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DISCORD(E)



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Sam 16 Mai - 22:44
S • Médecin scolaire
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HnM
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Dorian s'était levé du pied gauche ce matin. Ce n'était peut-être pas de la faute d'Al' qui avait fait trop de bruit en allant chercher les courses et en les rangeant dans le frigo, ni du Poux qui n'avait pas arrêté de miauler et de réclamer à manger ou des caresses toute la nuit... mais peut-être que si. Quoiqu'il en soit, il s'était levé avec les traits plus que tirés et une humeur de chien errant atteint de la rage. Il s'était empressé de prendre une douche histoire d'avoir meilleure mine et avait enfilé un kimono noir. Il était déjà 8h, il ne savait plus à quelle heure exactement les cours commençaient, et puis de toute façon, c'était son premier jour, il avait bien le droit de choisir l'heure à laquelle il commencerait. Et se sera 9h !
Il sortit de la chambre, suivi de près par le Poux et se dirigea vers la cuisine. Al' était là-bas, le petit déjeuner était prêt et très appétissant. Dorian ne lui fit pas de compliments évidemment mais il lui fit signe de nourrir le Poux et puis de le laver. Il avala une grande tasse de café, un jus d'orange et quelques gâteaux secs et il prit la route de l'école. En voiture évidemment.

* * *

Dorian était arrivé à l'infirmerie vers 8h45, ni en retard, ni en avance. Impeccable, comme lui. Il avait reçu la clé de l'infirmerie dans le courrier de son admission au sein de Hoshi et se rendit donc dans ses locaux. Lorsqu'il ouvrit la porte, il fut immédiatement choqué par l'odeur de renfermé qui régnait ici !

- Mon Dieu que c'est insalubre... Cette académie ne dispose donc-t-elle pas de ressources suffisantes allouées à l'installation de ses employés ?

Evidemment, il était le premier infirmier de l'école, donc personne n'était entré ici depuis le début de l'année scolaire -voire avant-, pas même la femme de ménage apparemment. Il nota dans son carnet de laisser un mot à son intention. Au pire, il prendra Al' avec lui demain pour le faire nettoyer ici. Il soupira et prit les choses dans le bon sens, pour pas accentuer son exaspération déjà trop grande. Il ouvrit le store laissant passer le jour et ouvrit également la fenêtre, l'odeur de dehors était largement plus supportable ; en espérant que le froid automnal ne friserait pas la laine de ses futurs moutons. Il inspecta la pièce et fut content de trouver une sorte d'étagère pour ranger ses futurs dossiers. Il avait également un bureau des plus simples avec un téléphone fixe et une sorte de chaise longue rehaussée comme chez les médecins. Et évidemment, il avait sa boîte à pharmacie, pleine. Il vérifia les dates des médicaments histoire de pas empoisonner la moitié de l'école. Une fois tout cela fait, il put enfin sortir quelques affaires de son sac. Notamment des crayons, des papiers et autres documents. Il avait aussi trouvé à l'accueil des déclarations de maladie qu'il devait sûrement remplir à chaque cas qu'il examinait. Et puis il avait volé un petit pot de fleur à l'entrée qui ne servirait à rien là-bas. Il le posa près de la porte avant d'ajouter un cadre d'un paysage égyptien pour lui rappeler d'où il venait malgré son nom... C'était beaucoup mieux ainsi, beaucoup plus accueillant et chaleureux.... si on en oublie le propriétaire. Il fut tiré de son aménagement par une sonnerie. C'était son Iphone. Il cessa toute activité et s'y intéressa ; c'était un mail de Kallys... Mmh décidemment, elle le harcelait. Il perdit son masque d'homme froid et sûr de lui pour afficher celui d'un homme blessé et abandonné :

Dayen, c'est Kallys. Alors ? Cette académie ? Depuis quand tu joues les grands coeurs pour soigner les malades toi ? L'Egypte te manque j'en suis certain. Passe le bonjour à ta mère pour moi.

Quelle garçe. Elle savait très bien qu'il n'avait pas eu affaire à sa mère depuis des années, elle s'amusait juste à le "torturer" une fois de plus. Il sentait bien l'ironie et la méchanceté dans son message ; elle était tellement hautaine quand elle lui parlait. Il s'entêta à ne pas lui répondre cette fois et se laissa tomber sur son siège en cuir. Il porta une main à ses yeux endoloris, le sommeil lui courait après... C'était assez difficile de résister. Il se redressa et décida d'aller chercher un café à la caféteria qu'il avait aperçut en chemin. Aucun élève ne passerait entre temps, et puis même si y'en avait un, ben il attendrait. Il laissa un petit mot sur la porte "La patience est une vertue..." et il y alla...
Lorsqu'il revint 5mn plus tard, il n'y avait toujours personne dans son bureau mais il n'enleva pas le petit mot, désireux de tester la patience de ses moutons. Il se rassit dans son fauteuil et but lentement son café chaud bouillant tout en zieutant les moindres recoins de son bureau, avec grand mécontement...
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Dim 17 Mai - 21:48
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Tiit tiit tiit!

"Ouais, ça va! Je suis réveillé! Ta gueule!"

Et d'une main furieuse et certaine, Yoite appuya sur le bouton off de son réveil. La tête enfouie dans l'oreiller, le réveil était difficile. C'était assez dur de reprendre le rythme des cours, les vacances étaient encore dans son esprit, faisant pétiller ses yeux et lui permettant de rester de bonne humeur. En arrivant dans l'école hier, le jeune homme s'était attendu à conserver ce rythme de fainéant, à faire ce qu'il voulait de ses journées mais c'était bel et bien terminé. Il s'en était douté en programmant l'heure du lever pour le lendemain mais on ne s'en rend vraiment compte que quand celui-ci sonne pour de bon. C'est comme la fin d'un long rêve ...
Bougeant doucement ses jambes sous les draps maintenant chauds, Yoite finit par poser délicatement ses pieds à terre. Ses cheveux étaient dans un état lamentable, sa coiffure était si difficile à entretenir! S'étirant sans aucune grâce, Yoite fut stoppé dans son geste par une légère douleur dans le bas du dos. Fronçant les sourcils, il passa doucement sa main derrière mais aucune blessure ne semblait avoir élu domicile là. Haussant les épaules, il mit ça sur le compte d'un sommeil trop profond et se leva pour filer dans la salle de bain, pour se préparer. Il lui fallait du temps alors autant ne pas traîner! Une bonne douche fraîche l'aida à se réveiller avant qu'il ne passe une bonne 20aine de minutes pour se coiffer. Il savait que c'était superflu, il avait son club de piscine ce soir mais passer une journée sans se coiffer, c'était impossible!
Une fois prêt, il prit son sac et fila en cours. Les couloirs n'étaient pas encore ses meilleurs amis et il risquait d'arriver en retard mais ... tant pis!

La journée fut longue et parsemée de bâillements en tout genre. Yoite manquait de sommeil, c'était évident et être en cours n'était pas un remède exclusif. Plusieurs fois, il s'était fait rappeler à l'ordre par ses professeurs alors qu'il commençait tout juste à fermer les yeux. Une petite blague de ceux-ci ou une légère tape sur la tête pour le faire revenir dans ce monde avait rendu son humeur un peu moins bonne sans pour autant la dégrader complètement. C'était le début de semaine, ça promettait!
Lorsque ses cours furent terminés et que l'heure des clubs sonnait enfin, son expression changea du tout au tout! Il allait enfin pouvoir retourner nager! Aaaah qu'il avait attendu ce moment! La piscine, il ne l'avait finalement pas encore vue, il savait juste où est-ce qu'elle était et l'attente le rendait super excité! Le sac de cours remplacé par celui de sport, Yoite prit la direction de son club, suivi par d'autres. Au moins, le fait de savoir qu'il n'était pas seul à y aller, c'était réconfortant. Le jeune homme aimait la concurrence, la compétition et la fraternité qui pouvait naître dans un tel club. C'était beaucoup plus intime qu'un club de dessin par exemple, c'était particulièrement plaisant de faire du sport avec des camarades.
Malheureusement, sa joie fut de courte durée. Alors que le club avait commencé et que tout le monde était dans l'eau, Yoite ressenti à nouveau son mal de dos. Mince, c'était vraiment pas le moment. Tentant de le nier autant que possible, il fut vite rappelé à l'ordre par le président du club :


- Unden! Si tu sais pas nager, va dans une piscine où t'as pied!"

Sa honte actuelle était telle qu'il sortit de l'eau aussitôt et se dirigea vers son président pour régler ses comptes personnels avec lui. S'en suivi une légère dispute ... Ils ne se connaissaient pas du tout tous les deux mais déjà, ils se détestaient! Comment avait-il pu dire devant tout le monde qu'il ne savait pas nager, lui!? Le président lui ordonna alors d'aller voir un médecin si son mal de dos l'empêchait de faire les mouvements qu'il voulait et, bien que ça venait de lui, Yoite acquiesça. Il devait retrouver son corps à 100% et se venger pour lui en mettre plein la vue. Baissant les bras, vaincu pour cette fois, il le laissa retourner à ses occupations mais ne partit pas encore. Ce président avait quelque chose de supérieur qui ne lui allait pas du tout. S'avançant vers lui sans s'annoncer, il se mit derrière et le poussa dans l'eau avec son pied gauche. La stupéfaction fit cesser les autres dans leurs mouvements et quand le président ressorti la tête de l'eau, Yoite lança :

"Si notre président refuse de se mouiller, on peut pas vraiment apprendre n'est-ce pas? Disons qu'on s'est mutuellement rendu service, aujourd'hui. Ne me remercie pas, vraiment, ce n'était pas grand chose."

Et tournant les talons, il retourna aux vestiaires. Il venait de creuser sa tombe et allait peut-être être exclu du club mais il en doutait. Il avait prit le temps de le jauger avant de faire ça et ce président allait juste lui rendre ses heures de club pire qu'à l'accoutumée mais c'était pas plus mal. Au moins, son besoin de difficulté dans un domaine qu'il adorait allait être parfait. Une fois sec et rhabillé, il prit la direction de l'infirmerie.

- - - - - - -


"Une vertue? Mon cul!"

Soupirant de voir que l'infirmier ou l'infirmière n'était pas là, Yoite s'appuya contre le mur à côté de la porte. C'était finalement une mauvaise journée, sa fatigue aurait dû prendre le dessus ce matin et le forcer à rester là et s'il s'était écouté, il serait resté couché toute la journée! Demain, peut-être qu'il n'irait pas en cours. Ce n'était vraiment pas correct, son oncle allait encore lui remonter les bretelles ... Raaaah, fais chier!
L'humeur dans les chaussettes, notre jeune homme attendit 25 minutes! Vous imaginez, 25 minutes à attendre la venue de quelqu'un qui puisse l'aider? C'est super long! Et si ça avait été une urgence, hein?! Très en colère, Yoite arracha le papier et donna un coup de pied dans la porte. Sa rage n'avait pas de mot, il se défoulait de toute sa journée sur cette pauvre porte qui ne lui avait pourtant rien fait mais ... une porte fermée, mine de rien, c'est méchant. C'est froid, et sans appel. Laissant son front et son poing appuyés contre celle-ci, il ne pouvait décemment pas s'en aller malgré tout. Il n'avait qu'une envie, c'était de rentrer et de se coucher pour ne plus jamais se relever mais le dépaysement n'était que de courte durée, n'est-ce pas? Dans quelques jours, il serait frais et motivé comme jamais, n'est-ce pas?
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Dim 17 Mai - 23:02
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Ce fut avec un soubresaut des plus violents que Dorian sursauta sur sa chaise lorsque l'étudiant -encore inconnu à ce stade- frappa la pauvre porte d'un coup de pied bien placé. Elle aurait volé en éclats que ça n'aurait pas été plus étonnant que ça.
Sur le coup Dorian fut vraiment ravi d'un tel acte de violence ; ça voulait dire que son petit mot mi-théorique, mi-ironique, avait eut l'effet escompté. Il avait réussit à stopper quelqu'un devant la porte et qui plus est, celui-çi devait avoir attendu assez longtemps pour laisser monter l'impatience et la rage en lui, pour finalement s'en prendre à la pauvre porte. Mais que diable pouvait-il se passer dans la tête des gens pour avoir autant de mal à garder son sang froid ?
Toutes ces pensées avait trottiné vers son cerveau en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, juste 1s après le coup violent... Mais ce fut autre chose qui retint toute son attention. Son café. Evidemment bien sûr, il s'était renversé lorsqu'il avait sursauté.... et où ? sur un papier ? non, trop inutile. Par terre ? non, trop facile à nettoyer. Sur sa chemise ? en voilà une bonne idée. Assez bonne pour le mettre hors de lui.

Il se redressa aussitôt et entra dans une rage folle, silencieuse mais folle. Ses yeux devinrent plus noirs que jamais et ses doigts se crispèrent. Il posa doucement la tasse de café vide, sur son bureau et ne prit pas la peine de s'essuyer, il préférait mettre un visage sur les horribles abominations de torture psychologique et physique qu'il avait en tête pour le coupable. Il se dirigea vers la porte, d'un pas décidé et avec un sourire plus que mesquin sur les lèvres, un sourire de psychopathe, il ouvrit la fameuse porte, sûrement gondolée par la violence.
Il se retrouva confronté à un alien. Une sorte de mixture bleu au regard agressif et à la tenue plus que médiocre (tout était relatif à cet instant vu la chemise de Dorian mais passons...). Il ne pipa mot et posa aussitôt les yeux sur la feuille où était écrit son petit mot. Feuille qui était actuellement écrabouillé par les doigts fins et osseux de l'alien. Il l'avait arraché. Dorian releva les yeux pour les fixer dans les orbes de l'étudiant et se rapprocha de lui. Il dirigea doucement sa main vers celle de l'étudiant et y attrapa sa feuille du bout des doigts, comme s'il avait peur d'être contaminé par une maladie quelconque. Il se retourna et raccrocha le petit mot après l'avoir déplié. Il déclara, solennel :

"Ce n'est qu'une feuille... Elle n'a pas à être victime de votre violence compulsive et incontrôlable." Il profita du son plutôt intense et profond de sa voix qui hantait le couloir vide pour se retourner et rajouter "Et ce n'est également qu'une porte. Elle ne méritait pas non plus votre geste... Enfin pour finir, ce n'est qu'une infirmerie ici. Ce n'est pas son rôle de soigner votre déchéance alors calmez-vous ou repartez."

Il se mit à sourire de façon ironique, persuadé d'avoir réussit à planter une petite graine de tyrannie dans le cerveau de notre premier mouton. Une petite graine qui allait germer à vitesse grand V. Il retourna dans son bureau sans fermer la porte derrière lui "Si vous êtes d'accord avec ces quelques premières règles, vous pouvez entrer et je vais étudier votre cas... Sinon, merci de fermer la porte avant de vous en aller."

Il se doutait que si l'étudiant qui avait l'air plutôt nerveux, était venu jusqu'ici, c'était qu'il y avait une raison plus que vitale pour lui, et donc qu'il allait entrer. C'est pour cette raison qu'il se permettait d'être aussi confiant... quoiqu'il l'était toujours de trop naturellement.
Il se rasseya et sortit son premier dossier qu'il nomma "Patient 01", comme dans un grand film Américain dont le nom lui échappait. Il était prêt pour débuter la journée malgré que sa chemise lui collait désagréablement à la peau. Il se changerait après cette visite. Heureusement qu'il amenait toujours un vêtement de rechange sur lui. Comme disait un dicton à l'origine inconnue et douteuse "Homme prudent, Homme.... prudent". Voilà tout. Il reporta son attention sur la porte, en attendant que la brebis fasse son entrée et lança, impatient :

"J'ai beaucoup de choses à faire vous savez..." dit-il, menteur jusqu'au bout des ongles. "Ne soyez pas timide, je ne vais pas vous manger... Après tout, je suis ici pour vous soigner, non ?". Il riait lui-même de l'aptitude plus qu'incroyable qu'il possédait de modeler sa personnalité au gré de ses envies. "Nom ? Prénom ?" finit-il par demander, en tapotant sur le dossier, de façon agacée. Il manquait de caféine.

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Dim 17 Mai - 23:30
S • Université - 3ième année
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Quel visage nous donne la surprise? Certainement pas quelque chose qu'on aimerait savoir en fait. Sûrement avons-nous l'air encore plus bête que d'habitude, la bouche ouverte, les yeux exorbités, le tout donnant un air de mouton malade! Etait-ce la tête de Yoite à cet instant? Mais certainement! Il s'était énervé sur une porte et sur un papier parce qu'il pensait qu'il était seul dans le coin. En temps normal, il savait garder un minimum de sang-froid et avait une tenue tout de même respectable. Là, le fait que la porte s'ouvre suite à sa colère - et non pas parce qu'il l'a défoncée - ça le laissa franchement bouche bée. Bey merde alors, il y avait quelqu'un dans cette infirmerie? Mais alors?! Pourquoi est-ce que c'était marqué qu'il fallait patienter? Il y avait déjà quelqu'un, c'est ça?
Se penchant un peu sur le côté, Yoite chercha à vérifier la présence d'une personne, n'importe qui, qui pourrait lui donner une raison valable mais il dû vite se rendre à l'évidence : cet homme, qui se trouvait maintenant devant lui, était bel et bien seul et à le regarder, il semblait adulte. C'était donc l'infirmier alors pourquoi diable laissait-il une porte fermée?! S'il voulait se reposer, autant qu'il reste chez lui! En plus, il n'était pas accueillant du tout, il avait un air extrêmement froid, des yeux rouges, un sourire mesquin et il était immense. Rien de bien rassurant. Ok, ils n'étaient plus des enfants mais se faire soigner par ce genre de personne, ce n'était jamais très prometteur!
Alors qu'il n'avait pas encore bougé, ni pipé mot - que dire? - Yoite vit l'homme s'approcher de lui. Que lui voulait-il? Le frapper parce qu'il avait fait du bruit? Parce qu'il avait toqué à sa façon? Non, il voulait juste récupérer le papier et... le remettre?! Quel culot, sérieux! Non mais on a jamais vu ça! Foi de Yoite, cet homme n'allait pas rester infirmier longtemps! Le laissant blablater sur ces droits, ces besoins et des nécessités obligatoires en cette école, Yoite termina sur une grimace des plus désagréables. "Repartez"? Alors qu'il avait attendu si longtemps? Mais il était bête ce mec ou quoi?!

Posant ses deux mains sur ses hanches, Yoite resta à le regarder se rasseoir tranquillement, commencer à écrire quelque chose qui était indescriptible de sa place. Il n'avait toujours pas bougé et finalement, il n'en n'avait pas l'intention. Il venait de remarquer que cet infirmier faisait vraiment peur, sa chemise était dans un tel état qu'elle n'avait pas dû être lavée depuis des semaines! Comment voulez-vous qu'un homme sale soigne les maladies des autres?! Franchement, si Yoite entrait dans ce bureau, il était certain de ressortir encore plus malade! Il était certes présentable et ses manières paraissaient bourges à souhait mais... non, ce n'était pas suffisant.
Quand Yoite entendit "Nom ? Prénom ?", il décida qu'il était temps pour lui de tirer sa révérence. Sans faire ce que cet homme semblait persuadé qu'il allait pourtant accomplir, Yoite tourna les talons et repartit vers l'extrémité du couloir. Oui, il avait toujours mal au dos et s'il voulait retourner dans l'eau la tête haute, il lui fallait une séance de kiné peut-être, mais au moins des médicaments, seulement... ça pouvait attendre, non? Tout en marchant, notre jeune homme se demandait encore ce qu'il devait faire. Sa conscience lui disait de filer droit et d'aller trouver un médecin en ville qui le soignerait pour plus cher certes mais au moins, qu'il ne le tuerait pas! Pourtant, son corps lui disait de faire demi-tour, de cesser ce petit-jeu, de ranger sa fierté et de faire un pas dans ce bureau. N'avait-il pas vu une tasse près du-dit dossier? Après tout, cette tâche sombre, c'était peut-être du café? Ca le fit rire... Ainsi, cet homme qui semblait se croire au-dessus de tout, avait renversé son café sur sa chemise? Etait-ce sa faute? Avait-il eu cette expression bête et baveuse de surprise sur le visage aussi? Franchement, c'était à voir!


"Booh allez, fais chier quoi! Je vais pas me taper 10 kms pour trouver un autre toubib! Si je dois finir malade, j'aurai une excuse valable pour pas aller en cours!"

Et soudainement, Yoite fit demi-tour. Il n'avait pas encore été très loin mais assez pour ne plus être visible. Si la porte était à nouveau fermée, à coups sûrs il la défoncerait!
Mais non. Rien n'avait bougé, même pas lui. Est-ce qu'il avait vu clair dans son jeu ou bien avait-il décidé d'attendre avec patience le prochain client? Franchement, on s'en fout! Rentrant sans hésiter cette fois, Yoite referma derrière lui et balança en allant s'asseoir sur la table allongée comme s'il était chez lui :


"Unden Yoite."

Restait plus qu'à prier pour que ça ne soit pas trop long et surtout qu'il ne lui décèle pas quelque chose de sérieux. Pour les premiers jours dans cette école, ce n'était réellement pas ce dont il avait besoin. Sa blessure à la lèvre avait cicatrisée d'elle-même, il s'était cru plus fort que ça mais voilà que son dos faisait des siennes... Franchement, il n'avait pas besoin de ça alors vite! Qu'on le soigne!
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Jeu 28 Mai - 21:15
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Dorian était partagé entre 2 émotions. Il était excité d'avoir son premier patient, qui avait l'air assez impulsif et ronchon d'ailleurs, mais il était aussi très anxieux, malgré son apparence d'homme qui se contrôle du tout au tout. Au fond de lui, il était nerveux, c'était la première journée de "soins" pour lui, et quelqu'un avait besoin de lui. Il n'avait pas encore eu vraiment le temps de pratiquer ses connaissances et ses théories. Bien sûr, il n'était pas un grand chirurgien de renommée internationale, et n'avait pas à opérer des gens, mais bon il se devait de faire un bon diagnostic ici, s'il ne voulait pas avoir de poursuites aux fesses, par tous ces fils et filles à papa.
Le jeune homme bleu venait de sortir de son champ de vision. En voulant jouer les hommes supérieurs et égocentriques (qu'il est naturellement), il venait de faire fuir son premier patient. Il laissa passer quelques secondes avant de se dire qu'il en avait peut-être trop fait, et puis il se ravisa, si l'étudiant n'était pas venu, c'était qu'il n'avait pas assez mal, voilà tout ! Il nota tout de même sur un post-it de retirer le petit mot sur la porte ; même s'il avait eut l'effet désiré sur le moment, il ne serait peut-être pas du goût du directeur s'il venait à passer par là... même si Dorian n'avait pas peur de lui. Il avait assez d'argent pour vivre une vie de Pacha sans travailler. Mais il avait envie de ressentir de nouvelles émotions, et entre autres celle de la nécessité qu'il pouvait provoquer chez les patients qui venaient le voir. Ils avaient besoin de lui.

C'est ce moment là que choisit notre frêle alien pour revenir dans les parages. Dorian avait presque déjà tourné la page sur son compte mais il dût se raviser. Le patient était revenu. Il ne pipa mot, et ne laissa passer aucune émotion sauf un plissement perceptible des yeux lorsqu'il le vit fermer la porte derrière lui et venir s'asseoir sur la 'chaise longue' sans y être vraiment convié. Ce petit était un rebelle, ou du moins il essayait de l'être. Dorian griffonna quelques idées personnelles sur sa feuille de suivie et releva la tête uniquement lorsque l'inconnu se présenta, suite à sa demande. Unden Yoite. Dorian eut un instant de réflexion, il ne savait pas franchement distinguer quel était le nom du prénom dans cette suite de mots qui n'avaient aucune consonance particulière à son oreille. Il prit le partit de ne pas s'en soucier. Il esquissa un sourire typiquement professionnel, du genre "vous allez mourir mais tout va bien", et marqua Unden Yoite en tant que Prénom et Nom. L'inverse donc... mais il s'en fichait. Il lui fallait faire remplir tout un questionnaire avant de passer à l'auscultation, mais c'était d'un barbant ! Il laissa les choses telles quelles et se leva de son bureau pour venir se placer devant 'Unden'. Il toussota et posa ses mains sur sa nuque :

- Bien jeune Unden, c'est la première fois que vous venez ici, et je dois vous faire un examen complet. Ce sont les règles de cette école, pas les miennes... Faîtes-vous partie d'un club ?" demanda-t-il tout en sondant les vertèbres et les muscles plutôt tendus du cou de son jeune mouton.

Il jugea qu'il n'avait pas mal au cou et continua sur sa lancée en se dirigeant vers le dos de son patient. Il tâta sans arrières pensées aucune ni sans aucun geste pervers, la colonne vertébrale de l'alien. Il n'avait pas de scoliose, pas la moindre vertèbre déplacé, mais pourtant lorsque Dorian toucha le bas de son dos, il ne pût s'empêcher de remarquer qu'il y avait quelque chose de différent par rapport à une anatomie normale d'être humain... Il laissa là son exploration et revint s'asseoir à son bureau...

Aucun problème au niveau de la nuque ni du haut du dos.
Mais il semblerait qu'il ait une inflammation musculaire dans le bas du dos.

Il songeait déjà à la manière de soigner cette petite inflammation par des médicaments et une bonne séance de kiné, lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait pas prévenu son patient des découvertes qu'il venait de faire. Il se devait, en tant que professionnel de la médecine, de le lui dire. C'est pourquoi il croisa les mains et les posa sur son bureau avant de déclarer, sûr de lui :

- Vous avez mal dans le bas du dos, n'est-ce pas ? J'ai senti un léger gonflement, dû sûrement à une inflammation musculaire. A en juger par votre allure plutôt svelte, je dirais que vous vous êtes fait ça dans un contexte hors scolaire ou sportif, non ?

Il avait dit cela en toute honnêteté, sans chercher à découvrir un secret caché, c'était le Dorian professionnel qui était présent dans l'infirmerie, et il était en pleine crise de Diagnostic post-médicamentation.

- Si vous m'y autorisez, je peux vous faire une séance de kiné tout de suite, en vous massant le bas du dos, et en vous appliquant un patch chauffant pour le reste de la journée. Mais quoiqu'il en soit, vous allez devoir prendre un anti-inflammatoire pendant une semaine et revenir me voir Lundi prochain pour un examen complémentaire de votre dos."

Il nota sa décision sur le dossier de Yoite, en attendant qu'il lui dise s'il faisait partie d'un club. Il avait également besoin de savoir son cursus scolaire et pouvait aussi lui établir un mot d'absence justifiée s'il lui en demandait un. Il se devait de vérifier l'emploi du temps de ses patients pendant leur séjour à l'infirmerie et en faire part à sa hiérarchie... mais Dorian est aussi quelqu'un qui n'aime pas recevoir des ordres, alors il ferait tout pour 'oublier' certaines formalités administratives...

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Sam 30 Mai - 13:52
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Pouvait-on réellement rester si désagréable toute sa vie? Yoite savait qu'ici, il était plus ou moins en tort et que, si cet homme semblait ne pas vouloir sourire, c'était sûrement à cause de lui mais n'avait-il pas fait amende honorable en revenant et en se présentant? Il avait beau afficher avec fierté ce caractère désagréable qui lui allait si bien, il n'en restait pas moins qu'il était revenu sur ses pas et qu'il obéissait comme un bon mouton qu'il était. Les adultes ont, généralement, tous les droits ici et la volonté de Yoite a sortir des rangs était vite chassée par le respect obligatoire de certaines règles. Il savait bien tout ça, son oncle le lui avait expliqué avant qu'il ne débarque ici mais le réaliser soi-même, c'était encore autre chose!
Alors le fait que cet homme ne réagisse en rien à tous ses gestes, ça le déstabilisait franchement. Que devait-il penser? Avait-il réellement à faire à un médecin? Son mal de dos nécessitait-il vraiment quelques soins? Les deux réponses semblaient vouloir être d'accord mais Cheveu bleu restait indécis. Ça ne l'empêcha pas d'aller s'asseoir comme si c'était naturel et de se présenter, signe que la séance pouvait commencer. Il avait choisi de mettre son avenir - ? - entre les mains de cet homme, il allait vite pouvoir juger! Patient et attentif aux moindres de ces gestes, il le vit se lever et venir vers lui avant de sentir ses mains sur sa nuque. Il failli les lui enlever en lui disant "Hey papy, j'ai juste mal au dos hein!" mais l'explication à tout ça lui frappa les oreilles avec une certaine douceur. Un examen complet hein... Comme s'il avait que ça à faire (en fait si, mais c'était hors de question de l'avouer!). Il accepta donc cet examen de "bienvenue" mais tiqua sur l'appellation.


"C'est Yoite, pas Unden. Et oui, je fais partie de plusieurs clubs. Le club d'Art, de photo et de natation."

Yoite n'était pas stupide au point d'ignorer que faire partie du club d'Art ne lui avait pas déclencher son mal de dos (surtout qu'il n'y était pas encore allé) mais il avait préféré ne rien ignorer et tout dire de façon à ce qu'il ne perde pas de temps à chercher une raison là où il n'y en avait pas. D'ailleurs, en y repensant, pourquoi lui avait-il demandé cela? Ok, on peut facilement se faire mal quelque part dans un club mais ça restait quand même assez peu réalisable. Bof, il allait bien finir par le savoir... et si non, tant pis!

Le dos bien droit, il laissa les mains de l'infirmier examiner son cou. Yoite était tendu parce qu'il était toujours sur les nerfs et toujours sur le qui-vive, ça n'avait rien à voir avec la situation actuelle. Au contraire même, ces mains avaient beau être celles d'un inconnu, elles étaient bien assez douces pour le faire se détendre en moins de deux mais comme il n'était pas venu pour un massage, il ne fit aucun effort et resta dans l'état exact où il était arrivé, conscient que c'était aussi dans cet état qu'il avait mal au dos. Il souhaitait assez qu'il ne lui trouve rien et qu'il puisse repartir en sifflant gaiement mais en fait, c'était pas si logique. S'il n'avait rien mais qu'il n'arrivait plus à nager, fallait peut-être s'inquiéter!
Alors qu'il était en pleines pensées, Yoite fit un brusque mouvement vers l'avant. Pas très grand, mais rapide et inattendu. L'homme venait de poser ses mains à l'endroit exact où il avait mal et il n'avait pas eu à faire du cinéma pour prétexter un mal imaginaire. Il n'avait jamais été très fan des cours mais refusait d'être absent pour cause de maladie. Seuls les faibles tombent malades, ce n'était pas pour lui ça! Alors aujourd'hui, s'il était ici, c'était pas pour compter fleurette. Il voulait une explication, une raison et un remède!
Il ne le lui fit cependant pas remarquer - bien que son sursaut n'avait pas dû passer inaperçu - et attendit de voir ses propres conclusions. Malheureusement, l'homme en question ne semblait pas particulièrement pressé de lui révéler ses pensées les plus secrètes! Hey oh! Il était le patient ici, il avait quand même le droit de savoir quel mal le rongeait, non? Très impatient, il s'apprêtait à quitter cette chaise longue et à aller voir de lui-même ce qu'il avait marqué sur ce petit dossier très intéressant mais fut stoppé, de justesse. Le flot de paroles qui s'abattit après le laissa sur place, attentif. Mal en bas du dos, ouais, ça résumait plutôt bien ce qu'il avait pensé ce matin en se levant. Ainsi, ce n'était pas des conneries, il n'avait pas réussi à devenir fou au point d'inventer une douleur. Ça le rassurait assez! Mais... devait-il lui dire la vérité? Non, c'était à éviter, Akane ne l'avait pas "aidé" pour qu'il cafte auprès du premier adulte qui s'empresserait de courir dans les jupons du directeur pour dénoncer les voyous qui osaient se battre dans ses couloirs. Bah un mensonge par omission, ce n'était pas si grave après tout... Et même si cet adulte semblait assez perspicace pour deviner la bonne foi des autres, il s'en fichait.


"Avant d'arriver ici, en fait. Dans le bus d'il y a 2 jours, le chauffeur a freiné trop brusquement, et je me suis mangé une barre dans le dos. Quant à la séance de kiné immédiate, je ne suis pas contre. Je devrais être au club de natation mais j'arrive pas à nager comme je veux donc..."

Ça, c'était la stricte vérité. Il avait préféré ne pas avouer inutilement qu'on croyait qu'il ne savait pas nager, l'infirmier n'en n'avait que faire de ses états d'âme! Ça ne rentrait en rien dans le dossier, il était juste là pour le soigner!
Yoite devait quand même avouer qu'il était très curieux de savoir tout ce qu'il marquait. Jusque-là, il n'avait vu aucun médecin ou autre marquer des informations juste devant le patient même. Seuls les psys faisaient ça! Cet homme en avait-il été un avant de débarquer ici? Finalement, le fait qu'il marque des trucs, c'était pas un mal. Au contraire même, ça donnait une certaine importance au patient, un besoin de suivi assez sincère pour donner une confiance rapidement. Yoite n'avait pas encore confiance en lui (et ne l'aurait pas tout de suite) mais ne pouvait pas nier que son examen de médecin était parfait pour l'instant. Il n'avait pas tout regardé certes mais ça ne dérangeait pas trop Cheveu bleu, il avait trouvé son mal!

Immobile parce qu'il se doutait bien que la séance de kiné allait sûrement avoir lieu ici même, Yoite demanda malgré tout:


"Vous notez quoi? Vos impressions ou mes symptômes?"

Et ça n'était en rien une demande mesquine et douteuse. Yoite était juste curieux et puisqu'il était seul et effronté, il pouvait bien se permettre ce genre de remarques gamines et personnelles. C'était son dossier après tout!

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Lun 1 Juin - 11:13
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La sensation avide d'appuyer la pointe du stylo sur la feuille de papier immaculée de blancheur que ressentait Dorian frétillait dans tous ses muscles et dans toutes ses veines. Il prenait plaisir à faire son travail. Il avait créé une feuille de suivi médical par ses soins et qui comprenait les points importants concernant un élève, pour pouvoir se souvenir des différents problèmes qu'il avait eut auparavant et ainsi devenir un encore meilleur infirmier. Tout était fait dans un objectif narcissique d'amélioration professionnelle, pour pouvoir s'élever au rang de Dieu parmi des hommes nettement inférieurs à lui. Il allait devenir si nécessaire à leur bien être qu'ils se retrouvaient bientôt par dizaine à faire la queue devant la porte pour l'instant close de ce cabinet encore trop peu fréquenté. C'était à ça actuellement que notre bon Samaritain égocentrique pensait.
Alors lorsque le jeune mâle pré-pubère répondit à une de ses questions, il fut naturellement heureux de pouvoir remplir encore une autre case de son dossier. Hélas, le malheureux n'ouvrit la bouche que pour rectifier une erreur du dit-Dieu. Son nom n'était pas Unden mais Yoite. Soit ! Dorian se contenta de le regarder de façon distante et méprisante avant de se saisir de son blanco en forme de souris qui contrastait terriblement avec l'aura noire de l'infirmier. Il ressemblait tellement à un homme et rien qu'un homme en cet instant que s'il l'avait su, il aurait jeté cette abomination par la fenêtre. Il rectifia son erreur sur le dossier, tout de suite moins propre et se permit de justifier son erreur pour ne pas que le mouton le prenne pour un demeuré.

- Je ne suis pas Japonais. Je pense que vous avez dû le remarquer si vous n'êtes pas concentré uniquement sur votre nombril. De plus, même si je maîtrise parfaitement votre langue... je ne suis arrivé que depuis 2 jours, alors vos noms et prénoms résonnent dans ma tête comme des balles de ping pong. Je ne sais pas distinguer l'un de l'autre. Merci de m'avoir précisé l'erreur. Sachez qu'elle ne se reproduira plus mais qu'il n'est pas dans mon intérêt de prêter attention à cette subtilité Mr. Unden."

Il insista grandement sur le 'parfaitement', parce qu'à ses yeux il était quasi impossible qu'un étranger la maîtrise un jour totalement.
Par cette dernière phrase, il voulait tout simplement dire qu'il n'en avait que faire de la distinction du nom et du prénom puisqu'il ne s'en souviendrait pas. Cette information était uniquement utile pour la feuille de suivi médical. D'où son merci. Rien de plus. Il avait répondu d'un ton froid et très hautain, ne souhaitant pas masquer qu'il avait été froissé et assez désappointé qu'un simple élève lui adresse la parole sur ce ton. Cependant, il n'avait pas abusé de son pouvoir hiérarchique puisque le patient était précieux à ses yeux. Un dos victime d'une inflammation musculaire était une très bonne opportunité de se faire la main pour un premier jour. Une chance inouïe !
Reprenant son investigation, il nota les différents clubs auxquels Yoite appartenait mais ne distingua rien qui aurait pu être à l'origine de cette douleur. Il s'était donc fait ça de façon personnelle, dans un contexte hors-sportif. Pourtant lorsque Yoite lui donna l'explication, il tiqua. Une barre de fer dans le bus. Mmh oui, ça lui disait quelque chose, et il était grandement possible que ça puisse lui arriver. Cependant le jeune homme ne semblait pas très à l'aise avec cette révélation. Il ne regardait pas Dorian dans les yeux. L'infirmier conclut à un mensonge mais il n'avait pas de raison particulière à chercher la véritable information, alors il toussa pour faire disparaître ce silence bruyant et nota au bas de la feuille de Yoite "Cause : Choc brutal dans un bus.".

Il passa à autre chose après avoir noté cette information. Il se leva, prêt pour la séance de Kiné. Il avait entendu la dernière question de l'élève mais ne savait pas encore s'il devait y répondre ou pas. Il frotta ses mains l'une contre l'autre afin de les réchauffer et de se préparer psychologiquement. Une séance de kiné n'était pas dangereuse et le jeune mouton ne risquait rien mais il s'agissait de ne pas lui faire plus mal qu'il n'avait déjà. La raison de sa venue ici était professionnelle, il souhaitait nager et il avait gagné la 'confiance' de Dorian qui mettait tout son talent dans son acte de guérison. Il s'approcha de lui et s'assit derrière lui. Il souleva le t-shirt de Yoite sans l'enlever et posa délicatement le bout de ses doigts à l'endroit exact où la douleur avait fait sursauter le jeune Unden auparavant. L'endroit était légèrement enflé, la peau avait prit une légère teinte bleue, comme si elle avait reçu un coup. Il ne tint pas compte de cette information et posa la paume entière de sa main sur la partie douloureuse. Toute la douleur était intérieure et pour la faire disparaître, il lui fallait de la chaleur et de la douceur.
Laissant sa paume appuyée, il utilisa son autre main pour faire des poings de compression tout autour de la douleur, relaxant la peau et détendant toute la partie périphérique.
Le massage dura plusieurs minutes, environ 15. La peau n'avait pas changé de couleur mais Dorian sentait que la douleur avait désenflé. Elle n'était pas absolument résorbée, alors il se leva et se dirigea vers un de ses placards. Il en sortit une sorte de patch qu'il frotta également entre ses mains. Il vint se rasseoir et après quelques secondes, colla le fameux patch sur l'endroit douloureux. Il expliqua :

- J'ai réchauffé et massé l'endroit normalement douloureux. Si je m'y suis bien pris, vous ne devez avoir presque rien senti. Il se peut que j'ai malencontreusement provoqué une légère pointe vers la fin du massage. C'était l'épicentre de la douleur. Je viens de coller un patch chauffant, vous devriez normalement ressentir une intense chaleur dans votre dos qui devrait calmer la douleur de façon radicale.

Il se releva et se dirigea vers le lavabo pour se laver les mains et les désinfecter, on est professionnel ou on l'est pas. Il se retourna, serviette en main et rajouta, tout en souriant de façon diabolique pour aucune raison :

- Ce patch, vous ne l'enlèverez que demain soir. Par contre, vous ne pouvez pas aller nager pendant au moins 2 jours. Je pense que la douleur sera partie d'ici à après-demain. Si ce n'est pas le cas, revenez me voir. Si vous n'avez plus mal, vous pourrez nager de nouveau.

Il retourna s'asseoir à son bureau et reprit son crayon pour griffonner un mot de dispense pour ses prochains cours de natation. Il jugerait s'il lui est utile ou pas. Il le lui tendit et nota la procédure de massage sur le dossier de Yoite.
Pendant qu'il refermait le dossier, et qu'il croisait ses jambes et ses mains, il répondit enfin à la question de Yoite :

- Je note tout ce que je vois, ce que je ressens et ce que vous me dîtes. Peut-être que si vous vous faîtes à nouveau mal la prochaine fois, je pourrais trouver la cause de votre problème de façon rapide et efficace. Je me rappellerais sûrement de vous Mr Yoite Unden. Un garçon aux cheveux bleus ne se croise quand même pas à chaque couloir. Prenez soin de vous et ne revenez pas me voir trop souvent, je penserais que je vous ai tapé dans l'oeil.

Il accentua sa dernière remarque d'un sourire narcissique et peu discret. Une façon polie de le faire fuir s'il n'est pas intéressé ou de se trouver un nouveau partenaire de jeu s'il le désire... Pas fou, l'infirmier.

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