■ Que vous soyez un étudiant ou bien un habitant, votre place est ici ! Bienvenue à Hoshi ! ■
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Cold blue steel and sweet fire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kyôsuke Sasori
P • Université - 1ière année
P • Université - 1ière année
avatar

Messages 111


HnM
Un mot:

MessageSujet: Cold blue steel and sweet fire   Dim 17 Jan - 22:52

Aujourd’hui il avait neigé. Même si Kyôsuke était très casanier, il avouait que tout ce blanc par sa fenêtre lui faisait de l'oeil. Sentir ses poumons se remplir d’air glacé, entendre la neige crisser sous ses chaussures à son passage, son côté enfantin mourrait d’envie de retrouver ces sensations propres à l’hiver. Il fallut attendre jusqu’à midi de ce jour de congé pour qu’il soit enfin décidé et prêt à affronter le froid, non sans excitation. Néanmoins, pas question de se rouler dans la neige ou de construire des bonshommes défigurés, non il voulait seulement profiter du froid qu’il aimait tant. Histoire d’avoir un but à atteindre il choisit de se rendre au centre commercial : c’était assez loin de l’académie pour qu’il ait le temps de profiter de sa marche et il en pourrait s’y réchauffer un peu avant de repartir. Pas très productif comme destination, mais il y aurait forcément de quoi s’occuper là-bas, rien que regarder les gens aller et venir pouvait le distraire un bon bout de temps.

Comme prévu sa balade lui fit un bien fou. Il ne marchait pas vite, laissant ses pensées rythmer ses pas jusqu’à ce qu'il ne se rende plus compte qu’il avançait. Le froid lui faisait atteindre cet état de conscience où il se sentait flotter, comme s’il était seul au centre du monde. Tout ce qui l’entourait avait disparu de façon à ce que si un poteau se fut dressé sur sa route il ne s’en serait même pas rendu compte. L’accident assuré. Heureusement rien ne vint le perturber. Il avait laissé ses mains nues, à la merci du froid ne cherchant à aucun moment à les réchauffer. Il aimait sentir le froid. Elles se baladaient sur le décor informe, commençaient à rougir : des gelures se formaient au bout de ses doigts.  La neige s’était arrêtée de tomber dans la matinée et le ciel était à présent un damier de bleu et de nuages blancs. Un superbe froid ensoleillé qui brulait ses doigts gelés. C’était douloureux mais dans un sens, Kyôsuke aimait vraiment ça. Comment le froid pouvait-il bruler ? Ce paradoxe occupa un moment son esprit jusqu’à ce qu’il se retrouve –presque un peu trop tôt à son goût– devant le grand centre commercial du centre-ville.

Une fois arrivé à l’intérieur son rythme changea du tout au tout, plus question de rêvasser : il n’aurait jamais pensé qu’il y aurait autant de monde. Rapide comme l'éclair Kyôsuke se frayait un chemin à travers les allées du centre. Vêtu d’un habituel camaïeu de noir et d’un bonnet il se fondait presque dans la foule. De temps à autre il s'arrêtait devant un chose attirant son attention, se faisant la remarque qu’avoir les doigts gelés dans cette atmosphère chaude était soudainement moins agréable et pratique. Quel idiot. Il s’en mordait les doigts. Haha. Malgré cette blague douteuse il était résigné : il fallait se rendre à l’évidence, il avait besoin de gants, au moins un petit moment pour se réchauffer.
Mais il y avait un problème. Tel le mur de Berlin, se dressait devant lui un dernier rempart à son bonheur. Un rayon en l’occurrence : on avait eu l'idée idiote de placer les gants tout en haut de celui-ci. Était-ce une sorte de test de compétence ? La vie le mettait vraisemblablement à l’épreuve. Forcément Kyôsuke tenta vainement de tendre le bras pour les attraper, mais sans succès avec son pauvre mètre soixante. C'est alors que, très vexé, il prit une initiative. Évidemment il n’était pas question de demander sagement de l’aide, ce serait trop simple et il était trop borné pour se soumettre si rapidement.
A à la place il prit appui sur le premier niveau du rayon pour se donner de l'élan et attraper le graal. Très très mauvaise idée, évidemment. Le mur de Berlin bascula et tout ce qu’il contenait vint se déverser sur les carreaux blancs du sol. Kyôsuke réussit tout juste à redresser la carcasse du rayon avant de tomber pour de bon dans un petit cri un peu trop aigu à son goût : il avait glissé. Et il vint s'écraser sur quelque chose de plus mou que le sol. En effet : il aperçut une personne à travers la mer de produits éparpillés. Voyons le côté positif, il n’avait pas l’air mort au moins.

« Eh, je te connais tu es Shi... Shikoba-kun ? Euuuh désolé ! »

En effet il avait déjà vu ce visage, c'était bien celui du dernier membre qui avait rejoint le club de cuisine. Génial après ça il n'aurait plus aucune crédibilité, comment il pourrait justifier ce qu’il venait de se passer... Enfin pour le moment ce n'était pas vraiment ce qui importait le plus. Kyôsuke se releva difficilement en frottant un peu ses articulations douloureuses. Il s'était fait mal même si Shikoba et les  articles tombés –des vêtements principalement– avaient amortis sa chute, à coup sûr il aurait des bleus à des endroits saugrenus demain.
Il jeta un coup d'œil inquiet aux alentours. Tout le boucan provoqué allait lui apporter des problèmes à coup sûr.
Et en effet ce qui devait arriver arriva : une sorte d'employé grassouillet accouru dans la minute qui suivit, déjà essoufflé quand il se mit à gesticuler dans tous les sens en ronchonnant avec un air peu aimable. Il rougissait a vu d'œil sous l’énervement, sa cravate paraissait beaucoup trop serré autour de son cou grassouillet. Kyôsuke se retenait de toutes ses forces pour ne pas rire de cette scène ridicule. Il ne valait mieux pas aggraver son cas alors il rassembla plutôt tout le courage qu’il lui restait pour se justifier. Surtout que l’employé incluait Shikoba dans son sermon, il le prenait pour un complice et Kyôsuke en bon justicier ne pouvait pas laisser passer ça. Ok il voulait surtout conserver un peu d’honneur même si c’était mal parti.

« C'est juste moi en fait, lui il n'a rien fai-... »

L’employé ne s’était même pas interrompu pour écouter, il n’avait visiblement rien envie d’entendre. Pourtant accuser Shikoba était bien une erreur, si Kyôsuke voulait réussir à se faire écouter il allait falloir qu’il prenne un ton moins calme qu’à son habitude.  Il laissa l'employé s'énerver une bonne minute où il se concentra, choisissant ses mots. Il commençait vraiment à être sur les nerfs, même si ça l’aiderait à s’imposer ce n’était pas vraiment une bonne chose.

« Oui oui c’est bon on sait vous êtes en colère. Je vais le ranger votre bordel. »

Comme il avait haussé un peu le ton cette fois l'employé se tu, un regard pas très sympathique toujours imprimé sur le visage. Kyôsuke comprenait qu'il n'ait pas envie de ranger tout ça mais quand même ce il n’était pas très correct... Il se tourna vers Shikoba en soupirant.

« Désolé pour ça, je m'en occupe. Tu t'es pas fait mal au moins ? »

Comme l'employé rodait toujours dans le secteur, visiblement déterminé à s’assurer que le mal soit réparé Kyôsuke commença à se baisser pour ramasser ce qu'il avait fait tomber dans une petite grimace : il aurait pensé que sa douleur aux genoux passerait plus vite que cela. Et puis ses doigts brulants le lançaient encore, il laissait filer un article sur deux comme il avait momentanément perdu son sens du toucher. Replier tous les vêtements allait être difficile dans ces conditions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Makoto Shikoba
M • Lycée - 2ième année
avatar

Messages 229


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Lun 18 Jan - 5:43

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cold blue steel and sweet fire

Quand l’amérindien ouvrir ses yeux ce matin-là, il vit encore le froid de dame nature lui sourire et la blancheur de sa robe s’exposer sur tout le paysage. Makoto devait s’avouer que l’hiver était bien implanter et il en fut heureux. Pas que le jeune homme appréciait en soit le froid, en faite il le tolérait puisqu’il savait que c’était un stage de la nature et qu’il devait le vivre qu’il l’aime ou non et devait le respecter dans toute sa splendeur. L’amérindien s’étira toujours aussi bien et au chaud dans ses couverture et il prit son téléphone cellulaire pour regarder quel heure il était et aussi quel jour. Makoto étant un jeune sans sens d’orientation certes, mais aussi lunatique sur ses jours de semaines, il fallait éviter de lui demander quel jour nous étions puisque vous auriez la mauvaise journée, avec le bleuté du moins. Les yeux ambré du jeune homme se posa sur le jour, nous étions samedi et il n’était que dix heures, bien assez tard pour lui, il devait se lever et sortir, faire quelque chose de son être. L’amérindien prit un inspiration et se dit pour lui-même avant de sortir du lit:

Aktsiaken Makoto ! {Courage Makoto !}

Inutile de préciser que l’adolescent ne mit pas une éternité à prendre ses affaires et se diriger vers une douche chaude. Makoto resta plus longtemps que prévu sous l’eau presque bouillante, il voulait détendre ses muscles raidit par les heures de sommeils en trop et le froid soudain qu’il avait ressenti entre son lit et cette douche. Il passa sa tête sous l’eau en y restant quelques instants pensif à ce qu’il ferait de sa journée. Le bleuté avait fait quelques rencontres depuis son arrivé, mais rien d'extravagant qui lui permettrai d’avoir de la compagnie en ce jour de congé. L’amérindien en avait bien besoin ceci dit, toute cette nouvelle ambiance et ce stress qu’il ressentait au sujet de ses cours… il avait besoin de décrocher, peu importe la façon.

Après une bonne demi-heure à ratatiner sous l’eau l’adolescent c’était décidé à sortir de la douche et d’aller s’habiller, il avait opter pour un jean noir et un chandail à moitié vert forêt et le restant noir,c’était un chandail manche longue, mais vue le froid polaire qu’il devait faire à l’extérieur Makoto décida de se mettre un pull brun par-dessus question d’être bien au chaud. Satisfait de son choix vestimentaire, il se regarda rapidement dans le miroir et s’attacha les cheveux encore humide. Durant sa demi-heure sous l’eau l’amérindien avait décidé de sortir en ville, il ne l’avait pas fait depuis son arriver et se manque d’activité sur le campus l’incita encore plus à sortir et explorer la ville. Il attrapa sa tuque, son manteau et ses gants et quitta la chambre pour se diriger vers la ville.

L’amérindien avait sorti ses écouteurs et s’était mit de la musique amérindienne avec des bruits ambiant de feu pour tenter de palier au froid qu’il ressentait. Malgré la neige qui tombait, le froid était bien présent, heureusement que Makoto avait opter pour un pull supplémentaire. Le jeune homme mit une heure à trouver le centre commercial, quel joie il ressenti quand il le trouva enfin, c’était assez expressif, tellement qu’un des passant lui fit un drôle d’air, mais bon l’adolescent était habituer à ce genre de regard. Makoto ne savait pas tellement ce qu’il voulait dans le centre commercial, mais il savait qu’il trouverait bien un petit truc. Il fit plusieurs aller retour entre les magasins sans vraiment trouver quoique ce soit, après une demi-heure d’aller retour, il se dirigea vers un magasin qui semblait vendre toute sortes d’objet, il cherchait du branchage assez souple et naturel, du tissus et du filage brute, il se doutait que ce serait dur à trouver, mais peut-être qu’ici il aurait une partie de ce qu’il cherchait qui sait.

Makoto venait d’entrer dans le magasin et c’était rendu dans le départements des vêtements en quête d’un beau tissu, malheureusement sa quête fut interrompu par un gros bruit métallique et l’amérindien n’eut même pas le temps de comprendre ce qui venait de faire ce bruit ou d’où il venait qu’il se fit ensevelir de vêtements d’hivers et de gants pour ensuite se faire écraser par une fourniture encore plus lourde, ce qui lui tira un hurlement de douleur malgré lui. Un peu fâché de se faire “attaquer” de la sorte il sorti d’un ton assez fort:

Eh ehnëken ! {Hey au-dessus !} J’aimerai bien me relever !

C’est pas sans peine et misère que l’amérindien se sorti de cette ammas de vêtement et le corps bien meurtri par la chute qu’il avait comprit plus tôt comme n’étant pas un objet, mais bien une personne. Le jeune homme regarda la personne concerner et fut quelque peu perturber quand son regard ce posa sur un visage qui lui était familier. Il se souvenait de se dillemme intérieur qu’il avait ressenti en apercevant cet être, ses cheveux bleu ciel comme ses yeux et ses trait… Kyôsuke… Makoto se sentait perturber en sa présence et il ne savait pas pourquoi mais il n’eut pas tellement le temps de s’en attarder car à peine avait-il reçu des excuses du jeune étudiant qu’il recevait des bétises d’un employé. L’homme parlait tellement vite que Makoto avait de la difficulté à saisir tout ce qu’il lui disait, tout ce que l’amérindien saisit c’est qu’il était en colère contre lui ? Mais il n’avait rien fait ! On lui avait tomber dessus et il devait recevoir les insultes ? Il entendit Kyôsuke tenter de s’expliquer, mais l’employé têtu ne voulait rien entendre, Makoto hors de lui que l’on lui manque de respect et que l’on manque de respect à une autre personne sous ses yeux dit d’une voix forte à l’employé :

Écoute-moi bien espèce d’Anitas {bête puante, enfant du diable, bref...rien de bien positif…} tu vas te calmer et cesser de me manquer de respect Aseken {parce que} je vais vraiment me fâcher…

Makoto commençait à voir rouge car ce Aksen {méchant} ne prenait même pas la peine de l’écouter. Heureusement que Kyôsuke mit un terme à son monologue ridicule car l’amérindien était à deux doigts de lui en coller une au visage. L’étudiant  s’excusa encore et lui demanda s’il était blesser, ce qui apaisa un peu la rage du bleuté. Il soupira pour faire sortir l’énergie négative et lui dit gentiment:

Iah {Non}, c’est gentil de t’en soucier… pas comme cette aksen anitas { méchante bête puante… ou autre péjoratif du genre}.

Makoto jeta un regard noir à l’employé avant d’aider Kyôsuke a ramasser les effets par terre, il se disait qu’à deux se serait plus rapide. L’amérindien en profita pour regarder un peu plus en détail Kyô, il avait des vêtements ample de couleur sombre, ses cheveux était court, mais ce qui le perturbait c’était ses traits faciale… il était si… féminin. Il tenta de ne pas s’y attarder pour ne pas manquer de respect et puis il dit d’une voix assez forte pour que son coéquipier de “corvé” puisse entendre :

Eh ! On peut dire que j’étais iekaieris {se trouver au bon moment} pour t’épargner une grande chute.

L’amérindien sourit pour montrer que ses paroles étaient pure et il termina en un temps qui le surprit lui-même le trois quart de ce qu’il avait échapper, le temps passait vite aujourd’hui en tout cas ! Makoto fut tout de même heureux malgré la douleur que son corps ressentait, il avait fait une belle rencontre d’une manière des plus insolite !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyôsuke Sasori
P • Université - 1ière année
P • Université - 1ière année
avatar

Messages 111


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Mer 27 Jan - 20:38

Makoto avait l’air au moins aussi énervé que Kyôsuke envers ce vendeur irrespectueux. A eux deux ils s’en sortiraient ! Son partenaire semblait être une machine de guerre en matière de pliage de vêtements, il avançait au moins deux fois plus vite que notre petit Kyô aux doigts engourdis qui donnait pourtant son maximum. A chaque seconde il se maudissait d’être si faible par rapport à Makoto qui l’aidait bénévolement alors qu’il aurait pu partir en courant et le renier de sa vie après cet incident regrettable. Pourtant il ne semblait pas du tout rancunier, certainement grâce à son gabarit les dégâts de la chute avaient dû être minimes. Kyôsuke était complètement jaloux, il aurait tué pour être comme ça.
Malgré tout le bleu était un  peu confus quand à ce que disait exactement Makoto puisque certains mots dans ses phrases n’étaient pas du tout en japonais. Il n’arrivait même pas à identifier cette langue, apprendre le japonais, l’anglais et le français c’était déjà assez compliqué il ne fallait pas trop lui en demander. En tous cas les mots ne sonnaient pas asiatiques, c’était logique à bien y regarder Makoto était métissé. Ce ne devait pas être facile pour lui de ne pas réussir  à s’exprimer, Kyôsuke ignorait depuis combien de temps il vivait au Japon mais être constamment entouré de kanjis inconnus devait être angoissant. Kyôsuke l’imaginait bien… russe ? Ou allemand ? Paris ouverts. Ah si seulement il s’était renseigné un peu plus sur lui, il paraîtrait moins idiot.

« Merci en tout cas, deux fois merci même. Mais, euh je suis désolé, je comprends pas quand tu parles… Polonais ? »

Il avait tenté le tout pour le tout mais il était évidemment à côté de la plaque, bravo. Vraiment à côté de la plaque. A l’opposé sur un globe terrestre. Mais pas facile de s’y retrouver quand on était un petit japonais qui n’a jamais mis le nez plus loin que son archipel natal. Il y a beaucoup trop de pays.
Ne s’attardant pas là-dessus il continua de ranger méthodiquement. Ils avançaient au-delà de toute espérance –surtout grâce à Makoto, disons-le– on voyait déjà réapparaitre le carrelage. Kyôsuke profita du fait que tous les articles soient à sa hauteur maintenant pour mettre une paire de gants de côté, qu’il paierait en sortant. Il avait évidemment choisit les plus normaux, noirs, puis satisfait il se remit bien vite à sa tâche. Il commençait à prendre le coup de main il devait en être rendu à un tiers d’échec seulement. En constatant leur bonne foi même le vendeur semblait s’être détendu, il s’éloignait déjà. Kyôsuke se rapprocha avec complicité de Makoto et lui souffla :

« Bravo on a réussi à se débarrasser de notre chien de garde. »

Être dépendant de son cadet n’était pas vraiment plaisant mais au point où il en était, autant assumer. Il lui avait d’abord évité de se casser quelque chose, puis s’était mis de son côté lorsqu’il s’était retrouvé face à la rage d’un adulte écervelé, rien que pour ça il méritait une médaille. Les anges gardiens dans son genre étaient de plus en plus rare. Ca confortait Kyôsuke dans ses opinions. Les adultes n’étaient que des individus égoïstes et aigris, rejetant la frustration d’avoir raté leur vie sur des gens qui n’avaient rien demandé. Kyôsuke se plaisait à imaginer la vie du vendeur comme ça. Le soir il rentrait dans un tout petit appartement sombre. Il devait être célibataire ou sinon sa femme était à coup sûr aussi laide que lui et ses potentiels enfants ne l’aimaient pas. Et toute cette infortune il l’extériorisait à son travail en étant aussi aimable qu’un chien enragé. Voilà la définition d’un adulte selon Kyô. Tout l’inverse des jeunes comme Makoto qui semblait prêt à aider n’importe quel insecte en détresse. C’était réconfortant de voir ça, il pouvait garder espoir en la race humaine immature.

« J’espère que je t’ai pas mis en retard. Qu’est-ce que tu venais chercher ? Tu arrives à t’y retrouver ici ? »

Kyôsuke était un peu trop gentil par rapport à d’habitude. Ca cachait bien quelque chose. L’espoir que peut-être Makoto ait pitié de lui et garde secrète la mésaventure honteuse qui venait de se dérouler. Il ne voulait pas que ça s’ébruite, lui qui déteste être au centre de l’attention, surtout si elle est négative. Après avoir plié le dernier article qui gisait sur le sol et l’avoir tassé sur la nouvelle pile de tissus flambant neuve, Kyôsuke récupéra ses gants. Ni vu ni connu, n’est-ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Makoto Shikoba
M • Lycée - 2ième année
avatar

Messages 229


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Ven 26 Fév - 18:04

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cold blue steel and sweet fire

Son interlocuteur le remercia doublement en lui confiant qu’il ne comprenait pas quand il parlait polonais ? L’amérindien fut quelque peu offusquer et surpris que Kyôsuke croit qu’il était polonais. Avait-il une gueule de polonais ? Makoto lui laissa une chance se disant qu’il ne devait jamais avoir vu d’amérindien dans sa vie et ainsi il était dur pour le jeune homme de savoir de Makoto l’était. Il continua donc de ramasser les bout de tissus pour finalement terminer son côté et attendre que son partenaire de corvée termine. Kyôsuke se rapprocha de lui et lui dit qu’il s’était enfin débarrasser du vendeur hargneux, qu’il avait nommé chien de garde, cette remarque fit sourire l’amérindien.

Il prit d’ailleurs un moment pour l’observer pendant qu’il terminait de plier les vêtements et de les rangés sur l’étagère. Il semblait plus petit que Makoto et beaucoup moins bâtis que lui, il faut dire que Makoto avait ses gènes d’amérindien pour l’aider de ce côté. Il semblait plus féminin également… mais bon le bleuté avait apprit avec le temps que dans ce pays, les femmes et les hommes se ressemblaient beaucoup et qu’il était dur de les différencier. Seulement avec Kyô… c’était… autre chose. L’amérindien ne sentait pas la même énergie avec Kyôsuke qu’avec les autres jeunes hommes qu’il avait croiser. Il avait tellement...le bleuté n’arrivait pas à mettre le doigt dessus et ça l’énervait. Cette sensation de savoir quelque chose et de ne pas le savoir en même temps, vous comprenez ?

Kyôsuke le sorti de ses songes et lui demanda ce qu’il était venu chercher et s’il s’y retrouvait. Son interlocuteur espérait qu’il n’était pas en retard. Cette remarque le fit sourire puisqu’il y avait bien une journée que Makoto n’était pas presser c’était bien le samedi, pas que l’amérindien était presser en général, mais pour lui le samedi c’était la journée idéale de la semaine. C’est vrai ! Le samedi on peut se prélasser tout le matin si l’on veut que le soir se coucher aux aurores sans ce soucier de se lever tôt le lendemain puisse que nous avons dimanche pour nous remettre sur pied. Makoto lui sourit et se dit que ce serait bien de l’éduquer sur sa nationalité, il doutait qu’une autre erreur sur sa personne passerait sans que l’amérindien se sente insulté réellement. Il se racla la gorge et tenta de se concentrer pour être en mesure de bégayer le moins possible:

Ehm...je...s...suis amé...amérindien...ehm...j’ai...iah {non}...je suis...dé...désolé si tu pas… iah {non}...ehm...ne ?...ehm… comp...prends pas bon iah {non}...b...bien ?

L’amérindien sourit à Kyôsuke et lui dit non sans difficulté car il voulait se faire comprendre du jeune homme :

Iah {non}, tu ne m’as...ehm...pas...retard ? ehm… iah {non} retardé ?

Makoto soupira et décida d’abandonner et se mit à parler sans ce soucier des mots amérindiens, il n’avait pas envie et ni l’humeur de se faire humilier par tout les gens autour de lui.

Il fait très ano {froid}, alors je cherches des atakwenxnia aseken aonenha{vêtements car dernièrement} j’ai akwa {beaucoup} grandis. Atskwi {Eh bien}, veux-tu...ehm...m’...m’ai...der ? Ce serait ionwesen {agréable} !

L’amérindien attendit que Kyôsuke lui revienne sur sa décision, il faut dire que de l’aide sur sa recherche de vêtements serait bien.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyôsuke Sasori
P • Université - 1ière année
P • Université - 1ière année
avatar

Messages 111


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Jeu 5 Mai - 22:12

Serrant entre ses doigts rougis les précieux gants, Kyôsuke songeait à ce qu’il allait pouvoir faire du reste de sa journée. Elle n’avait pas spécialement bien commencé, mais elle lui avait au moins permis de faire une rencontre. Pourtant Makoto sembla plus mal à l’aise qu’il ne l’avait prévu. Oui il aurait dû y penser, il devait recevoir des remarques à propos de ses origines à longueur de journée et ce devait être usant, surtout qu’il avait l’air de faire des efforts. Soudain pris de remords, Kyôsuke s’inclina légèrement devant lui pour demander pardon.

« Désolé, on va se débrouiller t’inquiète pas. Ça doit être dur, tu parles bien. Tu es au Japon depuis quand ? »

Bon, il devait aussi avoir entendu cette question trop souvent mais Kyôsuke essayait juste de se rattraper un peu. Il aurait bien demandé pourquoi il avait atterri au japon mais il ne voulait pas le gêner encore plus en étant trop indiscret alors qu’ils se connaissaient à peine. A la place il répondit un peu au sourire de Makoto pour l’encourager, heureux de ne pas l’avoir mis en retard.
D’ailleurs il semblait avoir tellement de temps à revendre –un jour de congé en même temps, c’était compréhensible– qu’il proposa une à Kyôsuke de passer encore du temps ensemble. Il n’était pas contre mais il avait peur de ne pas avoir saisi ce dont Makoto avait besoin. Il réfléchit un instant, un rictus tordu pendu au visage. Il cherchait quelque chose parce qu’il avait grandi, ce ne pouvais être que des vêtements n’est-ce pas ? Pourtant cette demande surpris un peu Kyôsuke, il suffisait de le regarder pour en déduire que la mode ce n’était pas vraiment pas sa vocation, c’était même la dernière personne à qui il fallait demander conseil. Il ne portait que des vêtements amples et sombres et il se rendait lui-même compte que c’était moche alors il ne voulait pas imposer ça au pauvre Makoto, il était mal tombé.

« Tu cherches des vêtements ? Je veux bien t’aider, mais je suis pas sûr d’être la personne la mieux placée pour te conseiller, pas du tout même, tu vois ce que je veux dire, haha… »

L’Amérindien était grand et bien bâtis. Honnêtement Kyôsuke avait des raisons de l’envier. Même s’il était jaloux de tous les garçons en général, ce physique exotique ne faisait qu’aggraver ses complexes. Il était certain que si Kyôsuke avait eu ce physique il se serait fait plaisir sur les vêtements. Mais il ne pouvait pas montrer cet engouement, ça paraitrait trop bizarre vu la façon dont il s’habillait. Néanmoins il n’allait pas laisser Makoto en plan, se socialiser ne lui ferait pas de mal il n’avait rien de mieux à faire de cette journée.

« Enfin je peux au moins te montrer quelques magasins, viens ! »

Avant tout, il se dirigea vers la caisse du magasin où ils étaient actuellement pour payer ses gants en vitesse, puis en sortit en marquant une pause pour les enfiler et réfléchir à où il allait emmener Makoto. Il avait préféré ne pas s’éterniser dans cette boutique-là après le petit incident, ils trouveraient bien un autre endroit pour habiller un amérindien en détresse. Kyô n’avait pas accompagné quelqu’un pour faire du shopping depuis bien longtemps, et ça n’était même jamais arrivé depuis qu’il s’habillait aux rayons des hommes alors il avait de quoi être nerveux. Qu’est-ce que Makoto pouvait bien aimer ? Ça allait certainement être difficile pour lui de répondre en japonais si Kyôsuke lui demandait, alors il renonça à le faire et se mit simplement en marche un peu au hasard.

« Je sais pas ce que tu aimes alors tu as qu’à me prévenir quand tu veux t’arrêter quelque part. »

Kyôsuke guida d’abord Makoto devant les quelques enseignes où il se rendait le plus régulièrement, les prix y étaient souvent bas mais de ce fait la qualité ou l’esthétisme ne suivaient pas toujours. Quand il y allait, il avait l’habitude de passer de longues minutes à fantasmer sur les vêtements colorés ou à la mode sans même songer à les acheter, juste pour le plaisir des yeux comme on le fait devant des produits de luxe, pour au final évidemment toujours se tourner vers les produits sombres sans forme.
Mais heureusement il y avait d’autres magasins ici, pour tous les prix et tous les styles, du plus chic au plus sportif Makoto avait l’embarras du choix.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Makoto Shikoba
M • Lycée - 2ième année
avatar

Messages 229


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Jeu 4 Aoû - 18:03

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cold blue steel and sweet fire

Le jeune homme aux cheveux ciel lui demanda depuis quand il était au Japon, après tout Makoto était tellement nulle avec son japonais qu’il était assez aisé de savoir qu’il n’était pas ici depuis bien longtemps. Sans doute avait-il tenter de se rattraper de son erreur de nation ? Enfin c’est ce que Makoto espérait car sinon, Kyôsuke serait assez simple d’esprit, sans méchanceté ! Lorsqu’il l'interpellas en lui disant qu’il cherchait des vêtements, le bleuté fut quelques peu surpris. Il devait avouer que sa phrase à ce sujet était assez peu compréhensible. Le jeune homme lui confia qu’il ne devait pas être l’homme de la situation pour le conseiller, mais très franchement Makoto s’en foutait pas mal. Pour lui l’important ce n’était pas d’être à la mode, mais d’être bien dans ce qu’il portait. Kyôsuke rajouta qu’il pouvait lui montrer quelques magasins et Makoto l’en remercia, après tout faire les magasins seul c’était un peu monotone, maintenant ce serait plus agréable.

L’amérindien suivit quelques instant le jeune homme sans rien dire, son interlocuteur lui dit de l’aviser s’il désirait arrêter dans une boutique en particulier. À vrai dire Makoto ne savait pas tellement ce qu’il désirait comme vêtement… il avait envie d’avoir un chandail avec un renne et un autre avec un loup dessus, il n’en avait pas et cela faisait plusieurs années qu’il rêvait d’en avoir. Il regarda tout autour de lui toutes les boutiques les yeux pétillants et cherchant des items qui attirait son attention. Les deux adolescent passèrent devant des boutiques sans s’arrêter réellement durant plusieurs minutes. Le bleuté commençait à légèrement se décourager lorsqu’il aperçu un chandail d’un bleu-vert avec un grand loup blanc sur le devant. Dans sa hâte et son excitation, il entraîna Kyôsuke par le bras et accourus jusqu’au devant de la vitrine les yeux comme un gamin devant une confiserie.

Ionehrakwat ! {Merveilleux} Ce chandail est iorase {Agréable à voir } !

L’amérindien se tourna vers Kyôsuke les yeux joyeux et lui demanda de peine et de misère :

Kyôsuke...ehm...toi...ehm...tu...aimer...Iah {Non}... aimes ce chandail ? Il est ionehrakwat {merveilleux} !

Makoto se retourna vers le chandail et regarda chaque petit détail, le loup avait un regard vert et un air de puissance tel un alpha. Les lunes de divers stades ornaient les manches. Il semblait assez ample, mais Makoto ne pouvait tout simplement pas partir sans l’acheter ! Il vit un peu plus loin une veste de cuir noir reluisante, ce fut l’item de plus qui le fit entrer dans le magasin. Il n’avait aucune idée du prix des vêtements, mais il savait qu’il trouverait son bonheur dans cette boutique. Il se mit à regarder plusieurs morceaux et en prit quelques un avant de se tourner vers Kyôsuke un regard toujours aussi vif et dans la joie et l’engouement il lui dit :

Cette boutique est super ! Tu veux quelques chose ? Je te le paie ! {En amérindien entièrement}

Le bleuté eut quelques secondes de réflexion avant de remarquer l’incompréhension dans le regard de l’adolescent, il remarqua qu’il n’avait pas du tout parler japonais. Il rougit légèrement s’excusa et bégaya :

Ehm...Est-ce que tu...vouloir...de...iah {non} des vêtements ? Je...ehm...payer ?

L’amérindien lui sourit gêner de devoir avoir l’air aussi ridicule en voulant lui proposer une telle offre. Pour tenter de se sortir de cette “impasse” émotionnel, il regarda du regard un peu tout les vêtements et regarda Kyôsuke pendant un moment. Qu’est-ce qui lui irait bien ? Une veste ? Un chandail ? Le bleuté regarda dans les vestes et dégota une veste de tissus doux et léger, mais l’intérieur était en un lainage doux et qui semblait très chaud. Idéale pour les températures qu’ils avaient ces temps-ci. Il regarda les couleurs qu’il avait et prit une couleur grise charbon et une grandeur à l’oeil le jeune homme devait porter une grandeur entre petit et moyen. Makoto se dit que puisse que c’était une veste autant prendre entre les deux, il finit par trouver et alla voir Kyôsuke.

Tiens ! Tu...vouloir...ehm...essaie ? Ehm… essayer ? Tu pou...pourras katenhiens {se réchauffer quand on a froid}. Elle est iorase {Agréable à voir } ! Kyôsuke...moi te le...paye...n’oublie pas.

Makoto attendit que Kyôsuke ne prenne la veste avant de retourner regarder ce qui l’intéresserait en plus des quelques vêtements qu’il avait prit dans le lot.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyôsuke Sasori
P • Université - 1ière année
P • Université - 1ière année
avatar

Messages 111


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Sam 20 Aoû - 23:10

Ils passèrent plusieurs longues minutes à errer entre des magasins qui ne semblaient pas satisfaire Makoto malgré leur diversité. Pour Kyôsuke qui ne passait jamais plus de quinze secondes à se demander où il allait acheter de quoi s’habiller avant de se décider pour un magasin de sport, ce temps passé à flâner dans les allées paraissait bien superflu. Makoto était-il donc si sélectif ?
Il sembla finalement trouver son bonheur, entrainant Kyôsuke avec lui devant une vitrine au moment où il s’y attendait le moins. Un grognement lui avait même échappé, décidément il n’aimait pas ce genre de contact imprévu. Mais Makoto ne s’en formalisa pas, il avait flashé sur un pull unique en son genre. Le temps passé à chercher ce magasin en particulier était justifié au moins, ils n’auraient trouvé ce genre de pull nulle part ailleurs.
Mais à ce moment, Makoto demanda son avis à Kyôsuke, soit la personne qui excluait catégoriquement les couleurs et les motifs de sa penderie. Grave erreur Makoto. N’avait-il donc pas compris quand il lui avait dit qu’il était incapable de le conseiller ? C'était pourtant clair. Mais devant l’air ravi qu’arborait le visage de Makoto, Kyôsuke se voyait mal le contredire ou lui reprocher de l’avoir pris par le bras.

« Je suis sûr qu’il t’ira très bien. Ça te correspond parfaitement. »

Ce n’était pas faux, même si personnellement il ne porterait pas ce genre de choses il ne souhaitait à personne de devoir s’habiller comme lui. Puis, du peu qu’il en connaissait le loup devait rappeler à Makoto sa région d’origine. Aurait-il le mal du pays ?

En entrant dans la boutique, le duo ne manque pas de se faire remarquer. Si Kyôsuke était habitué, ça restait désagréable. Alors il alla se planquer dans un coin en attendant sagement Makoto. Et quand il revint vers lui, ce fut pour sortir une phrase incompréhensible, quoique toujours avec conviction. Kyôsuke se gratta un peu la nuque pour montrer qu’il était perdu, même s’il doutait que le message passe. Pas de panique. Il va comprendre.
Et en effet quand l’amérindien compris son erreur, ce fut à son tour d’être gêné. Il corrigea la phrase à sa manière, mais ce que Kyôsuke entendit ne l’aida pas vraiment à se détendre. Il n’était pas venu ici pour choisir ses propres vêtements et encore moins laisser quelqu’un payer à sa place sans raison, mais ses gênes de japonais l’empêchaient de décliner la proposition. Il hocha juste vaguement la tête en guise de réponse, mais ça signifiait « Je vais réfléchir à un compromis » plutôt que « Oui ».
Jusque-là il n’avait pas spécialement pris le temps de regarder ce que ce magasin vendait et qui pourrait lui convenir, mais une chose était sûre : il n’avait pas l’habitude d’acheter des choses dans ce genre d’endroit. Il profita tout de même du temps où Makoto avait le dos tourné pour jeter un œil aux alentours. La question qu’il se posait était : est-ce qu’il avait besoin de quelque chose ? En matière de vêtement il répondait davantage à ses besoins qu’à ses envies.
Puis Makoto revint lui proposer une veste. Même si elle était plutôt sobre, elle paraissait bien étriquée pour Kyôsuke qui s’habillait avec des tailles une à deux fois au-dessus de la sienne. Et le deuxième problème c’était qu’on lui proposait d’essayer. Sacrilège, Kyôsuke n’essayait jamais rien de toute façon tout ce qu’il achetait lui allait forcément comme c’était volontairement trop grand. Il n’avait pas envie de devoir se regarder dans un miroir, puisqu’il ne serait pas satisfait du résultat et par-dessus tout il ne voulait pas qu’un vendeur sorti de nulle part, ou même Makoto donne son avis. Il n’était pas né de la dernière pluie, il savait comment ça se passait ce genre de choses.

« Pas besoin d’essayer, je vais juste prendre une taille un peu plus grande, j’aime pas trop être serré. Mais je ne peux pas tout te laisser payer, je vais t’acheter ton pull en échange. »

Au final ça revenait plus ou moins à payer lui-même sa veste, mais il espérait que ce petit retournement de cerveau marche sur Makoto. Peut-être ne comprendrait-il pas tout et se laisserait faire.
Toujours avec calme et sans donner le choix à l’amérindien, il partit changer la taille de sa veste en laissant son camarade finir ses emplettes. Et il avait l’air motivé c’était impressionnant. Il espérait ne pas avoir semblé trop rabat-joie, souvent les gens ne comprenaient pas trop pourquoi il était si ferme au sujet de ses vêtements et sa gêne était interprétée à tort comme de la rancune.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Makoto Shikoba
M • Lycée - 2ième année
avatar

Messages 229


HnM
Un mot:

MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   Dim 4 Juin - 22:53

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cold blue steel and sweet fire

L’amérindien passa plusieurs instant à aller et venir dans les allées de vêtements. Il en avait presque oublié son nouvel ami qui devait sans doute encore l’attendre près des vestes qu’il avait vu plus tôt. Les bras charger de vêtements, il se dirigea vers les cabines d’essayages et tenta ses futurs nouveau habits. Mako déposa sur les crochets les quelques pantalons qu’il avait trouver, quelques uns était en cuir mât, comme les pantalons que certains de sa tribu portait, d’autres étaient fait de jeans. Le bleuté en avait même pris un de soie, se disant que ce serait un bon pyjamas et que ce serait confortable les nuits plus chaud. Du côté des chandails, outre son chandail de loup, les autres semblaient assez neutres, il avait même flancher pour des pulls douillait et une veste de cuire noire.

Mako essaya chaque bout de vêtements sans exception. Dans la foulé il manqua de trébucher quelques fois tellement il était excité de trouver tous ces beaux vêtements. Quelques pantalons étaient trop grands, quelques chandails trop petit, mais il ne doutait guère de ses capacités à trouver la bonne taille. Ce fut un raclement de gorge de l’autre côté de la porte et un petit coup sur sa porte qui fit sursauté l’amérindien.

Puis-je vous être utiles ? Questionna un des employés.

Sans doute voulait-il sa commission ou bien était-il une bonne âme qui ne faisait que son travail, mais Mako ne voulait pas de son aide, non seulement il n’avait pas envie de se sentir ridicule devant un inconnu et en plus il sentait que l’homme tenterai de lui vendre des tas de bricoles ou bien des tonnes de vêtements qu’il n’avait pas besoin. Après tout le jeune homme sortait du lot et malgré le peu d’expérience que le bleuté avait, il savait que les commis dans les magasins tentaient souvent de lui vendre des tas de choses profitant de sa difficulté à communiquer et aussi pour profiter de son ignorance des tactiques diverses que les employés de magasins utilisaient pour vous faire acheter ce que vous ne vouliez pas nécessairement.

Je… Non merci… se contenta de dire avec le plus d’assurances que ces paroles lui permettaient.

L’adolescent entendit des pas s’éloigner ce qui le soulagea, il n’aurait pas a s’expliquer et avoir l’air ridicule une fois de plus. Cette intervention incita Makoto à se dépêcher à se rhabiller et prendre ses achats. Il laissa sur le comptoir de retour ce qui ne lui faisait pas et se dirigea dans une dernière fois dans les rangées pour ramasser les bonnes tailles et retourna vers Kyôsuke. Il le vit attendre patiemment près des caisses et tout près des allées des vestes, il avait encore la veste que Mako lui avait choisi, mais plus grande.

Ehm.. tu être prêt ? Demanda-t-il pour faire simple et éviter de  se bousculer dans ses mots et dans sa bouche.

Makoto mit ses vêtements sur le comptoir caisse, prit doucement la veste des mains de Kyôsuke et lui tendit le chandail vert de loup, comme ils avaient convenue un peu plus tôt. Le jeune amérindien se doutait que ce troc revenait pratiquement comme si son comparse avait acheter lui-même sa veste, mais le fait de payer pour un bien qui ne serait pas le sien lui plut et lui fit plaisir plus que ce que Kyô pourrait s’imaginer.

La caissière lui sourit gentiment et scanna ses articles sans plus de cérémonie, elle lui tendit le sac et lui  dit le prix de ces achats. Makoto sourit et sortie de sa poche quelques billets et le tendit à la caissière, il avait encore du mal avec la monnaie japonaise… souvent il donnait plus que nécessaire, il espérait qu’un jour il s’en sortirai et finirait par  saisir toutes ces différences. Un sourire gêner se décela sur le visage de Makoto quand la caissière lui remit gentiment le trois-quart des billets et la différence qu’elle lui devait.

M...Mer...Merci, marmonna faiblement Makoto avant de se retirer et laisser la place à Kyôsuke. L’amérindien l’attendit à l’extérieur du magasin, en l’attendant, il sorti de ses sacs la veste et la tenu dans ses mains encore moites de son expérience légèrement embarrassante avec la caissière. Il soupira légèrement déçu de lui et se dit pour lui-même :

Quel idiot tu fais Makoto… comment ta mère réagirait face à ta stupidité incessante {Phrase en amérindien entièrement}

Le bleuté s’adossa sur le mur en attendant de voir ressortir son acolyte de la journée, marmonnant des mots presque indescriptibles dans sa langue, comme un vieux marin mécontent qui marmonnerait dans sa barbe. Il fut sorti de balbutions par Kyôsuke qui était devant lui, le trouvait-il étrange de marmonner ainsi ? Makoto ne se posa guère plus longtemps la question et ne fit qu’un sourire légèrement moins joyeux que plus tôt et lui tendit sa veste.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Cold blue steel and sweet fire   

Revenir en haut Aller en bas
 
Cold blue steel and sweet fire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Académie Chisê :: Ville d'Hoshi :: Centre Ville :: Centre commercial-
Sauter vers: