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« Et ce que tu seras demain, encore me séduira. » | Yûdai {100%}

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Mer 8 Juil - 16:43
C • Maître du Dōjō
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C • Maître du Dōjō

Yûdai Benedikt Möller

« And love will not break your heart, but dismiss your fears. »




■ Fiche d'identité

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Âge & date de naissance : 24 ans qu’il va faire le 31 Juillet.
Nationalité : Germanico-japonais.
Orientation sexuelle : Bisexuel.

État civil : Célibataire.
Profession : Capitaine du club de Kendo du lycée + possède un dôjô où il enseigne à tous les arts du Kendo et/ou du Kenjutsu + travaille à temps partiel le soir au conbini histoire d'arrondir ses fins de mois.


■ Physique


Du haut de son un mètre soixante seize, il sait qu’il est plus grand que la moyenne des hommes japonais adultes. Certes, ses gènes allemands y sont évidemment pour quelque chose, mais ce n’est pas pour autant qu’il est dans la moyenne des tailles allemandes. Il se trouve qu’avec ce savant mélange de gènes japonais et allemands, il peut se considérer comme étant une grande personne au Japon, mais comme étant une petite personne en Allemagne. Chose qui le fait complexer des deux côtés, pour vous dire que ce n’est pas vraiment agréable. Bien sûr, il a fini par s’y habituer, mais sa petite complexion ressort à chaque fois que l’on lui fait remarquer qu’il est un homme grand pour un japonais. (Bien que les gens se doutent qu’il est d’origine étrangère au vu de son apparence.)

Car oui, notre petit Yûdai ne fait pas vraiment japonais. Avec ses cheveux blonds mi-long qui lui descende jusqu’aux épaules, qu’il éclaircit les rendant blanc, finalement –car il n’aime pas le blond qui naît au niveau des racines, il ne sait pas pourquoi, mais non, vraiment, il ne l’aime pas-, ses yeux d’un cocktail de noisette et de vert, qui les font paraître presque jaunes, et sa peau étrangement un peu trop blanche, le blondin n’a rien de japonais, ou presque. En effet, les seuls gènes japonais dont il a hérité de son père sont les yeux en amandes, qui ne sont cependant pas plissés, ainsi que, à la naissance, des yeux noisette bien plus foncés que maintenant. Mais comme la nature fait bien les choses –ou pas, ses yeux se sont éclaircis, tout comme ses cheveux qui sont devenus de plus en plus blonds au fil des années. La pilosité presque non-existante également, il la tient de son père, même si au niveau de ses partis intimes et de ses aisselles on peut voir un petit duvet de poils blonds, mais rien de plus. Ça aussi, ça le fait complexer. Il aurait pensé qu’en ayant une mère allemande il aurait plus de pilosité que ça, mais non, la nature a décidé qu’elle garderait le gène japonais pour ça. Bien sûr, le gène n’est pas le seul à être responsable de cette non-pilosité, la façon de vivre, de manger et de boire y sont également pour quelque chose, tout comme le sujet concernant l’acné.

Et oui, avec son alimentation saine et équilibrée, il a réussi à éviter ce fléau qu’est l’acné durant l’adolescence. Evidemment, il a eu quelques petits boutons par-ci par-là, mais qui sont bien vite partis –au bout de quelques mois à peine-, et qui ne sont jamais revenus. Grâce à ça, il a une peau presque parfaite, sans cicatrice au niveau du visage, sans rougeur ou autre. Par contre, niveau cicatrice sur le corps, là, c’est une autre histoire. Avec ses gamelles répétitives lorsqu’il n’était encore qu’un bébé, quelques cicatrices au niveau des genoux sont restées. D’autres blessures incluant l’entraînement au kenjutsu lui ont donné de bons souvenirs, comme celle qu’il a au niveau du torse. Un entraînement à l’aide de vrais sabres qui a mal tourné, une petite coupure au niveau de son torse, un peu trop profonde au goût des médecins qui n’ont pas pu lui assurer qu’il ne garderait pas de trace de cette blessure. Mais finalement, il s’en fiche un peu, d’avoir des cicatrices ou des blessures sur son corps, quelles soient visibles ou non. Cette cicatrice est juste un signe de son obstination à continuer l’entraînement de l’art des samouraïs malgré la blessure qu’il avait subi, et qui aurait pu le faire renoncer. Mais non, à la place de ça, il s’est donné encore plus à fond afin de pouvoir, un jour, battre le grand maître Keishi. Et c’est ce qui est arrivé quelques années après. Et c’est d’ailleurs ainsi qu’il a réussi à se forger un corps puissant et fort, sans pour autant tomber dans l’excès. Il est musclé de partout ; abdos, bras, jambes, on ne peut pas dire qu’il est un petit japonais gringalet et chétif, oh que non. Même s’il est vrai qu’avec sa manière de s’habiller habituellement on ne remarque pas sa musculature, à savoir que cette dernière n’est pas exagérément développé non-plus. Il a ce qu’il faut là où il faut, et c’est tout ce dont il a besoin. Et puis, ce n’est pas comme s’il faisait quoi que ce soit non-plus pour garder sa forme ; il la garde automatiquement rien qu’en exerçant son travail. Alors même s’il lui arrive de se laisser aller niveau nourriture, son petit bidon retrouve bien vite sa forme après quelques semaines passées à travailler.

Au niveau vestimentaire, le blondin est du genre à revêtir la plupart du temps un léger kimono, ou bien sa tenue complète du kenjutsu que lui a fait faire son maître Keishi pour le féliciter de l’avoir battu, et de reprendre le dôjô en main. Bien sûr, son maître s’amusant à faire des tenues de samouraïs, il y a ajouté quelques petites protections et fournitures qui font plus ‘modernes’, plus dans ‘l’air du temps’. Petit plaisir du maître qui ne gêne absolument pas Yûdai, puisqu’il prend même plaisir à revêtir tout l’attirail lors de compétitions, ou de combat de kenjutsu auquel il doit participer. A part ça, et bien, un simple kimono blanc fait bien l’affaire. Pour sortir pour acheter à manger, pour faire ses courses, tout le quartier le (re)connaît grâce au fameux kimono blanc et à sa posture japonaise lorsqu’il le porte –à savoir les mains dans les manches, avec les getas –ou les zoris- qui vont avec, ainsi que le sac rond qu’il porte avec une simple ficelle autour de son poignet, renfermant uniquement son argent et quelques papiers d’identités. Au-delà de ça, lorsqu’il doit aller au lycée, ou avoir un rendez-vous important, il s’habille normalement. C'est-à-dire une chemise –généralement blanche-, et un pantalon de tissu habituellement noir. Pour des sorties plus décontractées, il a souvent des t-shirts unis, ainsi que des vestes et des jeans. Mais ce qu’il préfère par-dessous tout, c’est tout de même son kimono blanc qu’il adore particulièrement, et dont il ne prive pas pour le mettre dès qu’il en a l’occasion –donc presque tout le temps.


■ Caractère


D’un point de vue seulement étranger, on pourrait dire que Yûdai est une personne des plus banales. En apparence, il semble être quelqu’un dont la compagnie peut s’avérer agréable ; on peut parler de tout et de rien avec lui, il essaiera toujours d’avoir une opinion sur quelque chose, et posera toujours des questions, poussé par sa curiosité. De nature serviable, il aime rendre service aux gens, sans ce qu’il ne soit intéressé par un quelconque remerciement. Un service rendu pour lui n’est rien de plus qu’une simple aide qu’il peut apporter, et cela lui apporte assez de satisfaction rien qu’en sachant qu’il a pu aider d’une quelconque manière que ce soit. Et, comme tout japonais qui se respecte, il est d’une amabilité folle. A saluer avec ce petit sourire qui ne le quitte presque jamais, on peut parfois le prendre pour une personne simple d’esprit avec ce sourire qu’il arbore. Alors qu’il n’en est rien. En effet, le blond est quelqu’un qui réfléchi trop, sur des détails parfois même insignifiants. Ayant toujours peur de mal faire, de blesser ou autre, il se pose trop de questions afin d’éviter de heurter son entourage. Sûrement l’enfance qu’il a vécue l’aide à se poser autant de question. Au moins, il n’a pas mal tourné ; au lieu de chercher vengeance pour les atrocités auxquelles il a eu droit, il a essayé de faire en sorte que cela ne se reproduise plus, en se remettant en question. Même s’il sait qu’il n’y était pour rien là-dedans, il ne peut s’empêcher d’agir comme ça, alors que tout se dont il rêve serait de briser les clichés et les aprioris japonais. Car même si Yûdai se passionne de l’histoire du Japon et de ses coutumes, il n’arrive pas à accepter cette ingérence de la part des japonais vis-à-vis de ce qui est différent. Que ce soit au niveau du comportement, du physique, de la manière de parler, de s’habiller. Il n’accepte pas ça, et sait que s’il existait une association pour ça, il la rejoindrait sans hésitation.

Après tout, le jeune mixte est quelqu’un qui ne se laisse pas faire, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. S’étant trop longtemps obstiné à hocher la tête et accepter des choses dont il ne voulait pas, maintenant qu’il s’est libéré de sa famille, Yûdai est un homme qui refuse de se laisser manipuler comme les gens le veulent. Il y a une limite à sa gentillesse, comme tout le monde, et il ne se gênera pour vous faire savoir si vous commencez à l’ennuyer sévèrement ou non. Bien que ce soit en totale contradiction avec le fait de ne pas vouloir blesser les gens, lorsque ces derniers cherchent à l’énerver ou à le blesser, il ne va pas se gêner pour se défendre, et leur faire comprendre qu’il en a plus qu’assez. Habituellement calme et posé, il lui arrive donc de perdre toute contenance et de se laisser aller verbalement ou physiquement –si une bagarre s’offre à lui-, mais cela reste tout de même rare, ayant appris à être patient durant toutes ces années. En somme, si vous arrivez à l’énerver, c’est que vous étiez vraiment obstiné par cette tâche. Et pour ce qui est de la bagarre, et bien… Il n’est jamais contre. Ne s’étant jamais battu mais uniquement s’ayant fait battre, il se donne peut être un peu trop à cœur joie lorsqu’il s’agit de vouloir gagner une bagarre, que ce soit en groupe ou bien même seul. Alors que normalement il n’est pas du genre à aimer la violence, il doit bien avouer qu’il y a quelque chose d’assez jouissif à cogner contre un homme qui l’a bien cherché, et qui ne mérite que ça. Tout en sachant que la violence n’est pas le chemin de la réussite, une petite bagarre de temps en temps l’aide à se défouler et à soigner petit à petit son égo entièrement détruit durant son enfance.

Et pourtant à côté de ça, le japonais est quelqu’un d’étourdi. Il lui arrive d’oublier des choses, de trébucher car il ne fait pas attention où il marche, d’oublier ce qu’il devait faire. Un petit poisson rouge dans l’âme, et oui. Mais à cause de ça, il remplit sa maison de post-it en tout genre, qu’il colle un peu partout, là où il passe le plus souvent, histoire d’être sûr de lire ces derniers. Un de ses tics est de toujours avoir ses post-it avec lui, où qu’il aille, quoi qu’il fasse. C’est devenu une sorte de rituel, de les avoir avec lui. Comme un rouge à lèvres pour les femmes, lui, ce sont les post-it qu’il ne quitte jamais. Il ne sait pas vraiment comment il est devenu poisson rouge, en plus ; dans sa jeunesse il avait tendance à ne rien oublier, au contraire. Il était très pointilleux, se souvenait exactement à quel endroit il avait posé ci ou ça. Et pourtant, depuis qu’il a été libéré de toutes ses responsabilités envers sa famille, le poisson rouge est né à une vitesse hallucinante. Sûrement un contre coup de cette mémoire qu’il a un peu trop utilisé durant son enfance, ou bien tout simplement une flemmardise incontrôlable qui a décidé prendre sa revanche sur la mémoire. Qui sait. En plus de ça, le blond est quelqu’un qui s’attache vite. Peut être même un peu trop. Homme ou femme, si vous êtes quelqu’un qui a réussi à le séduire par un trait de caractère ou physiquement, il est capable d’en venir à vous aimer très vite, et tisser des liens de plus en plus fort. Il est du genre à se sentir seul assez rapidement, et même si la solitude peut avoir du bon pour quelqu’un comme lui, il préfère malgré tout être en présence de ses amis ou de la personne qu’il aime, plutôt que de rester seul. Et c’est là où Yûdai est quelqu’un d’extrêmement complexe. Avec son envie d’aimer et d’être aimé, il est cependant effrayé par tous ces sentiments, qu’ils soient d’ordre amoureux ou d’amitié. Il a peur de la chaleur que les autres personnes lui procurent, ne sachant jamais vraiment si cette chaleur s’avère être réelle ou seulement une façade pour arriver à ses fins. Il prend peur, tout simplement. Lorsqu’il se sent trop proche de quelqu’un, il doit s’enfuir, c’est comme un besoin pour lui. Il doit partir, faire son égoïste de peur d’être blessé à l’avenir. Et même si son intention n’est pas de blesser l’autre personne, il sait qu’il la blesse quand même en partant sans rien dire, ne donnant pas de nouvelles, et attendant que tout cela passe et s’oublie. Alors qu’en réalité, celui qu’il blesse le plus, c’est certainement lui-même. S’arrachant le cœur par sa propre volonté, il a envie de guérir et d’arrêter de s’enfuir à chaque fois qu’il aime trop cette personne, et qu’il se sent trop aimer. Il a essayé, pourtant. Plusieurs fois, il a réussi à se faire violence et à rester avec cette personne. Mais à chaque fois, il avait l’impression qu’il allait étouffer s’il ne partait pas. Il avait l’impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine, il n’arrivait plus à respirer. Alors il s’enfuyait, comme à chaque fois. Et à chaque fois, c’était retour à la case départ. Comme un horrible labyrinthe dans lequel il se perdait, retournant à son point de départ à chaque fois qu’il abandonnait, sans arriver à trouver la sortie. Toujours et encore, ça se passait ainsi. Encore maintenant, il n’a pas réussi à régler ce problème qui lui cause tant de soucis.

Et c’est à cause de ça qu’il n’a jamais vraiment connu ce qu’était la jalousie ou la possessivité. Il ne sait pas vraiment comment on se sent lorsque l’on ressent ce genre de sentiment, ce qui le gênait lorsque ses amis de lycée tentaient de lui demander conseil, alors qu’il n’en savait rien. Ses sentiments étant inconnus au bataillon pour lui, il ne savait jamais vraiment quoi leur répondre, ni comment réagir. La seule chose qu’il sait est que ce sont des sentiments qui font mal, et qui ne sont pas vraiment beaux, d’après ce qu’on lui a dit. Mais à part ça, la jalousie et la possessivité font partis de ces expériences qu’il espère malgré tout avoir un jour. Expérimenter la vie à fond est l’un de ses plus précieux vœux, après tout. Alors il espère bien un jour pouvoir ressentir toutes sortes de sentiments contradictoires qui le mettront dans des états impossibles à imaginer. Dis comme ça, cela peut paraître un peu masochiste, et pourtant, ce ne sont vraiment que des vœux purs et innocents qu’il a là.


■ Histoire


La sensation de sa peau contre la sienne est comme un rêve –cauchemar ?- éveillé. Cette douceur extrême chargée de trop de chaleur, de sentiments cotonneux lui brûleraient presque la peau. Il a beau respirer plus doucement, retenir son souffle, essayant de se défaire de cette impression qui l’étouffe, mais il n’y arrive pas. Il n’y arrive pas, alors de nouveau il retient son souffle, écoute la respiration de cette chaleur qui est à côté de lui. La respiration lente et constante, les épaules qui remontent et s’affaissent. Il n’y a pas de question à se poser ; il se lève doucement, relevant les draps de son corps, passant une jambe, deux jambes. Ses pieds touchent le sol frais refroidi par l’air de la nuit qui s’infiltre à travers la fenêtre à moitié ouverte. Sa main vient lentement toucher son torse, son cœur bat à tout rompre. Il le sait, il est sur le point de faire quelque chose qu’il va regretter, certainement. Il s’en veut déjà. Un ‘pardon’ s’échappe de ses lèvres pendant que ses yeux fixent son amant, recroquevillé sous la couette, profitant encore des doux chants de la nuit et des rêves. Il se lève, récupère ses affaires, se rhabille. Laçant ses converses, il se demande s’il doit ou non lui écrire un mot au lieu de s’enfuir comme un voleur. Le poids de la culpabilité lui donne du mal à avaler sa salive, et pourtant, il ouvre la porte le plus délicatement possible, passe de l’autre coté du monde quittant de nouveau ce lieu sacré qu’il considérait comme son chez-lui, et referme la porte tout aussi attentivement. L’air est froid, dehors. Il agresse ses épaules dénudées, ébouriffe ses cheveux déjà en bataille. Il frissonne un peu, et se retourne face à la ville illuminée. Cette grande ville, comme un monstre pouvant tout avaler ; les gens, la terre, la mer. Elle mange tout pour pouvoir continuer à grandir, à se développer. S’appuyant contre la rambarde, il fixe toutes ces lumières qui s’éteignent, puis se rallument, les unes après les autres. Les étoiles ne sont presque pas visibles tant le ciel est éclairé par la ville elle-même. Le bruit des voitures, des boites de nuits, des spectacles ; ils empêchent le son même de la mer de parvenir à ses oreilles. Un dernier regard pour cette porte qu’il n’ouvrira probablement plus jamais, et il part. Il marche, là où ses pas le mènent, sans vraiment de destination précise. Il a juste besoin de partir, d’être loin des gens, loin de ces gestes qui se peuvent être chaleureux. De ces gestes qui le font suffoquer, qui le font avoir peur. Il a besoin de respirer, de vraiment respirer. De prendre une grande bouchée d’air, d’avoir de l’espace ; les rues étroites de la ville lui donne l’impression de l’engloutir toujours plus profondément dans le même monde. Celui qui le rejette, celui qu’il rejette. Obligé de passer par le centre ville, il rase presque les murs. Il veut juste aller voir la mer, voir cette eau sombre et calme qui ne cesse de changer constamment, tout comme lui. Indécis, sulfureux, calme plat. Il est comme elle, comme la mer calme qui tout d’un coup devient trouble, puis se déchaine. Et pour il ne sait quelle raison, il se met à courir sous les regards étonnés des personnes bourrés, des jeunes revenant des boites, des travailleurs s’offrant un verre. Il court, sans s’arrêter. Le vent lui fait l’effet d’une claque, ses larmes s’envolent comme si elles n’avaient jamais existées. Puis finalement, le son mélodieux des vagues s’écrasant sur le sable se fait entendre. Il court plus vite, toujours plus vite, et arrive au haut des escaliers. Le vent se fait plus fort, plus violent ; le son des vagues est entremêlé à celui du vent qui souffle, qui montre son désaccord. Il prend une grande bouffée d’air ; sa gorge le brûle, mais il n’en a que faire. Il se sent libre, au sommet de cet escalier qui mène à l’océan. Il se sent comme un dieu, comme un roi capable de tout. D’une guerre, d’un nouveau pays, de demander la femme qu’il aime de l’épouser. Il sourit, sous cette fraîche et tumultueuse nuit. Peut être que son amant s’est réveillé, peut être pas. Il essaye de ne pas trop y penser, de profiter de l’instant présent. De profiter de cet océan à porter de pieds, pendant qu’il descend avec une certaine nonchalance les escaliers, profitant des quelques grains de sables qui viennent le titiller maintenant qu’il a de nouveau enlevé ses chaussures. Ses cheveux s’emmêlent, dansent sous le vent qui tourne, qui fait voler les grains de sables et les effluves de l’eau. Toujours ce même sourire accroché au visage, la joie commence à le traverser lorsqu’il sent le sable qui devient mouillé au fur et à mesure de ses pas. Puis, finalement, libératrice, la vague arrive, touche ses doigts de pieds. Et c’est comme si son cœur explosait de joie. Il se sent ému, touché. Il ne comprend toujours pas la raison de ses sentiments, mais ils sont bels et biens présents. Ce besoin de s’échapper lorsque l’affection est trop forte le chamboule toujours autant, et les sentiments de libération qu’il éprouve à chaque fois qu’il vient ici tout autant. Peut être qu’un jour, il comprendra comment tout a dérapé. Peut être qu’un jour, il comprendra comment tout est devenu si compliqué. Peut être qu’un jour, il comprendra qu’il n’a rien de plus qu’un petit pourcentage de monstre en lui, qui le pousse à l’emmener dans des endroits où il se sent bien. Peut être qu’un jour, tout disparaîtra. Et lui avec.


COFFEE BLACK AND EGG WHITE.

« C’est bien Yûdai, je suis fière de toi. Continue comme ça, et tu n’auras aucun souci pour succéder à ton père. »

Son sourire presque frigide le fait sourire. Depuis quand cette femme se soucie-t-elle de lui et de l’héritage familial qui va avec ? Elle avance sa main pour lui ébouriffer les cheveux mais se ravise finalement, et ne fait qu’une petite tape sur son épaule. Ah, elle est encore réticente à le toucher comme si c’était son fils. Juste à cause de ces stupides cheveux blonds et de ces yeux un peu trop clairs. Mais ce n’est pas sa faute, s’il est né d’une autre mère que celle qu’il a actuellement, cette personne qui est censée lui servir de ‘mère’, mais qui en réalité ne fait office que de bonne figure au sein de la société. Et elle ne se gène pas pour le faire savoir. Dès qu’une personne lui fait remarquer que son fils a une bien étrange couleur de peau, de cheveux, ou d’yeux, elle ne se prive pas pour lui dire que son mari a fait une erreur avant de la rencontrer, et qu’il a ainsi donné naissance à une chose pareille. Oui, avec elle, pas plus tard qu’il y a quelques mois, il n’était qu’une chose. Il n’était pas humain, puisqu’il n’était pas japonais. Ou plutôt, à moitié japonais, mais c’est du pareil au même, il ne pourra pas s’intégrer à la société japonaise autant qu’il le souhaite, alors à quoi bon cacher le fait qu’il est un enfant issu d’une femme européenne ? Enfin, ça, c’était il y a quelques mois. Depuis qu’il fait parti du top trois de son école, sa ‘mère’ a changé de discours. S’il fait parti des meilleurs, alors pourquoi ne pourrait-elle pas le considérer comme son propre enfant après tout ? Il pourrait devenir une fierté pour la famille, rien de moins. Et puis au moins, l’héritage sera assuré s’il devient un homme de grande envergure avec de bonnes études et un très bon cursus scolaire. Oui, en fin de compte, Yûdai n’est humain que lorsqu’elle le souhaite, et c’est tout.

« Il faudra vraiment faire quelque chose pour tes cheveux par contre… »

Et de nouveau elle part dans ses élucubrations comme quoi il aurait dû naître avec beaucoup plus de gènes japonais que ça. Tout ce dont il a hérité, ce sont les yeux en amandes, et les iris d’une couleur très claires mais noisette –signe que les yeux verts n’ont pas gagné-. Tout le reste lui vient de sa mère, une superbe blonde aux yeux verts à la peau blanche, avec un tempérament de feu. Alors pourquoi la génétique en a décidé ainsi ? Cela reste encore un mystère, mais tout le monde sait que la nature fait ce qu’elle veut, quand elle veut. Et vous vous demandez sûrement ce qu’il est advenu de sa chère mère biologique, n’est-ce pas ? Et bien elle est tout simplement en train de faire le tour du Japon, et oui. Lorsque le père de Yûdai a appris qu’elle était enceinte, il trouvait que c’était une aubaine et qu’il avait enfin trouvé son héritier. Mais elle n’était pas d’accord, elle ne voulait pas rester accrocher à la fortune de cet homme, et être soumise à la société japonaise. Lorsque Yûdai est né, elle est restée avec lui pendant quelques années, jusqu’à ce que son père tente une demande en mariage qui lui fut refusée. Après ça, elle partie faire le tour du Japon, promettant à son fils de revenir dès qu’elle aurait fini, et que ce jour-là, il aura le droit de choisir entre rester au Japon, ou bien repartir avec elle en Allemagne. Depuis, à peine trois années sont passées, et déjà le jeune enfant espère bien que sa mère va rentrer afin de pouvoir partir avec elle, là où le monde semble bien plus radieux que ce qu’il vit actuellement.

« Oh mais, qu’est-ce que c’est que ces bleus, Yûdai ? »

Ah, cette femme est devenue beaucoup trop observatrice pour son propre bien. Avant, elle ne remarquait rien, même pas les petites égratignures qu’il avait au menton, aux coudes, aux genoux. Mais depuis que ses résultats démontrent son intelligence, elle se soucie un peu trop de lui désormais. Il ravale sa salive, il trouve ça dégoûtant, cette gentillesse cachée. Il comprend très bien ce qu’elle veut ; qu’il continue à ramener de bons résultats, qu’il continue à faire parti des meilleurs. Mais il aurait continué même sans qu’elle lui démontre cette gentillesse intéressée. Il a envie de vomir, c’est tellement écœurant, vraiment. Dans sa tête, il hurle à l’aide, il veut voir sa mère, sa vraie mère, il veut la voir, elle et son sourire rassurant, assuré. Cette femme qui se veut être son substitut n’est en rien comparable à sa vraie mère, bien plus forte, bien plus imposante. Il ferme les yeux, inspire.

« C’est rien. »

Elle sait, de toute façon. Elle a déjà vu ce genre de blessure, de même pour les égratignures. Elle sait, mais elle ne dit rien. Le silence est bien plus important que tout, alors pourquoi aujourd’hui décide-t-elle de parler ? Le silence est toujours le bienvenu ; il est si accommodant. Si simple à utiliser, si facile à faire. Il sert à tout. Alors, pourquoi a-t-elle décidé de le virer ? Veut-elle le mettre à l’épreuve, veut-elle se rapprocher de lui, veut-elle agir comme une mère, pour une fois ? Il n’en a aucune idée, même s’il aimerait bien savoir. C’est un comportement étrange, qu’elle a, il trouve. Peut être que comme il n’est encore qu’un enfant il trouve tout ça étrange, mais pour lui, tout ce qu’elle peut faire ressemble à une sombre mascarade dévouée à en arriver là où elle veut. Alors il retient sa respiration lorsqu’il voit ses lèvres bouger. Que va-t-elle dire, désormais ? Va-t-elle chercher plus loin, va-t-elle essayer d’avoir la vérité ? Va-t-elle, vraiment, agir comme une mère, pour une fois ? Et devant lui, elle sourit aussi froidement qu’avant, caressant doucement son avant bras.

« C’est bien, continue comme ça. »

Il est abasourdi. Cette femme… Cette femme n’est rien. Cette femme n’est pas humaine. Elle sait, pourtant, qu’il se fait maltraiter par les enfants de sa classe, que ces enfants s’amusent à lui jeter des cailloux, à le faire tomber, tout ça à cause de son apparence. Tout ça à cause de ses cheveux, de ses yeux, de sa peau. Même les instituteurs qui ont pourtant essayé d’arrêter les élèves, n’en font pas plus que nécessaire parce qu’ils n’en pensent pas moins. Alors, oui, ils essaient d’en parler aux enfants, de leur expliquer qu’il ne faut pas faire ça, bien sûr, c’est leur rôle. Mais ce n’est qu’une façade, et ils ne vont pas refaire ça à chaque fois. Une fois, deux fois, puis ça suffit. Même si les enfants n’ont pas compris, et bien tant pis, ils auront essayé, cela soulage leurs consciences, ils se disent qu’ils ne font rien de mal, au contraire, puisqu’ils ont essayé de l’aider. Il a une incroyable envie de vomir tout d’un coup. Il a une incroyable envie d’appeler sa mère, de lui dire de revenir, que la femme qui la remplace n’a rien d’une mère. Et pourtant, il sait que c’est impossible, il n’a pas son numéro de téléphone, et elle ne reviendra que lorsqu’elle aura fini son tour du Japon. Et pourtant, qu’est-ce qu’il a envie de la voir, mon dieu. Sa mère ne lui a jamais autant manqué qu’à cet instant précis. Il se libère de l’emprise de cette autre femme, et se dirige vers sa chambre. Murmurant un petit « je vais travailler », il s’enfuit de cette oppression qu’il ressent dans sa poitrine. C’est horrible, cette sensation de ne pas appartenir à ce monde, à cette famille qui se veut, en apparence, unie mais qui en fait n’est qu’un millier de petites pièces d’un puzzle qu’il faudrait recoller. Même dans cette chambre, cette pièce qui est censée lui appartenir, cette pièce qui est censée être un rempart contre le monde, il ne s’y sent pas à sa place. Il a l’impression qu’il a pris la place de quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre qui n’est pas lui, quelqu’un qui serait aimé, qui obéirait et qui suivrait ce que disent ses parents. Enfouissant sa tête dans son oreiller, il laisse ses sentiments sortir ; la peur, la colère, le dégout, la tristesse. Il laisse tout sortir ; les larmes, les cris. Il les enfouit dans son oreiller qui recueille toute sa peine et sa frustration, qui étouffe ses cris et rattrape ses larmes.

Ah, si seulement sa mère était là, elle saurait quoi faire.


COLORBLIND.

Il avait eu l’espoir d’avoir un petit frère, peut être. Il avait gardé l’espoir, et ses ‘parents’ aussi. Avoir un autre héritier, un vrai, celui qui descendrait directement de son vrai père et de cette femme qui est sa ‘mère’ ; un vrai japonais, en somme. Quelqu’un qui serait de la pure souche, quelqu’un qui n’aurait pas de difficulté dans la vie parce qu’il aurait déjà accepter son destin, et ne serait que trop content de n’avoir rien à faire à part travailler durant quelques dizaines d’années pour ensuite pouvoir se la jouer pépère en prenant le rôle laisser par son père. Oui, vraiment, il avait espéré. Mais, ah ! que la vie fait mal les choses. La femme avec laquelle s’était marié son père était infertile. Quelle triste nouvelle que voilà. Il ne sait plus vraiment comment il l’a appris, au détour d’une conversation avec les commères sûrement. Pendant qu’il attendait dans une salle inconnue que son père vienne le chercher, puisque sa ‘mère’ l’avait posé là et lui avait dit d’attendre bien sagement son paternel. Ce qu’il avait fait. Et pendant ce temps là, les commères en avaient profité pour cracher sur la femme du président. Des rumeurs circulaient, comme quoi il s’était marié avec elle afin qu’il soit certain que ce soit Yûdai qui devienne héritier, tant il était amoureux de cette allemande, il voulait absolument que le fruit de son amour reprenne l’œuvre de sa vie, qu’il avait lui-même hérité de son père, qui s’était passée de génération en génération sans jamais s’interrompre. Et, maintenant qu’il n’a presque plus d’espoir de voir le poids de la responsabilité s’envolant, il doit se résoudre à prendre les choses en mains.

« Alors je n’aurais pas de petit frère ? »

Il pose la question innocemment à son père, pendant qu’ils se font reconduire jusqu’à chez eux. La question semble être quelque peu préoccupante pour son paternel, puisque ce dernier en est bouche-bée, et ne dit rien pendant quelques secondes. Il détourne le regard, fait mine de réfléchir, regardant droit devant lui.

« Tu aimerais en avoir un ? »

Il est pris de court. Est-ce qu’il aimerait en avoir un ? Il n’y a jamais vraiment pensé. Lui, il veut juste se débarrasser de cet héritage dont il ne veut pas. Il veut pouvoir être libre de choisir sa vie, de faire ce qu’il veut. D’expérimenter les choses, d’aimer certains boulots, d’en détester d’autres. Il veut pouvoir forger sa propre opinion, se construire lui-même, comme le fait sa mère en ce moment. Le blondin baisse le regard. Il ne sait pas quoi répondre. Cela lui semble égoïste de vouloir un frère pour une telle raison, mais d’un autre côté, s’il le fameux petit frère n’arrive pas, il sera obligé de reprendre l’affaire de son père. Et ça, il ne le veut pas. Lorsque les professeurs ont demandé ce qu’il voulait faire, Yûdai a été le seul à ne pas pouvoir répondre. Et les professeurs ne lui ont pas demandé de répondre quelque chose non plus. L’un d’eux a tout simplement dit « tu n’as pas besoin de marquer quoi que ce soit, vu que tu vas reprendre l’entreprise de ton père » avec un sourire qui se voulait certainement rassurant, mais qui en réalité lui faisait plus peur qu’autre chose. Lorsqu’il voit sa mère qui a abandonné l’homme qu’elle aimait et son enfant pour aller faire le tour du Japon, pour aller faire ce qu’elle voulait, il se dit, lui aussi, qu’il voudrait faire pareil. Être libre de sa volonté, pouvoir décider de lui-même. Mais c’est impossible à faire, et encore moins possible à dire. Aux vues de l’amour que lui donne occasionnellement sa mère de substitution rien qu’à l’idée qu’il hérite, et à l’attention qui se porte sur lui dès que l’avenir de l’entreprise de son père est évoqué, il n’y a pas moyen qu’il puisse se détourner de son boulot d’héritier de sitôt.

« Oui… J’aimerai bien. »

Un sourire nait sur le visage de son père. C’est la première fois qu’il le voit sourire réellement, et que ce sourire lui est adressé. Ça lui fait bizarre, de se dire que ce sourire est pour lui. De la part de son père, venant de lui, c’est vraiment une sensation étrange qui grandit dans sa poitrine. Il se surprend à sourire lui aussi, à répondre à son père par un sourire. Ce dernier lui ébouriffe les cheveux, murmure un petit « qu’est-ce que tu ressembles à ta mère » qui semble rempli de mélancolie et de tristesse, et c’est là où il se dit que peut être son père aussi, souffre. Peut être que lui aussi, il aurait voulu laisser tomber son boulot, et partir avec sa mère. Partir avec elle, vivre avec elle, être heureux. Faire ce qu’il veut. Mais qu’il ne pouvait pas. Qu’en tant que bon japonais, en tant que responsable de cette entreprise, il ne peut pas faire ce qu’il veut. Peut être a-t-il été contraint ainsi durant toute sa vie, et certainement le sera-t-il jusqu’à sa mort. L’idée de suivre le même chemin que lui ne lui dit rien du tout, il ne veut pas être esclave de la volonté de sa belle-mère ou de son père et reprendre l’entreprise quitte à être malheureux toute sa vie. Mais au vu du sourire de son père, il pense qu’il y a encore un peu d’espoir. Peut être trouvera-t-il une solution afin qu’il ait un petit frère. Ce serait bien, vraiment.

Le lendemain, sa belle-mère l’inscrit à des cours de kendo et de kenjutsu. Le kendo étant en réalité la forme moderne et simplifié du kenjutsu, elle a cependant insisté afin que le maître du dôjô lui apprenne le kenjutsu en même temps. En temps que japonais, il lui faut connaître les bases de l’art des samouraïs, a-t-elle dit. Yûdai, lui, s’en fiche pas mal. Mais s’intéressant à l’histoire du Japon comme il le fait, il trouve que c’est une incroyable bonne idée que de l’inscrire à de telles activités. Bien sûr, tout le monde a été mis au courant le jour d’après, à l’école. Depuis, il ne cesse d’avoir à faire à encore plus d’intimidation venant de ses chers petits camarades. Des petites attentions visant à lui faire comprendre qu’il n’est qu’un misérable petit garçon avec des cheveux et des yeux étranges. Et que même si sa vie est déjà toute tracée, ce n’est pas pour ça qu’ils lui rendront la vie plus facile. Mais Yûdai ne dit rien, ne voit rien. Les enfants du collège ne lui font pas de cadeau. Pourtant, les cahiers qui disparaissent comme par magie sont mangés par des animaux, perdus pendant qu’il se promène dans les bois, mouillés à cause de l’eau parce qu’il ne fait pas attention. Les bleus qu’il reçoit de plus en plus fréquemment ne sont que des blessures mineures, lorsqu’il tombe tout seul, lorsqu’il se cogne tout seul, parce qu’il ne fait tout simplement pas attention. Ses feuilles de cours, il les déchire de lui-même, vraiment. Et tout le monde s’accorde à croire ses mensonges, alors que tout le monde sait ; les autres enfants lui font la misère. Il est la tête de turc de l’école, celui qu’il faut au moins embêter une fois afin de prouver que l’on vaut mieux que lui, que ce n’est pas un gamin avec une vie déjà joyeuse et sans problème à l’horizon qui aura le dernier mot. Le blondin désormais teint en noir n’en a que faire. Il décide de ne pas y porter autant d’attention, et de continuer sa vie comme d’habitude ; il rapporte des bonnes notes, se comporte aussi bien à l’école que les autres élèves le lui permettent, et fait parti des meilleurs élèves au dôjô du vieux Keishi. Tout semble aller bien dans sa vie, dans leur vie familiale, oui, absolument tout. Ils sont heureux, les élèves continuent avec bonheur leurs petites affaires, et sa mère n’est toujours pas là.

Oui, vraiment, tout va bien dans le meilleur des mondes.


SEAL MY HEART AND BREAK MY PRIDE.

Dans ce futon trop serré qui leur sert de lit, Yûdai admire encore une fois les yeux étrangement hypnotisant de Loïs. Pour une fois, ce dernier est calme. Il n’a pas de remarques acerbes à faire, pas de mots violents sortant de sa bouche. Peut être est-ce le résultat post-coïtal qui le fait agir ainsi, mais le blondin ne peut que le remercier de lui faire profiter de cet instant de silence afin de bénéficier encore un peu de cette certaine intimité qui s’est nouée entre eux. Un sourire s’étire sur les lèvres du plus vieux. Il ferme les yeux, sentant le sommeil qui se décide enfin à venir l’envahir. Et déjà, le blondin sait qu’il va rêver de sa première rencontre avec le plus jeune.

Il était arrivé en cours d’année. Dans tout les cas, Yûdai ne l’avait jamais vu au sein de l’académie auparavant. Et pourtant, il sait qu’il aurait remarqué quelqu’un de son envergure ; un petit homme brun avec des yeux étrangement violets, et qui avait déjà une réputation de racaille, ce n’était pas tous les jours qu’on en voyait. Et curieux comme il l’était, le blondin était obligé de se rapprocher de lui, d’essayer d’en connaître un peu plus sur lui. Bien qu’à la fin, il se soit retrouvé totalement pris au piège par ses yeux arrogants à la couleur fort étrange. Et malgré les rejets répétitifs pas doux auxquels il avait droit de la part du plus jeune, le blondin n’avait jamais abandonné. Il était devenu presque un stalker, à faire tout ce qui était en son pouvoir afin d’en apprendre un peu plus sur lui, à pouvoir passer quelques minutes de plus à peine en sa compagnie. Tout cela avait fini par payer. A la fin de quelques semaines bien remplies niveau rejets et stalkage à fond, les deux hommes arrivaient à avoir une conversation à peu près correcte, sans qu’il n’y ait de mots violents prononcés par le brun. Au fil des mois, le brun semblait se laisser faire petit à petit. D’un côté, le blondin avait l’impression que Loïs était un animal sauvage qu’il devait apprivoiser. Il trouvait ça réellement adorable. Et au fil de ces mois, il ne pensait plus qu’à Loïs. Presque tout le temps. A se demander ce qu’il faisait, où il était, avec qui ; c’était devenu presque obsessionnel. Au début, il s’était demandé s’il n’était pas devenu bizarre à cause de cette petite partie stalker qu’il avait expérimenté. Mais au lieu de s’avancer, il avait demandé conseil à des amis, des camarades de sa classe. Car si une chose avait bien changé au lycée, c’était qu’il avait pu se faire des amis, et être presque populaire. Le cliché des jeunes filles aimant les étrangers s’était révélé utile pour lui, et il avait enfin pu nouer de vrais liens d’amitiés avec certaines filles et certains garçons qu’il ne connaissait pas de l’école primaire ou du collège. Alors il s’était tourné vers ces personnes là afin de récupérer des informations et savoir enfin ce qui se passait dans sa petite tête. Et, ah, comme c’est ironique. L’amour, ce sentiment qu’il n’avait jamais expérimenté, et dont il n’était pas friand, ni curieux de connaître, lui était tombé dessus sans crier gare. Vraiment, il ne savait pas s’il pouvait s’estimer chanceux ou non. Pour l’instant, il n’arrivait pas trop à déterminer la nature de ce nouveau sentiment. Alors il allait faire sans déduction, et continuer comme si de rien n’était, continuer cette relation nouvelle avec Loïs sans altérer l’amitié naissante. Enfin, ça, c’est ce qu’il disait avant qu’ils ne s’embrassent on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop pourquoi, dans un couloir de l’académie que Loïs squattait. Mais non, vraiment, encore maintenant Yûdai ne comprend pas comment tout ça s’est passé. De même pour leur première fois, où c’est Loïs qui a mené la danse, et le plus vieux qui s’est laissé faire, non sans sa joie non-dissimulé de voir le brun prendre les initiatives. Aucun des deux ne sait vraiment comment tout cela est arrivé. C’est arrivé, un point c’est tout. Jamais ils n’ont parlé de leurs sentiments, jamais ils n’ont parlé du fait qu’ils étaient deux hommes. Même le blondin n’avait jamais vraiment réfléchi au fait d’être amoureux d’un homme. Pour lui, l’amour est l’amour, que ce soit un homme ou une femme, c’est pareil. C’est juste qu’il n’aurait jamais pensé que son premier amour soit un homme, voilà tout. Ah, que c’était mal vu. Mais qu’est-ce qu’il s’en fichait. Après tout, qu’est-ce qu’il est bien dans ce lit, devant le visage endormi de son désormais amant.

Enfin, il était bien, jusqu’à ce qu’il se décide à se lever et que ses hanches le stoppent dans son élan. Ah, il n’y est pas allé de main morte, le petit Loïs. C’est avec ses jambes tremblotantes qu’il se dirige jusqu’à la salle de bain pour se laver, essuyer cette sueur après cette partie de jambes en l’air. Même s’il a quelques difficultés pour se laver, le blondin y arrive tant bien que mal, et s’habille avec la même problématique ; ses hanches qui lui font un mal de chien. La prochaine fois, il demandera au brun d’y aller plus doucement, tout de même. Enfin, si prochaine fois il y a… Ce qui n’était absolument pas sûr. Et alors qu’il tente de réveiller son compagnon, son portable sonne tout ce qu’il peut. Devant le numéro inconnu, Yûdai se demande ce qui va arriver, désormais. Il décroche et tombe en arrière en entendant le ‘bonjour’ en allemand. Cette voix… Sa mère. Comment pourrait-il oublier cette voix. Cette voix à laquelle il parle une fois tous les trois ou cinq mois, lorsque sa mère se décide à appeler. Un grand sourire nait sur son visage. C’est la première fois qu’elle l’appelle sur son portable. Est-ce qu’elle serait enfin de retour, pour de bon ? Il demande à sa mère d’attendre un peu, le temps qu’il finisse quelque chose. Secouant Loïs, et voyant qu’il se réveille petit à petit, il lui dit qu’il doit y aller. Ce par quoi il a droit à un mouvement de main qui lui dit clairement de dégager. Le blond pouffe un peu ; les choses ne changeront jamais. Il lui ébouriffe les cheveux, et récupérant son sac de cours, il s’en va. Il reprend la conversation avec sa mère, qui lui dit qu’elle est de retour à la maison, chez son père. Prenant le bus, il se dépêche de retourner chez lui. Enfin, enfin ! Il va enfin pouvoir revoir sa mère, après toutes ces années ! Poussant la porte de la maison, il la voit. Elle est là, avec sa grande valise, en train de se faire jeter par sa belle-mère. Mais le blond n’en a cure. Il se jette à corps perdu vers sa mère qui le remarque et ouvre ses bras avant de les refermer sur le corps désormais si grand de son fils.

« Oh, Yûdai, cela fait si longtemps… Tu m’as tellement manqué. »

« Toi aussi, m’man… »

Et ils partent dans la cuisine, pour parler de tout et de rien. Ils oublient la belle-mère qui continue de crier, de dire à Mademoiselle Möller de déguerpir de chez elle, qu’elle n’a rien à faire ici. Telle mère tel fils. Ils n’en ont rien à faire, ils se sont enfin retrouvés, c’est tout ce qui compte, à présent. Enfin, c’était, jusqu’à que sa mère aborde le sujet qui allait certainement causer problème.

« Tu dois savoir pourquoi je suis revenue, n’est-ce pas ? » Question rhétorique, évidemment. « J’ai enfin fini tout ce que je voulais faire ici… Alors je te demande de choisir ; est-ce que tu veux rester ici, ou bien repartir avec moi en Allemagne ? »

Ah, voilà, enfin, cette question. Et le blond qui ne sait pas quoi dire, pas quoi choisir. La belle-mère trouvant cela honteux que cette femme revienne uniquement pour récupérer son fils alors qu’il est l’héritier direct pour l’entreprise. Ah, la pression. Yûdai se torture les doigts. Il répond à sa mère qu’il ne sait pas encore, pas vraiment. Elle lui laisse jusqu’à la fin de l’année scolaire pour décider, et après ça, elle repartira en Allemagne. Ou en voyage, on ne sait où, encore. Il ne peut qu’acquiescer de la tête, se disant que, vraiment, il ne saura jamais quelle réponse il doit donner. Il aura l’impression de trahir un des partis, peu importe la décision qu’il prendra. Mais il va y réfléchir, sérieusement, pesant le pour et le contre. Mais en attendant, il doit se concentrer sur ses études et son entraînement. Entraînement qui devient de plus en plus difficile. Ou plutôt, qui devient difficile puisque le blond ne s’entraine plus aussi sérieusement qu’avant, et ça se voit. Le maître Keishi le voit. Et ça, ce n’est pas une des meilleures choses qui aurait pu lui arriver. Le grand maître l’a donc obligé à rester après les cours, ayant des choses à lui dire. Finalement, il lui demande tout simplement ce qu’il se passe pour qu’il soit aussi déconcentré, et aussi peu entrainé depuis quelques semaines. Il voit le regard inquiet du maître, et sait qu’il peut tout lui dire. Depuis le temps qu’ils se connaissent, Keishi est comme un grand-frère, ou un oncle pour lui. Il sent qu’il peut tout lui dire. Et c’est ce qu’il fait. Il lui raconte tout. Loïs, sa mère, le poids sur ses épaules… Il lui dit tout, en se retenant de pleurer, de craquer. Surtout que depuis que sa mère a débarqué, il n’a plus le temps de voir le plus jeune, se prenant trop la tête avec la décision qu’il doit prendre. Il a l’impression de délaissé le brun, mais il n’y peut rien. Il aimerait bien lui envoyer un message, mais ce dernier n’a jamais accepté de lui donner son numéro de téléphone, allez savoir pourquoi.

« Yûdai, tu te prends trop la tête. Fais ce qui te semble être juste. A toi, et à personne d’autre. Soit un peu égoïste dans ta vie. »

Et encore une fois le vieux Keishi a la phrase qui retire un poids de ses épaules. Il lui fait un grand sourire, un sourire dont le vieux maître a lui seul le secret, et le blond ne peut qu’avoir envie de le remercier d’être là, toujours pour lui lorsqu’il en a besoin, alors qu’il est censé n’être qu’un élève parmi tant d’autres.

« De plus… J’aimerai te demander quelque chose. » Yûdai acquiesce, se demandant ce que ça peut bien être. « Si tu es d’accord, j’aimerai que tu reprennes le dôjô. Que tu me succèdes. En l’état des choses, tu sais que je n’ai pas de fils, personne pour reprendre après moi. Tu m’as déjà prouvé que tu étais désormais plus fort que moi lors du dernier tournoi où tu m’as battu. Et après ce combat, j’ai pensé que tu étais le seul candidat apte pour ça. Je sais que… Je sais que je te mets encore plus de pression en te disant ça. Mais sache que quelque soit ta réponse, je n’en serai pas peiné, si jamais tu refuses. Je comprendrais, bien au contraire. »

Quel honneur il lui fait là en lui disant ça. Même si c’est effectivement un point de pression en plus, c’est quelque chose dont il s’autorise à rêver, désormais. Être le maître de ce dôjô, donner des cours à des enfants, ou des adultes. Enseigner des choses, passer le flambeau, le savoir. C’est quelque chose d’excitant. Quelque chose qu’il veut presque faire, en fait.

« J’ai combien de temps ? »

« Jusqu’à ce que je sois trop vieux pour continuer à donner des cours. »

Donc, quelques années encore. Il soupire, il sent que ce choix ne va pas être aisé à faire. D’un coté, il y a sa mère, son père, et enfin le dôjô. Que faire, oh, que faire. Les derniers mois de son année scolaire sont passés à une vitesse affolante. A peine avait-il eu le temps de dire ouf qu’il était déjà diplômé, et qu’il devait donner une réponse à sa mère. Se préparer à travailler dans l’entreprise de son père, et dire au revoir à Loïs qu’il n’avait plus revu depuis. Il l’avait cherché, pourtant, mais il n’arrivait jamais à le trouver. Alors c’est avec une boule au ventre pleine de regret qu’il quitte son lycée, étant droit comme un piquet devant sa mère au sourire rassurant qui attend sagement une réponse de sa part. Derrière elle, son père et sa belle-mère, qui le fixent, espérant qu’il fasse le bon choix. Yûdai soupire. Il sait qu’il devrait être égoïste, mais en l’état actuel des choses, il pense qu’il regrettera trop de chose s’il part maintenant.

« Maman, je suis désolée… Je préfère rester au Japon, pour l’instant. »

Il lui fait un sourire triste, alors que le sourire de sa mère ne fait que s’agrandir. Elle s’y attendait, de toute façon. Derrière elle, ce sont des soupirs de soulagement qu’il entend.

A-t-il vraiment pris la bonne décision ?


KEEP THE EARTH BELOW MY FEET.

Une véritable guerre vient de commencer. Après la mort de Yuzuru, Yûdai a décidé de reprendre sa vie en main, de faire ce qu’il voulait. Il a accepté la proposition du vieux Keishi de reprendre le dôjô, et a rejeté sa famille. Son père n’en croyait pas ses oreilles lorsque le blondin est arrivé dans son bureau, déposant des papiers signifiant qu’il voulait faire parti de la famille de sa mère, reprenant son nom de famille allemand, et abandonnant le nom prestigieux que se voulait être celui de son père. Si Yûdai avait décidé une bonne fois pour toute d’enfin se rebeller et de ne pas passer par quatre chemins, c’était uniquement grâce à elle. Grâce à Yuzuru. Celle qui l’avait toujours épaulée malgré les difficultés qu’avait le blondin à travailler pour la société de son père. Elle lui avait toujours dit qu’il avait le droit d’abandonner, de faire sa vie ailleurs, qu’il était libre de choisir son chemin de vie, libre de son destin. Malgré sa maladie incurable, Yuzuru était toujours restée positive avec lui. Si elle ne pouvait avoir le choix de sa vie à cause de son cancer, lui en avait au moins l’opportunité. Et elle voulait vraiment qu’il en profite, de cette chance qu’il avait. Elle lui avait dit de ne pas pleurer, quand le jour viendrait où elle devrait s’en aller. Elle lui avait dit, il lui avait promis. Mais il n’avait pas pu tenir sa promesse. Yuzuru était une jeune femme exceptionnelle. Japonaise, et pourtant elle avait grandi dans un espace européen. Adoptée par une famille américaine qui lui avait tout appris, elle avait un esprit qui se trouvait en contradiction avec les normes nippones. Peut être était-ce pour cela que Yûdai s’était tout de suite attaché à elle ; parce qu’elle était différente, et tout en étant la même que les autres. Une contradiction qui l’avait charmé, et finalement, l’avait fait tombé amoureux d’elle. Amour qui n’avait pas duré une fois que son cancer fut déclaré. La maladie s’était répandue à une vitesse hallucinante ; en à peine quelques mois la jeune fille s’était retrouvée en phase terminale. Il n’y avait plus d’espoir, les médecins les avaient prévenus. Sur son lit d’hôpital, alors qu’elle s’apprêtait à rendre son dernier souffle, elle avait expressément demandé à voir le blondin ; elle avait à lui dire quelque chose d’extrêmement important. Alors il avait séché les larmes qui menaçaient déjà de sortir, et s’était rendu dans sa chambre. Elle avait souri du mieux qu’elle avait pu en le voyant, et lui avait demandé de s’approcher. Ce qu’il avait fait.

« Yûdai, je veux que tu ne lâches rien. Que tu fasses ta vie comme tu l’entends. Arrête d’obéir aveuglément à ta famille et détache-toi d’elle comme tu en as tant rêvé. Il faut que tu le fasses. Pour toi. »

Elle avait serré sa main durant tout ce temps, jusqu’à ce qu’elle expire son dernier souffle, jusqu’à ce qu’elle ferme les yeux et que la pression exercée sur sa main ne devienne lâche. A ce moment là, il n’avait pas essayé d’arrêter ses larmes. Il n’avait pas essayé de retenir sa tristesse, sa frustration contre cette vie si injuste. Il avait donné ses condoléances à ses parents, qui l’avaient pris dans leurs bras, le réconfortant à leurs tours. Ça lui avait fait bizarre, cette sensation de chaleur venant d’autres personnes que Yuzuru, venant d’autre personne que sa mère. Mais étrangement, cette étreinte était bien plus chaleureuse que celle que ses propres parents lui donnèrent lorsqu’ils apprirent la nouvelle. Venant de sa belle-mère, cela ne l’étonnait pas plus que ça. Mais venant de son père… Il s’attendait à un peu plus de chaleur que ça. Le choc que des étrangers compatissent plus à sa douleur que son propre père le fit frémir. Et très vite, il avait pris la décision qu’il aurait dû prendre depuis longtemps ; faire sa propre vie. Tout s’est passé en peu de temps ; il est allé au tribunal pour demander les papiers nécessaires ainsi qu’une audience. Puisqu’il était majeur, il n’avait pas besoin d’attendre l’accord de son père afin de demander une audience dans les plus brefs délais. Il voulait que cette histoire soit réglée au plus vite. Il avait appelé sa mère, qui lui avait fait parvenir les documents nécessaires par la poste, ce qui avait mis un peu plus de temps à se mettre en place, puisqu’elle était repartie en Allemagne. Bien sûr, dans ces documents là, elle acceptait que son fils prenne son nom de famille s’il le souhaitait. Désormais, même si son père n’était pas d’accord, ce serait aux autorités de trancher la décision finale.

Etrangement, la tâche ne s’était pas révélée aussi ardue qu’il ne l’avait pensé. Désormais au tribunal, Yûdai a, pour la première fois de sa vie, envie de remercier sa belle-mère. C’est grâce à elle si son père a finalement accepté, après quasiment un an, de laisser son seul fils prendre le nom de famille de sa mère. Bien sûr, avant cela, sa belle-mère n’était absolument pas d’accord. Il devait hériter de la société de son père, un point c’est tout. Mais après moult et moult interventions, revenant à la charge à chaque fois, le blondin avait gagné le premier combat contre l’un des bosses.

« De toute façon, je ne t’ai jamais considéré comme mon fils. »

Elle n’a pas besoin de lui dire, il le sait déjà. Mais le regard de tristesse et de colère mélangés qu’il y a dans les yeux de son père lui font plus de mal que quelconques remarques qu’elle pourrait lui faire. Il signe le papier, froidement, passe à côté de son fils sans même lui accorder un mot, et daigner le regarder. Finalement, c’est à lui de signer, et malgré le fait que la vie va désormais être bien plus difficile avec un nom de famille étranger, il ne peut que se réjouir d’être enfin débarrasser de l’étiquette qui le suivait partout juste à cause d’un nom de famille. Désormais, il sera considéré comme un occidental. Pas seulement à cause de son apparence, mais également à cause de son nom de famille. Et, jamais au cours de sa vie il n’aurait pu prévoir que pouvoir assumer ses origines étrangères lui ferait autant de bien. Il se sent libérer, il se sent lui-même. Même en étant déshérité après la ‘trahison’ qu’il a perpétué, il ne se fait pas de soucis pour l’avenir. Il prendra des petits boulots par-ci par-là histoire d’être sûr de pouvoir subvenir à ses besoins. Niveau toit, il n’y a pas de soucis, le vieux maître Keishi lui en fera cadeau lorsqu’il mourra, ce dernier n’ayant pas eu d’enfant, mais considérant Yûdai comme si c’était le sien. En attendant, il ne lui demande de ne pas payer d’impôt, juste de bien s’occuper des enfants, ou même des adolescents et adultes voulant apprendre l’art des samouraïs. Alors, non, vraiment, le blondin ne se fait pas de souci pour l’avenir. Il sait que tout ira bien, qu’il pourra se débrouiller. Tant qu’il est libre, tout ira bien pour lui. Tant qu’il peut vivre comme il l’entend, il se fiche de tout le reste. Il veut juste profiter de la vie désormais, et c’est ce qu’il fait depuis qu’il a déménagé dans son nouveau chez lui ; le dôjô. Une certaine routine s’est installée. Il apporte à manger à Loïs –qu’il a retrouvé au détour d’un passage chez le coiffeur-, de temps en temps, histoire de voir s’il est encore en vie, s’il arrive à ne pas dépérir sans lui, tant il est incapable de s’occuper de lui-même. Il va à l’académie en tant que capitaine du club de Kendo où il dispense ses cours aux étudiants, en tant que bénévole. Et puis il continue de s’occuper du dôjô ou des petits comme des grands viennent pour apprendre le kendo, ou le kenjutsu, mais bien plus rarement. Dans tout les cas, quelle bonne routine où il peut prendre les libertés de faire ce qu’il souhaite.

Oui, vraiment, même si à cause de ça il a coupé tout lien avec son père et sa belle-mère, il ne regrette rien. Absolument rien.


■ Et vous ?


Prénom/Surnom : collapsing
Âge : 18 ans.

Que pensez vous du forum à première vue ? Il est tout beau tout neuf, j’aime ça !
Qu'avez-vous mangé ce matin ?
Autre : Heu… Where is the cb ? ‘-‘ Et le bottin d’avatar ? x)

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Mer 8 Juil - 21:12
S • Médecin scolaire
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Messages : 1041

HnM
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S • Médecin scolaire
Bonjour Yûdai !

Ravi de te retrouver ;)
Quel plaisir de lire une fiche aussi complète ! C'est très agréable !

J'ai aperçu quelques fautes d'orthographe mais dans un tel pavé, qui n'en ferait pas ^^ tu mets toujours le mot "amende" pour les yeux mais tu le confonds avec "amande". Après si tu préfères dire qu'il a les yeux en forme de PV de contravention, à toi de voir (lol)

Pour la question "qu'avez-vous mangé ce matin ?", tu as donné qu'une partie de la réponse, tu t'es arrêté un peu trop vite de lire le règlement ;)

Et pour tes autres questions :

La CB : Nous sommes contre. Je comprends qu'elle puisse être pratique à tes débuts pour une intégration, pour des questions futiles, pour des détails, mais avec notre expérience sur d'autres forums, nous avons constaté qu'elle finissait par se retourner contre l'activité d'un forum. Il est beaucoup plus facile de se laisser aller à 'traîner' sur la CB plutôt que de mettre à jour ses rp's et nous n'avons pas envie d'enterrer Hoshi pour cette raison. Le flood t'es ouvert 24h/24h et nous espérons sincèrement que ça te suffira (et vive les mp's sinon !)

Le bottin d'avatar : Le voilà ► [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il y'a bien d'autres liens que je dois te donner pour faire tes débuts sur Hoshi mais je vais attendre que tu corriges le code qu'on te demande sur la fin et je reviendrais vers toi pour finir de te valider, une fois que tu m'auras prévenu.

Quoiqu'il en soit, bienvenue sur Hoshi ! Nous sommes ravis de t'y accueillir !

_________________
Spoiler:
 
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Mer 8 Juil - 21:27
C • Maître du Dōjō
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Messages : 60

HnM
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C • Maître du Dōjō
Hey !

Contente de savoir que la fiche vous a plu !

Ensuite pour les fautes, j'ai vraiment essayé de me relire plusieurs fois afin de les minimiser, mais ça ne m'étonne pas d'en avoir louper. Mais j'avoue ne pas avoir la force de me relire again.

Pour les amandes, oh mon dieu, je ne sais pas ce qui m'a pris d'écrire amende. Mauvais jour, je suppose. Dans tous les cas, c'est corrigé, ainsi que le code que j'avais oublié de copier coller de mon word. Niarf.

C'est bien dommage pour la cb, je n'ai jamais eu de forum qui avait eu ce genre de problème, mais je comprends. On fera donc sans, vive le flood. o/

Et merci pour le bottin, je n'avais pas réussi à le trouver. J'irai donc poster à la suite une fois validé.

Et merci, j'ai hâte de passer du temps sur ce petit forum qui, je l'espère, grandira bien vite !
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Mer 8 Juil - 21:39
S • Médecin scolaire
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Messages : 1041

HnM
Un mot:
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S • Médecin scolaire
Pas de problème pour les fautes, je te dis, elles sont vraiment peu nombreuses et je comprends que t'aies plus envie de les chercher encore ^^

Merci d'avoir corrigé le code, tout est ok cette fois !

Alors voici l'étape suivante pour toi :

♦ La demande de rang : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

♦ Pour faire une demande de rp : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (à toi de voir si tu préfères passer par là, ou si tu postes un rp libre en espérant une réponse, ou si tu harcèles un des membres pour un rp ;D)

♦ Avoir un logement : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Si Yûdai vit dans le Dôjo du coup et qu'il n'est pas créé, pas de panique ! Choisis un quartier qui te plaît, une rue qui te plaît et demande à faire placer ton Dôjo à cet endroit, on le créera pour toi.

♦ Pour ouvrir ton Club : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Du coup, tu ne passes pas par le sondage, tu créés directement ta présentation de Club comme tu le sens :)


Une dernière question, comment as-tu connu le forum, stp ?
Te voilà membre d'Hoshi ! Félicitations !
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Jeu 9 Juil - 14:20
C • Maître du Dōjō
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Messages : 60

HnM
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C • Maître du Dōjō
Merci pour la validation. o/

Aloors, j'ai connu le forum en fouillant dans les top-site à la recherche de forum ville simple et nouveau, tout simplement. Voilà !
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Jeu 9 Juil - 22:04
M • Critique littéraire
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Messages : 40

HnM
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Bienvenouch o/

_________________
"Ce que nous voyons n'est pas forcément la réalité.
Mon ennemi est aussi en moi, il fait partie de moi.
A l'intérieur de moi-même il y a un anti-moi."
Haruki Murakami

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Ven 10 Juil - 11:26
C • Maître du Dōjō
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