être sur le point de faire une déclaration, avec son regard alerte avant de fermer ses petits poings, tout comme ses yeux, et ses joues rouges. Non, vraiment. Okita avait vraiment cru qu'elle allait dire qu'elle était amoureuse de lui, mais c'était tout autre chose qui était sortie de ses lèvres. Il demeura un instant surpris, avant de rire doucement tout en mettant son index devant ses lèvres. Non, il ne s'était vraiment pas attendu à ça. Elle se mettait dans tous ses états pour pas grand-chose.

-Le 10 août 98. Tu comptes m'offrir un cadeau ?

Toujours en train de la taquiner. Mais en même temps, il se demandait ce qu'elle pouvait faire avec sa date d'anniversaire. Et à part ça, il ne voyait pas vraiment. Ceci dit, si elle le faisait vraiment, il trouverait ça gênant. Ca l'obligerait à lui rendre la pareille, et honnêtement, il avait beau la trouver choupi, ils n'étaient pas encore à ce point. Mais leur relation évoluerait peut-être. Il avait bien envie de la connaître. Mais vraiment. De la serrer dans ses bras. Envie, qu'il devait déjà réfréner pour lui dire « T'inquiète, demande moi tout ce que tu veux, je vais m'énerver ». D'ailleurs, il se posa la question. Pourquoi les gens se montraient parfois intimidé face à lui ? Il n'avait pas le sourire colgate de Kim Chae Young, ni l'aura attirante de Yoite Unden, ni le regard froid et impénétrable d'Ethan Matthews, ni le sourire honnête de Dae-Hyun Jang. Il avait fini par conclure que c'était son titre de kendo. Le mauvais côté de la médaille. Néanmoins, ce n'était pas un sport qui passionnait les gens. Alors franchement, il n'était pas sûr à 100 %. Peut-être parce qu'il était bien foutu. Mais de là à faire begayer certaines personnes ? Il en doutait.
Bref, toujours est-il qu'il regrettait un peu de toujours devoir rassurer les autres sur sa personnalité. Il se savait populaire, mais restait dans l'idée qu'il était comme tout le monde. Bien loin des autres têtes de l'académie.

-Et le tien ? Que je reste pas le seul à ne rien connaître, Lola-san.

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Dim 21 Mai - 16:39
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Lola bouillait de bonheur à l'intérieur. Elle était là, à un mètre à peine d'Okita, le beau gosse intersidéral dont les filles parlent dans sa classe, elles n'en voient que par lui ces jours-ci, pour une raison qu'elle ignorait parce qu'elle ne comprenait pas encore tout ce qu'elles se disent en privé et qu'elles avaient tendance à changer de sujet quand elle leur demandait de quoi elles parlaient. Lola savait que c'était pas spécialement contre elle qu'elles en avaient mais plutôt parce qu'elles ne souhaitaient pas qu'une inconnue au charme français potentiellement dangereux puisse venir empiéter sur leurs plates-bandes, mais en dehors de ça, Lola et elles passaient de formidables moments de rigolade pendant les intercours et même après la fin de la journée pendant le ménage. Certaines filles lui avaient même confié qu'elle était vraiment trop drôle quand elle jurait en français. Et ben elles avaient de la chance car la maladresse de Lola allait leur apporter des dizaines de jurons appréciables !

M'enfin, en attendant, si l'une de ces groupies - niveau débutant bébounet bien sûr ! - venait à l'apercevoir en train de discuter avec son sempaï, elle risquait fort de se faire embêter après et de devoir rendre des comptes, ou au moins de s'expliquer sur ce qui c'était passé, elle devait trouver une solution.
Et cette situation l'embêtait bien plus que l'espèce de gêne que pouvaient ressentir certaines personnes que Lola photographiait en secret. Elle n'avait aucune idée du malaise qu'elle pouvait créer et ignorait aussi que ça pouvait la mettre en danger, alors elle ne prit pas les conseils d'Okita au sérieux et lui répondit même avec bravache :

- Ça c'est bien vrai ! Megumi va me tuer si elle me voit en train de te parler !

Et puis elle porta une main à sa bouche, comme si elle avait dit une grosse bêtise. Elle venait de se rendre compte qu'elle avait deux bourdes en une phrase. D'un, elle avait parlé d'un naturel pas permis, oubliant de légèrement temporiser sa voix pour qu'elle ne parte pas dans la vulgarité comme elle pouvait le faire avec Woofi et en plus elle venait d'annoncer à Okita-sama, Dieu du panthéon que Megumi était amoureuse de lui. Elle allait être responsable d'une catastrophe interplanétaire. Elle ne savait pas comment se rattraper sur ce coup.
Elle se mordit la lèvre en attendant de trouver une solution et laissa Okita plaisanter sur le tutoiement/vouvoiement mais Lola ne fut pas réceptive à cette petite blague, elle l'ignora même totalement parce qu'elle ne se rappelait pas l'avoir vouvoyer. Elle haussa les épaules et préféra attendre patiemment qu'un camion vienne la faucher pour sa maladresse douteuse.

Elle oublia partiellement son malaise grandissant quand le beau jeune homme lui annonça sa date de naissance, elle ne put s'empêcher d'avoir envie de sortir son téléphone pour noter cette information, mais elle eut peur qu'il le lui chipe aussi. Elle ne voulait pas qu'il se retrouver à appeler des gens de son répertoire, il avait l'air d'être plutôt sans gêne.
Il allait bientôt avoir 19 ans. Il était pas beaucoup plus vieux qu'elle et elle se laissa imaginer qu'ils pourraient aussi être frère et sœur. Elle aurait adoré avec un grand frère d'une telle prestance. Elle aurait été tellement fière à l'école de pouvoir dire "Lui, c'est mon frère.", qu'il vienne la chercher à la sortie des cours pour la raccompagner à la maison, qu'ils passent leurs we ensemble et tout ça. Pfouaah, ça aurait été fabuleux.
Puis soudain, le mot cadeau tilta à ses oreilles. Quoi ? Un cadeau ? Lola prit la chose très au sérieux. Elle n'avait jamais fait de cadeau à ses 'BG' parce qu'ils ignoraient à 90% qu'ils étaient dans sa collection et surtout la cible d'une aficionada aussi déjantée, mais si Okita lui demandait, elle serait capable de le faire. Elle se demandait bien quel genre de cadeau il pourrait aimer. Il devait surtout avoir tout ce qu'il lui faut au vu de sa popularité et de son hypothétique richesse. Et puis son cadeau se perdrait sûrement parmi tous les autres. Elle mit cette information dans un coin de sa tête et se promit d'y réfléchir plus profondément quand elle serait seule avec ses pensées.

Elle le remercia pour lui avoir donné sciemment cette information personnelle et n'imagina même pas une seule seconde qu'il puisse peut-être lui mentir. Non Okita était un jeune homme parfaitement sincère, droit, respectable, d'une gentillesse incomparable et irréprochable dans la vie de tous les jours. Dans sa tête, il triait ses déchets à la perfection, aidait la petite dame de son quartier à traverser le passage clouté, et lui portait même ses courses pour qu'elle monte l'escalier tranquillement. S'il vivait avec ses parents, c'est lui qui s'occupait de mettre la table, et de la débarrasser, et quand sa maman partait au travail, il rangeait l'appartement avant de se détendre l'esprit en pratiquant le Shodo (la calligraphie).
Bref, il était ... un exemple, et elle pu aussi rajouter un autre compliment à son actif, il s'intéressait aux autres, puisqu'il venait de lui demander sa date de naissance aussi.
Elle resta un long moment avec la bouche ouverte, blanche comme un linge cette fois tellement elle était surprise.

- Ma date de naissance à moi ? Euh...  et bien, c'est que ...

Elle se gratta l'arrière de la tête en rigolant un peu bêtement. Elle allait devoir lui dire quelque chose, mais elle n'avait pas pour habitude de livrer des informations la concernant, non pas qu'elle s'en cachait mais plutôt parce que c'était elle qui s'intéressait aux autres et pas l'inverse. En général, les gens l'appréciait assez bien mais pas au point de lui demander des choses aussi personnelles ou de l'inviter en dehors des cours. Elle n'en avait jamais souffert parce que son côté hyperactif dans ses passions l'empêchait d'être seule avec sa solitude, mais elle n'était pas habituée à ce qu'on lui rende de l'intérêt et même si l'intention fut extrêmement touchante pour elle et qu'elle sentit son petit cœur se gonfler à bloc sous cette charmante attention, elle préféra ne pas lui donner cette réponse, mais elle lui expliqua pourquoi.

- Tu sais, Megumi est vraiment amoureuse de toi.

Elle ne voulait pas rendre les choses plus difficiles pour Megumi mais elle ne voulait pas non plus qu'on croit qu'elle voulait le lui voler, elle n'en avait aucunement l'intention.
Elle regarda Okita fixement dans les yeux pour tenter de lui faire comprendre son malaise, et sa situation un peu .... 'cul entre deux chaises', elle se sentait coupable d'un truc qu'elle ne contrôlait pas et elle essayait seulement de se protéger d'éventuelles représailles qui pourraient pourrir violemment ses années scolaires au Japon alors qu'elle adorait particulièrement être ici. C'était son rêve.

- Je ne voudrais pas que les filles viennent me reprocher de te parler alors que je voulais pas être mêlée à tout ça. Moi je voulais juste une photo de toi, et même si je suis vraiment très touchée de ta gentillesse, tu n'es pas obligé de faire attention à moi. Je préférerais même qu'on en reste là parce que j'ai pas envie de souffrir à cause de leur jalousie. Le Japon c'est .... c'est tout pour moi.

Elle avait une tristesse dans la voix qui - pour les gens qui la connaissent bien - trahissait sa sincérité et sa peur de mal vivre les choses.
Elle aurait adoré que les filles lui laissent une place dans leur cercle pour pouvoir assumer fièrement sa passion de tous les bishôs qui se promenaient dans l'académie, elle ne demandait qu'à pouvoir les admirer et crier leur nom dans les compétitions en mode total groupie acharnée mais les filles avaient peur d'elle alors que Lola ne se trouvait pas particulièrement jolie. Elle devait peut-être leur parler, leur expliquer ce qu'elle ressentait. Elle allait essayer parce que cette situation embarrassante dans laquelle elle se trouvait là tout de suite était absolument rare mais elle pouvait très bien se produire de nouveau et ses ennuis iraient crescendo.

Elle avait encore beaucoup de questions à lui poser, comme quelle est ta couleur préférée, est-ce que tu as des frères et sœurs, que font tes parents, mais elle saurait ronger son frein si elle pouvait se contenter de le regarder de loin et de mener sa petite vie tranquille. Elle n'en avait jamais autant demandé alors son bonheur était comblé même s'il s'arrêtait là. Pas de regrets.
Et ce fut sur un sourire poli mais distant qu'elle arrêta de parler.


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Sam 3 Juin - 17:07
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Honnêtement, Megumi, il en avait un peu rien à foutre. Il ne la connaissait pas. Elle était peut-être mignonne, drôle, timide, adorable, ça ne changeait rien au fait que ça le saoulait légèrement que cette fille l'empêche d'en connaître une autre. Mais Okita ne dit rien. Il comprenait le point de vue de Lola. Si, elle pouvait être exclu de son groupe d'amis à cause de lui, il était assez logique qu'elle choisisse ses amies. Néanmoins, ça lui indiqua que la Lola était une personne prudente. Elle ne voulait pas d'histoire, et alors qu'elle pouvait se dire qu'elle pouvait en trouver d'autres, la jeune adolescente voulait faire le moins de vague possible.
Si ça avait été le choix d'Okita, il en aurait fait qu'à sa tête. Si une personne vous obligeait à faire un choix, il fallait prendre l'autre personne. Et puis, il était d'un naturel plus égoïste. Il vivait pour lui, pour ses compétitions. C'était toujours la première chose qu'il avait en tête, tant pis s'il devait sacrifier des gens sur l'autel du succès. Il ne pouvait pas vivre sans kendo. Si ses proches ne comprenaient pas ça, ils étaient libres de partir.

Mais là, c'était le choix de Lola. Parce que Megumi était soit-disant amoureuse de lui. Le mauvais côté de la médaille quand on avait un bon niveau de kendo, sans doute. Il commença vaguement à comprendre pourquoi les populaires restaient souvent entre eux… Si la plupart des gens les traitaient comme des dieux vivants, les mettant sur un piédestal, ça devenait gênant, et ils préféraient – sans doute – rester entre eux. Cette idée le contrariait un peu, il appréciait parler avec tout le monde, pas de vivre en haut d'une tour. Est-ce que Lola se rendait compte qu'elle était justement en train de l'isoler comme une princesse qui ne mérite de connaître que son prince charmant ? Il avait bien envie de faire demi-tour en lui disant « ok, je te laisse alors ».

Il avait bien envie d'aller voir Yoite Unden pour savoir comme il gérait cette partie là de sa popularité. A moins que ça lui convenait bien et qu'il en profitait ? Il n'en avait pas la moindre idée, et de toute façon, il n'allait certainement pas le faire. Ils n'étaient pas assez proche.

-Tu sais… Que tu me donnes ta date de naissance n'implique pas qu'on sort ensemble ?

Juste au cas où… Il se souvenait pas de lui avoir fait une déclaration. S'il avait trouvé au début qu'elle était totalement son genre, là, c'était la douche froide. Même si son sourire et son regard restaient doux, ne laissant pas la moindre trace de sa contrariété.

-Et puis, si on devient ami, elle a plus de chance que je la rencontre. Ca devrait être bien pour elle, non ?

Même s'il n'avait pas la moindre envie de faire sa connaissance. Si la petite Lola ressentait le besoin d'être loin de lui pour ne pas avoir des ennuis, c'était qu'elle ne devait pas être tendre, n'est-ce pas ?

-Enfin, je peux pas te forcer… Je vais juste te dire que vu ta passion si ça se sait, tu vas forcément en contrarié plus d'un. Si t'es pas prête à l'assumer, tu ferais mieux d'arrêter.

Okita savait parfaitement qu'il se mêlait de ce qui le regardait pas, mais il préférait lui donner ce conseil, et même s'il était lui-même un peu énerver qu'elle ne veuille pas se dévoiler alors qu'elle ne se gênait pas pour l'espionner, il n'avait pas non plus envie de lui forcer la main. C'était à elle de faire son choix. Si elle était prête à s'oublier pour ne contrarier personne, soit. Il était certain qu'elle n'en trouverait pas son bonheur, mais ils ne se connaissaient pas pour qu'il puisse se permettre de lui faire savoir.

-Surtout qu'il n'y a que ta parole pour dire que tu n'en feras rien. Et tout le monde ne sera pas prêt à te croire. Alors, j'espère que ta Megumi sera là pour te soutenir, sinon, elle n'en vaudra pas la peine.

Dans tes dents la Megumi. Il savait pas pourquoi, mais il avait une piètre opinion de la demoiselle. Ah si, il savait pourquoi ! Il ne supportait pas qu'on l'empêche de faire de nouvelles connaissances. Et si cette dernière qui n'était pas foutue de venir la voir tout en empêchant ses proches de faire de même, c'était un boulet. Elle était peut-être timide, et il respectait totalement, mais il avait du mal à concevoir qu'on puisse interdire à quelqu'un de parler à une autre personne.

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Mer 21 Juin - 14:26
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Bien que Lola soit particulièrement nulle pour déchiffrer les émotions du visage de ses interlocuteurs, elle put aisément voir et comprendre celle sur le visage d'Okita. Il semblait déçu et peut-être même un peu agacé. Elle avait cependant beaucoup de mal à comprendre pourquoi. Elle pensait avoir fait les choses correctement et qu'on pourrait même la féliciter d'être une amie aussi dévouée et fidèle mais visiblement non, ça provoquait l'effet inverse chez Okita, et il semblait être à deux doigts d'aller voir Megumi pour lui dire merde.

Elle eut envie de rire bêtement quand il prononça les mots "sortir ensemble", elle eut un fou rire intérieur qui chamboulait tout son organisme. Rien que le fait d'imaginer ça la rendait nerveuse et complètement hystérique. Elle avait pourtant tout envie de lui dire "ah bon ? c'est si évident que ça que toi et moi on est pas faits pour être ensemble ?" mais elle savait très bien que ça n'avait rien à voir avec la phrase qu'il avait dit et qu'elle ne ferait que projeter son manque de confiance en elle sur lui, empirant sûrement davantage la situation déjà bizarre.

Elle préféra se taire, et cessa de chercher à contrôler son rire quand elle entendit la suite de ses mots, elle se mordit la lèvre à l'intérieur de la bouche en imaginant le pire. Elle sentait son estomac se tordre sous l'avalanche de problèmes qui semblait lui faire coucou de loin.
Elle sentit son propre visage se transformer sous le coup de l'émotion et il eut tôt fait d'afficher une moue de chien battu qui demande pardon. Elle écoutait les paroles d'Okita, qui étaient censées et réalistes et qui la faisait atrocement réfléchir. Lola, bien que plutôt intelligente et réactive, pouvait aussi être très naïve et influençable. Aussi, les paroles de son sempaï furent comme la leçon du jour du professeur de japonais et elle les goba tout entier. Elle porta son index à sa bouche et commença à le mordiller en imaginant comment pourraient se passer les choses si elle faisait comme Okita le lui préconisait.
Après tout, il n'avait pas tort, elle faisait un effort surhumain aujourd'hui et ça lui demandait quand même un gros sacrifice pour sa passion et pour son bien-être alors qu'au final, elle ne savait même pas si Megumi aurait fait la même chose pour elle. Et puis, et si Lola avait été amoureuse d'Okita aussi, qu'est-ce qui se serait passé ? Megumi était une fille gentille mais elle n'avait jamais demandé à Lola si quelqu'un lui plaisait dans l'académie, du coup elle pourrait très bien se retrouver à traîner avec lui sans savoir que ça chavirerait le cœur de la petite française. Lola ne pouvait pas faire comme si elle n'était pas au courant pour sa camarade mais elles n'en avait jamais parlé ensemble toutes les deux et après tout, Megumi ne lui avait au final rien interdit de faire.

- Je ne veux pas arrêter de prendre des photos et de continuer à découvrir de chouettes personnalités autour de moi, je ne fais de mal à personne et si on m'enlève ça, je vois pas ce qu'il me reste.

Lola regardait Okita avec le regard un peu plus dur que tout à l'heure, elle semblait être en train de prendre du courage et d'essayer de réaliser que dans la vie on peut être trop bon trop con et qu'on se fait bouffer si on ne sait pas dire non. Elle n'avait pas l'intention de sortir avec Okita de toute façon alors elle pouvait très bien continuer à lui parler et peut-être devenir son ami et elle n'aura qu'à aller voir Megumi pour la rassurer sur ses intentions et lui annoncer qu'en plus, elle pourrait très bien l'accompagner de temps en temps pour faire la connaissance discrètement de son coup de cœur.
Elle acquiesça de la tête sous ses brillantes déductions largement suggérées par son sempaï mais elle était fière d'avoir réussi à prendre la bonne décision et elle ferait tout ce qu'il faut pour que tout se passe bien sans qu'elle ait besoin de marcher sur des œufs. Elle retrouva un visage plus serein et se permit même de sourire.

- Je suis née le 23 janvier 2001, je suis plus jeune que toi. Et plus petite aussi mais ça c'est normal, ah ah.

Elle avait retrouvé son attitude habituelle, bavarde au fil du stress qui monte, et surtout hyper anxieuse d'être en face d'un des maîtres de sa collection. Elle aurait trouvé un pokemon rare qu'elle n'aurait pas été plus ravie.

- Je tiens quand même à te dire que Megumi est une fille très gentille alors essaie d'oublier tout ce qu'on vient de se dire d'accord, je préfère qu'on reparte de zéro. Alors maintenant... ce serait génial si tu pouvais me dire ta taille, ton poids, ton groupe sanguin et plein de petites choses pas importantes comme ça ....

Elle avait sorti ça sur le coup de la blague, mais elle avait très sincèrement envie de savoir. Pourtant, en regardant la tête d'Okita, qui allait sûrement s'allonger au fil de cette discussion, elle se rendit compte qu'elle allait beaucoup trop loin et que si elle était pas déjà une folle à ses yeux, ça ne saurait tarder. Alors elle cessa son petit sourire espiègle et en joignant ses mains l'une à l'autre, elle rajouta dans une petite moue gênée :

- Ou sinon .... rien que ta couleur préférée... ça m'ira très bien.

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Dim 2 Juil - 12:21
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Il avait peut-être été un peu dur avec elle, en voyant son petit air de chien battu. Ce n’était pas vraiment ce qu’il cherchait à faire, mais, il devait bien la prévenir des risques. Et surtout, il estimait qu’elle n’avait pas à vivre pour les autres, juste pour elle. Pour son propre bonheur, estimant que chacun devait chercher le sien sans être entraver par d’autres personnes.
Néanmoins, ce petit regard disparu bien vite, laissant place à une certaine concentration, le stress sans doute en la voyant mordiller son doigt en une adorable mimique. Et puis, elle sembla réfléchir tout haut. Okita ne lui répondit pas, estimant qu’il n’y avait rien à répondre mais ne pouvant s’empêcher de penser qu’elle était un véritable livre ouvert. Elle devait être très mauvaise pour cacher ses sentiments, ce qui tira un sourire amusé, mais gardant son regard doux qui ne l’avait pas lâcher depuis le début.
C’était fou ce qu’il avait appris sur elle en quelques secondes. Lola était un peu naïve, chaleureuse, se fichant un peu des convenances japonaise, mais sans doute parce qu’elle ne l’était pas, elle faisait attention aux autres, et sans doute qu’elle devait être maladroite. Elle devait agir selon ses émotions, et ne semblait pas avoir une once de noiceur en son âme. Peut-être qu’elle faisait partie de cette catégorie de personnes incapable de marcher droit, parce qu’elle aimait être proche des gens.

Bon par contre, elle avait tout de même un petit côté mignon/flippant. C’était bien la première fois qu’Okita voyait ça. Elle avait beau poser ses questions sur le ton de la plaisanterie, quelque chose lui disait qu’une partie de Lola voulait vraiment ses réponses. Même s’il estimait que connaître son poids n’était pas vraiment intéressant, sinon inutile. Et il garda le silence avec un sourire amusé, portant son index à ses lèvres, se retenant de rire. Il avait vraiment l’impression qu’elle réfléchissait tout haut. Vraiment, elle était adorable. Il réfléchit quelques secondes lorsque Lola lui demanda qu’elle était sa couleur préféré. Honnêtement, il n’en avait pas. Et franchement, il n’avait pas non plus envie d’y répondre. Il pencha la tête sur le côté, se demandant ce qu’il pouvait lui offrir de mieux. Il ne mit pas lentement à trouver, il lui demanda de tenir son shinai, pendant qu’il faisait descendre son sac de cours de son dos, pour l’avoir devant lui, il l’ouvrit, avant de sortir un livre, abîmé, dont les pages étaient écornées, jaunies par le temps, et sur les coins de la couverture on pouvait y voir les différentes couches de carton. On devinait qu’il avait souvent été lu, et relu. Et franchement, il tenait bien la route, puisque ça faisait bien 17 ans que ce livre avait été imprimé.

Il le tendit à Lola du côté de la 4e couverture* pour qu’elle puisse lire le résumé, l’auteur et le titre. Haruki Murakami, danse danse danse. Okita n’avait pas hésité à surligner des passages ou simplement des phrases qui lui avait plut.

-Je te le donne. C’est plus intéressant que de connaître ma couleur préférée, non ?

Et puis, il sembla se souvenir de quelque chose, et il reprit le livre, l’ouvrant à la fin, où il y avait des pages blanches. Il n’avait pas hésité à écrire dessus, et le montra à Lola :

Continue à danser tant que tu entendras la musique. Tu comprends ce que je te dis ? Danse ! Continue à danser. Ne te demande pas pourquoi. Il ne faut pas penser à la signification des choses. Il n'y en a aucune au départ. Si on commence à y réfléchir, les jambes s'arrêtent. [...] Même si tout te paraît stupide, insensé, ne t'en soucie pas. Tu dois continuer à danser en marquant les pas. [...] Tu es fatigué et tu as peur. Ça arrive à tout le monde. Tu as l'impression que tout va de travers, que le monde entier se trompe. Et tu t'arrêtes de danser... [...] Mais il n'y a rien d'autre à faire que danser. Et danser du mieux qu'on peut. Au point que tout le monde t'admire.

-J’ai particulièrement aimé ce passage. Peut-être qu’il t’inspira aussi.

C’était un peu son mantra. Continuer, persévérer, croire en soi, que c’était normal d’avoir peur, d’avoir des doutes, mais que l’important c’était d’aller jusqu’au bout. Ce livre l’avait beaucoup aidé lors de sa première année à Chise, alors qu’il n’était qu’un étudiant comme les autres, dont personne ne souciait, dans le meilleur des cas, et dont on méprisait pour être un boursier, dans le pire des cas. Finalement, il avait compris que c’était sa vie et que personne n’avait le droit de lui donner la moindre valeur. C’était à lui de le faire. Et parce qu’il n’avait pas abandonné, il avait fini par être admiré par certains étudiants. Parce qu’il n’avait pas abandonné, il avait été capable de gagner les nationales et il avait bien l’intention de faire le mondial cette année.

-Et puis, je peux te donner mon numéro, si tu veux. On pourra se connaître plus simplement, au lieu de me bombarder de questions comme ci, tu n’allais pas plus jamais me parler. A moins, je t’ai laissé une si mauvaise impression que tu veux plus me voir ?

Le jeune homme était à peu près sûr qu’elle allait partir au quart de tour pour s’empresser de le rassurer, et ne voyant qu’au bout de quelques secondes qu’il ne faisait que la taquiner. Ou peut-être pas, il ne la connaissait que depuis quelques minutes après tout.

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*« Danse, danse, danse » dit l’homme-mouton tapi au cœur d’un étage fantôme de l’Hôtel Dauphin pourtant transformé en cinq étoiles où le narrateur essaie de retrouver ses marques.
Alors, il danse, danse, danse entre cet irrationnel qui envahit son quotidien et une réalité non moins baroque avec pour seul ancrage les airs de jazz, la musique pop anglo-saxonne, les petits plats mijotés dans son coin cuisine, les vieux films américains.
Il danse, danse, danse au rythme des filles passées, présentes et à venir, des glaçons qui tintent dans son verre de whisky, des insatisfactions d’un condisciple de lycée devenu star, des désarrois d’une très jeune fille déjantée, des problèmes existentiels en forme d’énigmes.
Un livre compact et léger comme une bulle de savon prête à éclater sous votre nez avec impertinence.

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Jeu 20 Juil - 11:05
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Le regard doux qu'Okita lui offrait peut-être sans s'en rendre compte la faisait littéralement fondre. Au fond d'elle-même, elle était comme un volcan rempli de lave en fusion. Au-delà de la passion dévorante dont elle était l'esclave et qui la faisait admirer ses pairs, elle ressentait en cet instant une telle chaleur humaine pour lui, qu'elle mourrait d'envie de toucher sa peau. Elle n'était pas du genre à fantasmer sur des personnes qu'elle avait littéralement en face d'elle mais plutôt dans sa petite chambre, bien en sécurité, avec les yeux fermés, à s'imaginer des aventures folles et taquines en compagnie de tous ses princes ; pourtant là, alors qu'il était à un mètre d'elle tout au plus, elle mourrait d'envie de donner une petite impulsion réelle à tous ses rêves qui ne resteront que des rêves. Chacun de ses mots, chacun de ses gestes le rendait fatalement encore et toujours plus sexy à ses yeux et son cœur manquait de plus en plus de battements.
Elle avait même du mal à savoir si tout ça était encore réel ou si elle était rentrée dans sa chambre depuis un bout de temps et qu'elle imaginait cette mignonne situation -pourtant tellement banale- avec Okita. Elle n'avait pas envie de savoir la réponse, tant que ça continuait. Elle ne voulait plus jamais le voir s'éloigner d'elle, parce qu'elle se doutait que cette chance inestimable qu'elle avait là de pouvoir lui parler et de pouvoir détailler le grain de la peau de son visage, comme les reflets dans ses cheveux, ne se représenterait jamais. Okita allait très vite se rendre compte qu'elle n'était qu'une petite fan un peu hystérique qui risquait de venir compliquer son parcours s'il lui laissait trop d'espace. C'est que la jeune guenon pouvait rapidement devenir envahissante si on lui laissait le champ libre ...

En attendant, il était là, à la fixer de ses yeux de tigre sauvage, à sourire au moindre mouvement de son visage comme si elle était tellement craquante qu'il lui était incapable de résister. Elle se plaisait à imaginer qu'Okita était totalement en train de fondre pour elle, et que bientôt il allait lui demander de se revoir, rien que tous les deux, d'aller boire un verre quelque part, d'aller .... n'importe où il voulait, même à Tombouctou, elle s'en foutait tant qu'il était là et qu'elle pouvait contaminer son espace vital sans qu'il est l'air de s'en soucier.

Et puis l'ambiance devint électrique. Pas tendue.... non loin de là.... mais plutôt tellement chargée en décharges d'émotion pour elle qu'elle aurait pu se transformer en Pikachu pour le coup. Elle le vit. Okita qui se penchait naturellement pour faire glisser son sac de son épaule. Dans ce geste qui était sûrement anodin pour lui, Lola y vit un déchaînement de mouvements sexys, le déhanché de son épaule, cette lanière qui glisse le long de son avant-bras fin et musclé, jusqu'à arriver dans le creux de sa main, serrée par ses longs doigts fins et entretenus, là où elle aurait voulu déposer son cœur à tout jamais. Elle mordit si fort l'intérieur de ses joues qu'elle sentit le sang perler dans sa bouche. Les ongles dans les paumes et les yeux en extase, elle l'observa sortir un livre de son sac et le lui tendre.
Elle resta interdite quelques instants. Okita lui donnait un livre qu'il aimait ? Sérieusement ?  Elle sentit le rouge lui monter aux joues pendant qu'elle prenait le Saint Graal dans sa main toute abîmée.

Elle prit le temps de regarder le livre, juste avant qu'il le lui reprenne, avant de lui redonner pour mieux lui montrer un passage qu'il appréciait. Il lui faisait le coup de l'ascenseur émotionnel et elle filait droit. Cette scène lui faisait penser à quelque chose ... Ah ! Dirty Dancing ! Elle voyait encore ce serveur débile et terriblement arrogant tendre un vieux bouquin à 'bébé' en lui disant qu'il avait noté quelques trucs dans la marge et qu'elle pourrait le lui rendre plus tard.
Elle fit un regard suspicieux... est-ce qu'Okita était ce serveur débile 'Robby' ou était-il plutôt le magnifique 'Johnny' avec sa classe phénoménale ? Elle parait sur 'Johnny', parce qu'en plus il cassait la gueule à 'Robby'. Elle le remercia avec une bébé courbette de lui prêter son bouquin et lut le dernier paragraphe.

Bon, malgré d'assez bons résultats pour être admise dans cette académie, Lola n'était pas non plus une critique littéraire et elle commenta le résumé ... de sa façon bien à elle.

- Oh c'est chouette ! A cet instant, j'entends pas de musique moi ! dit-elle en rigolant bêtement ... mais c'est sûrement ta façon de me faire comprendre de faire toujours ce que j'ai envie de faire, c'est ça ?

Elle marqua un temps d'arrêt, elle se rendit compte que ses pieds trépignaient sur le sol tellement elle était contente de pouvoir posséder un objet de son Dieu. Elle aurait apprécié lui sauter dans les bras pour ce don qu'elle affectionnait particulièrement mais il n'aurait sûrement pas apprécié vu la pudeur japonaise. Elle manquait cruellement de se défouler niveau câlin, ça devenait dur pour elle de se retenir !

- Merci beaucoup Okita-Sama, je le lirais très vite et je te le redonnerais ! Tu as l'air d'y tenir beaucoup vu comment il est abîmé. Mais je sais pas si je vais tout comprendre vu que c'est en japonais, il va falloir que je prenne mon temps !

Elle avait fait exprès de l'appeler Okita-Sama, parce qu'elle savait qu'il l'avait entendu l'appeler Okita-Choo quelques minutes plus tôt et elle en avait encore tellement honte qu'elle voulait refoutre une couche de lèche bien en règle pour se faire pardonner. Son manque de familiarité en privé avait croisé le monde réel. Grosse bourde !

Un rire nerveux s'empara d'elle juste après qu'elle soit à peine remise de ses émotions précédentes. Okita lui faisait carrément du rentre dedans, c'était forcément un rêve, elle en était sûre maintenant. En une phrase, il venait de lui proposer de lui donner son numéro et de se revoir. Elle manqua de s'étrangler, même dans son rêve, parce qu'elle n'était plus maître de rien du tout.
Elle fit un stop de la main en signe de dénégation et se frotta le front.

- Attends, attends que je récapitule ! Tu me prends en flagrant délit d'espionnage et toi en bonne victime d'atteinte à la vie privée, tu veux me donner ton numéro et me revoir si je trouve ta compagnie pas trop désagréable ? Tu rigoles j'espère ?

Elle n'avait pas cherché à lui parler avec tact, parce que dans son rêve, elle est maître de son destin et elle peut à tout moment arranger la situation sans problème. Elle n'avait pas été désagréable non plus mais elle enfonçait clairement les portes ouvertes en lui rappelant que là il agissait pas du tout comme un être humain devrait le faire s'il était normalement constitué.
Elle retira ses lunettes pour les nettoyer, pendant qu'elle réfléchissait à cette situation limite burlesque. Ses yeux floués, se posèrent sur le bouquin d'Okita, vraiment vieilli par l'usure... et puis elle douta. Et si tout ça n'était pas un rêve ? Et si Okita voulait vraiment passer du temps avec elle ? Mais pourquoi le ferait-il ?

Elle ne devait pas voir la chose de façon négative et pessimiste et elle devait plutôt foncer pour saisir cette opportunité de dingue. D'un coup, le grain de sa peau et les reflets dans ses cheveux paraissaient amoindris si elle avait la possibilité de passer carrément du temps avec lui et même de lui envoyer des sms. Il ne savait pas le risque qu'il encourait, elle allait le rendre totalement fou, au risque de détruire son idole. Mais qu'il se rassure, elle viendrait le voir aussi en HP, rien ne pourrait l'enlaidir. Elle remit ses lunettes en place sur son nez et releva la tête avec un regard de cocker pour croiser le sien.

- Tu veux vraiment qu'on se revoit ?

Elle hésitait à le croire, elle ne voulait pas se prendre une grosse claque dans la gueule, mais en même temps, Okita n'était pas ce genre de personne, c'était un type bien, gentil, présentable et totalement en accord avec la paix qu'il transmettait quand il façonnait son kendo. Un Dieu, tout simplement.
Elle n'attendit pas son hypothétique réponse et lui donna la sienne avant qu'il change d'avis :

- J'accepte ! dit-elle un peu trop fort, emportée par la passion. Et je vais essayer de ne plus trop poser de questions... enfin pas toutes d'un coup... enfin moins... !

Elle sortit son téléphone de sa poche et le déverrouilla, elle s'y agrippa de toutes ses forces parce qu'elle sentait qu'il aurait voulu lui piquer pour pouvoir fouiller dedans, c'était un vilain défaut qu'Okita avait là, et même si elle n'avait rien à cacher sur cet objet qui manquait de sécurité, elle préférait qu'il le pense.

- Je t'écoute .... tu ... tu veux qu'on se voit quand ?

Elle commençait doucement, le but n'étant pas de l'effrayer, mais honnêtement, elle avait déjà des idées d'endroits où ils pourraient se promener ensemble, et aussi de restaurants qu'elle souhaitait tester avec lui, et même de magnifiques couchers de soleil en sa compagnie qui feraient de parfaites photos sur son mur de la gloire. Elle devait aussi réfléchir à la façon dont elle allait s'habiller... et puis dernier point important... elle allait devoir se concentrer pour masquer cette irrésistible envie qu'elle avait de le toucher ou de le dévorer des yeux. Chaque seconde lui apportait une autre image de son héros, et sa voix suave résonnait jusque dans ses entrailles.... elle ne pourrait jamais oublier ce moment où Okita lui a tendu la main pour l'autoriser à entrer dans sa vie... Cet homme est vraiment un Prince.

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Dim 23 Juil - 19:12
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Okita ne prit pas la peine de répondre à sa question, préférant garder le mystère. Il n’essayait pas de faire passer le moindre message. Il préférait laisser à Lola la libre interprétation de son geste. Si elle comprenait que c’était pour qu’elle vive sa vie comme elle l’entendait tant mieux. Ca ne ferait que lui servir. La suite… Lui fit un peu mal au coeur. Rien à voir avec Lola. En fait, il était parti dans l’idée de le lui donner. Mais c’était seulement maintenant qu’il se rendait compte que ça voulait dire qu’il ne le retrouverait plus. Cette petite lui offrait une porte de sortie, « oui, rends-le moi quand tu auras fini », il aimait ce livre, il avait mis un peu de sa personne dedans, à force de le lire, le relire, de souligner des passages. Il s’était finalement attaché à ce paquet de feuilles. Pourtant, il savait qu’il pourrait trouver une nouvelle édition, plus récente, plus belle, et moins abîmé dans n’importe quelle librairie. Ce n’était qu’un objet, et pourtant, ça lui faisait un peu mal de s’en séparer.

Néanmoins, une partie de lui voulait le donner à Lola. Il savait qu’elle allait chérir ce livre, et avec plus de soin qu’il ne l’avait fait. Il ne savait pas pourquoi il le savait, mais il en était sûr. Et puis, n’était-ce pas le but des livres ? De partager, transmettre les idées auxquelles on croyait ?
Oui, tant pis si ça faisait un peu mal, il achèterait une nouvelle édition, et referait tout ce qu’il avait fait. Ce n’était qu’un bouquin, après tout. Il s’en remettrait parfaitement.

-Garde-le. En échange tu me diras ce que t’en as pensé, ok ?

Par contre, elle avait un sérieux problème avec les suffixes, elle. Entre le choo dont il ne savait même pas ce que ça voulait dire, mais dont il était sûr que ça n’existait pas, en tout cas pas en anglais ou en japonais, et le sama, beaucoup trop honorifique… Enfin, il lui semblait. Lola utilisait d’emblée son prénom après tout.
Enfin, une fois passé le choc, ça allait. C’était sans doute à cause de la différence culturelle, et elle n’avait pas l’habitude d’utiliser les noms de famille. Il pouvait comprendre, ses cousins australiens l’appelaient toujours par son prénom sans rien ajouter aussi alors qu’ils n’étaient pas particulièrement proches, et puis les amis de ses cousins aussi. Il avait été un peu désarçonné, jusqu’à ce que sa mère lui explique que ce genre de politesse ne se faisait qu’au Japon, et plus largement dans les pays asiatiques. Et lui avait choqué ses cousins en utilisant leur nom de famille. Comme quoi…
M’enfin, il ne s’était pas attendu à tant de familiarité dans son propre pays. Ni à un aussi grand écart entre l’emploi de son prénom et le sama, sorti de nul part. Ca pouvait presque être gênant, il ne lui semblait pas avoir mérité ce titre. Cependant, il ne préféra pas s’appesantir dessus, il tenterait peut-être de faire le point avec elle plus tard.

Non, à la place, il préféra rire devant son résumé. Certes, il aurait pu mal le prendre, mais de ce qu’il avait vu, elle n’avait que des photos de lui faisant du kendo ou marchant. Rien de bien privée. Tout le monde pouvait le voir faire ça.

-Je fais des compétitions devant énormément de gens. Je crois que je peux gérer ce genre d’intrusion, si c’en ait vraiment une. Et puis, tant que ça me déconcentre pas, ça n’a pas vraiment d’importance tes photos.

Alors oui, tant mieux si pour Lola c’était seulement ça qu’elle considérait comme sa vie privée. S’il avait trouvé des photos de lui dans sa propre maison, le problème aurait été tout autre, et sans doute qu’il se serait énervé. Mais, il n’y avait rien de vraiment personnel. Néanmoins, il avait bien l’intention de la garder à l’oeil avec ses photos. Juste au cas où… Okita n’avait pas trop envie que sa famille pâtisse de sa fan attitude vis-à-vis de lui, ni son site d’ailleurs.
Mais ça se tasserait sûrement lorsqu’elle apprendrait à le connaître. Il deviendrait moins exceptionnel, moins brillant à ses yeux, une fois qu’elle verrait ses défauts. Elle perdrait sans doute de sa nervosité en sa présence, ce qui ne la rendrait que plus craquante.
Déjà qu’elle l’était terriblement. Sa maladresse et sa spontanéité le faisait craquer, il avait envie de la connaître, de poser le bout de ses doigts sur sa nuque qui devait être délicate, descendre lentement jusqu’à la chute de ses reins pour la sentir frémir. La voir perdre ses moyens, avant de sentir ses bras fins autour de sa nuque qui le ferait lui aussi frémir. D’enlever ses lunettes lui faire un regard sauvage et voir les joues de cette demoiselle se teinter délicatement de rose.

Il sursauta un peu lorsqu’il l’entendit parler un peu plus fort. Merde, il s’était perdu dans ses pensées. Pas très saine, d’ailleurs. Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Ce n’était pas son genre de penser de cette façon. Surtout pas devant une fille qu’il ne connaissait que depuis quelques minutes. Normalement, il ne voyait que le kendo. Il n’avait eu qu’une relation amoureuse, et certes, ça commençait à dater plusieurs mois et il pouvait ressentir le manque, mais non… Ca lui avait même pas effleuré l’esprit jusqu’ici. Il la vivait bien sa vie sexuelle inexistante. Enfin, jusqu’à la rencontrer… Il se pinça l’arrêt du nez, comme il le faisait lorsqu’il était fatigué. Il devait revenir dans le présent. Lola était réellement perturbante, en fait.

Okita finit par afficher un nouveau sourire, sortant son portable de sa poche sans le déverrouiller. Il se pencha vers elle, l’air de rien pour regarder son écran, juste pour mieux sentir son parfum. Venant effleurer sa main l’air de rien aussi pour sentir sa peau, comme pour mieux essayer de se repérer sur le portable de la demoiselle. Il lui donna son numéro toujours l’air innocent et lui demandant de l’appeler, mais bouillonnant un peu. Finalement il se redressa, c’était une mauvaise idée, maintenant, il avait envie de la serrer dans ses bras. Le jeune homme dû une nouvelle fois se concentrer sous sa question. Cette fois, il déverrouilla son portable pour voir son emploi du temps. Le samedi matin, il allait au temple pour faire du kendo, et le samedi après-midi, il avait prévu de sortir avec des amis. Le dimanche, il devait travailler à l’auberge. Hum, tant pis, il allait annuler sa sortie avec ses amis.

-Samedi après-midi ça te va ? A moins que tu me rejoignes au temple vers 12h, on pourra manger ensemble, si tu veux…

Il ne savait absolument ce qu’il pourrait faire. Mais Lola était une étrangère, elle voudrait peut-être visiter des musées, ou se promener en ville, tout simplement. Tant que ce n’était pas du shopping, tout lui convenait. C’était pas genre un rencard, ça ? Naaaan, c’était pas un rencard. C’était une sortie entre futur amis. Vraiment perturbante cette fille…

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P • Lycée - 3ième année





The way you make me feel




Elle hocha la tête, toute timide et vraiment contente. Il venait sérieusement de lui dire de garder le bouquin ? Le cœur de Lola rata à nouveau un battement, sûrement qu'elle venait de perdre 5 ans de vie depuis qu'elle lui parlait mais elle préférait encore ça à vivre 100 ans sans entendre le son de sa voix. Elle sentit ses petits doigts se resserrer sur le cadeau qu'il venait de lui faire. Elle avait envie de le lire mais en même temps, elle aurait tellement aimé ne pas l'effleurer pour pouvoir laisser chaque page empreinte de l'essence de son Okita, et de le converser sous verre, dans sa chambre, accrochée au mur au-dessus de son lit. Elle allait devoir porter des gants en latex pour éviter de salir et contaminer les pages avec ses doigts à elle, sans aucune valeur. Une fois lu, elle utiliserait cette 'excuse' pour venir lui parler, juste tous les deux, en espérant que personne ne les regarde et qu'elle puisse une nouvelle fois plonger son regard dans le sien, cachée derrière ses grosses lunettes qui glissaient sur ses joues à cause de la moiteur de sa peau en cet instant. Elle viendrait lui donner son avis, aussi stressée que si elle allait passer un oral. Si elle n'accrochait pas à son style de bouquin, est-ce qu'il allait lui dire de ne plus revenir lui parler ? Elle viendrait avec un cadeau... qu'elle allait chercher dès cette après-midi ! Comme ça, il se sentira obligé de lui prêter un minimum attention...

Est-ce qu'elle désirait le genre d'attention dont elle, elle faisait preuve envers lui ? Même si lui il semblait totalement à l'aise, et elle totalement nerveuse, il ignorait à quel point, malgré sa timidité, elle dévorait la moindre seconde de ce moment d'échange entre eux. Elle connaissait son visage par coeur, elle avait remarqué les veines qui se dessinaient sur ses mains, elle avait envie de poser son index dessus pour les suivre, les lâchant pour continuer sur la longueur de ses doigts fins, puis se courber pour venir effleurer sa paume, sûrement un peu rêche à cause du kendo mais tellement virile. Elle sentait son corps entier crever d'envie de venir se blottir contre lui. C'était la toute première fois qu'elle ressentait autant de ... de quoi au juste ? ... son ventre était chaud, son coeur battait la chamade et sa peau transpirait. Elle était attirée vers lui, elle avait envie de le toucher, de se coller à lui... Elle mourrait d'envie aussi de voir plus loin que l'échantillon de peau qu'elle apercevait au niveau de sa gorge. Cette pente infernale vers ses épaules, suggestive de celle de son torse. Elle soupira, inconsciente de ce qui passait en elle, elle n'avait jamais autant fantasmé sur un de ses bishos, tout simplement parce qu'elle n'en avait jamais approché un d'aussi près. Elle aurait été au zoo que ça n'aurait pas été différent. ... Du Désir, voilà ce que c'était. Elle sentit son visage marquer un petit rictus parce qu'elle entamait pour la première fois dans ses pensées, une relation d'ordre physique avec un de ses bishos.

Le rire qu'il laissa échapper après son petit craquage bref mais intense, lui donna envie de s'asseoir. Ses genoux tremblaient et elle sentait qu'elle ne pourrait pas supporter davantage de sa part. Elle eut envie de s'appuyer contre quelque chose auprès d'elle mais il n'y avait que ce buisson qui même avec toute la volonté du monde n'arriverait pas à supporter son poids, et.... Okita, sur qui de toute évidence, elle ne devait pas s'appuyer sous peine de sentir le contact de ses vêtements et elle tomberait sûrement dans les pommes. Alors elle allait prendre sur elle, et elle prit une grande inspiration. Elle était à deux doigts de couper court à cet échange pourtant si agréable, parce qu'au final c'était trop douloureux et surtout .... trop d''émotions d'un coup ! Elle tenta de faire diversion en parlant. Ca l'aiderait peut-être à se détendre.

- Mais il n'y aura pas toujours que des photos de toi concernant le kendo. Je... si je te croise en ville, je vais en faire aussi, et peut-être même que je prendrais en filature ...

Elle lui décocha un sourire pour qu'il soit un peu dans le flou mais au final c'était vrai ce qu'elle disait. Elle avait bien l'intention d'avoir des photos de lui à la sortie de la douche, savamment cachée dans les vestiaires masculins d'une casquette et d'un maillot de foot, ou bien d'une soirée avec ses amis, dans un restaurant ou un bar de la ville. Rien n'allait l'arrêter. Il ignorait qu'elle tenait des emplois du temps, qu'elle commençait à connaître aussi quel cours il avait et à quelle heure, et quelle personne il fréquentait. Il semblait prendre ça à la légère, avouant que ses photos n'avaient "pas d'importance", mais ce n'était pas que des photos, c'était des moments de vie. Il ne savait pas tout, comme elle ignorait qu'il gagnait de l'argent sur le dos (ou les fesses pour être plus précise) des bishos de l'académie. Ils formaient un bon duo dans le savoir. Il avait d'ailleurs des milliers de Yens dans sa poche qui lui appartenait mais ça, il l'ignorait aussi sûrement.

Le seul moment où elle ne pourrait pas le photographier, ce serait pendant leur futur 'rendez-vous', il serait sûrement totalement décontenancé et agacé si elle prenait une photo de lui quand il lui parlait ou quand il mangeait, ce qu'elle comprendrait mais laisser passer ça serait un crime contre la préservation naturelle des Bishos, alors elle songeait à adapter une caméra miniature sur sa paire de lunettes. Une vidéo d'Okita, avec l'image et le son, serait encore plus.... parfaite qu'une photo aussi belle qu'elle soit.
Elle secoua la tête, elle était justement en train de remettre en cause le fait d'avoir accepté de le revoir, quand il revint sur terre. Si elle avait pu profiter des pensées légèrement obscènes d'Okita, c'est sûr que Lola serait morte sur place. Aucun bouche à bouche n'aurait pu la sauver, bien au contraire ! Elle était sur le point de lui dire que c'était une mauvaise idée et qu'ils feraient mieux d'en rester là quand il s'approcha d'elle et de son téléphone, enraciné dans ses doigts qui n'arrivaient même plus à trembler tellement son corps devint rigide quand elle sentit son nez frôler sa chevelure. Elle ne pouvait voir son visage pendant ce temps là mais ses yeux, eux, fixaient l'encolure de son t-shirt. Ce col en V lui offrait une vue parfaite pendant qu'il se penchait vers elle pour ... pour quoi déjà ? peu importe... Tout ce qu'elle voyait c'était ce dont elle avait rêvé tout à l'heure, elle apercevait sa peau, saillante, cette musculation sèche qu'elle avait déjà imaginé tant de fois depuis qu'elle bavait sur lui. Et son coeur s'emballa. Son visage s'empourpra si fort qu'elle sentit les larmes lui monter aux yeux tellement elle avait chaud. Cette sensation était particulièrement désagréable, elle ne contrôlait plus la situation et elle sentait qu'elle allait réellement tourner de l'oeil. Elle sentit à peine le contact des doigts d'Okita sur sa main, elle entendit à peine quand il lui donna son numéro et qu'il lui demanda de l'appeler, elle n'entendit pas vraiment sa proposition non plus. Elle se contenta de lever les yeux vers lui pendant qu'il regardait sur son téléphone.

- Je ... ne ... me sens pas très bien. Je ...

Ses pensées se brouillèrent, le sang avait reflué de son visage à tel point qu'elle devait sûrement être toute blanche maintenant. Ses doigts relâchèrent soudain la pression qu'ils exerçaient sur le téléphone quelques minutes avant et ses genoux finirent par flancher pour de bon. Elle sentit tout son corps s'effondrer en même temps que son smartphone embrassa les cailloux sur le sol. Elle eut la logique totalement inconsciente de partir en avant, vers Okita, plutôt que vers le buisson. Elle ne profita même pas de l'étreinte qu'il lui offrit par réflexe et se retrouva aussitôt dit aussitôt fait dans ses bras, à moitié dans les vapes. Ses lunettes glissèrent de son visage pendant l'atterrissage forcé.

Dans son esprit embrouillé, elle ignorait que son petit corps tout faible se retrouvait enlacé par une musculature puissante et parfaitement dessinée. Elle ne serait jamais en meilleure compagnie qu'à cet instant et elle ne pouvait même pas en profiter décemment.
A moitié perdue dans une semi-conscience, son esprit analysa la situation. C'était trop pour elle, bien plus que ce qu'elle avait imaginé recevoir comme "accueil" au Japon et elle n'y était pas préparée d'où sa crise hypoglycémie actuelle. Les frissons et les battements intempestifs de son coeur avaient dû brûler bien plus d'énergie en elle que si elle avait couru le marathon de l'année, et n'étant pas une grande sportive, son corps n'avait pas supporté. Elle allait avoir besoin d'une grosse préparation psychologique si elle souhaitait mieux gérer leur prochain rendez-vous... enfin si il acceptait toujours de la revoir après ce disgracieux malaise.

- Okita ... S'il te plaît ...

Plus de sama, plus de choo, juste Okita, juste elle et lui.
Juste lui et moi ... Ne m'abandonne pas, ne me tourne pas le dos ... ne me laisse pas redevenir une simple fille de l'académie, je pourrais pas le supporter.

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Sam 2 Sep - 23:02
M • Université - 1ière année
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HnM
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Okita n’avait pas la moindre idée de l’effet qu’il faisait à Lola. Enfin si, il avait remarqué qu’il l’impressionnait. Mais s’il savait que Lola était tombée dans les pommes à cause de lui… Il n’aurait pas joué ce petit jeu.
Mais il n’en savait rien. Il la rattrapa lorsqu’elle s’écroula sur lui. Elle était brûlante. Il ne fut pas assez rapide pour rattraper son portable ou même ses lunettes. Il se baissa lentement pour ramasser ses affaires, tout en faisant attention à Lola qu’il gardait dans ses bras, caressant ses cheveux tendrement pour lui faire comprendre que tout se passerait rien. Il s’était évanoui plusieurs fois à cause de l’effort, et il savait que la demoiselle ne devait entendre qu’un bourdonnement à ses oreilles, et voir difficilement. Il ne restait que le touché avant de tomber dans l’inconscience.
Il ramassa son portable et ses lunettes pour les mettre dans ses poches, et ainsi avoir les mains libres. Celle qui caressait ses cheveux alla un peu plus loin pour se poser sur son front. Elle avait besoin de fraicheur. L’autre se serra autour de sa taille pour la tenir fermement contre lui, histoire qu’elle ne glisse pas.

Elle murmura quelques mots qu’il comprit très bien, et il la berça tendrement contre lui, pour lui faire comprendre qu’il était là, et qu’il s’occupait d’elle, qu’elle n’avait pas de soucis à se faire.

-T’inquiète pas, je suis là. Je t’envoie à l’infirmerie, ok ?

Il passa un bras sous ses genoux, l’autre sous ses omoplates, laissant sa tête un peu plus bas que ses jambes pour l’aider à respirer le mieux possible, prenant la direction du bureau du docteur Fatalys. Ah les femmes… On devait toujours s’inquiéter pour elles… Il eut un sourire amusé, marchant rapidement mais sans paniquer, et faisant attention à ne pas la cogner contre un mur ou une porte. Quelque chose lui disait que ça ne l’aiderait pas. Sauf s’il voulait qu’elle aille plus mal.

Il arriva sans encombre jusqu’à l’infirmerie et la posa sur un lit, tout en expliquant la situation à Dorian. Okita n’avait pas de soucis à se faire, le médecin prenait en la situation en main. Mais le Beyond Yourself resta tout de même. Pas parce qu’il n’avait pas confiance, mais parce qu’il voulait s’assurer de visu qu’elle allait bien. Néanmoins, il ne resta pas sagement à son chevet. Il en profita pour prendre le portable de Lola, faisant une photo de lui, avec le V de la victoire avec ses doigts, un clin d’oeil et un sourire doux, avant de le mettre en fond d’écran, avant d’y mettre son numéro pour l’appeler pour avoir le sien. Il posa ensuite l’appareil ainsi que ses lunettes sur la table de chevet.

Il discuta aussi un peu avec le médecin sans trop le déranger, lui apportant un café, avant de se rasseoir au chevet de Lola. Il s’était apprêté à rester silencieux, mais Dorian lui demanda comment il allait. Il fut un peu surpris, répondant un bien naturel, avant de se rendre compte qu’il lui parlait de sa condition physique. Il se mit à réfléchir pour savoir s’il avait eu une quelconque douleur, où s’il sentait que ses muscles avaient du mal à suivre le rythme de son talent. Cette pensée le dérangea. Il avait l’impression d’être arrogant, mais pourtant… Parfois, il se faisait un peu mal à la cheville parce qu’il avait vu un mouvement mais ses muscles répondaient moins vite. Mais dans ces moments, Okita n’écoutait pas son corps, n’ayant à l’esprit que d’esquiver ou d’attaquer, si bien qu’il pouvait se faire mal par la pression qu’il mettait. Il mit plusieurs secondes à lui répondre oui d’un air très sérieux, et qu’avec l’été qui arrivait, il allait ralentir sur ses entraînements. Il le remercia, lui demandant encore et toujours s’il voulait pas un de ces trophées. Okita savait qu’il allait dire non. C’était devenu une sorte de petite blague entre eux.

Il resta jusqu’à ce que la demoiselle se réveille et lui offrit un sourire doux et rassurant, lui demandant si elle aillait bien, et faisant en sorte qu’elle reste allongée. Il la quitta en lui faisant un bisou sur le front en un signe protecteur, avant de lui faire un signe de la main, et lui disant de bien manger samedi matin. Ca serait bête qu’elle tombe une nouvelle fois dans les pommes quand ils se retrouveraient au temple.

C’est seulement arrivé chez lui qu’il lui envoya un message pour lui faire comprendre qu’il avait son numéro.

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