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 La rosée du matin

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Alice Delayed
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HnM
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MessageSujet: La rosée du matin   Mer 23 Sep - 9:51

Alice avait les yeux encore rivés sur l'écran de son ordinateur lorsque les premiers rayons du soleil vinrent filtrer à travers ses rideaux. Elle soupira. Enfin.. Cette nuit avait été des plus horribles.

La nuit passée :

Elle était rentrée chez elle assez tôt, le soleil éclairait les bâtiments d'une douce lumière orangée qui ne faisait que ressortir la couleur enflammée de sa chevelure. Pour passer inaperçue la jeune fille longeait les murs qui lui prodiguaient assez d'ombre pour ternir ses cheveux. Elle essayait de faire le moins de bruit possible en marchant, que ce soit dans la cour ou dans les couloirs du pensionnat, pourtant inondés de rires et de mots qui se mélangeaient, ne ressemblant plus qu'à un flot incompréhensible de paroles.

Lorsqu'elle ferma la porte de sa chambre derrière elle, le silence s'installa, pesant de tout son poids sur la jeune fille, lui remémorant ainsi la dure et longue journée qui se terminait.

On l'avait encore envoyée au tableau pour une démonstration. Enfin... On avait essayé. Bien-sûr elle n'avait pas bougé d'un cil, essayant de garder son calme malgré les regards qui s'attardaient un peu trop sur elle. Midi aurait pu bien se passer. Mais, comme on n'est jamais à l'abri de quoi que ce soit, il lui avait suffit d'une seconde d'inattention pour se faire voler son repas. Elle était partie ramasser une serviette qu'elle avait fait tomber et, en revenant,  il n'y avait plus rien. Elle n'eut aucune réaction et passa son chemin sans rien dire.

Elle laissa tomber son sac lourdement sur le sol avant de tirer la chaise disposée devant son bureau et commencer à pianoter sur le clavier de son ordinateur fraîchement allumé. Elle n'avait pas vu la nuit arriver, absorbée par la lumière de l'écran, mais lorsqu'elle avait tourné la tête, elle fit face à un mur d'obscurité. Il était désormais trop tard pour allumer ses veilleuses disséminées dans toute sa chambre, alors, elle resta là. Sur cette chaise. Ne quittant pas des yeux son écran, sa seule source de lumière. Du coin de l’œil, elle les voyait bouger, ramper, sourire et danser. Progressivement, son champs de vision se rétrécit, mais cela n'améliora pas pour autant sa nuit. Au contraire, maintenant, elle ne savait plus ce qu'il se passait. Elle sentait des choses la toucher, l'effleurer, respirer dans le creux de son cou d'une manière quelque peu obscène. La panique grandissait et des larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Elle aurait voulu les supplier d'arrêter, mais les seules voix qui se firent entendre étaient celles au plus profond de son être. Des rires moqueurs, des mots assassins qui la faisaient plier, se recroqueviller sur elle même, écorchée vive. Sa respiration était saccadée par les pleurs qui se faisaient de plus en plus silencieux et meurtrissants. Chacun de ses muscles étaient bandés, permettant à la jeune fille d'agripper sa chair avec une force insoupçonnable. C'est seulement lorsqu'elle sentit sa peau céder sous ses ongles que tout disparu. Elle avait diminué la pression qui ne cessait de grandir en elle et qui l'étouffait, qui la rendait folle et qui était la cause de toutes ces tortures. Le sang s'écoula le long de ses bras, et avec lui, les tourments.

Elle se remit à fixer son écran, savourant la douce douleur salvatrice qu'elle venait de s'infliger, synonyme de délivrance. Elle laissa ses larmes sécher le long de ses joues, l'esprit totalement ailleurs et épuisé<./div>

Retour au présent:

Après s'être rappelée de toute la journée de la veille, Alice se leva sans faire de bruit. Il devait être assez tôt et elle ne voulait pas réveiller ses voisins. Totalement engourdie par la position qu'elle avait adoptée toute la nuit, la jeune fille peina à rejoindre les douches avec toutes ses affaires.

L'eau qui coulait sur sa peau lui faisait un bien fou même si elle brûlait par moment ses blessures relativement fraîches. Cela la revigorait et l'apaisait, comme une douce caresse. Cette sensation pourtant agréable fut teintée d'une pointe d'amertume dont elle ne connaissait pas la cause. Elle ne pouvait pleinement savourer ce moment, qui commençait à lui faire peur. Elle sortit alors rapidement, entièrement sèche et vêtue, légèrement mal à l'aise sans en connaître la raison. Alice passa rapidement à son appartement pour déposer et prendre des affaires. Elle allait sortir, il fallait qu'elle respire un autre air. Et quand il sera l'heure, elle n'aurait plus qu'à aller en cours.

Après avoir vagabondé pendant quelques minutes, elle décida de s'installer au jardin. Les couleurs des fleurs ravissaient toujours ses yeux et l'humidité matinale était d'une fraîcheur sans égale. Elle s'assit dans l'herbe, faisant attention à n'écraser aucun pétale et écouta le chant des oiseaux qui devaient être réveillés dès le premier rayon de soleil. Comme elle. La jeune fille retroussa les manches de son pull trop large pour elle pour sentir l'herbe sur sa peau. C'était si doux...

En fermant les yeux, elle se mit à l'écoute de la douce mélodie que lui offrait Dame Nature ce matin-là.


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Makoto Shikoba
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Lun 11 Jan - 7:21

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La rosée du matin

Légèrement épuisé l’amérindien terminait de ranger ses affaires dans la commode qui lui était assigner. Cela devait faire que quelques heures qu’il était arriver à Chisê et il était déjà dans sa chambre en train de ranger le peu de vêtement qu’il avait et ses affaires diverses dans les endroits qu’il jugeait adéquat. Le trajet lui avait prit un bon moment et il devait avoué que les au revoir qu’il avait dû faire à sa mère le déchirait… Depuis sa naissance il avait toujours été proche d’elle et jamais ils n’avaient été séparé de la sorte. Certes ses grands-parents lui manquaient aussi mais moins, Makoto trouvait ce sentiment normal. Après tout… entre seize ans et une année et demi il y a une différence vous en conviendrez !

Makoto regarda sa valise vide et son sac qu’il avait laisser choir sur son lit en souriant. Il avait terminer de tout ranger et était assez fier de ce qu’il avait réussi à faire. Enfin ce n’est que ranger des choses ce n’est rien… mais il s’était permit d’amener un capteur de rêve qu’il avait amener avec lui des Amériques lorsqu’il était parti. C’était Jolan qui lui avait fait quand les deux jeunes hommes avaient apprit le départ de Makoto. Pour l’amérindien ce capteur de rêve était très précieux, jamais il n’avait dit à Jolan ses sentiments, mais quand il regardait le capteur de rêve il repensait chaque fois à son sourire charmeur et ses yeux vert. L’amérindien soupira légèrement meurtri par le rappelle à la réalité et le fait qu’il ne verrait plus Jolan. Il prit donc le capteur et l’accrocha au dessus de son lit avant de regarder quelques instant par la fenêtre.

On pouvait voir les lueurs du jour et entendre les arbres parler entre eux avec le chant du vent. Makoto sourit et décida que ça ne lui ferait pas de mal d’aller dans les jardins, il les avaient aperçu quand il avait fait le tour avec un des membres du personnels. Il se regarda quelques moment dans un miroir qu’il avait apporter, ses cheveux laissaient à désirer, une douche serait de mise avant de penser sortir. L’amérindien agrippa son sac en sorti une serviette et des vêtements qu’il prit le temps de choisir rapidement. Il opta pour un pull vert forêt avec des barres marrons et des jeans bleuté tirant vers le noir, satisfait il couru vers les douches hâtif de sentir l’air frais et entendre ce que dame nature avait à dire de si bon matin.

L’eau chaude de la douche fit du bien aux membres raident de Makoto, le voyage n’avait pas épargner son corps et il devait avouer que cette chaleur lui faisait le plus grand bien en relaxant ses muscles et le calmant à la fois. Une dizaine de minutes plus tard l’amérindien se retrouvait de nouveau dans sa chambre, les cheveux mouillés et encore détacher sentant le parfum doux de son savon pour le corps et la peau légèrement rosé par la chaleur que l’eau lui avait procuré. Il déposa sa serviette dans un coin pour la faire sècher et se regarda dans le miroir pour bien placer sa crinière avant de sortir en prenant son manteau de cuir au passage.

Makoto mit un bon moment avant de trouver les jardins… Il faut dire que le jeune homme n’a aucun sens de l’orientation et que pour lui retrouver son chemin c’est comme si on lui demandait la lune… Le seul endroit où Makoto se sentait à l’aise et qu’il réussissait à se retrouver, c’était en forêt ! Vous pourriez aller vous perdrent en forêt en pleine nuit et dans le plus creux de cette dernière et le jeune homme serait en mesure de sortir de la forêt sans trop de peine. Mais bon soyons honnête… il est rare qu’il y est des forêt au Japon… enfin pas sur le campus. Du moins de ce que Makoto savait il n’y en avait pas en tout cas !

Lorsqu’il vit enfin les jardins, le jeune homme fit un saut de joie, heureux d’avoir enfin trouver l’endroit. Il ferma doucement les yeux en respirant profondément et se concentra sur ce que la nature avait à lui murmurer. Il entendait le vent souffler une mélodie douce et chaude, les arbres bruisser de bonheur et les oiseaux se mêler à cette symphonie. Le sourire aux lèvres Makoto ouvrit les yeux et regarda un peu autour de lui. Il y avait plusieurs race de fleurs et de buissons, il y avait aussi quelques bancs ici et là pour que les étudiants puisse s’asseoir présuma l’amérindien. Au centre de l’endroit du jardin où il se trouvait il avait un dessin fait de dalles de pierres taillés comme dans le temps de la Rome Antique et en son centre des fleurs et des herbes légèrement plus longue que le reste de la section. L’herbe était grossièrement couper, sans doute pour donner un style au centre du dessin.

L’amérindien arrêta son regard sur une jeune femme assise dans l’herbe, elle était dos à lui et semblait profiter de la nature et des chants des oiseaux qui parlaient bruyamment. La couleur de ses cheveux… c’était ce qui avait captiver le jeune homme, il n’était pas noir de jet ou bien brun comme la plupart des gens qu’il avait croiser depuis son arrivée au pays. La jeune femme avait des cheveux roux si vif que Makoto ne pu s’empêcher de regarder la jeune femme devant lui. Elle semblait porter un chandail beaucoup trop grand pour elle et sa peau était si blanche, sans doute était-ce dû au fait qu’elle soit rousse.  

Le jeune homme se rapprocha doucement de la rouquine et sourit en voyant le calme de cette dernière. Elle semblait presqu’en communication avec la nature, Makoto n’avait pas vu ce genre de personne depuis son départ de la réserve. Voir une tel personne devant lui le fit sourire et rempli son âme de joie. Il n’osait pas déranger la jeune femme, il décida donc de s’asseoir a une distance raisonnable de la jeune femme sans pour autant être éloigner et il ferma les yeux quelques instant en inspirant doucement et se concentrant à nouveau sur le bruit de la nature. Constatent que rien n’avait changer dans le discourt de cette dernière, l’amérindien se permit de dire doucement :

Excuse-moi de te déranger dans ta méditation… ehm...je… je tenais simplement à te demander si tu voulais bien partager...ehm...Iah...si tu voulais de la compagnie ?

L’amérindien avait encore des difficultés avec certain mots et c’est ce qui expliqua son dialecte iroquois qu’il venait d’employé…”Iah” alors qu’il aurait très bien pu dire non… Makoto espérait qu’il serait un jour en mesure de bien maîtriser cette langue et cesser de mettre sa langue maternel dans le lot. Certes il ne voulait pas l’oublier, mais il pouvait très bien le pratiquer seul dans un monologue ou encore avec sa mère. Il attendit donc sagement une réponse de la jeune femme en espérant qu’il ne l’est pas déconcerté avec tout ça. Le jeune homme se contenta de sourire pour tenter de la rassurer que ses intentions étaient pure.
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Alice Delayed
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Mer 13 Jan - 19:57

Alice n'était plus vraiment sur Terre à ce moment là. Son esprit divaguait totalement, comme emporté par le vent. Elle avait du temps devant elle, avant le début des cours et elle en profitait pour se laisser complètement aller. Jamais elle n'aurait imaginé que quelqu'un se serait levé aussitôt et surtout, que quelqu'un vienne ici. Même si le jardin était souvent occupé par des amoureux ou par quelques groupes de filles, c'était la plupart du temps le midi ou après les cours.

Elle avait entendu les pas de quelqu'un, un homme visiblement et son parfum avait été amené par le vent. L'odeur était plutôt agréable mais elle avait fait ouvrir les yeux de la jeune fille qui fixa alors son regard sur l'herbe qui dansait contre sa peau. Elle aurait pu rester ainsi tellement longtemps, même toute la vie, le soleil la réchauffait malgré le léger froid ambiant.

La seule chose qu'elle n'avait pas prévue, c'était que l'inconnu s'approche et s'asseye à côté d'elle. Elle ne tiqua pas, à vrai dire, le jardin était à tout le monde, mais elle n'avait pas l'habitude qu'on vienne spontanément vers elle. Cela lui paraissait étrange mais sa méfiance était encore endormie, ainsi, elle resta là, sans bouger.

Il lui parla et c'est donc à ce moment que tout s'éveilla en elle. Elle ne nota pas sa difficulté à s'exprimer puisque pour elle, c'était pire, mais elle remarqua très bien qu'il n'était pas d'ici. Elle rabaissa les manches sur ses bras et fixa le bas de son t-shirt, visiblement mal à l'aise

Il avait sûrement envie de rencontrer des gens, de parler, et ainsi d'améliorer son oral, mais ce n'était sûrement pas avec elle qu'il allait pouvoir faire tout ça. Cette année, elle rencontrait beaucoup de gens. Des personnes qui avaient envie d'établir un contact, un lien avec elle, mais elle n'avait fait que les refroidir dès le début.

Elle n'osa pas le regarder, et elle hésita même à faire mine de n'avoir rien entendu. Cependant, elle hocha la tête, par politesse et aussi pour éviter de l'énerver ou le vexer. Elle n'avait pas envie de s'attirer des ennuis, ni les moqueries de sa part.

Elle osa un regard en coin, pour le détailler. Il était grand, raison de plus pour ne pas l'ennuyer. Il avait un style bien à lui, qui ne la dérangeait pas. Son intuition vis à vis de son accent s'était affirmée puisqu'il ne ressemblait pas à un japonais, elle se demanda alors d'où il pouvait venir. Elle le saurait probablement jamais.

Le vent continuait de souffle, s'insinuant dans ses cheveux et caressant sa peau. Elle essayait de déterminer ce que disait ce murmure mais elle ne savait pas comment l’interpréter. Tout ça, c'était une énigme pour elle, mais elle n'avait pas forcément envie de la résoudre, parfois, il vaut mieux rester dans le mystère, histoire de préserver un peu de magie ici.


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Makoto Shikoba
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Mer 13 Jan - 21:24

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La rosée du matin

L’amérindien remarqua le malaise de la jeune femme face à son approche, il avait remarqué sa hâte de rabaisser ses manches et son regard à son approche. Avait-elle des marques dont elle avait honte et qu’elle ne voulais pas que Makoto les voient ? Le jeune homme se rappelait d’une de ses amies qui avait eu un trouble de mutilation quand ils étaient plus jeune et le bleuté se souvenait de ses tics, les vêtements amples, la manie de toujours cacher le plus de peau possible… Se rappeler de ses souvenir ne plu pas tellement au jeune homme qui décida de les chasser assez rapidement. Il regarda la jeune femme et vit qu’elle était d’accord à ce qu’il s’asseoit près d’elle, sans doute à contre coeur, mais Makoto était heureux qu’elle ait accepter.

Je ne suis pas... Aksen {méchant} tu sais...ehm...je m’appelle Makoto Shikoba, toi ?

Makoto lui fit un autre sourire pour tenter de détendre l’atmosphère et la tension que la jeune femme créait sans le vouloir entre eux. En attendant un peu l’amérindien sorti son téléphone cellulaire et mit une petite musique d’ambiance amérindienne pour tenter d’apaiser et aussi pour enlever le stresse que la rouquine pouvait avoir. Il inspira profondément et mit ses mains dans l’herbe en se concentrant sur le vent. Le jeune homme entrouvra l’oeil droit pour remarquer les tentatives ou du moins l’interrogation que la jeune femme avait face au vent. Il sourit et se permit un geste doux de la main pour tourner le visage de la rouquine et plongé son regard ambré dans celui de son interlocutrice et il lui dit doucement :

Il te dit que même Asatakon Akwekon{dans les ténèbres tout} est possible, Akwekon {tout}. Mais qu’il ne faut pas abandonner Aseken {car} tu es Aoskon {pur}. Asontha {La nuit} peut te paraître Asteson {sans interruption}, mais Enskat {une fois} que tu seras entouré de gens précieux, ce sera un Enta {jour heureux}. Voilà ce que le vent te dit, il suffit de fermer les yeux et d’écouter. La nature est  Akwekon {un tout}, Eso {plusieurs} croit le contraire… Ethoni {c’est ainsi que} la nature pleure des pertes que Eso {plusieurs} lui font subir… Va s’y ferme les yeux et écoute ce que le vent te dit, laisse-le murmurer...

L’amérindien avait toujours sa main qui tenait doucement le bout du menton de la jeune femme, il se leva et vint se mettre face à la rouquine et prit doucement ses mains. Il ferma les yeux en inspirant et expirant doucement ce concentrant sur le vent et la musique en bruit de fond, sur les oiseaux passager ou encore le bruissement des arbres et transmit toute son énergie en son interlocutrice. Une énergie pure et calme, douce pour tenter d’apaiser sa détresse, Makoto murmurait des prières que les anciens chaman lui avait apprit. Il avait fait ce genre de rituel avec Dena quand elle n’allait pas bien. L’amérindien se concentra et tenta de bien respirer afin de bien transmettre toute cette énergie et mettre un mur à l’énergie de la jeune femme qui tentait d’entrer en lui. Évidemment ce genre de rituel ne s’était pas apprit en quelques jours… Makoto ne comptait plus le nombre d’échec qu’il avait subit avec Dena avant de réussir et qu’elle se sente à nouveau bien du moins pour quelques heures. Il ne faut pas ce méprendre, cette pratique n’est que temporaire et la personne doit travailler sur elle pour améliorer son énergie à long terme.

Makoto resta ainsi durant plusieurs minutes et quand il senti des vertiges il stoppa net la connexion. Il ouvrit ses yeux, garda un contrôle sur sa respiration et lâcha les mains de la rouquine pour les plonger dans l’herbe et en absorber un peu l’énergie question de se stabiliser énergétiquemment parlant. Il regarda la jeune femme et lui fit un grand sourire et lui dit :

Atskwi {eh bien}... Tu vas mieux ?

L’amérindien se sentait vider, il y avait eu trop de temps d’espacement entre son dernier rituel de ce genre et celui d’aujourd’hui. Il tenta du mieux qu’il pouvait de ne pas laisser paraître sa faiblesse et ses étourdissement et d’absorber de la nature autour de lui pour tenter de se régénérer ne serait-ce que de moitié pour être fonctionnel.
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Alice Delayed
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Ven 12 Fév - 23:11

Alice ne bougea pas, l'écoutant parler sans vraiment comprendre chacun de ses mots. Non pas à cause de la langue qu'elle ne connaissait pas, enfin, majoritairement, le problème était son état d'esprit. Elle ne pensait pas croiser quelqu'un à cette heure-ci, et surtout pas qu'on aurait le moindre intérêt pour elle. D'habitude transparente, ces temps-ci, elle dérogeait à la règle. Peut-être ses « efforts » portaient-ils leurs fruits, ou peut-être les autres étaient plus attentifs. Elle songea un moment qu'il valait mieux pour tout le monde qu'elle s'efface un peu plus. Tout allait trop vite, elle n'arrivait pas à cerner les personnes qui lui adressaient la parole et eux pensaient avoir à faire à une personne « normale ». Ils se confrontaient à un mur aux multiples épaisseurs, attendant des réponses à leurs questions qui ne viendraient jamais.

Il s'était présenté. Makoto. Elle n'osa pas le regarder, laissant le silence répondre à sa question. Son sourire était doux, mais elle évitait de s'attarder dessus, plus que mal à l'aise. La rouquine se contenta alors d'écouter la musique, douce, une caresse. Son visage tourna vers celui du jeune homme. Elle n'avait pas su luter contre le geste de Makoto qui la fixa droit dans les yeux, continuant à lui parler, l'air sérieux mais toujours aussi doux. Dans ses mots, il y avait un sens, qu'elle parvenait vaguement à saisir mais qu'elle ne saurait exprimer, expliquer.

Elle se mit à regarder le sol tandis qu'il vint se positionner face à elle, lui prenant les mains. Elle avait voulu reculer mais son corps refusa de bouger. Puis elle sentit quelque chose. Il avait fermé les yeux et récitait quelque chose, comme un rituel. Un signal relativement faible était en train de l'envahir. Une chaleur bienfaisante, comme « hey, ça va aller, là tout va bien maintenant. ». Ce qu'elle ressentait n'avait rien de mystique. Juste la douceur du moment, elle était touchée. Elle ne lui avait pas adressé un mot et il voulait qu'elle aille mieux.

C'était quelque chose d'inattendu et elle ne sut pas comment elle devait réagir, se contentant de fixer ses cheveux bleutés se faire porter par le vent de temps à autres. Elle n'osait pas bouger, de peur de faire un mouvement qui le dérange, il avait l'air si concentré sur leur contact qu'elle s'y intéressa elle aussi.

La chaleur se contentait de quelques centimètres sur sa peau, n'allant pas grignoter au-delà mais c'était suffisant. Suffisant pour qu'elle se sente mieux, apaisée. Mais le contact cessa assez rapidement. Il vacilla légèrement avant de se rattraper, les deux mains sur le sol, épuisé. Il semblait vidé de toute énergie. Elle osa approcher le bout de ses doigts de l'épaule du garçon, pour vérifier qu'il n'allait pas mourir ou s'effondrer dans la seconde car elle serait incapable de ramener qui que ce soit.

La rouquine aurait voulu le remercier mais ce n'était pas le moment, et même si cela l'avait été, elle n'aurait pas pu le faire. Il fallait maintenant se concentrer sur lui. Il lui avait apporté un peu de chaleur dans son quotidien morne et froid et elle ne pouvait donc pas l'abandonner ainsi, maintenant qu'elle se sentait mieux.

Elle posa alors ses mains gelées sur la peau de son front, sans savoir quel effet ça pourrait avoir s'attendant à ce que sa température ait grimpé. Mais elle était totalement incapable de jauger. Elle se contenta alors de regarder autour d'elle, histoire de pouvoir agripper quelqu'un de passage, au cas où, gardant toujours un œil inquiet sur Makoto en plein malaise.


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Makoto Shikoba
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Ven 19 Fév - 20:03

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La rosée du matin

Les étourdissement de l’amérindien ne s’améliorait pas et ça avait dû paraître puisque la jeune femme en face de lui semblait déstabilisé. Elle semblait chercher quelque chose ou quelqu’un. Pensait-elle que le bleuté était fou avec son langage maternel et ses rituels ? Non… ce ne pouvait pas être le cas ! Après tout il avait senti la connexion, l’échange d’émotion, la chaleur se déverser dans son corps et le froid du sien se déverser dans celui de Makoto. Il avait les yeux dans le vide et il tentait de concentrer son énergie vers le sol pour déverser cette tristesse et cette froideur dans les racines de l’herbe et que cette dernière lui offre la chaleur de soleil qu’elle avait pu absorber. Malheureusement Makoto ne pouvait pas dire que c’était gagner.

Il senti les mains froides de la jeune femme se déposer sur son front, c’est ce contact froid qui lui fit remarquer que sa température corporelle était anormalement haute, l’amérindien avait trop pousser le rituel. Après tout il n’était pas un shaman, il n’était pas en mesure de faire aussi bien qu’eux. Cette pensée le fit rire d’ailleurs, il se rappelait que quand il était sur sa réserve, c’est ce qu’il voulait devenir, shaman… Guérir les autres et les faire se sentir bien à l’aide de la nature et de l’énergie de toute chose de ce monde. Makoto n’était pas fou quand il affirmait que tout ce que la terre posséde à une énergie, une âme, de la chaleur ou bien de la fraîcheur, mais tout est vivant et ça il en était convaincu.

L’amérindien sourit encore une fois à son interlocutrice pour tenter de la rassurer qu’il allait bien. Enfin c’est ce qu’il tentait de se convaincre également ! Heureusement que le bleuté n’avait pas de cours aujourd’hui, car il devait avouer qu’il n’aurait pas été en mesure de s’y rendre et ce même avec l’aide de quelqu’un. Makoto commençait à peine à sentir l’énergie de la terre l’emplir et le froid des mains de la jeune femme sur son front, il fut heureux de se sentir un tant soit peu mieux, du moins pour parler à la jeune femme, il ne savait toujours pas son nom ou quoi que ce soit sur elle. Ce n’était pas faute d’avoir essayer en plus ! Puisque le jeune homme était assez entêter et ce peut importe sa situation, il lui demanda doucement en ce concentrant pour n’insérer aucun mot amérindien :

Quel est ton nom ?

Makoto espérait que cette fois ce ne serait pas encore le silence qui lui donnerait signe de “vie” et qu’elle ait au moins le...courage ? De lui dire son prénom qu’il puisse mettre un nom sur son visage qui semblait inquièt et effrayer en ce moment. L’amérindien ferma les yeux et respira doucement en écoutant la musique faible dans ses oreilles et aspirant l’air frais de la matinée. Il devait se reprendre et cesser de se sentir de la sorte, non seulement il ne se sentait pas à l’aise faible de cette façon, mais en plus il devait effrayer la jeune rouquine. Makoto rouvrir les yeux, il se sentait mieux et tenta d’entamer la discussion avec la jeune femme.

Je vois que tu n’es pas akwa {très} bavarde… Quel animal aimes-tu ? Atskwi {Eh bien !} moi c’est l’atinati {renne}, si j’avais un atinati  enaskwa {renne domestique}, il s’appellerai Sven.

L’amérindien sourit à l’idée d’avoir un renne comme animal de compagnie. Il adorait cet animal, ça et le loup bien sûr ! Makoto aimait se conforter dans l’idée d’avoir un renne et un loup, même s’il savait que concrètement ses deux animaux n’avait que très peu de chance de s’entendre mutuellement et que ça finirait sans doute en guerre de repas et de fuite. Le bleuté espérait que la jeune femme se détendrait et cesserai de chercher quelqu’un que ce soit pour le vendre comme un fou ou bien pour l’aider qui sait, mais plus le temps passait et plus le jeune homme se sentait mieux..
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Alice Delayed
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Mar 2 Aoû - 16:25

Lorsqu’il se remit à parler, elle sentit son angoisse retomber. Pendant un temps, la jeune fille crut qu’elle avait fait quelque chose de travers qui l’avait rendu dans cet état, mais il ne lui semblait pas avoir fait quoi que ce soit… Alors elle balaya ses doutes et ses questions pour se concentrer sur ce qu’il lui disait. Il n’avait pas lâché le morceau et semblait bien décidé à la faire parler. Malgré ses efforts, les phrases se formulaient dans son esprit mais restaient bloquées au fond de sa gorge. Elle savait ce qu’il lui suffisait de dire, c’était pourtant si simple.


Stupide, stupide. Rien n’avait évolué et elle-même n’évoluerait-elle jamais ? Personne ne la retenait dans cet état pourtant, personne mis à part elle. La rouquine fouilla alors son sac pour tendre sa carte d’étudiante au jeune homme en face d’elle, évitant soigneusement de croiser son regard. Elle ne savait pas trop comment répondre à sa deuxième question, alors pendant un temps, elle se contenta d’enrouler et de dérouler son doigt dans le bas de son haut.


C’était après tout une très bonne question dont elle n’avait pas vraiment la réponse. Elle n’avait que très rarement été en contact avec des animaux et elle n’avait jamais eu le loisir de s’y intéresser de plus près. Alors elle se mit à réfléchir, faisant une sorte de liste des animaux qu’elle connaissait cherchant celui qui lui plaisait le plus. Peut-être un insecte ? Quelque chose comme une coccinelle peut-être ? Rien de bien impressionnant mais plutôt discret et fragile. Surtout, elles avaient une réputation de porte-bonheur, peut-être était-ce ça qui l’avait décidée.


Elle se pencha légèrement en avant, laissant ses cheveux recouvrir son visage rouge de honte. Alice chercha un crayon et une feuille ; une fois cela fait, elle se mit à dessiner une coccinelle pour le tendre à Makoto. La jeune fille se sentait vraiment ridicule, mais elle ne voulait pas qu’il se mette en colère parce qu’elle ne répondait pas ou qu’elle agissait étrangement.


Elle suivait ses réactions entre ses mèches rousses, elle entre-ouvrit sa bouche avant de la refermer alors qu’elle essayait de prononcer un mot, sans y parvenir. S’il partait, elle subirait cela comme une sorte d’échec, qui plus est, elle ne le connaissait pas, peut-être allait-il se moquer d'elle auprès des autres?

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Makoto Shikoba
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Ven 5 Aoû - 20:33

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La rosée du matin

Tandis que le bleuté attendait patiemment que la jeune femme veuille bien lui répondre, il regarda un peu au loin et décida de fermer ses yeux pour se concentrer sur ce qui l’entourait. La chaleur de la terre l’apaisait et le vent qui soufflait légèrement plus fort le réconfortait. Makoto en oubliait l’heure et le temps tellement cette dose de nature lui plut. Et puis l’adolescent tenait à discuter avec la rouquine en face de lui, même elle ne semblait pas vouloir parler. Il sentit la jeune femme bouger près de lui, il ouvrit un oeil et la vit dessiner quelque chose sur une feuille. Il ouvrit les yeux et souria à son interlocutrice lorsqu’elle lui tendit la feuille. Makoto avait l’impression de se retrouver devant une gamine qui offre un dessin toute fière, mais nerveuse à un grand frère ou un père.

Le bleuté prit donc doucement la feuille et regarda ce qu’elle contenait, il vit une coccinelle bien définie avec quelques pois noirci au plombs, elle était sur ce qui semblait être une feuille. Makoto devait avouer que l’adolescente avait un certain talent en dessin. Il lui sourit et lui dit :

Ionehrakwat ! {Merveilleux} Tu...v...vouloir écrire...pour...d...dire ? Ehm...iah {non} Po...pour parler ? Ta...ehm...ton nom ?

Il avait remarqué que la rouquine l’observait au travers de ses cheveux, elle semblait avoir honte d’elle. Était-ce le cas ? Après tout elle n’avait pas à avoir peur, elle n’avait qu’à regarder comment Makoto parlait. Vue sa carrure ce genre de difficulté de langage était tout ce qu’il y a de plus honteux, tandis que pour elle c’était plus… mignon ? L’amérindien se racla la gorge et tenta de dire le plus distinctement possible :

Toi...ehm...Tu...pas avoir...ehm...être...iah {non} besoin d’être ehm...mal de...ehm...dire...ehm iah {non} parler avec moi ! Je...ehm...être...pi...pire !

Il sourit à la rouquine pour tenter de l'apaiser et qu’elle se sente moins mal à l’aise de vouloir parler. Makoto jugeait qu’il venait totalement de d’humilier à parler ainsi devant elle, mais bon il devait avouer qu’il n’était plus à ça prêt et puis s’il voulait être en mesure de se faire comprendre il se devait de tenter de faire des efforts. Autrement les gens cesseraient de lui parler s’ils n’étaient pas en mesure de saisir ce que l’amérindien baragouinait. Makoto fouilla dans sa poche de manteau et en sorti un crayon et tenta du mieux de ses capacités en dessin de faire un renne. Le bleuté s’en sorti pas trop mal et le montra à la jeune femme fière du résultat et dit fièrement :

Être un...ehm..re...renne ? Un Sven !

Il fit un large sourire fier de montrer son oeuvre. Il attendit sagement que la jeune femme veuille bien prendre la feuille où trônait sa coccinelle et le renne de Makoto.
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Alice Delayed
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HnM
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Dim 7 Aoû - 0:48

La jeune fille avait attendu avec appréhension sa réaction face au dessin, s’il allait rire ou se moquer. Elle s’attendait à tout, sauf à un sourire bienveillant de sa part qui lui fit relever un peu sa tête, le cœur gonflé d’un sentiment qu’elle ne comprenait pas exactement. Elle l’observa détailler rapidement son dessin avant de lui demander si elle préférait écrire pour discuter. Immédiatement, la rouquine hocha de la tête, elle n’avait attendu que cette question.

Alice n’avait pas encore osé prendre cette initiative, de peur qu’on la trouve ridicule ou trop étrange. C’est donc avec joie qu’elle sortit immédiatement un calepin à petits carreaux pour écrire soigneusement son prénom et un remerciement qui pouvait se lire dans ses yeux. Il n’avait pas l’air de se moquer d’elle, voulait-il vraiment discuter avec elle ? En tout cas, c’était l’impression qu’il lui donnait, et ça suffit à faire briller ses yeux.

Pendant qu’elle s’appliquait sur son écriture, elle écouta avec intention les bredouillements de Makoto qui lui firent monter les larmes aux yeux. Il essayait de la réconforter et cela la touchait énormément. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, mais elle resta complètement immobile, de peur de mal agir. La jeune fille ne savait pas d’où il venait, mais elle était sûre d’une chose : que cela avait dû être dur d’arriver ici sans maîtriser complètement la langue. Elle-même avait du mal avec l’oral, en expression c’était une certitude, mais en compréhension, cela se révélait plutôt compliqué tant donné qu’elle n’avait que très peu de contacts. Malgré tout, elle avait eu la chance d’avoir ses parents derrière elle pour lui payer des cours particuliers pour la mettre à peu près à niveau. On lui avait mâché le travail, elle n’avait aucun mérite, alors que lui, elle l’admirait. Elle ne pouvait que saluer son courage.

La rouquine le regarda attentivement dessiner sur la feuille qu’elle lui avait tendue quelques instants plus tôt, dandinant parfois pour espérer apercevoir ne serait-ce qu’un trait. Au bout d’un certain temps qui lui sembla être une éternité tant sa curiosité avait été mise à l’épreuve, le jeune homme lui tendit le dessin. Il lui semblait connaître cet animal, mais elle n’arrivait pas à retrouver le nom, au final, ce fut lui qui le lui dit.

« Sven » fit un écho dans sa tête à ce qu’il avait dit plus tôt. Alors il voulait un renne ? Sa bouche s’élargit en un sourire tandis que ses yeux scintillaient d’émerveillement, imaginant comment la vie pouvait être avec un renne de compagnie. Elle aurait voulu rire tant cela lui semblait magique, mais aucun son ne sortit de sa gorge, seuls ses yeux s’étaient légèrement plissés.

La jeune fille déposa avec soin la feuille sur ses genoux pour réécrire sur son calepin des compliments sur le dessin avant de le tendre à son interlocuteur. Elle se sentait libérée d’un poids, et cela lui faisait énormément de bien, mais surtout, très plaisir. Alice aurait tellement aimé que tout le monde prenne le temps comme il le faisait si bien, mais c’était un souhait purement égoïste. Parce qu’il fallait vouloir trouver ce temps pour l’avoir.
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Makoto Shikoba
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MessageSujet: Re: La rosée du matin   Ven 2 Sep - 22:08

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La rosée du matin

La réaction de la jeune femme face à son dessin était positif. Elle semblait aimer ses dessins, même si à ses yeux l’amérindien n’avait pas tellement de talent dans l’art de ce type. Mako se dit qu’au moins il faisait plaisir à la jeune femme et c’était le but premier. Le bleuté vit d’ailleurs que le fait d’écrire au lieu de parler semblait la ravir au plus au point car elle s’était empressée de sortir un calepin et d’écrire une phrase ou bien était-ce un mot ? L’amérindien ne prit pas longtemps avant que la jeune rouquine lui donne le calepin qu’il puisse lire ce qu’elle tenait à lui dire. Il regarda ce que lui réservait le calepin et elle lui avait écrit qu’elle s’appelait Alice et elle appréciait le dessin que Mako lui avait fait quelques instants plus tôt. L’adolescent trouvait que l’écriture d’Alice était joli, il aimait s’imaginer que sa voix l’était tout autant que son écriture et ses mots qu’elle lui écrivait.

Ton nom est Alice...c...ehm...c’est joli ! Pourquoi tu...pas par...ler ? Enskat {une fois} j’aimerai...ehm...écouter...eh...ton iah {non}... ta voix !

Il fit un sourire pour l’encourager et parce qu’il était heureux de ne pas s’être autant embrouillé dans ses mots… bon il est sur qu’il avait dit un ou deux mots dans sa langue natale, mais il ne pouvait pas s’en empêcher ! Il se sentait moins nerveux lorsqu’il disait quelques mots amérindiens, comme si une langue lui permettait de garder sa confiance en lui et en ce qu’il tenait à dire aux autres qui l’entourait.

Eso {plusieurs} doivent être aksen {méchant} avec toi ? Atskwi {Eh bien!} moi je...ehm...serais pas aksen {méchant} ehm..méch...chant ?

Mako tenta de se concentrer voyant qu’Alice avait de la difficulté avec ce que le bleuté tentait de lui dire, il devait trop mettre d’emphase sur son amérindien encore, décidément ils étaient fait pour s’entendre ces deux-là ! Un qui ne parles pas bien et quand il n’a pas d’amérindien bégaye comme un enfant de deux ans qui cherche ses mots et l’autre qui semblait muette et qui ne s’exprimait qu’à l’écrit et parfois ses yeux parlaient pour elle.

L’amérindien prit encore du papier du calepin d’Alice et écrit quelques mots gentils à l'intérieur avec des pattes de loup et de renne avec une plume et son nom juste à côté. Il redonna le calepin à la jeune femme et dit tout fière:

Co...comme être...ehm...je encourager...ehm...même quand je...ehm...serai pas avec toi… Tu ouvre et BIM...ehm...pleins d...de com...pl...pliments pour...toi !

Il lui fit un autre sourire et attendit un retour de sa part, en attendant il profita du soleil qui s’était caché légèrement et caressait l’herbe sans gêne. Cette rencontre lui plaisait car il avait l’impression de ne pas se faire juger et il tentait de se faire comprendre par la rouquine quitte à ce qu’il est l’air d’un attardé du langage et qu’il passe pour un simple d’esprit avec ses phrases mal construites.
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