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Réveille-toi [Karuho]

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Lun 27 Mar - 2:46
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Réveille-toi

Hanbei Mori / Karuho Chîsaru


____Hanbei ouvrit les yeux au son d'un bip régulier qui lui fit froid dans le dos. Il n'avait jamais aimé les hôpitaux. En dehors du fait que ça coûtait cher en Amérique et que chaque visite pouvait ruiner ses parents – ce qui avait créé chez lui une demi-paranoïa à l'idée d'y atterrir – c'était d'habitude lui qui y envoyait les autres, volontairement ou non. Il n'aimait pas spécialement être de l'autre côté de la barrière. Il se redressa lentement et fut soudain pris d'un violent mal de crâne. Serrant les dents ? Hanbei pris sa tête entre ses mains, parcourant la pièce du regard pour retrouver ses lunettes.
Voir moins flou diminuerait sa migraine.

____Elles étaient posées sur une petite table à côté du lit, près d'un bouquet de tulipes qui commençait déjà à rendre l'âme. Il grimaça en se massant les temps, puis l'arrière du crâne. Que s'était-il passé ? Ses souvenirs étaient flous, imprécis. Amnésie post-traumatisme crânien, sûrement. Il serra les dents. Qui que ce soit le type en face, il avait frappé fort. Il devait faire un effort de mémoire avant de signaler qu'il était réveillé. Même des bribes de souvenir feraient l'affaire. Si on lui posait des questions, il devait être capable de fournir une réponse.
Il ne trahirait pas sa philosophie de vie pour une amnésie passagère.

____Il se souvenait d'une fille. Vaguement. De cheveux clairs – blonds ? Châtains ? – de cris, aussi. Il s'était sûrement approché pour voir ce qui se passait. Ensuite...
N'y avait-il pas moyen de faire cesser ce bip ? Ça ne faisait qu'empirer son mal de crâne. Il aurait donné n'importe quoi pour un verre d'eau ou, mieux, un peu de sucre : son cerveau fonctionnait mal sans carburant. Qui était cette fille ? Pourquoi s'en était-il mêlé – en dehors du fait qu'il faisait tout le temps ce genre de choses débiles ? Non... quelqu'un avait dû la frapper... ou essayer. Il ne pouvait pas regarder une agression sans rien faire alors qu'il savait se battre, c'était forcément ça. Il avait essayé de l'aider. Il regarda la pièce blanche, les draps blancs, la chemise d'hôpital blanche. Un sourire sarcastique étira ses lèvres.
Visiblement, ça ne s'était pas passé comme prévu.

____Hanbei parvint, au prix d'un gros effort pour oublier sa migraine, à s'asseoir contre l'oreiller – blanc – et à poser sa tête contre le mur. La surface froide lui fit un bien fou. Quelques souvenirs revinrent, en vrac, et il fit de son mieux pour les organiser en quelque chose de logique. Les types en face étaient... trois. Non, quatre. Ou trois. Il n'arrivait pas à se rappeler précisément, mais la fille était toute seule. Mauvais signe, déjà. Alors il s'était approché. À un contre trois (ou quatre) lâches de ce genre, il n'aurait pas dû finir ici. Il avait déjà affronté ce type de groupe et il s'en était sorti au pire avec un poignet cassé.
Rien qui l'aurait conduit à se réveiller avec un marteau qui cherchait à lui briser le crâne de l'intérieur.

____Il sursauta en entendant des voix dans le couloir. Son premier réflexe fut de se rallonger et  de faire semblant de dormir. C'était stupide. Mais s'il y avait vraiment eu une agression, la police risquait de venir l'interroger, et il ne pouvait pas se permettre de rester silencieux. La porte s'ouvrit sur deux personnes, et il faillit se griller en reconnaissant la voix de sa mère.

____— Comment va-t-il ?
— Ses fonctions vitales sont normales, mais nous n'avons constaté aucun changement.

____Sa mère semblait très inquiète. S'était-il cassé quelque chose pendant le combat ? Peut-être qu'il avait une fracture, quelque chose comme ça. Ça ne ressemblait pas à sa mère, de s'inquiéter pour lui. D'habitude, elle n'avait d'yeux que pour cette petite garce de Maru. Il tendit l'oreille mais la conversation ne lui apporta pas d'information supplémentaire, et il entendit sa mère déposer quelque chose – des fleurs ? – avant de sortir.
Elle s'arrêta néanmoins avant de franchir la porte.

____— D'où viennent-elles, ces tulipes ?
— De la jeune fille qui a appelé les secours. Elle vient assez souvent, depuis l'agression.

____Sa mère resta silencieuse un bon moment. Il l'imaginait parfaitement, l'air songeur et les yeux dan le vague, la main sur la poignée de la porte.

____— Appelez-moi s'il se réveille... souffla-t-elle

____Et quand elle sortit, il l'entendit sangloter quelque chose comme "pour une fois qu'il se battait pour une bonne raison". L'infirmier sortit à son tour et il se retrouva seul, sans oser se redresser. Il y avait trop de flou dans cette histoire, trop de questions, et il ne saurait pas quoi dire si quelqu'un revenait maintenant. Quoi dire à sa mère, qu'on préviendrait aussitôt, quoi dire à la fille qu'il avait vraisemblablement sauvée, quoi dire à la police...
Il décida d'essayer de se rendormir, pour l'instant. Sa tête lui faisait toujours un mal de chien.


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Mer 5 Avr - 2:22
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Réveille-toi

Karuho leva les yeux vers le coin supérieur droit de ses lunettes qui lui indiquait l'heure. 14h42. Elle soupira. Elle travaillait sur un nouveau système de refroidissement pour son pc depuis deux heures et treize minutes, déjà. Elle n'avait pas vu le temps passer. Elle songea à ce gars, à l'hôpital. Les tulipes qu'elle lui avait laissées devaient être arrivées en fin de vie. Elles étaient là depuis 3 jours, c'était la durée au-delà de laquelle elles commençaient à faner dans un vase si personne n'en prenait soin, et le personnel de l'hôpital avait sûrement mieux à faire. Étirant son dos meurtri par des heures penchées sur son installation, elle enfila le chemisier qui traînait sur son bureau et elle sortit de sa chambre, empochant son porte-monnaie au passage. Sur le chemin de l'hôpital, elle lança une recherche depuis ses lunettes pour une nouvelle espèce de fleurs à mettre dans ce vase, et une pour connaître les fleuristes alentours. Elle n'eut pas à faire de détour pour se procurer un bouquet de bleuets, et elle arriva à l'hôpital peu de temps après.

Elle ne savait pas trop pourquoi elle persistait à mettre des fleurs différentes à chaque fois. Peut-être qu'il avait une fleur préférée et que son parfum le réveillerait ? C'était une idée idiote, mais il existait bien des personnes avec un odorat très développé, alors s'il en faisait partie, ça valait le coup de tenter. Avant d'entrer, elle vérifia bien que les racines des fleurs avaient été coupées - une superstition qu'elle trouvait idiote, mais elle préférait s'en assurer, histoire qu'on ne pense pas qu'elle souhaitait sa mort. Elle s'annonça à l'accueil, où on la salua d'un simple signe de tête, avant de monter jusqu'à la chambre 103. Les gens de l'hôpital commençaient à s'habituer à son apparence, une grande partie d'entre eux ne réagissait même plus en la voyant arriver. Contrairement aux types qui avaient entraînés ce gars à l'hôpital.
En entrant dans la chambre, Karuho fronça les sourcils. Quelque chose avait changé, la pièce ne correspondait pas totalement à ses souvenirs. Elle comprit en se rapprochant du lit pour remplacer les tulipes dans le vase par ses bleuets. "Je sais que tu es réveillé. Tu es cinq centimètres plus à gauche que d'habitude." Mais pourquoi faisait-il semblant d'être toujours dans le coma ? N'était-il pas conscient que quelqu'un, dehors, s'inquiétait pour lui ?

"Tu sais, si tes parents viennent te voir, c'est pas terrible de prétendre que tu es encore dans le coma." Elle n'était pas venu pour lui faire la leçon de toute manière, mais elle s'assit quand même sur la petite chaise près du lit. Il l'avait tirée d'une assez mauvaise situation, elle pouvait bien lui rendre la pareille en lui expliquant... tout. Et puis elle était un peu curieuse de savoir ce qu'il avait pu ressentir dans le coma - si on ressentait quelque chose ou si c'était juste un mode veille.
Elle ne le connaissait pas vraiment. Elle savait qu'il était dans son club de cuisine, elle l'avait vu de loin, mais elle n'était pas vraiment du genre à sociabiliser et lui non plus, alors elle ne lui avait jamais adressé la parole. Elle ne connaissait même pas son nom avant de l'apercevoir sur le papier d'un infirmier. De coup, elle avait été franchement surprise qu'il ne la laisse pas se débrouiller toute seule. C'était un peu (très peu) à cause d'elle qu'il était dans cet état, finalement.

Elle se demanda s'il avait vraiment des parents pour lui rendre visite. Est-ce que son père à elle serait venue si elle s'était trouvée à sa place ? Sûrement, pour réparer les circuits que le personnel de l'hôpital ne pouvait pas faire fonctionner avec seulement de la médecine. Mais elle ne pouvait pas rester dans le coma aussi longtemps, à moins qu'il ne vienne pas la réparer. Hanbei, par contre... elle n'avait jamais croisé ses parents, mais il lui semblait avoir entendu un infirmier parler de sa mère. Est-ce qu'il était en froid avec elle ? Ça expliquerait pourquoi il faisait semblant de dormir. Quelle autre raison aurait-il pu y avoir ?

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Ven 16 Juin - 11:26
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Hanbei Mori / Karuho Chîsaru


____Il ne bougea pas en entendant la porte, ni le pas de quelqu'un qui entrait. Il sentit une odeur de fleurs. Était-ce la fille dont l'infirmier avait parler ? Celle qui avait appelé les secours. Hanbei eut un instant d'hésitation. Elle pourrait répondre à ses question, mais il n'était pas du genre à aimer en poser, dès que ça concernait un peu sa mémoire. Se dire qu'elle était défaillante était un aveu d'échec qui lui faisait vraiment mal à l'égo. Et puis, il ne saurait pas quoi lui dire si elle le remerciait. Remercier de quoi ? Il n'en avait plus aucune idée. Non, c'était mieux de continuer à faire semblant de dormir.
C'est pourquoi il sursauta quand elle lui parla.

____Comment pouvait-elle savoir une chose pareille ? Qui prêtait attention à ce genre de détails ? Cinq centimètres plus à gauche, vraiment ? C'était... C'était beaucoup trop insignifiant, comme détail. Est-ce qu'elle avait pris une photo de lui et venait vérifier régulièrement s'il s'était réveillé en vérifiant qu'il était exactement dans la même position ? Non... même sans ça, sa précision était effrayant. Il serra les dents. Avec une mémoire pareille - surtout alors que la sienne lui faisait défaut - elle était probablement meilleure que lui dans une majorité de domaines. A commencer par la survie, visiblement, vu que c'était lui qui était dans un lit d'hôpital et elle qui lui faisait des remarques.
Une seconde... comment ça dans le coma ?

____La phrase le surprit tellement qu'il rouvrit les yeux sans même y penser. Depuis combien de temps était-il dans cet hôpital ? En relevant la tête, il reconnut la chevelure blonde dont il ne souvenait vaguement, et il ne lui fallut pas deux regards - un à ses lunettes électronique, un à ses bras - pour savoir qui se trouvait à côté de lui. Même sans avoir beaucoup de contact avec les autres, c'était difficile de passer à côté d'une fille qui s'était tellement transformée en machine qu'elle en avait même les yeux, et probablement le comportement. Ça expliquait l'incompréhensible mémoire des détails, la régularité prétendue de ses visites. Elle était peut-être bien plus machine et bien moins folle que ce que les gens prétendaient.
Avec un soupir, il finit par se redresser, tentant toujours d'assimiler la nouvelle de son coma.

____— Tu as dis... dans le coma ? Attends... depuis combien de temps je suis ici,
exactement ?


____A quel point cette dispute avait-elle été violente, pour qu'il en arrive là ? Qui avait osé le frapper ? Son poing se serra tout seul et il dut faire un effort pour le détendre. De toute évidence, le type qui lui avait cogné la tête assez fort pour l'envoyer dans le coma n'était pas là - il été même sûrement très loin - et se mettre en colère ne résoudrait pas ses problèmes. La seule personne à même de lui fournir des réponses se tenait à côté de lui, impassible. Plus machine qu'humaine. Et avec une mémoire effrayante.
Exactement ce qu'il lui fallait pour raviver la sienne.

____— Commençons par le commencement... Il s'est passé quoi ? Je me rappelle vaguement de trois ou quatre types et de... toi. Oui c'était toit je crois bien. Ils te voulaient quoi ?

____Il avait juste envie de sortir de ce fichu hôpital, de remettre ses idées en place et de reprendre sa vie comme si rien ne s'était passé. Mais il n'était pas idiot. On ne le laisserait pas sortir sans lui faire toute une bardée de tests pour savoir si son cerveau fonctionnait toujours correctement - ce qui était mal barré si on lui posait des questions pour vérifier l'état de sa mémoire. Et même s'il sortait, il avait sûrement raté tellement de choses... Dans la vie de ses rares amis, dans celle de Kaori...
Reprendre sa vie allait peut-être être plus compliqué que prévu.

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Dim 25 Juin - 22:47
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Il avait sursauté. Faiblement, mais c'était une preuve de plus qu'il faisait semblant de dormir. Ça l'intriguait assez. Elle venait de lui dire qu'elle savait qu'il était réveillé, pourquoi persistait-il dans son cinéma ? Ce n'était pas comme si elle allait lui faire des reproches.
Ah, ça y est, il ouvrait les yeux. Il avait l'air surpris. Alors il ne percevait pas le temps dans son coma, et son réveil était assez récent pour qu'il n'ait entendu personne en parler. Sûrement le matin même, ou peut-être même pas très longtemps avant qu'elle n'arrive. Au moins, il avait arrêté de faire semblait et il s'était redressé, c'était un bon début niveau acceptation de son état.

"Combien de temps ? Presque un an." La nouvelle allait lui fait un choc, mais elle ne prit pas la peine de l'adoucir – ça ne lui vint tout simplement pas à l'esprit. Il lui avait posé une question et elle y avait répondu, tout simplement. Et il aurait bien fini par le savoir à un moment ou un autre.

Sa mémoire semblait défaillante. Logique, pour un cerveau humain, et Karuho hocha la tête avec un air compréhensif. Il venait de se réveiller d'au moins neuf mois d'inconscience, c'était normal qu'il ait de la difficulté à reconstruire ses souvenirs de façon correcte et cohérente. Heureusement, ce n'était pas son cas, à elle, et elle pouvait l'aider à se rappeler. Elle décida donc de lui rappeler tout ce dont elle se souvenait pour répondre du mieux possible à sa question.

• • • • • •

C'était au mois de mai. Pas si longtemps après le début des cours. Comme à son habitude, elle portait des vêtements simplistes, pas quelque chose qui aurait pu attirer l'attention. C'est pourquoi elle avait d'abord été assez surprise d'entendre ces gars l'aborder. En un regard, elle les avait comptés. Jaugés. Quatre abrutis. Possiblement dangereux, mais facile à esquiver. Elle avait bifurqué dans une autre rue, mais ils avaient continué de la suivre. Pas si faciles à esquiver.

Après avoir essayé quatre détours différents, elle avait décidé de revenir du côté de l'académie, histoire de pouvoir en référer à quelqu'un et de les dissuader. Mais il l'avait rattrapée un peu trop loin de l'université pour qu'elle puisse prendre à partie un camarade de classe, et la plupart ne pouvaient pas la voir. Ceux qui la voyaient faisaient semblant de détourner les yeux, sans doute trop effrayés pour parler.

Elle ne se souvenait pas de ce qu'ils lui avaient dit, mais elle avait repéré rapidement que le décor ne jouait pas en sa faveur. Des objets possiblement dangereux étaient accessibles et l'un de types s'approchait dangereusement d'elle. D'instinct, elle aurait dit qu'il parlait de choses peu engageantes, mais sa mémoire lui jouait des tours sur ce point.

Elle avait croisé les bras. Regardé le type dans les yeux en reculant un pas à la fois le plus discrètement possible. Elle ne savait pas ce qu'il voulait – entre l'agresser parce qu'elle était différente ou abuser d'elle, elle n'était pas trop sûre – mais elle cherchait un moyen de s'éclipser sans subir trop de dommages. Si elle devait se réparer, elle perdrait beaucoup d'heures de cours et beaucoup de temps qu'elle ne pourrait pas récupérer autrement – sans compter que, si on l'abîmait trop, son père serait forcé de venir faire quelques réparations dans ses circuits.

Et puis il était arrivé, de nulle part. Un des seuls gars du coin qui se mêlait des situations dangereuses comme celles-ci. Une possible aide pour ne pas finir à la casse.

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Mer 30 Aoû - 21:41
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Hanbei Mori / Karuho Chîsaru


____Un... un an ? C'était... non, c'était impossible. Inimaginable. Il n'avait pas pu rester une année entière dans le coma. Pas lui. Qu'est-ce qu'ils lui avaient fait ? Il s'était peut-être cassé quelque chose, ou alors il était tombé sur la tête. Et s'il avait des séquelles irréparables, et si...

____Tout ça était trop pour lui. Alors que sa respiration commençait à prendre un rythme dangereusement inquiétant, la voix de la jeune fille, monotone, se mit à raconter la situation qui l'avait amené ici. L'absence d'émotion dans sa voix, déconcertante au début, suffit pourtant à apaiser le stress qui commençait à monter.
Il eut l'impression de suivre un cours ou un documentaire, et son cerveau retrouva ses repères.

____Il fit des efforts pour se rappeler les événements au fur et à mesure qu'elle les racontait, concentré à l'extrême sur pour ne pas rater le moindre détail tout en forçant sa mémoire à lui indiquer le plus de choses possibles.

• • • • • •

____Mai. Un mois de cours ennuyeux, plusieurs jours à squatter l'université pour se rapprocher un peu plus de son niveau réel. Dans la garde-robe constituée par sa cousine pour cette nouvelle année scolaire, il avait pioché un jean et un tee-shirt noir sans véritable identité et y avait ajouté une veste qui rechaussait un peu son style. C'était une journée banale, il avait passé tout l'après-midi à l'université après avoir avec succès prétendu être malade avant le déjeuner, de manière assez convaincante pour qu'on le laisse se reposer dans sa chambre.
Le côté pratique de ses connaissances en médecine.

____Dès qu'il avait été sûr que plus personne ne pouvait le prendre sur le fait, il avait quitté sa chambre, sac sur le dos, et s'était faufilé jusqu'à l'université pour assister à un cours où personne n'avait fait attention à lui. Plusieurs cours en fait, vu qu'il était resté assez tard et qu'il était sorti avec à peine une poignée d'autres élèves dont la plupart n'allaient pas dans la même direction que lui. Sauf que là où les autres avaient ignoré ou contourné la situation peu engageante dans laquelle se trouvait une jeune fille blonde un peu étrange et quatre types menaçants, lui s'était jeté dans le tas.
Comme un idiot prétentieux et trop téméraire.

____Les quatre gars l'avaient regardé avec condescendance, une expression qui avait vite quitté leur visage quand le premier des quatre s'était pris son poing en pleine figure, reculant d'un pas. De condescendance à colère. Le type banal qui leur faisait face tapait plus fort qu'ils l'avait imaginé.

____— Casse-toi, on discute tranquille, d'où tu viens nous faire chier ?
— Elle a pas l'air d'avoir envie de discuter, alors t'es gentil et tu te casses.

____Un ricanement avait parcouru le petit groupe, et celui qui avait l'air d'être le plus musclé du lot s'était avancé, faisant craquer sa nuque comme un cliché de mauvais film.

____— Tu joues le défenseur des opprimés, l'intello ? Qu'est-ce que ça peut te foutre, ce qu'elle veut ou non ? C'est ta nana ?
— Pourquoi, t'arrêterai d'agir comme un abruti si elle l'était ?

____Regard noir. Poing serrés. Le type s'était jeté en avant, avait frappé à droite. Trop tard pour toucher quoi que ce soit.
Entraîné par son frère dans de nombreuses bagarres, et avec son esprit logique en plus, Hanbei avait acquis une certaine expérience dans l'analyse d'environnement. Ça lui permettait d'éviter la majorité des coups les moins rapides. Et, si fort qu'il ait l'air d'être, le type en face n'était clairement pas rapide.


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Mer 13 Sep - 18:35
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Elle ne pouvait qu'admirer son courage. Ou sa témérité stupide. D'après ses calculs, il faisait partie du petit 5% de gens capables de se jeter à la rescousse d'une inconnue dans une situation désespérée. Elle l'avait observé au moment du coup de poing, analysant l'angle de son bras, de son poignet, la posture de son corps. Elle avait monté le pourcentage à 30% : pourcentage de gens sachant un minimum se battre qui se jetteraient dans ce genre de combat. 40% seraient dans le camp des emmerdeurs, et les 30% qui restaient avaient assez de jugeote pour savoir que même avec une petite expérience du combat, on s'en sortait rarement indemne à 1vs4 – et pas assez d'empathie pour se soucier du sort de la fille bizarre.

Le contenu de leur conversation, elle ne s'en souvenait pas. C'est lui qui, en lui racontant, fit revenir les mots à sa mémoire. Ah, oui, ils avaient cru qu'ils sortaient ensemble. Amusante improbabilité, qu'il n'avait d'ailleurs ni nié ni confirmé. Enfin pas directement, même si la formulation de sa phrase était clairement un non. Mais de toute façon, le type en face s'en fichait, vu que la seule chose qu'il avait retenue dans cette phrase était le "abruti" un peu trop risqué qu'il lui avait balancé.
Ouais, l'intelligence des livres mais pas celle de la rue. Aussi rapide qu'on soit, on évite de provoquer une bande de quatre gars qui tapent fort.

Même si, effectivement, il était rapide. Il avait évité le coup avec une facilité déconcertante et un réflexe qui l'était encore plus. Comme s'il l'avait prévu d'avance. Elle avait sourit. Les cerveaux humains avaient des capacités étonnantes, loin des siennes mais quand même, un tel esprit d'analyse était impressionnant pour un être de chair et de sang. Elle s'était demandé s'il avait un QI plus élevé que la moyenne pendant un instant, mais son regard avait à nouveau était attiré par ce qui se passait devant elle. Un mouvement, à sa gauche.

L'un des types n'appréciait visiblement pas que ses potes se fassent taper dessus et avait ramasser l'un des objets qu'elle avait repérés comme possible défense un peu plus tôt. Un bout de verre. Elle se rappelait d'avoir crié pour avertir son sauveur inattendu et éviter d'être responsable de sa mort prématurée avec une lame plantée dans la gorge. Un coup facile à éviter une fois prévenu, mais ses calculs lui laissaient quand même 25% de chances de se faire toucher, dont 2% de façon létale. C'était léger, mais pas assez proche de zéro pour qu'elle se détende. Alors elle s'était préparée, au cas où il ne réagirait pas assez vite, à se jeter entre lui et la lame. Son bras était réparable et moins précieux qu'une vie humaine.

La situation avait dégénéré à une vitesse hallucinante. De quatre gars un peu trop provocateurs et lubriques, on était passés à un quatre contre un impliquant des dangers mortels. Ça ne lui plaisait pas du tout. Il lui fallait une solution viable pour y mettre fin, et elle n'avait pas osé bouger pour appeler les secours avec ses lunettes. Même s'ils ne la repéraient pas sur ce coup-là, elle devrait bien parler à un moment donné et ils risquaient de l'empêcher de finir de manière un peu trop définitive. Son processeur carburait à plein régime pour trouver une solution viable de se débarrasser d'eux sans que personne ne soit blessé, et sans envoyer avec eux en taule le gars un peu trop charitable venu lui apporter son aide.

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Mer 6 Déc - 0:29
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Hanbei Mori / Karuho Chîsaru


____Le cri de la jeune femme lui avait probablement sauvé la vie. Ce n'était donc pas cette lame de verre qui l'avait envoyé dans le coma. Non, à ce moment-là, en entendant son alerte, il s'était retourné et avait bloqué le poignet en pleine trajectoire tout en le frappant au visage de l'autre main, main qui s'était ensuite enroulée autour du bras armée, accrochée à son propre poignet de façon stable... avant de faire une clef pour faire tomber l'arme de fortune au sol. Trois coups, une seconde.
Le gars avait hurlé et Hanbei avait espéré très fort que quelque chose s'était brisé.

____Mais il n'avait pas eu le temps de se demander si un tendon ou un os avaient eu la gentillesse de craquer sous le choc violent qu'il venait d'infliger. Déjà, l'un des types essayait de le saisir à la gorge, et si la fille s'était tenue prête à s'interposer pour le coup de couteau - il l'avait vu du coin de l'oeil - elle ne pouvait pas le séparer de son agresseur sans risque. Sauf qu'Hanbei, lui, savait comment bien attraper quelqu'un à la gorge pour lui retirer toute possibilité de retraite, et que le gars en question s'y prenait mal. Il avait reçu le coude du blondinet en plein dans le plexus solaire et l'avait lâché sous le choc, le souffle coupé.
Hanbei avait fait craquer sa nuque pour s'assurer que tout était en bon état, puis s'était tourné vers les deux types encore debout.

____Ils ne semblaient pas le moins du monde inquiet, mais Hanbei savait lire derrière la carapace de gros dur que ce genre de personnes se fabriquait : ils n'étaient pas morts de peur, mais leur assurance avait fané. Il pouvait les mettre à terre facilement s'il ne les surestimait pas trop : baisser sa garde était la pire erreur qu'il puisse faire. Alors il les avait regardé dans les yeux avec un air de défi prétentieux pour qu'ils pensent, justement, qu'il avait baissé sa garde. Et quand ils s'étaient jetés sur lui,  il avait légèrement modifié sa posture.
Prêt à les recevoir.

____Le premier avait fini à terre, la respiration éraillée coupée par un coup net à la gorge - jamais mortel, mais douloureux - qui avait déplacé sa pomme d'Adam de façon latérale pour diminuée son absorption d'oxygène. Le temps qu'il passe la panique et qu'il comprenne comment remettre ça en place, Hanbei s'était ménagé un bon laps de temps. Assez pour arrêter de ses deux bras croisés le coup de poing du dernier type encore debout, le chef présumé, qui savait un peu mieux se battre que ses confrères. Il n'y avait pas de mur contre lequel l'acculer, mais l'américain avait vite compris qu'il lui faudrait une tactique alternative pour se débarrasser de lui avant que ses potes se relèvent.
Il avait tenté le bluff le plus aléatoire de son existence.

____Il avait glissé une main assurée dans son dos, comme s'il saisissait un couteau attaché à l'arrière de sa ceinture. Un couteau qui n'existait pas, mais un geste suffisamment plein de confiance pour que son adversaire ait un doute. un mini-doute : peu importe. C'était suffisant pour qu'il ne prêtre plus attention au pied d'Hanbei, le même pied qui était venu atterrir brutalement sur son genou. Et là, pour le coup, il avait entendu un "crac" bien distinct.
Quatre à terre, un debout. Et c'était lui.

____Il avait encore du mal à croire qu'il s'était sorti indemne de cet affrontement surréaliste. Bien sûr, ses capacités d'analyse et les quelques techniques de combat, surtout face à un couteau, qu'il maîtrisait lui avaient donné un avantage certain sur les quatre gugus un peu trop prétentieux qu'il avait affronté, mais tout de même. Et ça ne répondait par conséquent pas du tout à la question qu'il se posait depuis son réveil :
Comment diable avait-il fini dans le coma ?


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Sam 9 Déc - 23:29
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©️ Ruri
Réveille-toi

La caméra de ses lunettes activée, Karuho avait assisté à la bataille pendant que son processeur carburait en arrière-plan. Son cri d'alarme avait visiblement suffit à alerter les réflexes du jeune homme venu l'aider. En trois coups, qu'elle reconnaissait aujourd'hui comme une prise de Krav Maga, il avait envoyé son adversaire à terre, désarmé et visiblement mal en point. Son pourcentage était passé à 50% : pourcentage de personne connaissant de véritables techniques sans êtres de vrais combattants prêt à se jeter au secours d'une inconnue. Et à moins qu'il n'ait une ceinture noire de Krav Maga cachée dans son sac à dos, elle était à peu près sûre que la donnée était définitive.

Elle avait été surprise de le voir se débarrasser des quatre adversaires aussi facilement. Il avait visiblement l'habitude de se battre, ou bien les gars étaient trop prétentieux et désorganisés pour présenter une quelconque menace, mais elle avait cessé de chercher une solution. Elle avait simplement laissé la caméra tourner, au cas où, avant de songer à appeler la police. Si l'un des quatre – ou plus vraisemblablement les quatre – portait plainte, son protecteur risquait d'avoir des ennuis. Elle avait quelques contacts dans la police et il valait mieux qu'elle lance l'alerte avant, histoire d'être sûre qu'une plainte serait irrecevable.

Elle n'avait pas prévu que le deuxième à s'être fait neutraliser, celui qui s'était pris un coup de coude direct, se relèverait. Il avait saisi l'un des objets au sol, simplement une grosse pierre, et elle n'avait pas eu le temps de crier. Trop occupé à s’assurer que les deux gars qu'il venait de mettre à terre ne se relèveraient pas, le jeune homme qui était venu à son aide n'avait pas vu la pierre atterrir derrière son crâne et il s'était effondré. Pour ne se relever qu'un an plus tard. Karuho se souvenait d'avoir vu le seul encore debout s'enfuir, en abandonnant ses amis, quand elle avait fait très clairement comprendre qu'elle était en communication avec la police : en mettant simplement son appel en haut parleur. Si elle ne se souvenait pas des détails de la conversation, elle savait qu'une voiture policière était arrivée quelques dizaines de minutes plus tard, accompagnée d'une ambulance, et qu'elle avait été interrogée. Interrogatoire qui avait tourné court quand elle leur avait fourni l'enregistrement de la scène – et vu le malaise évident du policier qui ne cessait de la regarder de haut en bas, c'était sûrement mieux ainsi.

Le jeune homme avait été transporté à l'hôpital où elle avait appris son nom, Hanbei Mori, et rencontré sa mère. D'instinct, en voyant le visage fermé de cette femme, elle était allée vers elle pour lui dire que son fils l'avait sauvée. Karuho n'était pas même sûre d’exagérer tant que ça sur le moment, mais elle avait vu le visage de la femme s'illuminer et était persuadée qu'elle avait pris la bonne décision : de presque en colère, la mère d'Hanbei semblait ressentir un soupçon de fierté, mêlé d'une indéniable inquiétude.

• • • • • •

Et maintenant il était réveillé. Et Karuho était la seule à être au courant. "C'est tout ce dont je me souviens. Tu es resté ici un an, je passe à peu près toutes les semaines." Pour voir s'il s'était remis de sa rencontre avec elle. "Je suis un peu responsable de ce qui t'est arrivé, alors j'attendais que tu te réveilles pour tout te raconter afin que tu sois moins perdu. Mais tu ne devrais pas faire semblant d'être encore évanoui." Cela dit, elle n'était pas là pour lui faire la morale et elle haussa finalement les épaules en se relevant, arrangeant une dernière fois les fleurs sur sa table de chevet. "J'ai encore du travail, je vais m'en aller. Je peux prévenir les gens en sortant, sauf si tu veux le faire toi-même." Elle attendait sa réponse avant de partir, mais elle ne s'attarderait pas plus longtemps ici. Elle n'aimait pas vraiment les hôpitaux, les ondes y étaient mal vues.

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Jeu 11 Jan - 4:39
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Réveille-toi

Hanbei Mori / Karuho Chîsaru


____Une pierre, un coup derrière la tête... C'était ça, qui l'avait collé dans le coma pendant un an ? La colère se mit à bouillir dans ses veines. L'injustice. La rage. Il avait envie de retrouver un par un cette bande de lâches et de leur briser les os. Il s'était fait battre, mettre à terre par la technique la plus déloyale qui soit, et déjà son cerveau lui renvoyait l'image de celui qui l'avait frappé. Un visage qu'il se ferait un plaisir de réduire en miettes, s'il retombait sur lui un jour.
Qu'il le croise, ne serait-ce qu'une seule fois...

____Prenant une grande inspiration, Hanbei se força à desserrer les dents et les poings. Même si elle avait été le sujet de ce combat, la fille à ses côtés n'était pour rien dans son état ; elle lui avait même évité pire, se faire poignarder. Et puis, il lui était reconnaissant pour deux choses : l'aider à retrouver ses souvenirs d'une part, mais surtout pour avoir parlé à sa mère. Il n'aurait pas pu supporter sa colère et sa déception habituelle après une expérience pareille.
Il se força donc à réguler sa rage pour ne pas la décharger injustement sur son interlocutrice.

____Elle était passée toutes les semaines ? Elle n'avait pourtant pas l'air d'être le genre de personne à s'inquiéter pour les autres. Peut-être qu'elle culpabilisait. ou peut-être, comme elle l'avait dit, souhaitait-elle simplement lui rafraîchir la mémoire à son réveil. C'était très sympa de sa part même si elle se sentait probablement obligée, vu la situation.
Hanbei se redressa légèrement sur son lit.

____— Merci.

____Le mot le plus basique du monde, et pourtant typiquement celui qu'on ne s'attend pas à entendre sortir de sa bouche. Il lui devait beaucoup ; la vie, probablement. Et elle avait raison, ce n'était sûrement pas une bonne idée de prétendre être toujours dans le coma. Il n'en avait plus l'intention, il ne l'avait fait que parce qu'il pensait sortir d'une bagarre un peu trop violente et s'attendait à se faire passer un savon.
Un bonne action, un an de coma et l'inquiétude qui allait avec, ça changeait tout.

____— Tu peux prévenir quelqu'un, si tu les croises. je ne pensais pas être resté dans les pommes un an, je ne vais pas les inquiéter plus longtemps.

____Puis il se permit un sourire devant sa hâte.

____— Je ne te retiens pas. Ca n'a pas l'air d'être ton élément, tout ça.

____Ce n'était pas le sien non plus, en vérité. Tandis qu'elle laissait place à l'infirmer et que celui-ci prévenait sa mère, Hanbei n'avait qu'une hâte : savoir quand il pourrait sortir.


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