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Je te fuis, tu me poursuis (PV)

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Mar 22 Sep - 12:40
M • Serveur
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HnM
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Naoki avait passé une journée très… Productive. Il avait joué à Pokemon sur sa DS au lieu de suivre le cours de psychologie cognitive, qui fallait l'avouer, était barbant. Il avait continué son petit jeu avec l'anglais, qui fallait l'avouer, était barbant, puis le TD de psychologie sociale qui fallait l'avouer, était barbant. Oui, tout l'ennuyait et il était à peu près sûr d'une chose, il finirait pas psy. Au moins il avait appris une chose avant même que ce soit la fin de l'année. Le seul truc de sympa dans cette journée c'était le karaté où il se débrouillait pas trop mal… Non en fait, il se débrouillait très bien. En même temps, il ne pouvait que compter dessus pour passer à l'année suivante, alors il ne pouvait pas spécialement se permettre de tirer au flan pour le coup.
Mais c'était déjà plus intéressant. Le hic c'était que ce n'était pas vraiment applicable dans la rue ou alors sur un coup de chance. De toute façon son premier réflexe c'était toujours de fuir et non de se battre quand il avait des ennuis, du coup ça réglait le problème.

Bref, tout ça pour dire qu'il était plutôt assidu au cours de karaté et que ça lui plaisait sans vouloir faire de compétition. Seul truc qui poussait sa flemme à venir c'était les notes. Seulement ça. Il préférait largement traîner à Shin'en et boire avec ses amis. Il était loin le petit modèle du japonais qui cédait à la pression sociale et faisait tout pour avoir des bonnes notes et plus tard avoir un travail dans une grosse agence pour faire 100h de travail par semaine. Non, lui se voyait plutôt dans un métier tranquille sans la moindre ambition pour gravir les échelons. Il avait les responsabilités en horreurs au plus grand damne de ses parents adoptifs. Le petit chérubin appliqué avait disparu depuis longtemps, au profit d'un jeune homme qui entretenait la procrastination.

A la fin du cours, il se fit volontairement bon dernier pour aller au vestiaire en aidant à ranger, envoyant des sms, n'importe quoi qui l'empêcherait de voir ses acolytes en tenu d'Adam et laisser son regard se balader un peu partout. Hors de question d'avoir des pensées… sexuelles vis à vis d'eux. D'un déjà, parce que c'était pas normal d'avoir cette tendance, de deux, éviter les questions gênantes ou les remarques amusés qui pouvait le mettre mal à l'aise. Et puis, fallait avouer… Sa pilosité n'était pas aussi impressionnante que celle de ses camarades ce qui le faisait légèrement complexer. Donc… Il évitait fortement ce lieu quand il était occupé.

C'est seulement lorsqu'il fut seul qu'il alla enfin prendre sa douche. Naturellement, cela n'avait pas échapper à quelques uns, mais heureusement, il s'était seulement fait passer pour plus pudique qu'il ne l'était vraiment. Naoki avait eu le droit à quelques remarques mais ça ne le dérangeait pas spécialement vu que ce n'était pas la réalité. C'était toujours plus facile à accepter.

Il sorti finalement du dojo et il vit son ancien professeur de Kendo. Celui-ci avait décidé de le prendre en « victime » depuis qu'il avait frappé son ancien ami. Ce qui commençait à dater, quand même.

-Sensei, je vais commencer par croire que vous avez un GPS pour vous dire où et quand me trouver…

Il réprima une grimace d'exaspération. Le rebelle commençait à être habitué à le trouver quand il s'y attendait le moins. Bien sûr, il songeait souvent à quitter l'école pour éviter le harcèlement de ce dernier, mais la raison avait toujours prit le dessus. Ses parents ne l'accepteraient pas, il lui demanderait de partir et de trouver un travail, et ainsi de suite… Sauf qu'il aimait bien cette vie tranquille où il pouvait faire ce qu'il voulait, alors l'attitude collante de son ancien enseignant n'était pas bien cher payé.
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Mar 6 Oct - 22:25
C • Maître du Dōjō
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HnM
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C • Maître du Dōjō
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La journée avait bien commencé. Tu t’étais levé à l’heure habituelle, allant accueillir les enfants qui s’étaient précipités pour te saluer. Trop de succès en toi pour ces enfants qui t’adoraient, alors que tu étais un semi-étranger. Comme quoi, les enfants étaient purs et innocents, tu l’avais toujours pensé. Tu t’étais bien amusé avec eux, leur apprenant de nouvelles techniques, de nouveaux gestes. Ils avaient été assidus, et tu ne pouvais leur demander plus ; c’était un véritable paradis que de les voir s’amuser à apprendre de nouveaux gestes, voulant être sûr d’avoir le bon angle, le bon geste, tout en restant dans l’esthétique pour les petites filles. Les parents étaient venus les chercher, et puis tu avais mis les voiles à l’académie, jour de club oblige.

Tu étais arrivé tôt. Trop tôt, peut être, mais au moins tu avais pu en profiter pour aller manger un bout à la cafet’ du coin. Après tout, tout ces entraînements demandaient à ce que tu sois en forme, et donc que tu n’aies pas faim. Ce qui arrivé un peu trop souvent à ton goût malgré toi, mais bon, tu n’y pouvais rien, grand mangeur oblige. Tout c’était très bien passé, jusqu’à ce que tu ne penses à Naoki. Ce petit chenapan qui s’était échappé pour tu ne savais quel raison, à cause d’une dispute avec son camarade. Ca te froissait, de ne pas savoir. Tu te l’étais juré, tu devais découvrir la vérité, quoi que cela t’en coûte. Et d’après tes sources, le jeune homme faisait désormais parti du club de Karaté. Ainsi, dès que l’heure du club fut terminée, tu te dirigeas vers le dôjô de Karaté, celui qui était juste adjacent au tien au sein de l’académie.

Et te voilà désormais, attendant que les élèves sortent. Tu ne vois pas Naoko, et tu demandes seulement s’il est venu au club, aujourd’hui. Ce serait triste, quand même, que tu ne le vois pas, toi qui veux tant savoir la vérité. Peut être sera-t-elle inutile, mais tu veux savoir, tu as le droit de savoir. Presque plus personne ne sort, et alors que tu es sur le point d’abandonner et de rebrousser chemin, tu aperçois une silhouette familière au fond du dôjô. Un léger sourire dès sur ton visage, signe de soulagement. Tu aimerais bien arrêter de lui courir après pour savoir la foutu raison de sa démission, mais tu sais que ça ne pourra pas de passer aussi bien que tu ne le penses, hélas.

Sa remarque te fait glousser, et tu t’approches lentement de lui, ton kimono immaculé flottant légèrement. « Ne jamais sous-estimer ton ancien professeur, Naoki. » Tu lui tires la joue doucement, afin de le faire réagir un peu plus. « Et ne fais pas cette tête comme si je t’énervais au plus haut point. C’est de ta faute pour ne pas vouloir me dire ce qui s’est passé ce jour-là, tu le sais très bien. Tant que tu ne me diras pas ce qu’il en est, je ne lâcherai pas l’affaire. » Lâchant finalement sa main, tu fais quelques pas devant lui. « Tu t’amuses bien, avec le karaté ? » Tu as toujours trouvé ça dommage, qu’il arrête le kendo. Il était doué pour ça, il manier parfaitement bien le sabre. Mais bon, la vie étant ce qu’elle est, tu ne pouvais rien faire pour l’empêcher d’abandonner, et tu le sais très bien. Même si ça te fait de la peine.

©雲
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Dim 18 Oct - 18:36
M • Serveur
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HnM
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Il avait toujours pensé que son ancien professeur était de ceux qui était un peu à côté de la plaque et ça, depuis sa première impression. En même temps la première fois, il s'était pris les pieds dans le tapis avant de se relever comme ci de rien n'était avec un sourire aux lèvres, faisant douter de ses capacités de Kendo. Mais au fur et à mesure, Naoki avait découvert qu'il s'y connaissait et il s'était toujours montré patient et enjoué. Le rebelle avait toujours apprécié ses cours, et ça n'avait jamais été une réel torture, contrairement au maths ou l'anglais où il avait constamment dû lutter pour rester éveiller.
Néanmoins, Möller seinseï donnait toujours l'impression d'être complètement hors du temps, hors de la société. Avec ses kimonos qui détonnaient face aux élèves qui s'habillaient à l'occidental et ses réflexions qui manquaient parfois de bon sens vis à vis de société, en tout cas pour lui. Ce qui le rendait… sympathique, même si Naoki ne savait pas toujours comment se comporter face à lui.

-Je vous sous-estime pas.

Et le voilà qu'il lui tirait la joue. Le rebelle ne fit rien à part une petite grimace, ayant l'impression de le ramener dix ans en arrière quand il faisait une bêtise. Ca ne le dérangeait pas spécialement tant que les gens ne le faisait pas trop fort. Et il était tellement habitué aux habitudes étranges de son ancien professeur pour marquer une quelconque surprise.

-Et c'est de votre faute si vous êtes trop curieux et trop têtu pour renoncer, ça remonte à tellement loin que j'ai oublié pourquoi.

Ce qui était faux, bien évidemment. Difficile d'oublier des sentiments qui n'avaient pas lieu d'exister. Franchement, s'il avait pu effacer cette partie de sa mémoire, ça l'aurait bien arrangé. Malheureusement, ça ne risquait pas d'arriver.

-Vous avez pas d'autres élèves à poursuivre ?

C'était tout de même difficile d'imaginer qu'il était le seul à être suivit de cette manière. A moins que son ancien professeur soit tombé amoureux de lui. A cette pensée, Naoki sentit ses joues rougir bien malgré lui. Non, non… Il allait trop loin dans son imagination. Il était juste curieux et collant, rien de plus. Il devait arrêter de voir des gays partout, ça lui jouait des tours et arrêter faire l'égocentrique.
Mais il fallait dire que ça ne devait pas être désagréable d'être dans ses bras… Putain… Il devait arrêter de penser à ça. Ce n'était pas convenable. Il devait regarder les filles. Pas les hommes, et encore moins ses professeurs. Même s'ils étaient plus. Il se donnait mentalement une gifle pour redescendre sur terre. Juste à temps pour entendre la question de Möller seinsei. Par contre, il lui fallut quelques minutes pour la comprendre.

-Ah le karaté… Bah ça va. Walker-san est plus strict que vous, mais c'est intéressant.

Heureusement qu'il n'était pas spécialement macho sinon il vivrait plutôt mal le fait de se faire battre par une fille. Mais la demoiselle visait la compétition de haut niveau, donc cela n'avait rien d'étrange qu'elle arrive à le mettre par terre puisque lui visait simplement la bonne note sur son bulletin.

-Vous vous entendriez bien avec elle. Elle est très énergique.

Noaki l'aimait bien. C'était facile de discuter avec elle, et elle souriait facilement. Et plus important, elle n'était pas arrogante et aidait volontiers les gens. A cette idée, un sourire inconscient naquit sur son visage. On aurait pu croire qu'elle était aussi un garçon manqué dans ces geste et sa façon de parler, mais elle gardait sa féminité et son naturel ne la rendant absolument pas imposante ou effrayante. C'était juste… Une bouffée d'air frais.

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Jeu 14 Jan - 12:32
C • Maître du Dōjō
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Il n’avait jamais rien voulu te dire. Tu ne savais pas pourquoi, d’ailleurs. Tu avais toujours pensé que lorsqu’un élève était en difficulté, que ce soit par rapport au lycée, à sa vie familiale ou privée, les professeurs avaient toujours ce rôle de protecteur et d’adulte responsable qui pouvaient prodiguer des conseils sans juger. Du moins, c’est comme ça que tu voyais les choses. Mais de nos jours, ce n’était apparemment plus pareil.

Un sourire triste prend place sur ton visage lorsqu’il te dit qu’il a oublié. Sûrement pas, non. Tu es sûr que la raison est toujours là, bien présente, comme une cicatrice qui ne peut s’effacer, au contraire. Sûrement qu’à chaque fois que Naoki devait te croiser, tu remettais un peu plus de sel sur sa plaie, la faisant saigner encore plus. En fait, tu ne considères pas du tout ses sentiments, en fin de compte. Poussé par ta curiosité et ta responsabilité qui te crie de savoir la raison, ta conscience, elle, vient de comprendre que ce n’était pas très correct, de continuer à lui courir après sans se soucier de ce qu’il pouvait bien ressentir à chaque fois.

Quel homme immonde tu fais, Yûdai. Tu ne t’en étais pas rendu compte jusqu’à présent, mais tout ce que tu fais c’est l’embêter jusqu’au plus haut point, si bien qu’il va finir par te détester, certainement. Au moins tu es rassuré de voir qu’il a l’air de bien s’amuser avec sa nouvelle prof. Ah, Walker… Tu as déjà entendu parler d’elle par d’autres collègues qui pensaient comme lui. Qu’effectivement, tu t’entendrais bien avec elle. Mais tu l’avais encore jamais réellement vu à l’action, tu n’avais jamais vraiment trouvé le temps pour aller te présenter correctement, alors que vous n’étiez vraiment loin.

« Les gens me disent souvent ça, oui. Je ne sais pas trop pourquoi, elle a tout de même l’air assez différente de moi. » Tu glousses un peu, te demandant si parfois tes collègues ne voudraient pas te caser avec elle, finalement. « Peut être qu’ils veulent me caser avec elle ? Dommage que ça n’arrivera jamais. » Ce n’est pas que tu n’aimais pas les femmes, c’est juste que tu ne te voyais pas dans une relation avec l’une d’entre elles. Depuis toujours –enfin d’aussi loin que tes relations remontent, tu ne te souviens que d’hommes. Tu ne t’es jamais vraiment posé la question sur la sexualité, c’était quelque chose de trop abstrait pour toi. L’amour est l’amour, qu’y a-t-il de plus à en dire ? Ce n’est pas une question d’être attirée par le physique, pour ta part. C’est surtout le caractère qui te séduit, qui te fait tomber dans cette ronde des sentiments où tu ne vois plus le bout.

Un soupire s’échappe de tes lèvres alors que tu repenses à Loïs. Tu t’es toujours détesté de l’avoir perdu d’une manière aussi bête. Mais il était comme ça, lui aussi. Comme un courant d’air qui passe entre vos doigts et s’enfuit l’instant d’après. Tu regrettes, mais en même temps votre relation ne serait pas comme elle l’est maintenant si vous n’aviez pas ce passé commun. Tu le considèreras certainement toujours comme ton premier amour –un brin fou, un brin triste, un brin douloureux. Mais il était beau, cet amour. Il était jeune, il était nouveau. Le seul véritable amour auquel tu peux prétendre ; les autres hommes étant passés par chez toi s’étant très vite retrouvés seul dès que tu commençais à t’attacher à eux. Encore maintenant, tu ne sais pas pourquoi tu refuses un tel investissement de ta part. Sûrement serais-tu plus heureux si tu acceptais enfin de te caser avec quelqu’un qui éprouve des sentiments pour toi, et que tu pourrais enfin accepter d’en éprouver pour lui.

Mais là n’est pas la question, et tu reportes ton attention sur ton ancien élève. Tu voudrais arrêter de l’embêter comme ça, de faire souffrir ses plaies certainement encore active. Tu voudrais que ce soit la dernière fois que tu lui cours après, afin d’enfin avoir ta réponse qui te démange tant. « S’il te plait, Naoki. » Comme une supplique, tu as tout d’un coup l’impression d’avoir pris une vingtaine d’année. « Après ça, je te promets de te laisser tranquille. De ne plus te courir après. » C’était une promesse d’homme, il en faisait le serment. « Alors dis-moi pourquoi tu as soudainement arrêter le kendo. Je ne te jugerai pas, tu sais. Je veux juste savoir parce que… » Tu t’arrêtes un instant, reprends ta respiration. « Parce que ça me prend aux tripes de ne pas savoir. »


©雲
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Sam 23 Jan - 13:45
M • Serveur
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HnM
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Il lui adressa un sourire. Oui, Walker-san était très différente de son ancien professeur, mais ils étaient tous les deux passionnés par leur domaine, et il était amusant de les voir tous les deux se donner à fond dans une discipline. Chose que Naoki ne serait jamais, sauf pour se plaindre, dormir et faire la fête. A part ça, il n'y avait rien lui faisait briller ses mirettes, et on va dire que ce n'était pas très compatible avec le système académique. Heureusement qu'il aimait le sport, sinon il était foutu, le pauvre.
Par contre, il fronça les sourcils quand il lui dit qu'il ne sortirait jamais avec elle… Bah… En même temps, elle était un peu jeune pour lui, non ? Sarah avait son âge. Ou alors, Naoki avait cette impression parce qu'elle était étudiante et Möller-seinsei non. Difficile à dire. En tout cas, ça ne semblait pas préoccupé son ancien professeur, vu comment il avait tourné sa phrase. C'était plus comme « Y a vraiment aucune chance »… Et à moins d'être gay… Ah non, il devait arrêter avec cette idée. C'était peut-être tout simplement parce que son ancien professeur ne voulait juste pas la connaître.

-Laissez-lui une chance, au moins.

Il afficha un sourire amusé. Honnêtement, il s'en foutait un peu de cette histoire, que Yûdai décide oui ou non de s’intéresser à elle ne changerait pas sa vie… Mais si ça pouvait lui faire oublier son sourire triste, ça serait peut-être mieux. Mine de rien, Nono avait eut un petit pincement au coeur, et il avait presque eu envie de se blottir contre lui. Et maintenant il soupirait.

Maiiiiiiiiiiis

Il devait reprendre sa bonne humeur, il n'avait pas l'habitude de le voir ainsi, mais souriant et maladroit. Pourtant, il ne lui semblait pas qu'il avait fait quelque chose de mal, ou qu'il l'avait blessé. Il avait juste refuser de lui dire ce qu'il s'était passé il y a un ou deux ans. C'était de l'histoire ancienne, et Naoki ne voulait pas revenir dessus. Il ne voulait pas y réfléchir, et il ne demandait pas d'aide. Il voulait continuer son bonhomme de chemin sans encombre, et mettre tous ses problèmes au placard. Pour certain c'était fuir, pour lui c'était se libérer de tout élément gênant.

Mais apparemment, la curiosité de son ancien professeur lui interdisait de mettre tout ça de côté. Il lui promettait même de ne plus lui courir après. Le I don't care fronça le nez. Il fut un peu insensible à sa supplique, puisqu'il n'avait définitivement pas envie d'en parler, et surtout, il avait beau râler d'être poursuivit, ce n'était pas pour autant qu'il voulait que ça s'arrête. C'était égoïste, mais il aimait cette attention toute particulière à son égard, et désormais, il était habitué à cette présence. Lui promettre qu'il arrêterait ne faisait que le rebuter de lui en parler. Alors quoi ? C'était seulement ses problèmes qui l'intéressait ?! Non. Naoki le savait bien, Yudai croyait simplement qu'il envahissait trop son espace vitale. Il ne pouvait pas connaître le besoin d'attention du petit japonais, avec des parents aimants, mais trop souvent absent par leur travail, ou pas assez disponible pour le manque d'attention de leurs fils adoptif.

Nono lui adressa un sourire amusé et presque doux. Non, définitivement, il n'allait pas le laisser s'en tirer à si bon compte. Tant que ça ne débordait pas en dehors de l'académie.

-Désolé, mais je suis trop habitué à vous voir. Si vous arrêtez, je risque de me sentir seul.

Il fit un léger rire.

-Mais vous savez, je vais bien. Vous avez pas à vous inquiétez.


Oui, il ne pouvait pas dire qu'il allait mal. Il avait juste des problèmes comme tout adolescent normal. Enfin, c'était ce dont il essayait de se convaincre. Un adolescent normal n'éprouverait pas le besoin maladif d'aller dans le quartier Shin'en presque tous les soirs, ni de laisser ses cours à l'abandon pour simplement faire la fête, danser toute la nuit, boire ou prendre de la drogue. Aucun adolescent ne serait capable de rester des heures à regarder les prostitués avec une bière à la main, avec un regard de détresse et une soif indicible de leur parler. Mais ça, c'était un secret qu'il gardait bien contre lui, comme de nombreux autres.

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Sam 23 Jan - 20:21
C • Maître du Dōjō
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C • Maître du Dōjō
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Tu lui souris gentiment lorsqu’il te dit de lui laisser une chance. « Oh, bien sûr, ne t’en fais pas, je suis sûr que nous nous entendrons bien, surtout si elle est aussi passionné que moi dans son domaine. » Et tu penses vraiment ce que tu dis. Tu ne la connais pas personnellement mais de ce que l’on t’a dit tu sais que tu l’apprécieras. Mais pas au point de vouloir l’aimer et de sortir avec elle, comme tes collègues te l’ont très gentiment suggérer. Comme si tu étais déjà trop vieux et qu’il fallait absolument que tu commences à fonder une famille. Alors que, vraiment, tu es dix ans trop jeunes pour que l’on te parle de ça, franchement.

Les paroles de ton ancien enlève te redonne cependant le sourire. Comme s’il te disait que tu n’as pas à t’en faire, que tu ne l’embêtes pas tant que ça et que ta persistance l’amuse plus qu’autre chose. Si c’est le cas, tu es rassuré, un peu, au moins. Et il te rassure encore plus en te disant qu’il va vraiment, vraiment bien. Même si, en soit, ça ne te rassure pas du tout, ça te dit juste qu’il n’a aucune envie d’en parler, et que de toute façon, même s’il n’allait pas bien il ne t’en parlerait pas. C’est triste de voir qu’il n’aurait pas envie, ne serait-ce qu’un peu, de se confier à toi, mais tu penses que les jeunes veulent toujours être forts, de nos jours. Et que ce n’est certainement pas aux professeurs qu’ils iront se confier si jamais ils ont un problème.

Et c’est bien dommage, penses-tu. Dans tous les cas, tu penses que tu n’as plus rien à faire ici. S’il ne veut pas t’en parler, quand bien même tu aurais envie de le forcer à te le dire, tu sais que ce n’est pas comme ça que ça marche. Il faudra que tu attendes qu’il vienne à toi pour cela, même si cela durera toute une vie.

« Bon, en tout cas je vais te laisser, Naoki. Je dois rentrer pour les entraînements du soir. » Tu lui souris doucement, avant de lui dire que tu le reverras bientôt, peut être, qui sait. Même si tu es décidé à arrêter de le suivre et à l’arrêter pour lui soutirer des informations, ce n’est pas pour autant que tu ne le salueras pas pour lui demander des nouvelles si jamais tu le croises. Tu lui fais un signe de main pendant que tu marches vers le dôjô, en lui souhaitant bon courage pour la suite de ses études. Comme si tu n’allais jamais le revoir, ah.

Rp terminé.



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