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DISCORD(E)



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Grandir? On verra plus tard. (clos)

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Ven 15 Mai - 17:28
S • Université - 3ième année
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HnM
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S • Université - 3ième année
[Juin 2014.]

- Tu peux te rhabiller, Yoite.

Cette fois, il semblait rassuré. A croire que finalement, il prenait son rôle au sérieux et ça, c'était bien une première. De toute façon, il était déjà trop tard mais cet effort de dernière minute, plus par pitié que par inquiétude selon lui, payait quand même comme si un peu de pommade se glissait doucement sur les blessures les plus fraîches. Le temps ne répare pas tout, les actes sont plus significatifs.
Quittant sa place, Yoite se retrouva debout sur ses deux pieds et attrapa son T-shirt posé non loin de là. Il faisait très chaud ces derniers temps mais bizarrement, le jeune homme ne cessait de porter des hauts qui ne lui ressemblaient pas. Fallait dire qu'il avait encore un peu de mal à regarder le résultat de sa descente aux enfers. Il ne se sentait pas moins attirant, repoussant ou autre mais plutôt ... ridicule. En arriver là pour enfin ouvrir les yeux, c'était digne d'un enfant. Se rhabillant en silence, prenant tout le temps nécessaire pour éviter le moindre mal, quelques minutes passèrent encore pendant que les 2 adultes discutaient. Le rebelle était posé contre le mur, les bras croisés comme un pied de nez au passé. Le regard était un peu flou, cependant.


"Tu n'étais pas obligé de venir."

Comme à son habitude, même ses pensées les plus sombres trouvaient un moyen de s'échapper de sa bouche. La matinée s'était jusque-là déroulée aussi bien que possible mais plus le temps avançait et plus le jeune japonais trouvait en ces gestes de moins en moins de compassion. N'était-ce pas plutôt une énième tentative de reprendre le contrôle? Si c'était le cas, ça risquait d'avoir un effet dévastateur. Le caractère de Yoite n'allait pas en s'arrangeant, les conséquences de ses actes risquaient d'être pire qu'une couleur de cheveux bleue.
Un silence fit place dans la voiture pendant environ 3 secondes avant qu'un "si" ne quitte les lèvres de son père. L'expression actuelle de son visage fit tout le reste. Yoite ne comprenait que trop bien ce regard triste mais chaleureux, son oncle Himura avait souvent eu le même quand il revenait à la maison dans de mauvaises conditions. Ils n'étaient pas frères pour rien après tout ... C'est à ce moment-là qu'il réalisa que la mort de son oncle avait sûrement fait réagir son père. Tard, certes, mais pas tant que ça. Pour sa part, il n'était pas question de tirer un trait sur le passé et de vivre heureux dans un foyer familial débordant d'amour mais pour Kaji et Sakura, il n'était pas trop tard. Yoite avait juste un peu de mal à comprendre pourquoi est-ce que c'était vers lui que son père s'était tourné en premier. Était-ce cette bagarre imprévue qui avait changé les choses? Craignait-il pour la vie de son fils ainé? il y avait tellement longtemps qu'ils avaient eu une discussion tous les deux qu'il lui tout simplement impossible de le demander. Il se fierait à ses pensées, voilà tout.

Au bout d'un petit quart d'heure, la voiture de son père était rangée au garage et Yoite passait le pas de la porte. Sakura était restée assise dans l'entrée et ça ne le surprit même pas. D'un sourire, simple mais sincère, la jeune fille saisi le message et courut vers son grand-frère pour le serrer dans ses bras. C'était ce qu'il lui avait le plus manqué ça, que ça lui serve de leçon. Ils discutèrent un petit peu avant que son père n'intervienne à nouveau pour ordonner à la demoiselle d'aller à son cours d'été avant qu'elle ne suive les traces de son cher grand-frère. Yoite ne releva même pas et embrassa sa sœur avant qu'elle ne parte en sifflotant. De son côté aussi, il était temps qu'il y aille. Sa petite "dérogation" pour ce matin avait inquiété ses potes, il devait éclaircir la situation.

* * *

Assis sur la chaise près du pupitre, Yoite fixait avec insistance le peu d'inscrits qui pataugeaient dans l'eau depuis quelques minutes. Il les enviait avec une énorme pointe de jalousie et ne souhaitait qu'une chose : leur dire de dégager. Maintenant qu'il était "libre", il avait réellement envie de plonger, de retrouver ses sensations perdues depuis quelques semaines comme une punition pour devenir adulte plus vite que ça. D'ailleurs, c'était sûrement la seule chose qui l'avait emmerdée ces derniers temps. Ne pas pouvoir aller au club de karaté n'était qu'un bonus mais le must, c'était celui du basket. Éviter Ethan avait été sa priorité absolue et ce, uniquement par lâcheté. Il aurait pu défier son autorité et chercher à le corrompre par des moyens plus bas les uns que les autres, mais non ... il s'était surtout senti rejeté. Ils avaient été tellement plus proches que ça que la réalisation de cette cassure était encore plus douloureuse. Le temps allait s'occuper de celle-là mais le plus dur restait à faire : faire face. Yoite n'avait jamais cherché à devenir adulte plus vite que son âge, mais là, il savait qu'il n'avait pas d'autres choix, que ce n'était pas à un connard d'Américain de lui dicter ce qu'il devait faire dans la vie. Quitter le club de basket, c'était comme admettre sa défaite une deuxième fois, et c'était hors de question!
Clignant des yeux, Yoite frotta le visage pour essayer de penser à autre chose. Il ruminait beaucoup ces derniers temps, ça le mettait assez de mauvaise humeur. Vivement la fin des heures de club qu'il aille se défouler!
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Mar 16 Juin - 20:10
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HnM
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« - Ne touche pas à ça !
Makkuro !
Président ! Dites quelque chose !
Tu n'as pas le droit de manger ça ! »

Que de mots qui entraient par une oreille du grand délinquant aux cheveux flamboyants et ressortaient par l'autre alors qu'il se servait impunément dans les gâteaux préparés par le club de découverte culinaire dont les membres tentaient sans grand succès de protéger leurs œuvres du ventre sur pattes. Menant son opération avec une méthodologie presque chirurgicale ou digne de la stratégie militaire, ce dernier faisait le tour de chaque plan de travail pour piocher dans ce qui l'intéressait, comme une sorte de rituel avant d'intégrer ses clubs sportifs pour se défouler. Comme un enfant, le goûter avant le sport semblait être d'une importance capitale, à moins qu'il n'ait simplement envie, pour se détendre, de perturber le calme et la concentration des dernières tentatives de glaçage de cupcake, son gâteau préféré. Son méfait accompli, Makkuro se glissa à l'extérieur de la salle avec un sourire satisfait en se léchant les doigts, savourant les derniers morceaux de son butin en prenant la direction de la piscine avec un petit rictus satisfait. 

Encore à mettre la pagaille partout où tu passes ! T'en as jamais assez c'est dingue !

La racaille pivota lentement pour faire face à l'une des rares personnes qui osaient lui faire une remarque sur son comportement, comme ça de front en plein milieu d'un corridor, vide cependant. Un sourire goguenard glissa sur son visage et ses yeux azurés se clouèrent sur la silhouette fine et séduisante qui était planté au milieu du couloir, les bras croisés, les sourcils froncés avec un petit déhanchement qu'il se serait fait une joie de prendre entre ses mains. Un rire passa ses lèvres juste en imaginant sa tête outrée mais son regard ne tarda pas à s'assombrir alors qu'il sifflait froidement pour faire déguerpir le gêneur. C'est vrai quoi, ces populaires ils se croyaient vraiment tout permis et sous prétexte qu'ils avaient vaguement « sympathisé », d'une certaine manière en tout cas, c'était encore plus flagrant avec celui là. Bon d'accord, sa gueule d'amour avait le don d'adoucir Makkuro quelques minutes... Enfin disons, de le canaliser quelques instants comme s'ils pouvaient avoir une conversation normale. On ne saura jamais pourquoi, c'était en fonction de l'humeur du grand métissé qui hausse un sourcil. Il ne fallait pas abuser de ses avantages non plus. Le minet blond n'arriverait pas à lui faire perdre ses habitudes.

T'occupes, Masato, quand j'aurais besoin d'une nounou ou d'un plan vite fait dans les toilettes je te sifflerais.

L'autre répondait déjà mais son cadet reprenait le chemin de la piscine avec un sourire digne du chat du Cheshire. Son humeur était toujours à son zenith, comme la température affichée par le thermomètre qu'il croisa. Bon sang, vivement qu'il puisse se jeter à l'eau, il n'en pouvait vraiment plus. Il ne s'attardait même pas sur ce qu'il avait pu balancé à la figure du populaire qui avait sans nul doute été vexé même s'il commençait à avoir l'habitude de ce jeu du « je t'aime, moi non plus ». D'ailleurs il avait déjà oublié ses vacheries. C'est vrai, ce n'était que de la taquinerie après tout, pas de quoi en faire un drame.

* * * 

Loin de son pseudo garde-fou, Makkuro avait atteint la piscine avec soulagement. Même s'il était l'un des rares étudiants à apprécier la chaleur et le soleil, il se devait d'admettre que la fraîcheur du bâtiment était plus que salvatrice à cette heure de la journée. Une fois changé et ses vêtements roulés en boule dans son casier, ses cheveux flamboyants attachés et disciplinés comme il le pouvait, le chlore vint lui chatouiller les narines alors qu'il entrait dans la piscine de l'académie. Quand il s'était inscrit dans cette école prestigieuse avec les fonds du géniteur, il n'aurait jamais imaginé une seule fois participer autant à la vie active typique d'une école japonaise. Petit, le rejet qu'éprouvaient les autres pour sa personne, sa grande gueule et ses cheveux blonds lui avaient quelque peu fait quitter la communauté scolaire. 
Et pourtant il se retrouvait là au bord de la piscine, très souvent. C'était comme le club de basket, qu'il avait trouvé plutôt amusant et gratifiant, en dehors du fait de balancer des ballons sur les mollassons bien sûr. La racaille mettait ce changement sur le dos du fait qu'il avait peut être, au fond, besoin d'une petite vie normale d'un côté. Ou du moins, d'un monde à embêter, de compétitions pour dépasser ses limites, juste se dépenser pour combler son ennui chronique, presque maladif, et épuiser son corps hyperactif, ou presque.

Saluant simplement d'un petit « Yo » les grenouilles déjà dans l'eau, ses yeux de serpent se baladèrent sur l'assistance pour attraper dans son champ de vision, le président du club derrière son petit bureau. Balançant sa serviette dans un coin, le jeune homme préféra plonger et faire quelques longueurs histoire de se rafraîchir, de bander ses muscles avant d'aller taquiner son aîné resté sur la terre ferme. Il n'était pas curieux de savoir pourquoi mais l'envie de plaisanter était au rendez vous.

Après un échauffement quelque peu brute de décoffrage, Makkuro barbota le long du bord pour se poser en face du pupitre, toujours dans l'eau, ses yeux céruléens brillant d'amusement alors qu'il toisait Yoite avec cet air satisfait sorti de nul part, et plutôt agaçant, bien que charmant d'une certaine façon, à condition d'être de bonne humeur peut être.

Président, je veux pas faire le monsieur « je-sais-tout » mais la natation c'est dans l'eau que ça se pratique tu sais ? C'est la grève du bassin ? Ou alors c'est les problèmes de fille mensuels ?

Appuyé sur le rebord du bassin avec un air chafouin, son sourire était parfaitement dessiné d'un bout à l'autre de ses lèvres. C'était évidemment sans la moindre innocence, même si on aurait pu croire en une vague apparition de ce côté là. Que nenni. « Président », cette marque de respect de la hiérarchie était totalement dénuée de sens dans la bouche de Makk, de la même manière qu'il s'adressait à Ethan, au club de basket, par ce mot suffisant, on sentait une ironie nette dans sa voix dès qu'il prononçait ce mot. Cependant, son ton était léger, enjoué et taquin bien qu'un brin moqueur. Il lui fallait bien une victime et l'air renfrogné de l'exilé de l'eau n'avait pas aidé ce dernier à passer à travers les mailles du filet. 

Faut pas bouder comme ça, elle est bonne. Tu sais pas ce que tu rates !

Les autres nageaient bien plus loin et vu la tête du rebelle, Makkuro savait parfaitement à quel point la conscience de rater un moment très agréable, pour un fou de natation comme lui, devait être présente dans la tête du garçon sagement resté sur le bord. Préférant faire ostensiblement abstraction de l'état de Yoite, Makkuro se hissa sur le rebord par la simple force de ses bras. Ce n'était pas par bonté d'âme et pour soutenir son président, non... simplement pour rattacher ses cheveux.

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- Ce que tu peux être arrogant ! Si tu rencontrais Dieu, tu lui demanderais ce qu'il fait dans ton fauteuil !
- Du moment qu'il se lève pour me le rendre, tout va bien.


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Mar 16 Juin - 22:15
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L'humeur loin d'être joyeuse caché derrière un pupitre qu'il avait toujours snobé jusque-là, Yoite vit entrer Makkuro quelque temps après les autres. Au départ, ça n'avait été qu'un nom de plus inscrit au club, une victoire presque et puis ils avaient commencé à se chamailler au club de basket. Yoite recevait régulièrement des ballons de basket dans la tronche et avait bien du mal à riposter. Déjà, il n'aimait toujours pas le basket donc la motivation n'était pas au rendez-vous alors si en plus, un couillon géant l'emmerdait au point qu'il ait envie de tout abandonner, ça n'allait pas aider. Il avait même pensé à en parler mais ils n'étaient plus au primaire. De toute façon, Ketsueki n'était pas du genre discret et tout le monde savait bien que c'était lui qui faisait ça.
Du coup, cette proximité forcée qu'ils partageaient au club de natation n'était pas la meilleure des nouvelles. Yoite l'ignorait en temps normal, préférant se concentrer sur le chlore et les bienfaits de la piscine plutôt que sur ses longs cheveux rouges qui flottaient dans l'eau. Mais aujourd'hui, sa présence le gênait. Peut-être était-ce dû à sa mauvaise humeur générale? Il sentait qu'à la moindre remarque, il n'allait pas pouvoir garder sa contenance habituelle. D'un soupir pour tenter de garder son calme, le rebelle se rappela qu'il était désormais Président et qu'il avait une image à entretenir en plus d'avoir plus de droits que les autres, ici.

Reposant son regard sur les fiches personnelles qu'il entretenait de chaque membre du club à l'abri du regard de tous, il fut évidemment rapidement interrompu par ... Makkuro. Celui-ci était toujours dans l'eau mais semblait faire une pause juste à ses côtés. Alors quoi? Il voulait discuter aujourd'hui? Ça sentait mauvais tout ça!
En attendant, ces questions à deux balles montaient direct vers la case "agacé". Makkuro avait toujours eu le don de mettre le doigt sur les sujets qui fâchent. En même temps, fallait dire qu'avec sa gueule de 10m de long, Yoite n'avait pas vraiment été discret. D'ailleurs, il se demandait bien si la racaille savait pourquoi est-ce qu'il avait séché autant de cours dernièrement. Il y avait même eu cette fois où il n'avait pas pu assurer la gestion du club car il avait eut rendez-vous à l'hôpital. Il y avait peu de chance que cela passe inaperçu dans une école de curieux comme Chisê ...


"Fais pas l'ignorant. Qu'est-ce que tu dirais d'aller te reposer plus loin?"

Mais non, voilà que celui-ci sortait de l'eau juste à côté de lui, imprimant des mouvements attirants sur son corps dégoulinant de cette eau qui était loin de le repousser elle aussi.
Fermant les yeux une demi-seconde, Yoite rangea ses fiches dans le pupitre, le ferma à clef et se redressa. Il faisait pâle figure à côté de ce grand dadais mais ça faisait bien longtemps qu'il avait cessé de complexer sur sa taille. Il n'était pas très grand, point à la ligne! S'approchant de l'eau, il se mit accroupi et plongea sa main dans le liquide transparent remué par les battements réguliers des autres nageurs. Elle n'était pas très chaude mais avec la chaleur qu'il faisait à l'extérieur, c'était loin d'être un problème.

Conscient que sa torture allait prendre fin aujourd'hui et qu'il n'avait que quelques douleurs résiduelles (pratiquement psychologiques), Yoite se tourna vers Makkuro et s'approcha de lui en ayant retrouver un peu de son caractère de merde habituel. Jamais encore il ne s'était vraiment retrouvé aussi près de lui puisqu'il avait tendance à l'éviter comme la peste. Fallait dire qu'il en avait entendu sur lui aussi, et que monsieur était particulièrement lunatique. Un jour, il restait dans son coin presque sage comme une image et le lendemain, il faisait chier tout le monde. Yoite ne pouvait pas se sentir attiré par un mec aux humeurs aussi changeantes bien qu'il soit physiquement plaisant. Il pouvait pas le supporter car celui-ci réussissait à le casser souvent, rien qu'avec des mots. Le rebelle n'avait pas sa langue dans sa poche et n'avait honte de rien mais ça ne voulait pas pour autant dire qu'il savait se défendre moralement. Comme tout le monde, il avait des coups de mou, des absences mais Makkuro ne semblait guère prendre le temps d'avoir de la pitié à ses heures perdues.


"Au lieu de t'exposer à la vue de tous, tu ferais mieux de retourner dans l'eau. Ton crawl est toujours aussi mauvais. Tu veux un tuba pour mieux respirer?"

Adieu l'habituelle lâcheté, Yoite prenait des risques. A croire que se faire frapper lui avait déplacé quelques neurones ...
En attendant, il ne mentait pas. Makkuro savait nager, bien sûr, mais il semblait s'obstiner à utiliser une technique qui le fatiguait deux fois plus vite. Yoite lui avait déjà dit et montrer comment faire pour en faire davantage en se fatiguant moins mais y avait rien à faire. Est-ce que la fierté du rouge-gorge était touchée? Le Président n'était pas là pour se moquer de lui à la base mais puisqu'il n'avait jamais vraiment été sympa, peut-être qu'il allait finir par se laisser aller et critiquer le moindre petit détail qu'il jugeait hilarant. Sur la fiche de Ketsueki, il avait marqué ce qu'il pensait de lui ... ça n'avait jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.

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Mar 16 Juin - 23:16
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HnM
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Tu sais, si tu veux pas qu'on t'emmerde avec des questions, soit tu viens pas, soit tu t'arranges pour faire comme tout le monde et cacher tes problèmes derrière un sourire hypocrite.

Comme une sentence, la réponse était tombée des lèvres de Makkuro avec une certaine dureté malgré son sourire de chat satisfait qui s'étirait d'un bout à l'autre de son visage. De toute évidence, et pour le plus grand malheur de ceux qui le croisaient aujourd'hui, le jeune homme à la chevelure flamboyante était en forme et de bonne humeur, et le seul avantage qu'on pouvait trouver à cette situation c'est que la méchanceté gratuite semblait s'atténuer durant ces périodes... Il restait simplement franc, d'une franchise qui pouvait dépassait le bon sens de la mentalité japonaise, voir de la simple humanité qui prône la paix sociale. Mais ce genre de concept était un peu trop vague pour une racaille adepte du « je m'enfoutisme » aïgue. La preuve, c'était que bien luné ou non, Makkuro ne faisant en aucun cas attention à l'état d'esprit et à l'humeur de la personne en face. S'il était capable de s'adapter, lorsqu'il n'en avait pas franchement envie, il ne se forçait pas. 

Pourtant il aurait pu s'adapter là tout de suite, et en pire. Personne, ou peu de monde, ou les hermites, ou les chiens à la limite, n'étaient sans ignorer les absences répétées du capitaine du club de natation. C'était d'autant plus remarquable au sein même de celui ci quand un grand passionné est aux abonnés absents, ou reste au bord du bassin comme s'il avait décidé de s'infliger une sorte de torture mentale du genre « Non je n'irais pas dans l'eau je résisterais ! ». Et cette solution était parfaitement stupide, surtout après avoir vu Yoite nager comme un poisson, avec autant de technique.
Car oui, le grand métisse avait beau être insupportable parfois au point qu'on se demande s'il n'avait pas un problème d'hyperactivité ( en fait il avait une sorte d'inverse mais passons...), il n'était pas bête et connaissait ses faiblesses. Il n'avait pas honte d'admettre que la technique de Yoite lui passait par dessus la tête et que pour l'instant il n'y arrivait pas, sûrement dû à celle qu'il avait actuellement, trop encrée, comme un réflexe. 

Tu sais bien que j'ai peur tout seul d'apprendre de nouvelles choses, je serais tellement plus rassuré si tu me tenais la main ! Enfin pour ça, faudrait que tu remettes à l'eau.

Il le regardait de haut, le petit japonais mais ça c'était assez indépendant de sa volonté, il n'y pouvait absolument rien s'il n'avait de nippon que son nom et son patronyme. Il ne s'en plaignait pas, c'était toujours amusant de voir les gens s'attendre à quelqu'un de taille... japonaise avant de le voir arriver, et avoir un avantage sur ce petit râleur était plutôt appréciable, même si ça n'avait plus vraiment l'air d'agacer ce dernier.

La moquerie glissant lentement comme de l'eau sur une surface perméable fut balayée d'un geste de la main par le grand gaillard qui secoua la tête comme si tout cela n'avait aucune importance. Un jour peut être qu'il l'écouterait mais ce qu'il aimait c'était faire trempette sans avoir à envisager de la compétition de très haut niveau, en plus pour l'instant il misait sur une certaine puissance qu'on ne pouvait pas nier, même s'il savait que les muscles demanderaient de la technique plus tard. Oui un jour il écouterait monsieur Unden mais... ce jour n'était pas arrivé. 

C'est pas parce que tu t'es fais un peu amoché que tu dois rester caché derrière ton pupitre comme un intello coincé. Aller faut souffler capitaine, t'es tendu comme un maillot enfant sur un sumo.

Adepte de l'euphémisme autant que de l'autodérision ou de la provocation, Makkuro darda dans le regard de Yoite ses deux grands yeux bleus glacials pour le scruter avec attention. Il ne savait pas exactement la raison de la disparition du jeune homme pendant quelque temps, mais il l'avait noté comme tout le monde, et comme tout le monde il avait écouté les bruits de couloir parce qu'on a du mal à échapper au brouhaha de commérages étudiants. Il sourit et décide de bluffer plus ou moins, même s'il a l'air plutôt sérieux, passant son bras, trempé, par dessus les épaules du petit bleu pour le ramener contre lui. Non décidément, ils n'avaient jamais été aussi proche alors qu'il penchait doucement la tête vers lui pour souffler, comme deux amis se faisant des confidences.

Si j'étais toi, je ne me donnerais pas trop en spectacle non plus, tout le monde se demande pourquoi tu as disparu ou que tu reste observer alors que t'es le premier dans l'eau d'habitude. Loin de moi l'idée de fouiner mais les rendez vous à l'hôpital ça fait toujours jaser.

Sans se départir de son sourire et plutôt content d'avoir imbibé une partie des vêtements de Yoite, il lança sur un ton joyeux comme si de rien était.

Qu'est ce que tu caches... dans ton petit pupitre de président sérieux ? Des produits dopant ? Non sinon tu serais déjà remis sur pied...

Il mourrait d'envie de lui enfoncer son doigt dans les côtes juste pour voir mais se ravisa. Ils n'étaient pas seuls et Makkuro n'avait pas envie d'un public, pas aujourd'hui. Il était simplement curieux et voulait tromper son ennui. Il aimait les secrets et fouiner pour trouver ce qui faisait mal.

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Mar 16 Juin - 23:31
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En effet, Yoite voyait ça comme une sentence froide et directe. Makkuro avait beau être plus grand que lui, il était malgré tout plus jeune et lui devait le respect mais il semblerait que cette notion échappe totalement au rouge-gorge. Yoi ne pouvait pas spécialement lui en vouloir, il avait lui-même manqué de respect à pas mal de gens quand il trouvait que c'était nécessaire mais là ... c'était comme s'il se faisait réprimander par son paternel. C'était presque humiliant, une chance pour lui qu'il n'était pas du genre à rougir pour le moindre petit pas de travers. Il ne put s'empêcher cependant de se mordre la lèvre tant son agacement était monté en flèche. Qu'est-ce qui le retenait de lui foutre sa branlée à cet impertinent? Peut-être tout simplement son corps mince et trop peu musclé pour espérer gagner la partie. Makkuro n'était pas idiot, il savait en général où piquer pour que ça fasse mal et là c'était bien joué. Le rebelle était habituellement très doué pour dissimuler ses émotions mais c'était la première fois qu'il se voyait contraint de rester hors de l'eau et sans réel soutien, il s'était juste mis à bouder dans son coin.
Évitant de rentrer dans le jeu de Ketsueki, Yoite prit sur lui avec une grande inspiration et détourna simplement les yeux. Ce n'était pas digne d'un Président de péter un câble en public même si, techniquement, ce n'était pas mieux de se laisser dévorer sans rien répondre. Il se vengerait plus tard, mais pour le moment, il devait rester concentré sur l'eau et les grenouilles qui y pataugeaient. Un accident était vite arrivé et ce n'était pas vraiment pas le moment de se laisser aller.

A nouveau, Makkuro piqua le point sensible mais Yoite haussa les épaules. Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas pu aller dans l'eau ces derniers temps qu'il n'avait pas aidé Makkuro. C'était plutôt parce qu'il n'avait absolument pas confiance en celui-ci. Il craignait qu'il ne le noie à la moindre occasion ou en profite pour faire des trucs décalés. Jusque-là, il n'avait pas spécialement entendu de rumeur dégradante sur le comportement obscène de la racaille mais il restait persuadé qu'une fois tenté, comme tout le monde, il devenait une vraie bête. Yoite se savait assez faible là-dessus pour l'avoir reluqué plus d'une fois alors s'il devait rester en sa compagnie dans l'eau, à l'aider avec des mouvements de corps bien précis, autant se pendre tout de suite. Non, il l'aiderait de loin, ce mauvais bougre était capable de comprendre la théorie, c'est juste qu'il ne s'en donnait pas les moyens.


"N'exagère pas. Depuis le temps que je t'ai fait cette remarque, ton crawl devrait déjà s'être amélioré mais tu es plus têtu qu'un âne. En fait, j'espère que tu vas commettre une erreur, là je pourrai te sortir l'habituelle phrase 'je t'avais prévenu'."

Ce comportement ne donnait pas non plus de points d'honneur à son rang de Président mais tous les deux, ils s'étaient toujours parlés de cette façon. Yoite craignait Makkuro car il était puissant, grande gueule et sans peur. C'était le genre de mec qui pouvait vous ridiculiser dans n'importe quel domaine et à n'importe quel endroit. Yoite excellait en "casse-couilles" mais il n'était pas méchant pour autant. Ketsueki, c'était différent.

La suite fut déstabilisante. Le géant rouge était collé à lui, enveloppant le petit oiseau sous sa grande aile noire. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire au juste? Des menaces en paraissant sympathique? Il avait du culot!
En attendant, ce n'était pas plus mal qu'ils soient si près l'un de l'autre. D'un, c'était aussi agréable que stressant mais surtout, le sujet abordé restait personnel quoique plus vraiment d'actualité. Cette bagarre, c'était du passé aujourd'hui même s'il avait décidé d'éviter Ethan pendant quelque temps pour retrouver un peu de fierté. D'ailleurs, il trouvait ça assez étrange que personne ne sache vraiment ce qu'il s'était passé. Lui, il en avait parlé à ses potes qui lui avaient foutu un sacré savon d'avoir osé lever la main sur une fille mais après, le réconfort après gagné en puissance et son moral était un peu remonté. A part ça ... peut-être que Matthews avait préféré ne rien dire mais où étaient donc les curieux de Chisê? Ceux qui savent toujours tout avant même que ça ne se réalise?


"Et en bon ami que tu es, tu t'inquiètes de savoir si je vais bien? C'est adorable de ta part Makkuro mais rassure-toi, tout va bien et je retourne dans l'eau dès demain."

Cette perche avait été trop bien tendue pour que Yoite ne la saisisse pas. Voir Ketsueki tenter de glaner des informations, c'était aussi ridicule que de l'inscrire à la danse classique. Depuis quand est-ce que le grand méchant loup s'intéressait à autre chose qu'à lui-même?

Faisant glisser le bras de la racaille ailleurs que sur son épaule, Yoite se contempla 2 secondes le temps de constater qu'il était effectivement mouillé. Après un bref soupir, vain, il enleva son T-shirt et le posa sur son pupitre. Il n'avait plus aucun bleu, aucune égratignure alors il n'avait rien à craindre. Il avait juste encore perdu quelques kilos et le médecin avait tiré la sonnette d'alarme. Il devait se reprendre en main, manger plus que ça et tenter de prendre un peu de muscles s'il voulait continuer à nager comme il le faisait. Avec aussi peu de consistance, il risquait vite de s'infliger des dommages qu'il préférait éviter. Tout ça tournait dans sa tête, son impuissance lors de cette bagarre lui avait justement prouvé qu'il n'avait pas de quoi se défendre, il avait juste subi les coups et son corps avait vite marqué. Lui qui s'aimait pourtant beaucoup trop, il devait avouer que son cher et tendre corps était sérieusement négligé ces derniers temps.
Un sourire orna cependant ses lèvres quelques instants. Se tournant vers Makkuro, le regardant avec toute la fierté du monde, il croisa les bras et répondit :


"Cette soudaine curiosité me surprend de ta part. Tu devrais te concentrer sur autre chose que sur moi, Ketsueki. Mais si tu veux tout savoir, ce sont les fiches des membres du club que je complète dès qu'une info me vient aux oreilles. Eh oui, comme tous les autres, tu es enfermé dans mon pupitre, sage comme une image pour une fois."

Yoite ne craignait pas grand chose à dévoiler la présence de ces fiches. Déjà, elles étaient sous clef donc ça calmait quelques ardeurs mais surtout, il n'y avait rien écrit de vraiment compromettant. Ce n'étaient que des jugements personnels qu'il avait émis sur chaque membre et bien que dessus, il y avouait parfois des choses qu'il ne dirait jamais, si celles-ci étaient révélées, ça ne l'empêcherait pas de dormir sur ses 2 oreilles. La culpabilité ne l'atteignait que sur des choses vraiment importantes et ça, ça n'en sera jamais une. Des photos, ça aurait été plus gênant ...

"Maintenant, retourne dans l'eau. Le temps passe, tes efforts trépassent. Si ça continue, tu vas être un poids pour la compétition qui approche."

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Mar 16 Juin - 23:40
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HnM
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En bon ami ? Où ça un bon ami ? Il doit être assez petit pour que je ne le vois pas sans baisser la tête !

Oh ça ce n'était vraiment pas très sympathique de la part du russe qui affichait un large sourire malgré que Unden ait saisit un moment de répit pour essayer de le faire taire, le tout en se dégageant de son étreinte sans mal, Makkuro ne força pas les choses pour le laisser s'échapper de son bras trempé. Difficile de dire si on pouvait vraiment être surprit par cette réponse moqueuse et provocatrice. Car dans un sens, le concept d'amitié avait l'air relativement nébuleux quand on le mettait dans la même phrase, avec le prénom du jeune homme aux cheveux de feu. Vu comme ça, il était difficile de savoir s'il vous considérait comme un ami, voir s'il était capable d'avoir au moins un seul ami, ou une, pas de discrimination. 

La réponse reste assez floue et ne peut être trouvée que par faisceau d'indices, pour ceux que ça intéresse. Pour la plus part des gens, le principe veut que l'amitié soit quelque chose de profond censé provoquer un attachement profond, une certaine dévotion, une confiance... Et quand on entrait un peu dans la tête de Makk, pas dans son cœur pauvres fous, c'est encore bien trop gardés pour vous, on pouvait se demander si attachement, dévotion et confiance faisaient parti de son vocabulaire, voir de son environnement. D'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais réussi à mettre un mot sur la relation qu'il avait eu avec les membres du gang. S'il y avait une certaine fraternité, la violence et le chaos qui régnaient en mettre chez ces ados perdus floutaient toutes les limites relationnelles entre eux. Ensuite ses relations familiales ne lui avaient peut être pas permis de prétendre à un apprentissage réel de la confiance. La lange de bois de ses parents sur ses origines et sa mauvaise expérience de l'école avaient dû lui faire les pieds quant à son géniteur fraichement retrouvé... Non il était peu probable que ce dernier lui apprenne le mot confiance. 

Cet éloignement de la notion se voyait dans le regard azuré du jeune homme même si sa vie, il n'en parlait jamais. Alors, même s'il se doutait un peu que Yoite n'ait parlé d'amitié que pour tenter de le singer un peu, il n'avait pu s'empêcher d'en rire, que de s'imaginer ami du petit bleu.
Il dû admettre cependant avec honnête qu'une part de lui appréciait leurs chamailleries, et sa paire de fesses. 

Non mais t'emballe pas comme ça hein, t'es pas obligé de me raconter ta vie, je m'en fou en fait. C'était histoire de faire la conversation.

Un soupire échappa du rictus ennuyé du jeune Ketsueki alors qu'il croisait le regard fier de son aîné. C'est vrai qu'il n'en ferait pas une maladie, de ne pas savoir, et puis... Un coup de pied de biche et il s'ouvrirait comme un Yoite en fleur, ce petit pupitre. Mais est ce que ça vallait vraiment le coup de savoir ce que Yoite pensait du monde... Hargneux comme il était, il ne devait pas y avoir beaucoup de compliments, encore moins sur la propre fiche de la racaille. Et ça aurait pu être amusant à lire, pendant 5 petites minutes, peut être 10. Son regard ne s'attardait déjà plus sur le pupitre pour regarder les autres nageurs leur jetant peut être quelques regards curieux. L'ennui le gagnait, c'était pire qu'une maladie, et elle était aussi lourde pour lui que pour son entourage. Lorsqu'il se manifestait c'était le moment de se mettre à couvert pour éviter les tirs gratuits. 

Remarque !, reprit-il sans faire attention à l'injonction de son capitaine pour retourner dans le bassin. Je serais prêt à parier que tu y caches des commentaires douteux... La taille des hauts de maillot pour chaque membre féminin ? Ou un appréciation sur nos corps d'athlète ? Qui sait... peut être même des photos de tes membres sous la douche, c'est honteux Unden.


Du bout du doigt, qu'il enfonça cette fois sans pouvoir plus résister, dans des côtes du jeune homme de deux ans son aîné, son entrain sembla reprendre le dessus alors qu'il reluquait de pied en cape le corps de Yoite. 

Et non j'ai pas envie d'aller dans l'eau là tout de suite... Si toi t'as rien foutu, moi j'ai nagé. Ne nous met pas tous dans le même panier que toi.

Une grimace s'afficha sur son visage alors qu'il s'étirait de tout son long, faisant admirablement bien craquer ses épaules et sa nuque, chose qui lui plaisait tout particulièrement de faire encore et encore sans se lasser. L'effort physique n'y changeait pas grand chose et ce tic revenait souvent, et dès qu'il restait dans une même position trop longtemps. 

Son regard à la couleur si froide, et pourtant si intense et inquisitrice, semblait étudier chaque petit morceau de peau, si bien qu'on aurait pu croire à une vision de super héro bionique mais en fait non, pas du tout... Il est simplement un peu observateur, suffisamment pour lancer une autre pique d'un ton léger.

Un poids tu dis ? C'est vrai que j'ai pris du muscle... pendant que tu restais assis à rien faire... Eh, j'ai vraiment épaissis hein ! T'en pense quoi ? … Comparé au tiens... où il est passé ? Tu l'as vendu à qui... crevette ?

Prenant la main de Yoite sans attendre, il la posa sur son bras aux muscles encore tendus par l'effort récent. De ce côté là il n'avait pas trop à se plaindre. Il desserra suffisamment tôt la pression pour que Yoite n'ait pas besoin de faire des pieds et des mains pour retirer la sienne de ses biceps. Ah comme il se fichait de paraître louche ou un peu lourd pour une histoire de muscle, après tout... son manque de sérieux était un peu trop visible. 

S'éloignant un peu pour s'asseoir sur le bord du bassin, le jeune homme observa les ondes de l'eau autour de ses jambes. Le calme semblait être revenu dans l'esprit de la tornade rouge alors qu'il semblait se remettre doucement à l'eau, mais seulement quelques minutes après qu'on lui ai demandé, par pur esprit de contradiction. Finalement, il tourna la tête vers son sempaï qu'il considérait plutôt comme un petit chiot faisant ses dents sur tout ce qui bougeait, et lança avec un air goguenard.

Au fond, demain ou aujourd'hui pour te mettre à l'eau qu'est ce que ça change ? Si je dis que mes résultats viennent d'un manque total d'implication de mon capitaine pour m'aider à palier mes lacunes ?

Oh comme ça, il aurait presque eu l'air d'un petit diablotin s'il n'avait pas les traits aussi matures pour son âge. 

Et puis je pari que j'te bats à la prochaine compet'.

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Mer 17 Juin - 0:16
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Il fallait dire que ça fusait des deux côtés. Yoite répondait aux attaques de Makkuro avec autant de piques que possible mais il était bien loin de son niveau. Il l'avait toujours su, cette racaille le dépassait en mots blessants mais ça ne l'empêchait en rien de bien dormir la nuit. Yoite ne rêvait pas de casser les gens avec des mots bien placés, il mettait juste un point d'honneur à dire la vérité quand ceux-ci posaient les bonnes questions. Cependant, il devait avouer que dernièrement, il avait bien du mal à résister à l'envie de revenir à l'époque de ses 12 ans et de se chamailler avec Makkuro pour un truc aussi idiot que leur comportement d'aujourd'hui. C'était dur d'ignorer une personne qui vous agaçait rien qu'avec un regard un peu trop long, encore davantage quand il avait un physique qui envoyait des ondes attractives.
Le rebelle ricana quand Makkuro se moqua du mot "amitié" qu'il avait utilisé par ironie. Il était évident qu'ils n'étaient pas amis, il y avait même très peu de chance qu'ils le deviennent un jour. Les points communs n'étaient pas obligatoires pour développer une amitié mais ça aidait quand même pas mal. Là, à part la natation, ils n'avaient rien et l'animosité entre eux rendait les choses compliquées. D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'ils se chamaillaient tout le temps comme ça? De ce qu'il s'en souvenait, Yoite avait l'impression que c'était la racaille qui avait commencé en lui balançant des ballons de basket en pleine tronche. Au départ, on se dit "pas de chance" mais au bout d'un certain nombre, on comprend que c'est personnel. Et puis, il avait remarqué que ce crétin en balançait sur tout le monde et il avait relativisé mais leurs conversations récentes les faisaient de plus en plus ressembler à deux chats mâles qui défendent leur territoire ... Que voulait Makkuro au juste?

Baissant la tête en soupirant, Yoite constata qu'en plus d'être hargneux l'un envers l'autre, il était compliqué d'entretenir une conversation avec Makkuro. Il posait des questions mais se fichait des réponses, ça n'avait aucun sens. Balayant alors le tout d'un revers de la main, le rebelle espérait pouvoir retourner près de son pupitre en mettant un terme à cet échange qui ne menait à rien mais, en plus de quelques propos ridicules et peu engageants, Yoite sentit un doigt s'enfoncer dans ses côtes et un grognement de semi-douleur/pudeur franchit ses lèvres. Hey! Jusque-là, ils ne s'étaient jamais "touchés" tous les deux, où est-ce qu'il voulait aller là? Ça commençait à bien faire et puisque le rebelle n'était plus aussi fier qu'avant de son corps, ça devenait risqué de le provoquer là-dessus. Sincèrement, il eut envie de se retourner et de lui envoyer son poing dans la gueule mais là encore, la force physique lui manquait et il savait qu'il était surveillé depuis peu par les hauts supérieurs de l'académie. Ils n'aimaient pas les bagarres dans le coin.


"Tu ne devrais pas oublier à qui tu parles. Tu me dépasses en taille, ok. En muscles, ok aussi. Mais en grade ici, t'es rien de plus qu'un simple membre qui l'ouvre beaucoup trop."

C'était trop tard, Yoite n'avait plus envie de résister, il allait lui répondre quitte à se ridiculiser en public. Ce n'était pas la première fois et ce ne serait sûrement pas la dernière. Tous les deux, ça ne pouvait pas rester comme ça et il était hors de question qu'il se comporte comme s'il était devenu cette Saki Ôsen. Physiquement, la situation le mettait en défaveur mais il n'était pas question de se battre, ils allaient régler leur différend comme des adultes.
Sa main fut kidnappée sans vergogne pour aller se poser sur le muscle saillant de Makkuro et leur différence ne fit que s'agrandir à ce contact. Ce n'était pas des muscles de pacotilles mais ça, Yoite le savait déjà. Il avait observé le rouge-gorge dans l'eau et sa puissance ne faisait pas un pli. Il se déplaçait rapidement et sans trop d'efforts, il ne pouvait le nier mais il manquait de techniques, c'était tout. Le rebelle ne remettait pas en cause son manque d'implication à nager, juste à exécuter les ordres mais c'était comme tenter de discuter avec un gamin âgé d'1 an. A croire qu'ils n'étaient pas si adultes que ça.

Le laissant s'éloigner pour aller s'asseoir près du bassin, Yoite contempla à nouveau son propre corps et cette fois-ci, il réalisa que ce qu'il avait aimé jusque-là chez lui commençait à devenir repoussant. Ses côtes étaient presque visibles à travers sa peau et la finesse de ses cuisses le faisaient ressembler à un rachitique en mal de nourriture. Sa décision était déjà prise quant à l'envie de se muscler et à faire des efforts mais il avait encore du mal à trouver sa motivation. Devoir passer plus de temps au club de basket le rendait ronchon et fréquenter une salle de sport ne lui disait rien. A croire qu'il n'était pas si mal que ça dans sa peau.


"Ne me mets pas tout sur le dos, je ne me suis pas non plus absenté pendant 1 an! Et même si je t'expliquais pourquoi je veux attendre d'aller dans l'eau plutôt que de le faire là tout de suite, tu comprendrais pas. Je dis pas que tu es un idiot illettré ... juste que tu trouverais sûrement quelque chose à redire. C'est juste "mon" choix."

Yoite se sentit assez fier sur le coup. Réussir à garder son calme, à parler aussi sagement alors qu'il avait envie de l'étrangler tenait du miracle. Son côté gamin lui donnait envie de le pousser dans l'eau et d'en rire comme un malotru qui vient de faire une super bonne blague mais il ne pouvait pas se laisser aller à être aussi peu mature. Qui plus est, avec la chance qu'il avait ces derniers temps, il risquait de rater son coup.

Filant récupérer son T-shirt, il l'essora quelques secondes et l'étendit sur le banc en espérant qu'il n'était pas fichu à cause du chlore. C'est là qu'il étouffa un rire en détournant à nouveau ses yeux vers Makkuro. Qu'est-ce qu'il venait d'entendre là?! Il lui lançait un défi?! Allons voyons, est-ce qu'il savait à qui il disait ça? Yoite et les défis, c'était toute une histoire.
Le sourire aux lèvres, il se rapprocha de son ennemi pour lui tendre la main. Près de l'eau, c'était risqué connaissant le gosse qu'il avait sous les yeux mais la décision qu'il venait de prendre prenait le pas sur celle de se muscler. Il allait battre ce vil Makkuro à la compétition qui approchait et après, il pourrait lui ordonner de faire ce qu'il voulait. S'il devait en arriver là, alors soit!


"Pari tenu! Si tu perds, tu devras m'écouter et enfin essayer les techniques de crawl que je veux t'enseigner depuis un bon moment. Si tu gagnes ... ah ah, n'y pensons même pas, c'est pas comme si t'avais tes chances."

Il se faisait prétentieux mais Yoite était sûr de ses capacités. Il faisait de la natation depuis des années maintenant, il maîtrisait le crawl à la perfection et par-dessus tout, il adorait nager. Il n'y avait pas de raison qu'il perde ... Tout cela, sans même penser un seul instant aux mises en garde de son médecin personnel quant à ses capacités réduites dues à la faible consistance de son corps. Les médecins disent n'importe quoi, tout le monde le sait! Il allait le battre, les doigts dans le nez!

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Mer 17 Juin - 0:35
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HnM
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Oh et qu'est ce que tu vas me faire pupuce... Tu vas me virer du club ? Et puis... Ce que tu peux être susceptible !

Un air naturellement blasé se glissa sur le visage de Makkuro. C'était toujours pareil avec ces gens là. On s'amusait bien, on se piquait un peu, et son vis à vis finissait toujours pas prendre la mouche pour des broutilles. C'était presque dommage, surtout quand on voyait leurs efforts pour rester calme malgré leurs joutes verbales. Un peu plus et Makkuro en aurait bavé. En fait, il plaisantait beaucoup, mais ne savait pas vraiment jusqu'où Yoite était capable d'aller. Pas qu'il se pose réellement la question au point de vouloir le découvrir absolument mais vu son côté de chiot hargneux, il éprouvait un certain intérêt pour les limites du jeune japonais. S'il serait embêté d'être viré ? Pas vraiment. Et il se demandait au passage si Yoite avait vraiment ce pouvoir face à une institution qui vénérait ses clubs sportifs, en sachant qu'il n'avait pas de si mauvais résultats malgré ce que le capitaine pouvait dire pour le provoquer. La question serait à creuser un autre jour, quand Yoite ne l'amuserait plus autant que maintenant. Jaugenat la crevette du regard, il retrouva le sourire, avant de reporter son attention sur la surface aqueuse remuée par les mouvements des nageurs. Avec des gestes lents, presque doux, il rattacha ses cheveux et fit craquer sa nuque plusieurs fois avec un petit sourire d'aise.

Il n'en avait peut être pas l'air comme ça mais il écoutait avec attention son aîné. Oui on ne pouvait pas nier que Makkuro était dur à suivre, et à vivre, encore plus à canaliser et à captiver. En fait, il lui arrivait souvent de penser qu'il n'était pas fait pour cette vie normale mais plutôt pour la seconde qu'il menait en parallèle la nuit, avec cette mafia qu'il cherchera et doublera plus tard. Il ne se forçait pas à s'intéressait aux gens, d'ailleurs il n'était pas sûr d'y arriver, même en essayant très fort, même en étant menacé. C'était comme ça. Il était ce genre de personnes qu'on prend en connaissance de cause, il n'entrait pas dans votre vie, il la frappait de plein fouet pour en repartir aussitôt, et si votre vie n'était pas assez solide pour entrer en collision avec la sienne, que vous ne surviviez pas au choc, il ne pourrait pas être totalement responsable. 
Haussant les épaules, le jeune homme ne répondit pas à la pseudo explication de Yoite, que pour une fois, il avait écouté jusqu'au bout. Il se surprit à sourire en songeant que la plus part des êtres humains étaient incapables de saisir les opportunités, ou du moins de les voir. Mais il ne pouvait pas en vouloir à Yoite, qui n'avait pas l'air aussi en forme qu'au début de leur année scolaire. Le monde pouvait remercier dame Nature de ne pas avoir collé la curiosité en plus du reste, comme défaut chez Makk. 

Quand son pari fit mouche cependant, le jeune homme à la crinière de feu se tourna presque totalement vers son aîné pour savourer son expression prétentieuse et sa nouvelle rage de vaincre. Il le préférait comme ça, c'était clair et net, plutôt qu'en squelette dépressif derrière un pupitre. D'ailleurs, malgré l'air mature que voulait se donner Unden, il ne fallait pas fouiller bien loin pour savoir que ce dernier sauterait comme un chien sur un os à ronger, sur un pari aussi puéril soit-il. Les yeux de Makkuro s'éclairèrent d'une lueur d'excitation bestiale quand son pari fut accepté si vite et il fit semblant de prendre le temps de réfléchir quelques instants en écoutant les conditions de Yoite, sans se vexer de ses capacités remises en doute. Après tout, il était adepte d'attendre de voir avant de se prononcer et il avait suffisamment confiance en son corps qui tenait un rythme hallucinant depuis qu'il avait mis les pieds dans l'académie et dans la pègre quasiment le même jour. Cependant, s'il y a une autre et énième chose qu'il faut savoir avec Makkuro, dont il faut se méfier, mais on commence à avoir l'habitude... C'était de ne jamais le laisser poser en second, le paiement du pari en cas de perte de son adversaire... Jamais. 

Ça marche, tes conditions sont validées. Et même si tu as l'air bien sur de toi, admettons que tu perde...

Même si ça le gonflerait vraiment de devoir se taper des cours particuliers avec la crevette en l'entendant jouer aux professeurs sévères en piaillant, juste pour le plaisir de lui apprendre une nouvelle technique sans qu'il puisse y échapper. C'était un homme d'honneur tout de même. Ses yeux azurés se plantèrent dans ceux de Yoite. Son silence pouvait faire croire qu'il réfléchissait aux siennes, de conditions, mais on voyait clairement dans son regard que cette absence de paroles n'étaient pas du tout un signe de réflexion, cette fois ci, mais bien simplement pour faire durer quelque peu le suspens. Oh son idée n'allait pas être originale du tout parce que n'importe qui aurait pu la proposer, on pouvait même la trouver dans les livres, ou les films, mais elle satisferait amplement Makkuro qui espérait grandement un petit air déconfit sur le visage de son capitaine. Du bout des lèvres, le jeune homme lâcha nonchalamment comme s'il lui demandait l'heure qu'il était.

- Si, malgré tout ton talent, ça ne suffit pas pour que tu me batte... Tu devras faire tout ce que je veux pendant une journée entière. Si j'ai vraiment un meilleur classement que toi, alors rajoutons disons... une nuit entière ? 

Là, oui, Makkuro avait vraiment un sourire vicelard qui faisait qu'on ne savait ni s'il plaisantait, ni s'il était sérieux. Et pour être honnête, les deux étaient parfaitement envisageable. Détaillant le jeune homme de haut en bas de nouveau, laissant planer le doute sur les sous entendus qu'il pouvait y avoir dans sa phrase, il pencha doucement la tête sur le côté avec un air faussement compatissant. Il était sûr de ne pas se tromper, en laissant ce sous entendu gros comme une maison, se glisser dans la conversation. C'est vrai, il avait bien vu le regard de Yoite sur certains... muscles. Et toutes les rumeurs ne pouvaient être fausses, c'était mathématique.

Alors, ça te vas ou tu te dégonfles ?

Son rictus est presque plus menaçant avec un petit rire de fond de gorge, rauque, et chaud, comme un mâle qui en provoque un autre, et ce n'était pas le territoire qui était menacé en fait, mais bien l'intégrité du jeune chiot. 

Je serais gentil.

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Mer 17 Juin - 1:10
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HnM
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Au mot "pupuce", Yoite tiqua franchement. Le problème ne venait pas de la personne qui lui disait ça mais bien du surnom. Depuis tout petit, le rebelle haïssait être appelé autrement que par son prénom même s'il tolérait les dérivés tel que Yoi, ou Yo. Sa mère, qu'il aimait tout naturellement étant petit, l'appelait toujours "son bisounours" et bien vite, le jeune homme avait grondé. Aujourd'hui, il devait faire face à bien plus humiliant puisqu'il avait entendu qu'on l'appelait le Schtroumpf, ou encore le nain bleu. Ça restait des surnoms liés à son physique donc il ne disait rien -et que pouvait-il y faire de toute façon- mais pupuce, c'était tout simplement horrible. Il ricana quand même en se rendant compte qu'il appelait toujours la personne qu'il aimait le plus au monde par un surnom ...
Quant au fait d'être susceptible, c'était vrai mais seulement depuis peu. Yoite se fichait royalement de ce que les gens pouvaient penser de lui puisqu'il s'aimait assez lui-même mais dernièrement, il sentait qu'il rechignait à s'observer dans un miroir, à se déshabiller devant un inconnu ou à parler de ses problèmes de poids. Le tout le rendait susceptible sur d'autres sujets et même s'il n'appréciait pas ce nouveau côté de lui-même, il n'y pouvait rien. Se retenir de dire ce qu'il pensait n'était pas envisageable.


"T'as qu'à pas me parler de cette façon, aussi."

A nouveau très immature mais il n'était plus à ça près.

Il fut quand même assez étrange que voir que Yoite plongea tête dans la première dans le piège pourtant visible de Makkuro. Un défi d'accord, mais ça n'empêchait pas d'y réfléchir à 2 fois. C'était vrai qu'il n'avait jamais refusé un défi puisque ses potes n'étaient pas du genre à lui demander d'aller décrocher la lune, mais il faut une première fois à tout. Le rebelle aurait dû se méfier, peser le pour et le contre et agir en bon capitaine supérieur comme il le faisait toujours habituellement.
Mais non, il accepta le défi en bombant le torse et en retrouvant, il fallait le dire, un caractère qui lui allait beaucoup mieux que celui qu'il se trimballait depuis son rendez-vous chez le médecin. Qui sait, c'était peut-être grâce à de vilains garçons comme Makkuro qu'il allait pouvoir remonter la pente. S'il gagnait la compétition qui approchait, sa confiance en soi allait remonter en flèche et ses ordres allaient devenir absolus. Quel mal pouvait bien se cacher derrière tout ça?!
Pouffant quand la racaille aborda la condition de perdre, Yoite fut quand même particulièrement curieux sur ce qu'il prévoyait. Avec lui, on pouvait s'attendre à tout, il n'avait pas peur du ridicule non plus. Aussi, il resta silencieux à le fixer, mourant d'envie de crier "allez!" mais il se retint. D'ailleurs, quand la sentence tomba, il crut qu'il s'était pétrifié sur place.


"Non mais tu me charries là? On peut pas se blairer et tu veux qu'on passe une journée ensemble? T'es vraiment tordu, toi."

Évidemment, c'était une condition qui ne lui plaisait pas du tout. VRAIMENT pas du tout. Croiser Makkuro dans les couloirs, ok. Le supporter quelques heures dans les clubs sportifs qu'ils avaient en commun, ok. Passer un tête à tête de plus ou moins 24h avec lui ... infaisable. Yoite allait se taper une crise de nerfs avant la fin. D'ailleurs, il se rendit compte que c'était un peu le revers de la médaille. En Janvier de la même année, il avait "forcé" Ethan à passer 24h avec lui et si, pour leur part, ils avaient fini par se rapprocher ne serait-ce qu'un minimum, il comprenait enfin pourquoi le populaire n'avait pas eu le sourire jusqu'aux lèvres le jour J. Être l'esclave de quelqu'un qu'on n'apprécie pas, c'était vraiment désagréable.
Se mordant la lèvre, ne pouvant s'empêcher de penser à cette optique où il perdait, Yoite dû se retenir de sortir les griffes quand Makro le détailla de haut en bas. En temps normal, il adorait ça, il en jouait même mais il était consentant. Là, s'il devait être abusé, il allait vite retourner dans les jupons de sa mère comme un enfant qu'on a trahi. L'acte en lui-même, rien à faire. C'était la racaille le problème. Il était beau, oui oui. Il était musclé, oui oui. Yoite avait déjà rêvé de lui en version "plus gentil", oui oui. Mais tout cela ne devait pas se réaliser! Pourtant il ne put s'empêcher de frissonner quand il lui certifia qu'il serait gentil. Genre ...
Malgré un mal fou à ne pas avouer qu'il voulait faire marche arrière et qu'il n'avait rien à prouver, sa fierté et son envie de vaincre prirent le dessus.


"Ok ça marche, je suis sûr de moi de toute façon. Et, toujours dans l'optique de perdre, tu ne mettras pas un écart si grand que ça entre nous, donc tire un trait sur la nuit entière tout de suite."

Voilà, c'était comme ça qu'il devait réfléchir. Oublier cette nuit où tout pouvait se passer, se concentrer sur la compétition à venir dans quelques semaines, rester sûr de soi, voir le futur avec les yeux du vainqueur et rire de Makkuro qui allait devoir nager comme IL le voulait.
D'ailleurs, en parlant de ça ... si Yoite perdait cette compétition, cela voulait-il dire que ses techniques n'étaient pas les meilleures? Devrait-il se remettre en question lui-même? Il aurait tout le temps d'y penser ... un jour. Perdre ne faisait pas partie de ses attributions.


"T'es quand même tordu. Tu peux pas simplement avouer que tu veux passer un peu de temps en tête en tête avec ton cher capitaine de natation susceptible et bon à rien?"

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Mer 17 Juin - 10:42
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Ne plus lui parler comme Makkuro avait l'habitude de parler ? Hors de question. La question venait d'être plier en deux temps, trois mouvements, si vite d'ailleurs que le jeune homme ne prit même pas la peine de lancer le débat là dessus en répondant. On apprend pas à un vieux serpent à faire des loopings... Bon d'accord c'était peut être pas ça l'expression mais ça résumait assez bien le fait qu'il ne changerait jamais sa façon de faire. Il ne le faisait déjà pas devant un chef de la mafia, ou son géniteur encore plus haut placé, alors devant le président d'un club, aussi mignon soit il, c'était même pas la peine d'y penser. 

Et voilà, c'était fait, Unden venait d'accepter le pari sans se poser plus de questions que ça, en fonçant tête baissée comme un taureau dans le foulard rouge agité par un type qui n'était même pas toréador, mais qui avait juste envie de le titiller un peu plus parce qu'aller au delà de ses limites c'était toujours très amusant. C'était rapide... Pas franchement étonnant, dans un sens même s'il s'était attendu à plus de méfiance. Mais Makkuro n'allait pas prendre le risque qu'il change d'avis en réfléchissant trop et le côté « je fonce comme un bulldozer dans ton pari », outre le fait qu'il lui ait vraiment plut, l'arrangeait aussi beaucoup. 

En plus, l'idée de l'issue ou un Yoite serait perdant laissa ce dernier tellement déstabilisé que la racaille aurait pu s'arrêter là et se contenter de savourer cette tête déconfite car il partait du principe qu'il ne fallait jamais ignorer les petites victoires. Tout avait été calculé pour provoquer chez son aîné un stress jouissif chez la racaille, simplement pour le faire paniquer un peu, se poser des questions en attendant le jour de la compétition, se torturer un peu les méninges et peut être lui donner un peu de mordant le jour de la compétition. Cette aventure ne pouvait décemment pas le laisser indifférent, Makk en était sûr. Non n'allez pas jusqu'à croire que c'était une bonne action emplie de bons sentiments, seulement en y réfléchissant bien elle n'avait pas que des mauvais côtés cette idée. Il fallait juste passer outre le fait qu'ils risquaient de passer de longues heures ensemble sans savoir ce qu'ils allaient bien pouvoir faire, avec un facteur chance sur l'humeur du cadet et apparemment ça n'enchantait pas le petit bleu. 
Vraiment, on se demande bien pourquoi.

Allons... J'ai vu ta manière de me regarder. Tu pensais vraiment être discret ? Pas que ça me dérange hein ! C'est plutôt flatteur. T'es du genre à aimer les plus grands je crois. Mais ne fait pas cette tête étonnée quand un mec qui te plaît te propose un truc pareil. C'est super vexant.

Il n'était pas du tout vexé, et s'appliquait à enfoncer le couteau dans la plaie avec la méthode d'un psychopathe entrain d'achever une victime chirurgicalement, dans un crime plus doux cependant, et heureusement pour tout le monde. Tordu ? Yoite ne savait pas à quel point il venait de tomber juste dans ce trait de caractère qu'il venait d'accorder à son vis à vis. 
D'ailleurs il prenait un malin plaisir à laisser planer le quiproquo dans chacun de ses mots comme un enfant qui veut continuer à faire durer le jeu éternellement.

Et puis de nous deux, t'es le seul à pas pouvoir me blairer. Bon j'irais pas jusqu'à dire que je t'adore hein, faut pas rêver mais pas jusqu'à dire non plus que je ne t'aime pas.

Ah bon ? 
Quel sourire de joker il avait là. Si on avait casté au Japon pour le rôle, nul doute qu'il l'aurait eu sans avoir besoin d'ouvrir la bouche, son attitude se suffisait à elle même. D'ailleurs il n'avait même pas pris la peine de se rapprocher de Yoite pour lui faire ressentir à quel point il était petit et tout mignon dans son short de surveillant de baignade. Et qu'il pourrait peut être, éventuellement, se faire bouffer tout cru ?

J'ai aucune envie de passer du temps avec un capitaine quelconque. Du moins pas comme toi tu aurais pu vouloir passer du temps en imposant ça à quelqu'un. J'ai juste envie de m'amuser.

À t'embêter, c'était la suite logique. 
Là encore le sens du mot s'amuser pouvait prêter à confusion. Cependant, la bonté d'âme de Makkuro avait l'intention de soulager Yoite de ce supplice, ou du moins de l'adoucir quelque peu. Pas de la manière la plus délicate par contre mais on ne pouvait pas tout avoir venant du jeune homme aux cheveux de feu, c'était le risque à prendre. 
Et Yoite venait de le prendre à pleine main en acceptant le pari alors...

C'est cette idée de nuit qui te fait peur Unden … ? Mais enfin, à quoi est ce que tu penses au juste... Qu'est ce que la nuit pourrait t'inspirer pour te mettre dans un état par....

Oui les hésitations étaient là encore, calculées, tout comme le sourire qu'il avait fait mine de perdre en réfléchissant, pour le reprendre instantanément ensuite, laissant même échapper un rire tendre. Oui tendre, et non pas moqueur comme on aurait pu s'y attendre.
Une main presque fraternelle se posa sur la tête de son aîné bien plus petit que lui, et il la tapota doucement avant de reculer. 

Enfin... Sempai... Et tu oses dire que je suis le tordu de l'histoire !

Décidément, l'usage de marques de respect n'était donc pour lui, que propre à un langage ironique... Il souffle d'ailleurs l'air de rien en se penchant un peu vers lui.

Qu'est ce qui a bien pu te faire croire que tu étais mon genre ?

Et sur ces mots doux-velours, il se redresse et s'étire en tournant les talons sans laisser à Yoite le temps de voir dans ses yeux s'il était sérieux ou non. Car oui, aussi mesquin soit-il, il y avait bien à se poser la question ici.

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- Ce que tu peux être arrogant ! Si tu rencontrais Dieu, tu lui demanderais ce qu'il fait dans ton fauteuil !
- Du moment qu'il se lève pour me le rendre, tout va bien.


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Mer 17 Juin - 12:00
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HnM
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S • Université - 3ième année
Quand Makkuro aborda le sujet des regards tout sauf discrets de Yoite envers la racaille, celui-ci recula d'un pas. Pris en faute, absolument. Non pas qu'il cachait des sentiments inavouables pour lui mais plutôt qu'il craquait nettement pour le corps du gros vilain de l'histoire. Le japonais était impressionnant, musclé et bronzé, imposant et il attirait l’œil sans rien avoir à faire d'autre que refaire sa couleur rouge vif. La coiffure en elle-même ne plaisait pas au rebelle, il haïssait les cheveux longs pour les mecs, trouvant que ça gâchait tout le potentiel masculin dont quelqu'un pouvait disposer. Une chance que Makkuro était musclé sinon il aurait fait complètement pédale ... D'ailleurs, est-ce qu'il aimait les mecs celui-là? L'intérêt de Yoite pour le rouge-gorge était si infime qu'il n'avait jamais fait attention à ses fréquentations ou aux rumeurs qui jasaient sur le compte de celui-ci. De toute manière, il ne le lui demanderait pas, ça ne l'intéressait toujours pas.
Secouant la tête en ayant un peu de mal à nier l'évidence malgré tout, il tenta de se justifier sans vraiment chercher à réussir. Avouer qu'il trouvait Makro attirant n'était pas une tare, c'était juste mesquin de glisser ça dans la conversation maintenant alors qu'ils venaient de parier sur un sujet qui lui tenait à cœur. N'essayait-il pas de le déstabiliser?


"Je serais encore puceau si je m'intéressais qu'aux plus petits que moi ... andouille. Mais oui, c'est vrai que je te regarde mais j'ai jamais essayé de le cacher. De là à dire que tu me plais par contre, faut pas exagérer. Tes muscles saillants et tes abdos reluisants ne font pas tout."

Avouer une partie de la vérité ne risquait pas de déclencher une tempête. Yoite regardait les formes de Makkuro car il se trouvait en être un peu jaloux. Il se demandait combien de temps est-ce que ça lui avait prit pour devenir ainsi? Est-ce qu'il s'entretenait toujours, ailleurs qu'à la piscine? Pour sa part, il n'avait pas de graisse à faire disparaître pour s'aimer, c'était même plutôt l'inverse. Il était trop mince pour avoir quoi que ce soit à montrer en fait. Makkuro pouvait le briser en deux s'il le voulait ...

Quand la racaille crut bon de lui dire qu'il l'appréciait, Yoite ne put malheureusement pas jouer le jeu. Il aurait pu en rire, avouer qu'au fond il aimait bien Makkuro aussi mais non, c'était au-dessus de ses forces. Il ne l'aimait pas, il ne le comprenait pas et c'était aussi le cas de son camarade. Au-delà des apparences, la racaille était en plus un manipulateur comme c'était pas permis. Grossièrement hypocrite, toujours à vouloir le dernier mot et foncièrement mauvais, le rebelle ne croyait plus un traître mot de ce qui sortait de sa bouche.
Aussi, il se contenta de soupirer en évitant son regard. Qu'il aille se regarder dans la glace, il y trouverait la seule personne sur terre capable de le supporter ...
Laissant couler les remarques acerbes qu'il gardait toujours en stock, il afficha finalement un air consterné en glissant ses mains sur ses hanches. La bouche en O et les sourcils froncés, il haussa le ton :


"Évidemment que je suis ton genre! Je suis beau, et souple. Au fond, c'est tout ce qu'on demande."

Sa consternation était amusante. Yoite se fichait de plaire ou non à Makkuro mais il était hors de question qu'il le dénigre ainsi. Il s'aimait lui-même oui, mais il adorait aussi quand les autres le lui faisaient comprendre. Tous les compliments sont bons à prendre et si Makkuro pouvait lui en faire un, il serait doux comme un agneau.
Tournant les talons, il se dirigea vers les vestiaires et se regarda dans le miroir quelques secondes. Aucun doute possible, il était sexy à en crever et sa peau douce de bébé aurait donné envie à n'importe qui! Revenant vers la piscine, il récupéra son T-shirt et l'essora une dernière fois. Il était temps de mettre fin à cet échange pour éviter qu'il ne lui mette les nerfs en pelote. Désormais, même si ce n'était pas la première fois dans sa vie, il avait un but à atteindre. Gagner cette compétition et ainsi "forcer" Makro a admettre sa défaite et à l'écouter ne serait-ce que le temps d'une séance! Il allait l'avoir!


"Allez, casse-toi maintenant. Le club ferme ses portes."

Ils n'avaient plus rien à se dire de toute façon, puisqu'ils n'étaient jamais d'accord. Les mois suivants allaient être stressants, excitants mais aussi longs et courts en même temps. Restait plus qu'à tout donner, croiser les doigts ne servait à rien. Yoite était maître de son destin …

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Mer 17 Juin - 13:01
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HnM
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- Souple....Intéressant comme choix de vocabulaire. Oublie quand même pas de te rappeler, que si je voulais une brindille pareille, je la préférerais en fille tu vois ?

Railleur, le sourire aussi large que celui du chat du cheshire, devant cette situation à peine croyable et totalement risible. C'était quoi ce cirque que se mettait à lui faire Unden tout d'un coup. Lui qui clamait haut et fort que ce que pouvait penser le monde, et la racaille en particulier, lui importait peu, il tenait visiblement quand même à ne pas laisser indifférent, même une personne qu'il ne pouvait pas blairer. C'était un peu nombriliste tout de même non ? Et tellement ennuyeux. Au point que Makkuro éclata de rire : un rire aussi franc que moqueur. Son aîné avait-il tant besoin de reconnaissance que même un compliment de son « ennemi » ferait du bien à son égo aplatit comme une crêpe ?
Et bien il comptait sur la mauvaise personne. Makk n'était pas du genre à faire des compliments, ni pour séduire, ni pour faire plaisir, même pas pour se faire bien voir de quelqu'un. Il ne disait que ce qui lui passait par la tête et s'il devait vraiment dire ce qu'il pensait de Yoite à ce moment... Ça n'aurait pas été la formule magique qui ferait regonfler les chevilles du nain bleu, non ça c'était certain.

De là à dire que le petit japonais n'était pas du tout son genre... Ce n'était pas la vérité vraie. Disons qu'il le trouvait digne d'intérêt pour un soir. A condition qu'il arrête de parler, de râler, d'évoquer quoi que ce soit en rapport avec la piscine, les techniques de nage, et tout un tas d'autres choses dont Makkuro ferait la liste pour la lui donner s'il comptait passer la nuit avec.
Mais ce n'était pas le cas. Son aîné l'ennuyait, il s'était mis à l'ennuyer bien plus encore en prétendant être son genre. Non définitivement pas. A l'instant T, Yoite ne l'intéressait pas plus que le reste. C'était d'autant plus cruellement visible qu'il ne chercha même pas à le rejoindre dans les vestiaires pour continuer leur débat.

Ayant eu le temps de sécher en grande partie grâce au blabla incessant sortant de la bouche du président du club, Makkuro n'eut pas beaucoup d'efforts à faire pour se sécher. Il regarda l'heure au dessus du bassin et grimaça. Les hangars l'attendaient et il n'avait plus le temps de faire la nounou pour déprimés au club de natation. Tant mieux, l'amusement était passé comme les effets d'une drogue trop douce pour être intéressante et utile. Yoite essorait son t-shirt que le jeune homme aux cheveux de feu passait à côté avec un sourire mauvais.

- Ça va ça va, je suis déjà parti... Nous fais pas une crise de nerfs pour ça ! Et... J'espère que tu vas pas trop pleurer en essayant de te convaincre que t'es mon genre, sempai. C'est mignon mais un p'tit peu con.

Aller, il devait se dépêcher, au point même qu'il ne prit pas la peine de savourer l'expression de Yoite, de lui ébouriffer les cheveux, de lui offrir un autre sourire goguenard. C'était une vilaine remarque pour rien en somme vu qu'il n'avait pas pu la savourer. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort que lui.
Rejoignant rapidement les vestiaires, il alla se changer sans jeter un seul regard en arrière, l'esprit déjà ailleurs, pour des histoires de grandes personnes.
Le jeune homme passa tout de même la tête par la porte de la piscine avant de partir même s'il n'était pas censé être là avec ces chaussures.

- Bonne chance pour la prochaine compet' Unden.

Et... Disparition !

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- Ce que tu peux être arrogant ! Si tu rencontrais Dieu, tu lui demanderais ce qu'il fait dans ton fauteuil !
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